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DEPECHE RJDH-RADIOS COMMUNAUTAIRES

mai 6, 2016

 

LE MAIRE DE BOUAR ATTIRE L’ATTENTION DE LA POPULATION SUR L’OCCUPATION DES BIENS DES REFUGIES

La situation des biens des réfugiés a fait l’objet d’un débat le samedi 30 avril entre le président de la délégation spéciale de la ville de Bouar Lazare Nambéna et les notables.

Le président de la délégation spéciale de la ville de Bouar dit avoir convoqué cette réunion pour réfléchir à la situation des biens appartenant aux réfugiés, « j’ai constaté que parmi ceux ou celles qui occupent actuellement les maisons des réfugiés, certains semblent vouloir faire une propriété définitive. D’autres brandissent des menaces contre les propriétaires légitimes qui manifestent déjà l’envie de retourner dans la ville. C’est pourquoi, nous avons initié cette réunion pour attirer l’attention des uns et des autres sur la question ».

Lazare Nambéna a instruit ses agents de recenser ces cas afin que la municipalité puisse s’y pencher. Pour lui, c’est une manière de préparer le retour de ces réfugiés.

De nombreux sujets musulmans ont quitté la ville de Bouar lors des évènements pour se réfugier au Cameroun.

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POSITIVE GENERATION VEUT RENFORCER L’ANJFAS POUR LE SUIVI D’ACCES AUX SOINS A BANGUI

 

L’ONG Positive Génération dont ces deux membres sont arrivés ce dimanche matin à Bangui veut évaluer avec l’Association Nationale des jeunes Femmes Actives pour la Solidarité (ANJFAS), les possibilités pour la mise en place d’un observatoire communautaire de suivi de l’accès aux soins dans la ville de Bangui. C’est ce qu’à déclaré ce jour au RJDH après sa descente d’avion Louis Merlin Tsamou, secrétaire générale de Positive Génération, basée au Cameroun.

Selon Louis Merlin Tsamou, « cette mission vise à Présenter la structuration et l’organisation du système de santé, le système communautaire et le circuit de prise en charge à Bangui, identifier les différentes associations qui composent le paysage associatifs de Bangui ainsi que les acteurs impliqués dans la prise en charge des trois pathologies (VIH, Palu, TB) ».

Cette mission vise aussi à identifier les bénéficiaires et sous bénéficiaires des subventions du Fonds mondial en RCA afin de définir les stratégies les mieux adaptées pour la mise en œuvre de l’observatoire, relever la situation de l’accès aux soins pour les trois pathologies que sont le VIH, le paludisme et la tuberculose, réaliser le diagnostic organisationnel de association ANJFAS, organiser un atelier restreint de restitution de la mission.

Pour Louis Merlin Tsamou à la fin de la mission dimanche prochain, il sera question dans cette phase exploratoire de créer des conditions pour un partenariat avec l’ANJFAS dans le domaine de la santé.

Positive Génération est une organisation camerounaise qui œuvre dans la promotion de l’accès au soins de la santé et des droits humains. L’ANJFAS quant à elle est une association créer pour lutter contre le VIH/Sida.

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UNE DELEGATION DES ETATS-UNIS VISITE LES DEPLACES DE BANGUI

 

L’Ambassadeur Jeffrey Hawkins et Stven Feldstein, Sous-ministre d’Etat Adjoint, pour la démocratie, les droits de l’homme et le travail  ont rencontré mardi 26 avril dernier, les déplacés dans plusieurs camps de Bangui.

«Aujourd’hui, j’ai eu l’occasion d’entendre le désir pour la justice de nombreuses voix de différentes communautés », a lancé le Sous-ministre d’Etat Adjoint avant d’ajouter que,  « qu’il est vital de traiter globalement et de manière transparente les préoccupations de toutes les  communautés afin de construire une paix durable en République Centrafricaine ».

Cette délégation  des Etats-Unis a visité les camps des déplacés de Km5  dans le 3ème arrondissement, à l’aéroport Bangui-Mpoko pour écouter leurs doléances et besoins pour la justice et la réconciliation.

Ils ont rencontré en premier lieu l’Imam de Mosquée Centrale, ensuite certains déplacés qui y résident et qui sont géré par l’Organisation Internationale des Migrations (OIM). Ensuite, le camp de l’aéroport Bangui Mpko qui abrite plus de 26 000 personnes, les déplacés ont parlé de leur condition de vie et ont plaidé pour leur retour. C’était en présence de leur coordonnateur.

L’Ambassadeur Hawkins a réitéré l’engagement des Etats-Unis à la population Centrafricaine, y compris le soutien à la réconciliation et le rétablissement de l’Etat de droit, en ces termes: « votre retour dans vos maisons et avoir les moyens de subsistance seront une réussite vital pour ce pays ». Il a ajouté la justice et la réconciliation doivent aller main dans la main, « c’est alors que vous construirez une République centrafricaine pacifique et prospère ».

Cela n’est pas une 1ère visite d’une délégation américaine aux déplacés de Bangui voire de l’arrière-pays.

 

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CENTRAFRIQUE: 30 CAS DE VIOLATION DES DROITS DE L’HOMME ENREGISTRES PAR LA MINUSCA EN UNE SEMAINE

La section des droits de l’homme de la Minusca dit avoir enregistrée la semaine dernière 30 cas de violation des droits de l’homme à Bangui et dans l’arrière-pays. C’est la cheffe de l’unité des publications à la Minusca Uwolowula Kana Ikavi Gbetenou qui a fait l’annonce ce mercredi 4 mai lors de la conférence de presse hebdomadaire de la Minusca.

Uwolowula Kana Ikavi Gbetenou, cheffe de l’unité des publications à la Minusca a indiqué qu’avec ce chiffre, le nombre de violation et abus des droits de l’homme est en hausse dans le pays « au cours de la semaine écoulée, la section des droits de l’Homme de la Minusca a pu surveiller, vérifier et documenter à Bangui et à l’intérieur du pays 30 cas de violation et abus de droits de l’Homme, soit au moins 83 victimes dont huit femmes et trois mineurs. Il y a une augmentation par rapport aux semaines précédentes », a-t-elle expliqué.

Selon elle, les éléments des Anti-Balaka, des ex-Séléka voire les forces de l’ordre de sécurité centrafricaine, la police , la gendarmerie et les FACA font partie des présumés auteurs.

La Minusca a publié son dernier rapport sur les violations des droits en mars 2016.

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CENTRAFRIQUE : ARMEL SAYO ANNONCE LA DESTITUTION DU CHEF D’ETAT MAJOR DU MOUVEMENT REVOLUTION-JUSTICE

 

L’ancien ministre Armel Sayo, leader du mouvement armé Révolution Justice (RJ) a destitué son chef d’état major. L’annonce de cette destitution a été faite lors d’un point de presse qu’il a tenu, ce matin à l’hôtel du centre à Bangui.

« Raymond Belanga est dès aujourd’hui destitué de l’état-major du mouvement RJ que je préside », c’est en ces termes que Armel Sayo a annoncé cette destitution qui, selon lui se justifie par des tentatives de trouble au sein du groupe « j’ai pris cette décision parce que le concerné s’est livré à des campagnes déstabilisatrices tendant à créer du désordre au sein de notre mouvement » a-t-il expliqué avant de projeter la mise en place prochaine d’un nouvel état major « bientôt je me rendrai dans la région pour rencontrer mes hommes et mettre en place une nouvelle équipe » promet ce dernier.

Armel Sayo a destitué son chef d’Etat major Raymond Belanga après la sortie médiatique de  celui-ci qui, le 22 avril dernier, avait annoncé la destitution de l’ancien ministre de la tête du mouvement RJ sur demande de la base. Selon une décision signée du chef d’état major de RJ, la base a révoqué le président pour abandon des éléments sur le terrain et transformation du mouvement en parti politique sans l’avis de la base.

Ces accusations sont infondées selon Armel Sayo qui dit être constamment en contact avec le terrain qui lui est fidèle « mes éléments sur le terrain savent que nos liens sont restés intacts. Quand j »étais membre du gouvernement, malgré mon calendrier, j’avais pu effectuer plusieurs missions dans les différentes bases de RJ. Il n’y a jamais eu d’abandon car sur mon propre salaire, je m’occupe de tous les éléments, ceci en absence d’une aide venant des partenaires et de l’Etat » a-t-il expliqué.

Armel S ayo reconnait avoir transformé le mouvement en parti politique. Pour lui, cela est fait conformément aux accords qu’il a signés au nom de RJ « je confirme avoir transformé RJ en parti politique dénommé Organisation Patriotique pour la Révolution et la Justice mais cela s’est fait conformément à l’accord de Bangui qui donne possibilité aux groupes armés de s’engager sur le terrain politique dans le but de laisser le chemin des armes. Je n’ai pas d’ordre à recevoir de Monsieur Raymond Belanga pour le faire » a précisé l’ancien ministre.

Joint au téléphone, le chef d’état major « destitué » de RJ dit minimiser la portée de la décision de Armel Sayo qui, selon lui n’a plus d’autorité sur le mouvement. Raymond Belanga pense que seul le terrain répondra à l’ancien ministre « je pense que Armel Sayo est à la croisée des chemins. Sa décision n’a aucune incidence sur les éléments mais je pense que c’est le terrain qui va juger » a-t-il promis.

Le mouvement armé Révolution-Justice est entre 2013 et 2014 sous le régime de la Séléka. Il est essentiellement basé dans l’Ouham et l’Ouham Pendé et compterait aujourd’hui environ 10000 hommes, selon son président.

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CENTRAFRIQUE: DES JOURNALISTES APPELLENT AU PROFESSIONNALISME POUR GARANTIR LA LIBERTE DE LA PRESSE

 

Des journalistes centrafricains interrogés par le RJDH ont appelé au respect des normes pour protéger la liberté de la presse. Ils l’ont dit lors de la cérémonie de célébration de la journée internationale de la liberté de la presse, tenue hier à la maison de la presse et des journalistes.

Miriam Léocadie Gonda, journaliste à Search For Commun Ground, pense que la liberté de presse découle du professionnalisme dont doivent faire preuve les journalistes, « nous sommes plus ou moins libres en Centrafrique. Mais je pense que cette liberté est liée au respect de l’éthique et de la déontologie que chaque journaliste est tenu de respecter dans l’exercice de son métier », a-t-elle expliqué.

C’est aussi le point de vue de Eric Ngaba,  du journal en ligne Ndjoni Sango, « en matière de liberté de presse, le professionnalisme est fondamental. Si on respecte les textes qui régissent le métier, la liberté est garantie. Mais lorsqu’on les bafoue, on s’expose et cela joue sur la liberté de la presse » complète ce dernier.

Germain Volas Mavolamodé de la Télévision Centrafricaine déplore plutôt les conditions dans lesquelles la presse publique travaille en Centrafrique. Pour lui, ces conditions constituent déjà un manquement à la liberté de la presse « un journaliste est libre lorsqu’il a les moyens de faire son travail. Or, la presse publique n’est pas dans les conditions requises pour faire le travail. Ceci est une limite à la liberté de la presse » a-t-il dénoncé.

Le 25e anniversaire de l’adoption de la Déclaration de Windhoek sur les principes de la liberté de la presse, a été marqué par une table ronde entre les journalistes et le gouvernement.

 

**** RJDH ****

 

 

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