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CM N°2214 du mercredi 04 mai 2016

mai 5, 2016

LES CENTRAFRICAINS, VICTIMES DE LEUR HOSPITALITE AVEUGLE : OU SONT PASSES LES EX-COMBATTANTS DE HISSENE HABRE ET GOUKOUNI, REFUGIES EN RCA ?

Au Tchad ? Il n’y a pas une véritable armée nationale. Hissene Habré a chassé Goukouni du pouvoir avec  son armée. C’est en réalité une milice combattante armée. A son tour, Idriss Deby Itno a renversé Hissene Habré et ses troupes. Les ex-combattants de Goukouni se sont dispersés aux quatre (4) coins  du monde, dont une partie à trouvé refuge en RCA. Il en est de même des hommes de troupes de Hissene Habré. Une bonne partie s’est déversée en RCA, s’ajoutant aux hommes de Goukouni déjà sur place. Où sont passés tous ces refugiés pourtant enregistrés au HCR ? Leurs listes se trouvent dans les fichiers du Haut Commissariat aux Réfugiés en RCA. Ce sont des combattants, des guerriers aguerris.

Tout ce beau monde a-t-il fondu comme du beurre au soleil ? Le général Dhaffane ne sait pas ce qu’il dit. Au départ, la coalition Séléka a mis en avant comme revendication, la marginalisation des régions du Nord, notamment la Vakaga, la Bamingui-Bangoran et la Haute Kotto. Le général déclare sur RFI qu’il est question de la « spoliation des musulmans ». Pour un général, soi-disant en passant, une telle versatilité dénote de la spéculation sur la crise, et donc indigne d’un homme de son rang. Bozizé a été vomi par le peuple centrafricain, car seule son ethnie a un sens. Bozizé père, fils, épouses, cousins, neveux, ses chiens, ses cabris, ses poulets, seuls comptent. La population est réduite à l’esclavage. L’Etat n’existe que par le gouvernement qui paie les salaires. Les rebellions occupaient les trois quarts (3/4) du territoire national.

Comment le fameux général Dhaffane explique t-il l’Accord de Nairobi entre Bozizé et la coalition Séléka ? Qui a spolié les musulmans ? N’est-ce pas Bozizé et son tout-puissant neveu ? Est-il gratuit, si le peuple centrafricain a accueilli à bras ouvert l’ex-coalition Séléka à son entrée triomphale dans Bangui ? Que s’est-il passé pour que l’ex-Séléka se retrouve aujourd’hui au maquis ? A qui la faute ? Le plus absurde est un accord entre Bozizé et l’ex-coalition Séléka. Pour des intérêts égoïstes,  l’ex-coalition Séléka a éclaté, les leaders sont perdus, désorientés, déboussolés et font des déclarations à l’emporte pièce, au hasard, incohérentes, dépourvues de toute logique. Beaucoup n’ont aucune culture politique, analphabète, tout dans les armes et rien dans la tête.

En réalité, le point de départ, la goutte d’eau qui a débordé le vase, c’est la spoliation des collecteurs de diamants, un braquage, en somme une société de diamant de la place a financé les opérations pour obtenir la tête de Bozizé. Alors, tous les ex-combattants de Goukouni et de Hissene Habré ont trouvé une occasion en or pour intégrer l’ex-coalition Séléka. Tous se font passer pour des Centrafricains. Les policiers, les gendarmes, les magistrats, les maires, vendant les documents administratifs comme des bouts de pain à tout venant, alors les réseaux des passeports et des cartes d’identité nationale mafieux, ont permis l’acquisition de tous les documents. En France, au Congo Brazzaville, au Cameroun et partout ailleurs, tous les mafieux les voleurs, les braqueurs, les tueurs ont des documents administratifs centrafricains, mais ils sont d’origine Tchadienne ou du Congo Démocratique. Des mafieux italiens, suisses, américains, français, ont des passeports diplomatiques centrafricains. Les forces de sécurité ont exposé notre pays à ce que nous vivons pour quelques billets de banque. En quelques fractions de seconde, un étranger a tous les documents centrafricains. La carte de séjour n’a plus de sens. Dans tous les pays voisins, il y a régulièrement un contrôle musclé des étrangers. Avec l’expansion terroriste, tous les pays sont sur le qui-vive, sauf la RCA. L’ex-coalition Séléka a raison de détruire toutes les archives, pour qu’on ne retrouve pas les traces des guerriers réfugiés en RCA. Mais au HCR, ces archives existent.

L’ex-coalition Séléka et les entreprises de diamant de sang qui la financent, ont réussi à chasser Bozizé et son clan du pouvoir. Bozizé était l’auteur de cette spoliation avec son neveu Ndoutigaï. Faut-il aujourd’hui en vouloir à tous les Centrafricains ? Pire encore, aux nouvelles autorités démocratiquement élues ? Alors que, à Nairobi, Djotodia, Nouredine et Bozizé ont trinqué les verres pour arroser un Accord, purement et simplement ignoré par Catherine Samba-Panza. Le mariage contre nature à Nairobi a tenté de prendre le pouvoir de la transition par la force, ce qui a obligé Catherine Samba-Panza en mission à New-York, à revenir en Catastrophe à Bangui. Qui de Bozizé et de Djotodia devait occuper le fauteuil présidentiel ? Est-ce le plus malin ? Tous les leaders des groupes armés n’ont aucune culture politique, aucune notion de l’administration, encore moins, le niveau intellectuel requis. Même le processus DDRR, ils n’y comprennent rien. Il faut tout mâcher et leur cracher dans la bouche. Les rares ministres intellectuels qui ont intégré les groupes armés, injectent les venins à leurs marionnettes qui les distillent comme une brasserie. Ils sont incapables de développer et soutenir ce qu’ils jettent à la volée comme déclaration. La spoliation des musulmans n’est plus d’actualité puisque Bozizé et la coalition Séléka font cause commune, au lieu de poursuivre Bozizé en justice pour se faire rembourser. Bozizé n’est pas Touadéra. Il n’y a donc pas d’amalgame.

Sur 04 millions et quelques Centrafricains, il n’y a que 23 ministres. Tout le monde ne peut entrer dans le gouvernement. Mais chaque centrafricain peut librement faire ce qu’il sait faire pour participer à la reconstruction du pays. Le Tchad est le principal pays receleur des biens pillés en RCA. N’est-ce pas une preuve de nos affirmations ? La solidarité légendaire des Centrafricains se retourne contre eux-mêmes. Certains groupes armés membres de l’ex-Séléka dénoncent ouvertement la présence Tchadienne en leur sein. Les Centrafricains sont meurtris, fatigués, épuisés et n’aspirent qu’à la paix. Certains leaders Anti-Balaka se dressent contre Touadéra parce qu’il n’est pas Bozizé. Une chose est sûre, la page Bozizé est définitivement tournée. Et tant pis pour les nostalgiques. Le gouvernement est au travail, retroussons les manches et mettons la main à la pâte. La terre, les chantiers de diamant et or, le commerce, les services, l’entreprenariat, autant de secteurs d’activités disponibles qui ne demandent que des bras valides et entreprenants. La RCA est très en retard sur ses voisins. Les populations déplacées, exilées, vivant dans des conditions bestiales, doivent interpeler la conscience des hommes en armes. Le temps des hostilités est révolu, bienvenue à la paix.

Julien BELA

 

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LA PRESSE CENTRAFRICAINE, DINDON DE LA FARCE DES GOUVERNANTS : SERA-T-ELLE OUBLIEE PAR LE GOUVERNEMENT SARANDJI ?

 

Les journalistes centrafricains, à l’instars des autres journalistes du monde, célèbrent ce jour 03 mai 2016, la Journée Internationale de la Liberté de la Presse. Théoriquement, certaines langues disent que la presse est le 4ème pouvoir. Est-ce que cette thèse est réellement confirmée en RCA, après plus de 55 d’indépendance ?

Pour notre part, la presse centrafricaine n’est jamais le 4ème pouvoir. Elle est plutôt le dindon de la farce des gouvernants qui se sont succédés à la Magistrature Suprême de l’Etat. Nos gouvernants n’ont jamais prêté attention aux lamentations des journalistes. Et pourtant, sous la pluie, la chaleur, le froid, le vent, le journaliste travaille. Il sort pour chercher des informations afin de les mettre à la disposition de la population, du grand public. En dehors de l’information, le journaliste sensibilise, éduque le peuple à travers les articles de presse, des émissions, des reportages … Il ne connait ni les jours fériés, ni les journées dominicales. Il n’a que quelques heures de repos.

Mais les jours passent et se ressemblent pour les journalistes centrafricains. Malgré les efforts qu’ils déploient jour et nuit avec des moyens rudimentaires, nos précédents gouvernants n’ont daigné un jour leur jeter un regard favorable. Quand la presse nationale et la presse internationale font un travail, la presse internationale est récompensée, pendant que la presse nationale grince des dents. L’exemple le plus palpant est la couverture médiatique du Forum National de Bangui où l’enveloppe destinée aux médias nationaux s’est volatilisée dans l’air comme une traînée de poudre. Les cas sont nombreux et nous avons pris la peine d’en citer un (1). Et pourtant, nous faisons le même boulot. Face à cette situation alarmante, comment la presse centrafricaine peut-elle être au même diapason que les autres ?

Au temps fort de la crise qui secouait, frappait le pays à plein fouet, une autre personnalité que nous réservons le droit de la citer nommément, lors d’un atelier de formation des journalistes, avait déclaré, nous citons, « sans la presse centrafricaine, la RCA n’existait que de nom ». A-t-elle raison, ou a-t-elle menti ? Nous osons croire qu’elle avait raison, pour la simple raison que l’autorité de l’Etat était dans la rue. Toutes les institutions de l’Etat ne fonctionnaient pas. Nos gouvernants se sont terrés dans leur demeure et craignaient pour leur peau. Certains ont du prendre la tangente pour se réfugier dans les pays voisins et en Europe. A la moindre détonation d’armes, ils dédallaient comme des lapins à la recherche d’un abri sûr. C’est à la faveur de l’accalmie que beaucoup d’entre eux sont revenus pour se présenter à la présidentielle et aux législatives.

Mais les journalistes centrafricains sont restés au pays. Sous les crépitements d’armes, les détonations des grenades, des obus, des lance-roquettes, ils allaient sur le terrain aux périls de leur vie, chercher des informations, toucher du doigt les réalités de la situation avant d’informer le grand public. Les uns ont perdu leur vie ; d’autres ont été copieusement tabassés ou blessés par les combattants des groupes armés ; leurs matériels ont été saccagés, détruits ou emportés ; beaucoup ont eu la vie sauve grâce à leur vigilance. Malgré tout, ils sont toujours marginalisés.

Sous le régime transitionnel de Catherine Samba-Panza, la presse centrafricaine n’a broyé que du noir. La subvention accordée à la presse a fondu comme du beurre au soleil. Les factures impayées de la presse se sont entassées et ont failli former une montagne comme le Mont Kilimandjaro ou l’Himalaya. Et la rédaction de Centrafric Matin s’interroge en ces termes : « la presse centrafricaine sera-t-elle aussi oubliée par le gouvernement Sarandji  » ?

Le nouveau ministre de la Communication et de l’Information, Charles Paul Démasset-Mandya prendra-t-il ses responsabilités pour sortir la presse écrite, audio-visuelle et la presse en ligne de ce bourbier où elles se sont enfoncées depuis plusieurs décennies ? Va-t-il emboîté le pas à ses prédécesseurs ? Si un projet n’est pas monté par ce nouveau membre du gouvernement pour faire face aux nombreuses difficultés dont sont confrontés les journalistes, la presse centrafricaine est loin de voir le bout du tunnel. Il a l’obligation de mener une réforme profonde tant au niveau des médias d’Etat (Radio et Télévision centrafricaines), qu’au niveau de la presse écrite indépendante. Car il ne faut pas perdre de vue que c’est la presse qui est à l’origine du retour à l’ordre constitutionnel. Elle n’a jamais cessé de dénoncer la passivité, l’attentisme des autorités de la transition et des forces internationales face aux actes barbares des groupes armés.

La presse a participé aussi activement à la sensibilisation des électeurs sur les scrutins présidentiel et législatifs. C’est grâce à elle qu’un nouveau président de la République est élu car elle ne cessait de mettre à la disposition de l’opinion nationale et internationale, le vœu, les attentes du peuple centrafricain par rapport à l’élection présidentielle. Donc, la presse centrafricaine doit cesser d’être le dindon de la farce de nos dirigeants. Elle doit aussi en aucun cas être oubliée par le gouvernement  de Sarandji sous la très haute impulsion du chef d’Etat, Faustin-Archange Touadéra.

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA 

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LE GOUVERNEMENT SARANDJI EN LUTTE PERPETUELLE CONTRE LA FAINEANTISE, LA PARESSE ET L’OISIVITE : SEUL LE TRAVAIL LIBERE L’HOMME

 

Le bon exemple vient toujours d’en haut. C’est ce que nous constatons naturellement avec les nouvelles autorités du pays. Le gouvernement Sarandji est toujours proche de la population, et donne de bons exemples à suivre tous les temps. C’est une première dans l’histoire politique de la RCA. A cet effet, les Centrafricains doivent saisir l’occasion pour mettre fin aux trois (3) principaux maux qui minent et gangrènent la RCA, à savoir : la fainéantise, la paresse et l’oisiveté. Il n’y aura pas de miracle à opérer, car seul le travail libère l’homme.

Il est désormais hors de question qu’un pays comme la RCA, naturellement et vachement riche, puisse tourner en rond continuellement, et moisir sur ses propres richesses. Nous avons un vaste étendu du territoire (623000km²), favorable à toutes les sortes de cultures. Malheureusement, les Centrafricains ne veulent plus retrousser les manches et travailler ardemment pour le développement de leur pays. Du matin au soir, la majeure partie de la jeunesse centrafricaine, s’allonge le long des artères de la capitale, soit pour jouer au dame, au caprono, au kissoro; soit pour regarder à longueur de journée les films dans les ciné-vidéos. Aucune initiative dans les activités génératrices de revenus et dans les ONG nationales. La jeunesse centrafricaine est fainéante, paresseuse, oisive, fourbe et malhonnête. Elle n’attend tout juste qu’un moment opportun de trouble pour prendre les armes et s’enrichir illicitement avec les produits de sang à travers les pillages des édifices publics et privés, des ONG nationales et internationales, ainsi que des biens des particuliers.

Il faut faire un tour chez nos voisins d’en face pour voir comment le monde émerge à travers les fruits de travail. Un petit camerounais, dès qu’il se réveille tôt le matin, sait de quoi il va s’occuper dans la journée. Du coup, le Cameroun est devenu aujourd’hui un pays économiquement fort à cause d’une forte mobilisation de la population dans tous les secteurs de la vie active. Les petits débrouillards camerounais, pour se taquiner entre eux se surnomment des « chercher à se développer » et non des « chercher à manger » comme les Bouba-Nguéré centrafricains qui ne voient que le bout de leur nez. Le Burkina-Faso a connu l’apogée de son histoire de développement à cause de l’agriculture d’irrigation. Depuis le président de la République, les ministres, les directeurs généraux, pour arriver à la population, tout le monde s’adonne aux activités champêtres. Malheureusement en RCA, il n’y a que des ministres et directeurs généraux calqués uniquement dans une voiture climatisée, habitant dans une villa de luxe. Le reste ne les préoccupe nullement. Pourtant, les belles leçons du développement doivent découler d’eux.

Nous osons croire que les données vont changer bientôt avec les nouvelles institutions du pays. Le gouvernement Sarandji est en parfaite collaboration avec le peuple. Chacun doit profiter de l’occasion pour être utile à son pays, rien que par le travail, unique voie du développement. Avec le courage et la détermination, nous pouvons y parvenir ensemble.

Bénistant MBALLA 

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 LE VICE-PRESIDENT DE L’ANE DONNE UN BREF RAPPEL DES ACTIVITES MENEES JUSQUE-LA.

 

Au cours d’un point de presse animé par le vice-président de l’Autorité Nationale des Elections (ANE), Bernard Kpongaba, le vendredi 29 avril 2016 à 11 heures, dans la salle de conférence de cette institution étatique, ce dernier a fait un bref rappel ou un bilan à mi-parcours des activités menées jusque-là.

Concernant les élections présidentielles et législatives couplées,  Bernard Kpongaba de dire, « nous souhaiterions faire un petit rappel de ce que nous avons mené jusque-là avec les temps forts et vous situer sur ce que nous sommes entrain de faire, parce que nous avons des élections législatives partielles en vue. Après le référendum qui n’avait pas soulevé trop de problèmes, nous sommes entrés dans le vif du sujet avec les scrutins présidentiel et législatifs du 30 décembre 2015. Les résultats provisoires ont été donnés par l’ANE le 7 janvier 2016  et le 25 janvier, la Cour Constitutionnelle de Transition (CCT) a donné des résultats définitifs. En points forts, les législatives ont été entièrement annulées. Mais pour la présidentielle, deux (2) candidats sont émergés et qui devaient aller au second tour. Alors, ça veut dire que nous devions reprendre et le 1er tour pour les législatives. Ainsi le 14 février 2016, le 1er tour des législatives et le 2ème tour de la présidentielle ont eu lieu. Le 20 février, l’ANE a donné les résultats provisoires. Le 14 mars la CCT a donné les résultats définitifs. Cette fois-ci, dix (10) circonscriptions électorales, s’agissant des législatives ont été invalidées. Mais, il va avoir un président de la République qui a pris service et a déjà un gouvernement qui fonctionne. Demain, nous allons commencer avec l’ « Opération Toumba Zéndé ». C’est bien là les actions qui commencent.

Puisqu’il y a eu le 2ème tour des législatives le 31 mars. Le 05 avril, l’ANE a donné ses résultats. Le 27 avril, la CCT est intervenue pour donner ses résultats. Cette fois-ci, nous avons fait mieux. Deux (2) circonscriptions seulement ont été annulées. Alors, ça montre qu’il y a une évolution dans les étapes que nous avons traversé ». S’agissant de la décision finale rendue par la CCT, Bernard Kpongaba, a signifié, « lorsque vous lisez les décisions de la CCT, les mobiles, les griefs, les raisons qui fondent les annulations sont  diverses, multiples. Tantôt, il s’agit de fraudes massives, tantôt des intimidations, de la violence, de l’achat des consciences, de la corruption, de l’indisponibilité des matériels dans les bureaux de vote, de la falsification des feuilles de pointage. Pour finir, la liste n’est pas exhaustive. Je suppose que tous ces motifs sont vérifiables. Alors, puisqu’il y a des raisons qui fondent ces annulations et que nous allons maintenant aux partiels, nous avons pensé que les actions doivent être menées pour permettre que les mêmes motifs ne reviennent pas ».

Il a par ailleurs mis à la disposition des journalistes le décret signé conjointement par le ministre de l’Administration du Territoire, de la Sécurité Publique, de la présidente de l’ANE et du président de la République convoquant le corps électoral pour le 15 mai 2016, principalement dans les 10 circonscriptions annulées. La campagne électorale s’ouvre le 30 avril 2016 à 06 heures du matin et prend fin le 13 mai à minuit. Le scrutin est ouvert à 06 heures et clos à 16 heures.

Abordant l’état des préparatifs des scrutins législatifs dans les 10 circonscriptions, Kpongaba a clairement fait savoir, nous citons, « les bulletins de vote, nous avions pensé qu’il y avait eu des reproches sur la présentation, le contenu des bulletins. Ici, nous avons reçu les candidats ou leurs représentants de toutes les 10 circonscriptions annulées. Nous leur avons présenté les maquettes des bulletins pour leur demander, est-ce qu’il y a des imperfections sur les bulletins ? La réponse a été non. ça veut dire que les bulletins ont été bien corrigés. Ils ont été envoyés le fichier à l’éditeur et ça fait plus d’une semaine que les bulletins ont été édités. C’est la semaine prochaine que les bulletins vont arriver avec les autres imprimés, à savoir les fichiers des résultats, les feuilles de pointage, de dépouillement, les procès verbaux des votes. Nous aurons largement de temps, plus de 10 jours pour les distribuer, les prédisposer dans les bureaux de vote dans nos préfectures. Les matériels lourds à savoir les isoloirs, les urnes, eux sont déjà sur le terrain »

Bernard Kpongaba n’a pas manqué d’évoquer la formation des membres de bureaux de vote. « A partir de la semaine prochaine, les formateurs nationaux vont reprendre le chemin dans ces 10 circonscriptions pour une remise à niveau des membres de bureaux de vote », a-t-il martelé. « Cette fois-ci, puisque le nombre de circonscriptions concernées est limité, tous les commissaires de l’ANE vont être déportés dans les 10 circonscriptions pour observer par nous-mêmes comment les choses se passent. Nous allons partir pour participer aux opérations de vote, aux ramassages et aux rapatriements des résultats », a-t-il ajouté. En dernier ressort, il a remercié les professionnels des médias qui font un travail patriotique dans la sensibilisation de la population et leur a dit ceci : « vous avez constaté qu’il y a eu des annulations. Pour moi, je dis que c’est l’expression de la vitalité de notre démocratie, de l’indépendance de notre justice. Les annulations montrent que notre justice est indépendante, que nous travaillons dans la liberté aussi bien les juges que l’ANE. C’était à 11 heures 30 minutes que ce point de presse s’est achevé.

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

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LES NOUVEAUX APPORTS A LA CONSTITUTION DE LA RCA DU 30 MARS 2016

 

Le problème de la RCA ne se trouve certainement pas dans la qualité des textes constitutionnels dont elle a été dotée depuis son accession à l’indépendance. De ce point de vue, il ne faut pas penser que la constitution d’un pays en tant que texte exprimant les valeurs et les principes fondamentaux d’un Etat, a quelque chose de magique pour résoudre les problèmes de la société.

Par contre, n’importe quelle Constitution revêt un caractère sacré dans la mesure où le peuple qui en est le dépositaire lui accorde une dimension exceptionnelle qui la rend sacrée, car conscient de la nécessité de son importance et donc de sa protection. Dans le cas de la RCA, on donne l’impression de chercher quelque chose qui manque. Et d’après cette logique, la nouvelle constitution du 30 mars 2016, fait l’objet de tentative d’apports, susceptibles de créer un équilibre qui ferait défaut dans la sphère politique et dans la cité centrafricaine en général. On pense ainsi à la mise en place d’un Sénat. Du coup, de multiples interrogations ont été entendues à propos d’un tel projet et deux (2) camps se sont opposés sur la question au Conseil National de Transition (CNT).

D’une part, il y a ceux qui estiment qu’une institution de cette dimension, avec toutes les charges financières qu’elle comporte ne serait qu’un poids de plus pour une RCA qui a ses urgences ailleurs. Ce 1er groupe fonde son argumentaire sur le fait que même déjà au niveau des députés, il n’y a pas d’attitude objective. Cette référence est faite aux législatures passées, où certains élus avaient transformé l’Assemblée Nationale en une cellule du parti au pouvoir, qui pouvait y faire voter toutes les lois scélérates qui ont contribué en partie à créer les conditions de la crise actuelle.

En d’autres termes, pour quelles raisons, avoir deux (2) chambres qui ne serviront qu’à faire la même chose c’est-à-dire à être au service du prochain chef d’Etat qui leur fera faire tout ce qu’il voudra, tout en sachant qu’elles seront lourdement payées en cela ?

Voilà le point de vue de ceux qui sont hostiles à la création d’un Sénat où ils voient de surcroît le profil de tous ceux qui ont passé le clair de leur temps dans la politique à enfoncer la RCA durant des décennies et qui, au soir de leur vie, pourraient s’offrir une retraite dorée au frais du contribuable centrafricain.

D’autre part, il y a le courant favorable à la mise en place d’un Sénat. Les partisans de cette option se fondent sur la nécessité de doter la RCA d’une institution qui viendrait créer un équilibre qui a toujours manqué. La création du Sénat parait aller dans le sens de la décentralisation de la gouvernance de l’Etat. En droit constitutionnel, la Chambre haute d’un parlement est toujours la représentation des territoires et des collectivités décentralisées. Elle peut parfois être ouverte aux chefferies traditionnelles ou aux dignitaires de cultes religieux. Dans un Etat, la Haute Chambre, ici le Sénat, accueille les élus, soit des Etats fédérés (pour un Etat fédéral), soit des régions (pour un Etat régional) soit de différentes collectivités territoriales (pour les Etats décentralisés). (Suite au prochain numéro)

Le Petit YEKOA

 

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LES NOUVEAUX ELUS DE LA NATION CONVOQUES EN PREMIERE SESSION EXTRAORDINAIRE

 

Le président de la République, chef de l’Etat, le professeur Faustin-Archange Touadéra, vient d’apposer sa signature au bas d’un décret, convoquant les nouveaux élus de la nation, à leur première session extraordinaire du mardi 03 au mardi 17 mai 2016. C’était le jeudi 28 avril que ce décret présidentiel a été pris. C’est pour autant dire que le mandat du Conseil National de Transition (CNT) a pris définitivement fin ce mardi 03 mai 2016. Le CNT est donc appelé à passer le relais à la nouvelle Assemblée Nationale, véritable émanation du peuple centrafricain, car les députés ont été votés par leurs électrices et électeurs dans les 128 circonscriptions électorales du pays. Il reste encore 12 sièges à pourvoir d’ici le 15 mai 2016, lors du premier tour de ces mêmes législatives. Car, cette nouvelle Assemblée Nationale devrait être composée de 140 élus de la nation. La campagne électorale pour ce premier tour des législatives partielles s’est ouverte le 30 avril dernier pour prendre fin le 13 mai 2016 à minuit.

Après leur installation officielle du 02 mai 2016, ces 128 députés, au cours de leur 1ère session extraordinaire, auront pour tâches entre autres, la mise en place du nouveau bureau de l’Assemblée Nationale; l’élaboration et l’adoption de leur règlement intérieur; et bien d’autres choses (par exemple, la mise en place de différentes commissions parlementaires).

Et ce n’est qu’après cette première session ordinaire très organisationnelle, que les nouveaux élus de la nation vont entrer pleinement dans leurs missions parlementaires (se référer aux dispositions de la Constitution de la RCA du 30 mars 2016) pour en savoir davantage.

Toutefois, nous jetons des pots de fleurs aux Conseillers Nationaux de Transition d’avoir accompli comme il se doit leurs missions durant leur mandat, même si sur certaines questions vitales touchant l’intérêt général de la nation, ils ont quelque part échoué. Ainsi va la vie sur cette planète terre où nous vivons. « L’erreur est humaine mais la perfection est divine », dit-on. Bon vent aux nouveaux élus de la nation pour que renaisse la véritable démocratie en RCA. Et ce, après le retour à l’ordre constitutionnel, après plus de trois (3) ans de régime de transition.

 

Le Petit YEKOA

 

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Les bons points du département d’Etat au Nigeria, au Ghana, au Burkina et à la Centrafrique

 

Dans une déclaration sans concessions publiée par nos confrères du site mauritanien Cridem, Linda Thomas-Greenfield, la secrétaire d’Etat américaine adjointe, dénonce les chefs d’Etat qui s’accrochent au pouvoir.

Cette année sera déterminante pour la démocratie enAfrique. Six pays ont déjà tenu des élections présidentielles en 2016 et onze autres se préparent à des scrutins.

Les dirigeants africains ont l’occasion de faire progresser la démocratie et d’ancrer leur héritage en instaurant les conditions d’une passation pacifique du pouvoir. Leurs actes seront déterminants pour l’évolution de la démocratie à travers le continent et à travers le monde.

Déjà, certains dirigeants ont envoyé le bon signal en organisant des élections libres, équitables et dans les délais appropriés. D’autres, hélas, ne se soumettent ni à la volonté populaire ni aux dispositions constitutionnelles.

L’année dernière, au mois de mars, les Nigérians, contre toute attente, se sont rendus aux urnes et, lors d’un scrutin étonnamment libre et crédible, ont élu un candidat de l’opposition pour la première fois de leur histoire.

En décembre, j’ai eu le plaisir de représenter les États-Unis lors de l’investiture du président Kaboré au Burkina Faso. Le processus électoral, largement jugé libre et équitable, a constitué un extraordinaire succès et reflète le désir de changement des Burkinabés. L’ex-président Compaoré avait conservé le pouvoir pendant 27 ans jusqu’à l’insurrection pacifique de 2014 qui avait permis au peuple de dire : « Ça suffit ! ».

 

Le Monde

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DEPECHE RJDH-RADIOS COMMUNAUTAIRES

CONDITIONS TOUJOURS PENIBLES DU TRAVAIL DES JOURNALISTES

 La célébration de la journée internationale de la liberté de la Presse est un rendez-vous annuel pour tous les professionnels des médias. Pour cette année, le thème  retenu est « l’accès à l’Information et aux droit fondamentaux». Jean Ignace Manengou, Président de l’association des Radios Communautaires de Centrafrique, déplore le non respect de la liberté de la presse en Centrafrique ainsi que les conditions pénibles de travail des journalistes.

Jean Ignace Manengou, Président de l’association des Radios Communautaire (ARC), l’un des organisateurs de cette journée en Centrafrique justifie le choix de ce thème en ces termes: « L’accès à l’information est un droit de tout être Humain. La déclaration universelle des droits de l’Homme le dit et la constitution de notre pays l’affirme que chaque individu à droit à l’information et à la liberté d’expression».

Le Président de l’ARC pense que la liberté de la presse n’est pas respectée en Centrafrique car selon lui, plusieurs journalistes sont victimes des violences, « auparavant, nous étions au 65e rang sur 180 dans le monde et aujourd’hui nous  nous sommes au 110e  rang dans le monde. nombreux ne sont pas libre dans l’exercice de leur fonction. Nos autorités abusent de leurs autorités», a-t-il déploré.

Jean Ignace Manengou, se plaint des conditions dans laquelle les journalistes centrafricains travaillent « les journalistes centrafricains travaillent dans des conditions très difficiles. Ces journalistes du public ou de la presse privée sont mal traités. Ceux de la presse publique ont un maigre salaire, tant disque ceux des privés ne sont pas payés », a-t-il souligné.

En Centrafrique cette journée est célébrée sous plusieurs phases. La première a commencé avec la sensibilisation des jeune  filles sur le genre et média.  Ce lundi 2 mai,  c’est une conférence sur les journalistes face à la cohésion sociale.

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ARMEL SAYO CONTESTE SA DESTITUTION A LA TETE DE RJ

Armel Ningatouloum Sayo remis en cause sa destitution à la tête du mouvement Révolution Justice, destitution annoncée par le chef d’Etat major dudit mouvement. Il s’agit d’une manipulation, selon l’ancien ministre.

Cette destitution est un pur montage, selon Armel Sayo qui revendique toujours la présidence du mouvement « je suis le président fondateur de ce mouvement et personne ne peut me destituer. C’est un montage perpétré par un groupe d’individus » a-t-il indiqué.

Armel Sayo pense que ceux qui veulent le destituer, veulent profiter du DDR annoncé « j’ai signé les accords de Bangui et de Brazzaville pour le désarmement des groupes armés. C’est parce qu’ils voient le DDR venir qu’ils s’agitent de cette manière.  Mais je n’ai pas été destitué à la tête du mouvement Révolution Justice. Je suis en parfaite relation avec mes hommes qui attendent le DDR », a-t-il expliqué.

Le 29 avril dernier, le chef d’Etat-major de RJ et le secrétaire général du mouvement ont annoncé la destitution de Armel Sayo pour abandon des éléments sur le terrain et comportement peu recommandable.

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MSF ARRETE LES ACTIVITES DE SES CLINIQUES MOBILES SUR 05 SITES DE DEPLACES A BANGUI

L’ONG Médecins Sans Frontières a mis fin aux activités de ses cliniques mobiles sur les cinq sites des déplacés de Bangui. Selon cette ONG, cette décision fait suite à la baisse du nombre des déplacés. L’annonce a été faite dans un communiqué de presse publié le 27 avril dernier.

Ces activités sont arrêtées sur les sites de Ben-Zvi, de FATEB, de Béthanie, de Saint Jean XXIII et Saint-Sauveur qui ont accueilli plus de 42.000 déplacés suite aux évènements de septembre 2015.

MSF justifie cette décision par la baisse du nombre et déplacés et la chute des cas d’urgence « ces dernières semaines, peu de cas d’urgence, peu de cas de référence, peu de malnutrition chez les enfants et il n’y a aucun cas de malnutrition chez les femmes enceintes et allaitantes, ce qui a permis aux MSF de quitter les 5 camps de déplacés en investissant dans la prévention d’une des maladies les plus diagnostiquées tout au long des 7 mois d’intervention, le paludisme. Environ 3300 moustiquaires seront distribués dans les prochaines semaines ».

MSF dit avoir identifié des centres de santé qui pourront accueillir les patients après cet arrêt « MSF a identifié des centres de santé à proximité des différents camps où les déplacés pourront trouver des soins de qualité. Il s’agit du centre de Saidou, du centre de santé de Lakouanga, du centre de santé de Malimaka et de l’hôpital communautaire » précise le communiqué qui indique que les patients seront dirigés par les sensibilisateurs de MSF.

L’ONG a promis mettre l’accent sur la prévention après l’arrêt des activités de ces cliniques mobiles « MSF quittera les cinq camps de déplacés en investissant dans la prévention d’une des maladies les plus diagnostiquées tout au long des 7 mois d’intervention, le paludisme » peut-on lire dans le communiqué. MSF promet de distribuer 3.300 moustiquaires dans les prochaines semaines.

Les cliniques mobiles de MSF sont opérationnelles sur les sites de déplacés à Bangui depuis  octobre 2015.

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LES TRAVAILLEURS DE LA NANA MAMBERE MARCHENT POUR MARQUER LE 1ER MAI

Les fonctionnaires et agent du secteur public et privé de la Nana Mambéré ont organisé, le 1er mai dernier une marche pour célébrer la fête du travail. Le préfet de la Nana Mambéré Frédéric Ouangonda, a exhorté les travailleurs à se remettre au travail.

Plusieurs personnalités dont le préfet et le maire de la ville ont pris part à cette marche qui a commencé au point zéro vers 6heures du martin. A l’occasion, le préfet de la Nana Mambéré a demandé aux fonctionnaires et agents du public et du privé de se remettre au travail « la récréation est terminée. J’exhorte tous les travailleurs à cette occasion se remettre au travail », a déclaré le préfet Frédéric Ouangonda.

Il a remercié la Minusca pour ses appuies multiformes, « la liste des chantiers de la Minusca est très longue et son appui multiforme mérite une reconnaissance de la part de la population. C’est pourquoi, je remercie ici la Minusca qui nous aide à avancer » note t-il.

La célébration a été couronnée par un matche de football remporté par les fonctionnaires de l’Etat face aux acteurs du privé sur un score de trois buts à zéro.

Depuis trois ans, la RCA n’a pas célébré la journée du 1er mai à cause des violences qui ont secoué le pays.

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PLUS DE 6000 ENFANTS DEPLACES DU SITE M’POKO ETUDIENT DANS DES CONDITIONS DIFFICILES

Les conditions dans lesquelles étudient plus de 6000 enfants déplacés dans le cadre de l’espace temporaire d’apprentissage et de protection des enfants (ETAPE), sont assez dramatiques sur le site M’Poko. Le coordonateur de l’ONG REMOD appelle au renforcement de capacité d’accueil de la structure.

Ils sont aujourd’hui plus de 6000 enfants déplacés à étudier sur le site de l’aéroport, dans le cadre de l’espace temporaire d’apprentissage et de protection des enfants (ETAPE) dont la capacité d’accueil n’était que de 2500 enfants.

Alexis Guérengbézi, président de l’ONG REMOD, initiatrice de l’espace suggère le renforcement de capacité d’accueil de la structure« aujourd’hui, il est urgent de penser à la construction de nouvelles tentes afin de favoriser l’encadrement des  enfants. Nous avons plus de 6000 enfants inscrits, avec cet effectif pléthorique, les hangars ne suffisent plus. C’est pourquoi, nous sollicitons l’apport de l’Unicef afin que la capacité d’accueil soit renforcée », plaide t-il.

Une source proche de l’ETAPE a confié que l’établissement a subi plusieurs cas de vandalisme, « des bâches qui servaient de toiture pour les hangars ont été volées par des hommes en arme. Avec la pluie, les conditions d’études deviennent encore plus précaires », a déploré la source.

L’espace temporaire pour l’apprentissage et la protection des enfants (ETAPE) a été initié par l’ONG REMOD sur le site des déplacés de l’aéroport, avec l’appui de l’Unicef.

 

****** RJDH ******

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DESARMEMENT, CONDITION INCONTESTABLE DU RETOUR DES REFUGIES ET DEPLACES INTERNES EN RCA.

 

La crise centrafricaine a pris une autre tournure avec la réussite des élections en cours. Aujourd’hui, le pays s’est doté de nouvelles institutions démocratiquement élues. Les difficultés de l’heure sont immenses et nécessitent la volonté de chaque citoyen : homme et femme, jeune et vieillard, pour remettre notre cher et beau pays la République Centrafricaine sur la voie du développement, rien que par le Travail, l’une de la devise de la RCA, prônée par feu Barthelemy Bonganda. « L’union fait la force », dit un sage adage populaire. Cette union ne peut se concrétiser qu’à travers le vivre ensemble et la  cohésion nationale. A cet effet, chaque citoyen centrafricain doit saisir l’opportunité pour mettre définitivement un terme à la culture de la violence, de la haine, de la méchanceté et de la rancœur.

Sans le désarmement, rien ne peut aller de l’avant. Le désarmement ouvre la voie à la libre circulation des personnes et des biens. Du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest, chaque personne est libre de vaquer à ses occupations quotidiennes : l’agriculture, la chasse, la pêche, la cueillette, le petit commerce, l’entreprenariat, bref, la révolution verte. Cela doit commencer nécessairement quand chacun arrive à désarmer son cœur, et considère désormais son prochain comme lui-même, et non comme son ennemi de tous les jours. Nos frères qui se sont exilés  et qui continuent jusqu’à lors de souffrir, attendent ce geste de nous pour regagner le territoire national. Depuis le Tchad, le Cameroun, le Congo-Brazza et la RD-Congo, les Centrafricains qui se sont réfugiés, ont contribué à la réussite des élections, car ils sont allés voter massivement leurs futurs dirigeants. Faut-il les laisser continuer de souffrir ailleurs ? Nous osons croire que, l’histoire des sites de déplacés « leadgers », est définitivement tournée à travers la proclamation des résultats des élections, et que chacun devrait théoriquement revenir à son domicile comme auparavant. Mais malheureusement, tel ne semble pas être le cas avec la situation que nous traversons pour le moment.

Le calvaire du peuple centrafricain, et notamment celui des refugiés et déplacés internes, ne semble pas encore terminé. De l’aéroport Bangui M’poko, en passant par le Km5, l’église Fatima, le mont Carmel à Bimbo, l’église Saint Joseph Moukassa à Catin, l’église Saint Sauveur à Sica (II), pour arriver dans les régions de Bambari, Bria, Kaga-Bandoro, Bouca, Batangafo, le désarmement des groupes armés conditionne le retour des exilés et déplacés internes en RCA. Hommes, femmes, enfants, adultes, continuent de mener une vie ultra-précaire dans les différents sites des déplacés, à cause des hommes en armes qui ne veulent pas s’en débarrasser. A chaque fois que ceux-ci essaient de retourner chez eux, le moindre dérapage est synonyme de la débandade. Peut-on construire un pays ou du moins se réconcilier avec les armes ? Bien au contraire, les armes constituent l’élément destructif d’un pays. Depuis plus de trois (3) ans de souffrance à cause des conflits armés, n’est-il pas temps de penser à une autre chose ? L’heure n’est plus à la querelle, mais plutôt à la réconciliation et à l’unité nationale à travers le désarmement, condition incontestable vers le retour à la paix et à la sécurité. C’est à  jamais l’occasion pour les leaders des groupes armés de revenir à de bons sens, sensibiliser leurs éléments, afin de déposer les armes et faciliter le retour de leurs frères qui souffrent ailleurs et dans les sites.

 

Bénistant MBALLA.

 

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L’ASSEMBLEE NATIONALE ACCUEILLE LES NOUVEAUX DEPUTES CE MARDI 03 MAI

 

Cent vingt huit (128) députés validés par la Cour Constitutionnelle de Transition (CCT), le 23 avril dernier, ont fait leur rentrée parlementaire ce mardi 03 mai 2016,  à l’Assemblée Nationale  pour une session extraordinaire de deux (2) semaines à Bangui.

Conformément au règlement intérieur de cette institution, l’ossature du nouveau bureau provisoire se compose ainsi comme suit : Président René Constant Ngbondo  73 ans,  doyen en  âge.

« Les députés éliront le nouveau Président de l’Assemblée Nationale pour la durée de la législature le vendredi 06 mai prochain, ainsi que les membres du bureau de l’Assemblée qui sont  renouvelables chaque année ».

Le nouveau président de l’Assemblée Nationale aura pour tâche de convoquer le Parlement en session ordinaire pour un délai de 90 jours pour le discours de politique générale du Premier Ministre, Chef du gouvernement, Simplice-Mathieu Sarandji.

S’agissant de la candidature au perchoir de cette institution parlementaire, un seul candidat s’est déclaré aux médias  en l’occurrence, Thierry Vakact. Mais certains députés prêtent leurs intentions notamment sur les anciens candidats à la présidentielle comme les députés Martin Ziguélé, Karim Mékassoua et Timoléon Mbaïkoua enfin l’ancienne ministre Béatrice Epaye.

Pour cette rentrée parlementaire , les élus du peuple sont constitués ainsi qu’il suit :

 

 

– 51 Indépendants

– 13  de l’Union Nationale pour la Démocratie et le  Progrès (UNDP)

–  11 de l’Union pour le Renouveau Centrafricain (URCA)

– 09 du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC)

– 09 du Rassemblement Démocratique Centrafricain (RDC)

– 09 de Kwa na  Kwa (KNK)

– 05 du Parti d’Action  pour une Transformation Radicale  et l’Intégration des Etats(PATRIE)

– 05 du Rassemblement Pour la République (RPR)

– 03 du Parti pour la Gouvernance Démocratique (PGD)

– 03 du Parti pour la Renaissance Centrafricaine (PARC)

– 02 de la Convention Républicaine pour le Progrès Sociale (CRPS)

– 02 du Mouvement National pour la Solidarité (MNS)

– 01 du Mouvement  pour la Démocratie et le Développement (MDD)

– 01 du Parti d’Action pour le Développement (PAD)

– 01 du Parti pour la Démocratie et la Solidarité Kelemba (PDSK)

– 01 du Parti Socialiste (PS)

– 01 du Parti de l’Unité Nationale (PUN)

– 01 de l’Union Nationale des Démocrates Républicains (UNADER)

 

Il convient de signaler que douze (12) circonscriptions feront partie des législatives partielles programmées pour le 13 mai prochain. Précisons que les députés les plus âgés sont : Moïdamsé Joël 66 ans ; Kabral Yangassengué Fidèle 65 ans et Bounguéré Martin 64 ans et les jeunes députés sont : Chengaba Rossni Dékalue 27 ans ; Ndolingar Hugues Abdias 32 ans et Kema Florent 32 ans.

 

Prudence YAMETE

 

 

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COMMUNIQUE DE PRESSE

LIEU : Bangui                                      DATE : 2 Mai 2016

Le HCR condamne les affrontements armes recents dans le nord-ouest de la RCA

 

HCR, Bangui, RCA, le 2 mai 2016 – L’Agence des Nations Unies pour les réfugiés condamne la nouvelle vague de violence dans la région nord-ouest de la République Centrafricaine, y compris les attaques contre les civils. Les affrontements survenus du 23 au 24 avril et qui se sont poursuivis au cours de la semaine entre les milices rivales ont forcé jusqu’à 14.000 personnes à fuir leurs foyers. Selon les estimations des autorités locales, ces déplacés ont cherché refuge auprès des familles d’accueil, des églises et écoles dans la ville de Koui, préfecture de l’Ouham-Pende. Une centaine de personnes ont fui vers le Cameroun, où ils ont été enregistrés par le HCR.

L’évaluation initiale par le HCR et ses partenaires met en évidence le besoin urgent d’assistance humanitaire y compris des produits de première nécessité que le HCR a envoyé pour une distribution en urgence. La force de maintien de la paix des Nations Unies, MINUSCA, a renforcé sa présence dans la région afin de mieux protéger la population civile.

«Le HCR condamne fermement les attaques contre des civils qui entravent ses efforts pour apporter une aide humanitaire aux populations dans le besoin», a déclaré Lazare Kouassi Etien, le représentant du HCR en République Centrafricaine.

Les affrontements dans la région de Koui rappellent une fois encore que la situation de sécurité en RCA reste fragile et imprévisible, malgré la stabilisation dans certaines régions. Alors que la transition politique a pris fin le 31 Mars après l’inauguration d’un nouveau président élu, Faustin-Archange Touadera, la situation reste encore tendue et précaire dans certaines parties du pays.

Jusqu’à cette dernière vague de violence, la République centrafricaine avait une population déplacée estimée à 420.231 (15 Avril, 2016), alors que 466.000 ont réfugiés vers les pays voisins.

 

Pour plus d’informations, veuillez contacter:

  • Patience Ntemgwa, portable +236 70552887, e-mail: ntemowa&.unhcr. om

 

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LE SENS DU MOT « TRAVAIL » D’APRES FEU PRESIDENT BARTHELEMY BOGANDA

 

Le visionnaire Barthélémy Boganda nous l’avait dit le 03 mars 1947 et nous le citons : « le travail a été et restera le plus puissant levier de la civilisation de la morale. La valeur d’un peuple se mesure à l’intensité de l’effort dont il est capable. C’est l’une des voies de la socialisation des individus. Il doit être libre, reconnu, valorisé et rémunéré ». Mais soixante neuf (69) ans après ce propos tenu par feu président Boganda, le peuple centrafricain a-t-il bien compris le sens du mot « travail » ? Nous osons dire non et non.

Un laxisme chronique dans le travail

 

Les différentes églises et la société civile sont interpellées ici parce qu’elles ont beaucoup à faire dans le domaine de la formation morale et de l’engament volontaire pour le bien être sociocommunautaire. Certes, certaines religions mettent beaucoup d’accents  sur la promotion humaine, c’est-à-dire la formation intégrale de l’homme mais les résultats tardent à venir. Pourtant, le « soleil des indépendances est déjà loin dans le ciel et les bombes se sont transformées en mannes meurtrières pour l’Afrique ». Et en RCA, depuis l’instauration du programme Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement (DDRR), une tendance criminelle et l’impunité deviennent un nouveau mode d’emploi. On prend des armes, on tue pour créer la psychose, on utilise la « 5ème colonne » pour terroriser et faire fuir les populations vulnérables ; des maisons, des villages et greniers sont incendiés ; les survivants des régions ravagées sont laissés pour compte ; que disons-nous, une assistance humanitaire est vite trouvée pour apaiser les esprits des survivants.

Dix (10) ans après cela, recommence la  « 5ème colonne »  de plus belle avec des armes encore plus sophistiquées plus destructrices. Malheureusement, c’est dans ce conteste politico-sécuritaire sous haute tension que la RCA à l’instar des autres pays du monde, a célébré la fête de travail le dimanche 1er mai 2016. Diantre !

Gageons que cette fois-ci, les Centrafricains de tout bord prendront conscience que seul le travail peut les faire émanciper et faire décoller économiquement notre pays. Alors retroussons tous nos manches, tout en nous mettant résolument au travail !

                                                                                      Le Petit YEKOA

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