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IGNORANCE OU CHANTAGE OU MANIPULATION, LE FPRC ET L’UPC VEULENT OBLIGER TOUADERA A VIOLER LA CONSTITUTION ET PRENDRE LA DEMOCRATIE EN OTAGE

avril 27, 2016

Le retrait de l’Opération Sangaris ouvre la voie à tous les caprices des groupes armés. Pour eux, la Minusca ne vaut rien et qu’ils ont le boulevard devant eux pour renverser la démocratie chèrement acquise. Tous ceux qui parlent au nom du FPRC, posent ces revendications politiques, ont tous été ministres sous Djotodia et Catherine Samba-Panza. Un gouvernement n’est pas une auberge espagnole où rentre n’importe qui, n’importe comment. Beaucoup au sein de la Séléka ne savent même pas écrire leur nom, moins des notions de l’administration publique, pire encore, n’ont pas le Certificat d’Etude Indigène (CEI). Le FPRC et l’UPC ne peuvent ridiculiser une nation qui a des cadres qui sont engagés à redresser le pays.

Pourquoi Djotodia a accepté de démissionner du pouvoir de l’Etat ? Parce que ceux qui parlent aujourd’hui du gouvernement n’avaient aucune idée d’un programme. Ils ont trouvé un pays à piller, à détruire, à réduire à feu et à sang. Djotodia au moins est un patriote qui reconnait qu’après tout, c’est son pays. La rage de détruire était plus forte que lui, c’est pourquoi il a jeté l’éponge. La revendication politique n’est qu’un faux problème. La véritable revendication est derrière la tête. Les Centrafricains ne sont plus des enfants. Le Forum National de Bangui parle du DDRR et non d’un quota au gouvernement des groupes armés. Le FPRC et l’UPC veulent-ils prendre en otage toute la nation pour quelques postes au gouvernement ? Aucune force, aucun groupe armé n’a le monopole de la violence dans le monde.

Certains leaders du FPRC avaient fui au Tchad pour revenir sur la plante des pieds, c’est autant dire que la Minusca n’est pas aussi nulle comme le pensent le FPRC et l’UPC. « A l’impossible, nul n’est tenu ». Nous espérons que le FPRC et l’UPC reviendront dans leurs petites bottes à de meilleurs sentiments. Des milliards de francs CFA déversés dans les élections ne peuvent être foulés aux pieds par des aventuriers qui s’accrochent aux armes. Tous les efforts consentis par la Communauté internationale, les ONG humanitaires internationales et nationales doivent-ils être réduits à néant ? Prendre son nombril pour le bout du monde est une grave erreur. Le M23 au Congo-Démocratique a été anéanti par les forces des Nations Unies avec l’appui des forces congolaises. Les FACA sont désormais libres de leur mouvement pour défendre les institutions de la République démocratiquement élues. Il vaut mieux annuler le programme Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement, puisque les groupes armés n’en veulent pas. Que personne ne perturbe les actions du gouvernement afin que les personnes déplacées et exilées regagnent leurs domiciles et vaquent à leurs activités quotidiennes. Dans le cas contraire, ce sont des bandits qui doivent être traités comme tel.

La France prétend former les FACA. Cette formation ne peut se faire que dans la sécurité et dans la paix. Le désarmement revêt une importance capitale aux yeux des Centrafricains. Et pourtant, la France saute les pieds joints sur le désarmement. N’est-ce pas bizarre ? La balle est désormais dans le camp des Nations Unies pour se préoccuper du dernier chapitre de leur mission, à savoir le désarmement des groupes armés. Or, les nouvelles autorités sont issues des urnes pour un mandat de cinq (5) ans. Ils ont des comptes à rendre au peuple centrafricain qui leur a fait confiance, et non à des groupes armés. Le choix des membres du gouvernement obéit à des critères de compétence, d’intégrité, et non à une collection comme les chenilles de la Lobaye. Sous Djotodia, des ministres ont démissionné pour incompétence notoire, d’autres ont été arrêtés et mis en prison pour prédation avérée. Cette revendication n’est que l’arbre qui cache la forêt, de la mauvaise foi, d’une volonté délibérée de nuire. Il s’agit de décourager tous les partenaires qui veulent soutenir la RCA, afin que les Centrafricains puissent souffrir davantage.

Les Centrafricains connaissent désormais leurs vrais ennemis, les ennemis de la paix, les ennemis du développement. Les salaires des ministres ne peuvent pas entretenir les hommes de troupes. Demain, les mêmes hommes de troupes diront, et ils l’ont déjà dit plusieurs fois, « ils sont au gouvernement pour leur propre compte, leur propre ventre, ils nous oublient toujours ». Non, personne ne doit céder sur le gouvernement car ce serait le comble du ridicule. Nul ne peut confondre un gouvernement de transition et un gouvernement mandaté par le peuple souverain. Sauf s’il s’agit d’une manipulation de haute facture et dans ce domaine, les manipulateurs sont nombreux et ne se comptent plus. Les anciens ministres Séléka, la France et la liste est longue. Ce triste cas de figure risque de tiédir l’ardeur du gouvernement qui a bien commencé son travail. C’est cela la RCA, où les manigances paralysent le pays et l’empêchent d’avancer, de se développer. Depuis trente (30) ans, le pays est embourbé, au profit de petits intérêts égoïstes. C’est la majorité qui paie les pots cassés en sous alimentation, en malnutrition sévère et aiguë, en pauvreté, en misère, en dénuement total. C’est la France qui tire son épingle du jeu, mais nous, nos enfants, nos petits enfants, qu’allons-nous devenir à l’allure où vont les choses ? Dommage pour un pays dominé par l’ignorance et la courte vue.

Touadéra a juré sur la Constitution de respecter cette Constitution, de protéger le peuple centrafricain. La Constitution ne se négocie pas avec des rebelles, des assassins, des criminels, des destructeurs. Les FACA sont sur pieds. S’ils veulent la guerre, il faut déclarer la guerre. Si la Minusca recule, les FACA doivent avancer. Aurelien Agbénonci est devenu ministre dans son pays, va-t-il négocier avec des terroristes, des barbares ? Jean-Marie Mokoko est devenu rebelle dans son pays. On ne négocie pas avec les rebelles. Le retour à l’ordre constitutionnel n’aura aucun sens. Les rebelles sont des hors-la-loi qui foulent aux pieds la Constitution de la République. Il est hors de question de négocier avec des barbares, cela n’existe nulle part. cela rejoint le mythe de l’embargo. Cette sanction a été prise quand les ex-Séléka étaient au pouvoir avec Djotodia. C’est une force non conventionnelle, un conglomérat de mercenaires sans âme, ni foi. Il fallait interdire toute importation d’armes en direction de la RCA. Ce qui était normal. Les FACA n’existaient pas à cette époque, donc l’embargo concerne exclusivement les Séléka. Il faut réarmer les FACA pour qu’elles défendent le sabotage de la Constitution. Le ministre de la Défense a un rôle d’explication aux Nations Unis et partout où besoin sera : l’embargo concerne la Séléka et non les FACA. Au sein de la Minusca, les gens tiennent un autre langage, une fois dans leur pays, c’est le contraire qu’ils appliquent. C’est de l’hypocrisie. Il faut donner le coup de pieds dans la fourmilière. Dans le cas contraire, Touadéra doit chercher des partenaires pour l’aider à sauver la Constitution de la République.

 

Julien BELA

 

 

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