Skip to content

CENTRAFRIQUE : UNE NOUVELLE MANIERE DE FAIRE LA POLITIQUE AVEC LE PUR

avril 28, 2016

 Le Parti de l’Unité et de la Reconstruction (PUR), l’une des formations politiques née pendant la crise politique, s’est démarqué des autres par sa pleine implication dans la réussite de cette période exceptionnelle. Ce jeune parti a pu fortement contribuer à l’avancement de plusieurs dossiers sans pourtant faire de son sort une priorité comme l’ont fait les autres.
En République Centrafricaine, les partis politiques sont devenus un fonds de commerce pour de nombreuses personnalités qui croient utiliser ce circuit pour se hisser dans la gestion de la chose publique. Mais pendant la crise que notre pays a traversé, il y a une nouvelle dynamique qui prend forme avec quelques nouveaux leaders politiques qui, en créant leur parti politique, pose une nouvelle manière de gérer les formations politiques et surtout de faire la politique dans ce pays. C’est le cas de Eddy-Symphorien Kparékouti qui a marqué les esprits à travers son parti politique, le PUR qui a percé grâce à l’apport désintéressé dans la réussite de la transition.

Créé en 2014, le Parti de l’Unité et de la Reconstruction (PUR) s’est montré comme une formation politique, a touché la situation dans laquelle vit le peuple centrafricain. Dès sa naissance, le parti face à l’urgence du moment, s’est engagé dans la politique de proximité orientée vers la cohésion sociale. C’est dans cette dynamique que pendant ces temps-là, le président Eddy-Symphorien Kparékpouti a multiplié les descentes sur le terrain pour sensibiliser la population sur la nécessité et l’importance du vivre-ensemble. Comme aimait l’affirmer le président du PUR, « la crise qui a ébranlé la République Centrafricaine nous interpelle et impose à tous de mettre de coté, les ambitions politiques, la carrière professionnelle, bref nos intérêts égoïstes pour recoller les morceaux afin de rétablir l’unité qui a toujours marqué le peuple de la RCA ».

C’est que nous faisons à travers  nos descentes sur le terrain, nos sensibilisations et nos différentes initiatives au coté du peuple ». Le Parti de l’Unité et de la Reconstruction ne s’est jamais arrêté à ce niveau d’action. Sans jamais fermer les yeux pour aller à la mangeoire afin de profiter de la période de transition utilisée malheureusement par beaucoup pour s’enrichir, le président du Parti de l’Unité et de la Reconstruction et son équipe sont restés aux aguets, devenant des sentinelles averties de la situation. C’est pourquoi, toutes les grandes étapes de la transition ont été marquées par ce jeune parti. Les faits marquants sont ceux touchant aux préparatifs du Forum National de Bangui. Bien avant la cheffe de l’Etat de transition, Eddy-Symphorien, lorsqu’il s’agissait de dialoguer, a exigé des autorités la rupture avec le schéma classique des fora que la RCA a connus jusque là.

Eddy-Symphorien a dans plusieurs déclarations, communiqués de presse voire des interviews, appelé à placer le peuple centrafricain au cœur de ce dialogue qui doit être centrafricano-centrafricain. A dire vrai, il était le premier à poser la question des Consultations Populaires à la Base. Bien que les autorités de la transition aient suivi son idée, elles n’ont pas respecté la démarche voulue par ce jeune leader. Pour le président du Parti de l’Unité et de la Reconstruction, il fallait utiliser les notables, les responsables religieux de chaque région pour conduire ces consultations dans leurs zones. L’intérêt,  c’était d’éviter la caporalisation de l’exercice et son utilisation comme fonds de commerce. C’est malheureusement ce qui est arrivé, puisque les uns et les autres ont profité des consultations pour se faire de l’argent en vidant le processus de son contenu.

Malgré ces manquements criards, Eddy-Symphorien Kparékouti est resté pour échanger, apporter sa contribution lors du forum auquel il a pris part activement. S’il y a un leader qui a poussé les autorités de la transition à commencer un début de mise en œuvre des résolutions du forum, c’est bien le président du PUR qui, après les assises, a multiplié les plaidoyers afin qu’une équipe de compétents et de neutres soit mise en place afin de suivre la mise en œuvre des recommandations.

Alors qu’à l’approche des élections, malgré les manquements, de nombreux leaders politiques, croyant venir le moment opportun pour tromper le peuple afin de s’octroyer une certaine légitimité, Eddy-Symphorien Kparékouti, bien qu’attendu et sollicité, sort le carton rouge et attire l’attention de la Communauté internationale sur les risques d’élections bancales. Une de ses phrases restées collées dans la mémoire collective est « la RCA n’a pas besoin d’élections bricolées comme l’on veut nous  en imposer ». La mise en garde et le retrait de ce leader pour des raisons d’insécurité en RCA, ont amené les Nations-Unies à doubler d’effort afin que l’organisation des élections soit plus réfléchie. C’est pour dire que Eddy-Symphorien Kparékouti s’est sacrifié pour sauver un processus sur lequel il aurait du inscrire sa marque parce qu’il faisait bien partie des leaders Favoris.

Eddy-Symphorien Kparékouti est resté fidèle à ses engagements dans un monde où personne ne respecte sa parole. Il a dit comme beaucoup de responsables politiques qu’il ne peut valider un processus bancal. Tandis qu’il tient parole, les autres font volte-face. Il a promis malgré son retrait patriotique d’apporter sa modeste contribution pour la réussite du processus, il l’a fait car, au moment où les candidats craignaient les fraudes à cause des changements répétitifs sur les cartes d’électeurs, le président du PUR propose la recette qui convient : la présentation des documents attestant l’identité du votant. Cela a été une fois de plus pris en compte par l’Autorité Nationale des Elections pour que la RCA connaisse des élections standards. Entre les deux tours de la présidentielle, après avoir organisé une rapide consultation au sein de son parti politique, Eddy-Symphorien Kparékouti annonce son soutien au candidat Faustin Archange Touadéra. De sources proches de sa formation politique, le président et les cadres du parti se sont mis au travail de proximité à leurs propres moyens lors de la campagne pour faire respecter les consignes du parti et de faire gagner le Président Touadera. « Le soutien a Touadéra s’est fait sur des principes, des convictions du parti. Ce n’est pas une dette ni envers lui, ni envers nous », déclarait Eddy-Symphorien Kparékouti lors de l’annonce de sa décision.

Aujourd’hui la réalité prouve que ce dernier est resté fidèle à ses principes. Quand le chef de l’Etat a demandé aux forces vives de la nation d’envoyer des noms pour la formation du gouvernement, le PUR est resté droit dans ses bottes et n’a envoyé le nom d’aucun de ses militants bien que ce parti soit rempli de cadres compétents et moralement bien assis. Comme l’a dit le Président du PUR, « nous avons des cadres expérimentés, compétents, et intègres au sein de notre parti, s’il nous fait appelle on viendra servir notre pays mais ce n est pas à nous d’imposer aux autorités élues des postes ministériels. C’est cela aimer son pays, c’est cela travailler pour les autres de manière désintéressée ». Le PUR a donné l’exemple qui mérite d’être suivi.

Amedé Nguété

 

 

Publicités
No comments yet

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :