Skip to content

LA TRAITE D’ENFANTS : PROTEGER LES EXPLOITES DANS NOS VILLES.

avril 29, 2016

On estime que 25 millions de personnes dans le monde sont forcées à travailler. Entre 22 et 50 pour cent des victimes de la traite sont des enfants. L’ampleur exacte du problème est difficile à déterminer en raison de la fluctuation des définitions et du caractère clandestin de cette activité. Nous savons que la traite d’enfants s’effectue beaucoup plus des campagnes vers les villes et que les formes d’exploitations dont ils font l’objet sont : la servitude domestique, l’exploitation sexuelle…
Les activités de la traite sont plus souvent niées ou ignorées, même si, selon certaines estimations, le travail forcé génère. Les enfants qui en sont victimes s’affairent derrière les murs de maisons privées, de chambres d’hôtels ou d’ateliers clandestins, des lieux obscurs dont la plupart ne parlent jamais. Les témoignages que nous avons recueillis sous l’anonymat étaient déchirants mais ils nous ont permis de formuler des recommandations à l’endroit du gouvernement et des partenaires visant à mettre fin à cette terrible menace qui pèse sur nos enfants et nos communautés. Afin de combattre ce fléau, nous devons commencer par établir une définition universelle de la traite. Il faut distinguer traite d’enfants du trafic d’êtres humains et des activités de crime organisé. Cela nous aidera à générer des données plus spécifiques qui serviront de base aux politiques visant à protéger les enfants. Une meilleure information permettra également de garantir que la population en général, et les responsables politiques en particulier sont conscients de tous les aspects du problème. Il s’agit d’un facteur essentiel pour mobiliser un soutien politique en faveur d’une législation et de mesures concrètes appropriées de lutte contre la traite.
Des lois anti-traite efficaces doivent être promulguées en relation avec le travail effectué par les bureaux de protection locaux. Pour ce faire, les gouvernements, les Organisations Non Gouvernementales et les organismes multilatéraux doivent d’urgence collaborer afin de sensibiliser la population, mettre en œuvre des programmes globaux d’orientation et de formation à l’attention des organismes chargés de l’application des lois et élaborer des systèmes efficaces pour protéger les enfants et pour poursuivre et punir les auteurs de crimes.
Il importe de créer un environnement sûr qui permet aux victime de sortir de l’ombre, en dépit des difficultés que cela pose. Il faut revoir les politiques afin que les victimes de traite identifiées ne soient pas poursuivies. Une aide doit leur être apportée afin de favoriser leur réinsertion, notamment en recherchant éventuellement leurs familles. Ces mesures vont aider non seulement à traiter les causes profondes de la traite mais également d’assurer la sécurité des enfants et de défendre leur droit à la protection et au développement social.

Prudence YAMETE

Publicités
No comments yet

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :