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DEPECHE RJDH-RADIOS COMMUNAUTAIRES

mai 9, 2016

DES EX-SELEKA S’OPPOSENT A LA LEVEE DES BARRIERES A BATANGAFO EXIGEE PAR DES CASQUES BLEUS

Suite à l’assassinat d’un jeune commerçant par des ex-Séléka, les casques bleus ont exigé la levée des barrières tenues par les combattants de la Séléka dans les environs de Batangafo. Ceux-ci refusent et la tension monte.

Selon les informations du RJDH, le jeune commerçant a été tué sur une des barrières tenues par les ex-Séléka à l’entrée de la ville « le jeune était parti acheter des bœufs. On ne sait pas ce qui s’est passé lorsqu’il est arrivé sur la barrière des ex-Séléka où tout le monde est tenu de faire des formalités. Mais ce qui est certain, c’est là où il a été tué » a expliqué un humanitaire présent dans cette ville.  La même source a indiqué que le corps de la victime a été retrouvé quelques jours plus tard « c’est après quelques jours que le corps a été retrouvé. Nous avons été alertés mais quand nous nous sommes rendus, hier  sur les lieux, il ne restait que des os » a témoigné cet humanitaire.

D’après des sources du RJDH, les casques bleus basés dans la ville ont enlevé les barrières des ex-Séléka après la découverte de ce corps mais ces derniers les ont érigées à nouveau après le passage de l’équipe de la Minusca « en colère, les forces internationales ont cassé toutes les barrières tenues par les ex-Séléka mais après ils les ont ramenées » nous a confié une autorité locale.

De sources bien informées, certains éléments de l’ex-Séléka de Batangafo ont été appréhendés. Ceux-ci sont accusés d’être auteurs de l’assassinat de ce jeune commerçant. Un témoin a indiqué que les 20000 fca récupérés sur la victime ainsi que son vélo ont été repris et restitués aux parents.

Le RJDH a tenté en vain d’entrer en contact avec la représentation de la Minusca dans la ville de Batangafo pour avoir sa version des faits.

C’est la branche de l’ex-Séléka dénommée MPC commandée par le général Alkhatim qui contrôle depuis trois années la ville de Batangafo. Malgré la présence des casques bleus, ces combattants continuent de commettre des exactions sur la population civile qui s’est réfugiée à la sous-préfecture.

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DES ACTEURS DE LA SANTE SE MOBILISENT CONTRE LA RAGE

Le ministère de la santé publique a organisé une réunion, le mercredi 04 mai pour définir un plan afin de combattre la rage en Centrafrique. Une  vingtaine des structures sanitaires et partenaires ont pris part à cette réunion.

Plusieurs cas de rages sont enregistrés ces derniers temps à Bangui et à l’intérieur du pays notamment à Dékoa, Carnot, Gamboula, Ndélé, Bouar, Bocaranga, selon le département de la santé. C’est pour définir un plan de riposte que le département de la santé a tenu cette réunion.

Emmanuel Nakouné, directeur de l’institut Pasteur de Bangui a rappelé que sur dix cas enregistrés, trois personnes sont mortes suite aux morsures des chiens à Bangui, « il s’agit déjà d’une problématique qui nécessite des solutions rapides », a-t-il suggéré.

Michel Yoa, représentant de l’OMS en Centrafrique appelle à la mobilisation de tous pour réduire le taux de la rage « le but aujourd’hui est de trouver des voies et moyens afin de lutter contre la rage qui a gagné le pays. Les médias doivent être impliqués dans ce processus de lutte contre la rage, par les moyens des sensibilisations de la communauté. Il faut une forte mobilisation nationale pour arriver au bout de la rage dans le pays », a-t-il souhaité.

Selon Docteur Domitien Mokondji, Directeur Général de l’agence nationale de développement et d’élevage (ANDE)  « plusieurs pistes ont été étudiées mais je pense que face à cette situation, il faut une vaste campagne de vaccination des chiens parce qu’en 2016 déjà, plus de 500 personnes sont mordues par des chiens enragés. Nous pensons aussi à l’abattage de ces chiens », a-t-il indiqué.

Le ministère de la santé publique a déclaré l’épidémie de la rage en Centrafrique depuis le 23 avril 2016.

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DES ANTI-BALAKA ET DES PEULHS ARMES S’AFFRONTENT A LA COMMUNE DE YELEWA VERS BOUAR

Un affrontement entre des peulhs armés et un groupe des Anti-Balaka, est signalé à la commune  Yéléwan localité située à environ 120 km de la ville de Bouar. Il est à l’heure actuelle difficile d’avoir le bilan précis de ce qui s’est passé dans ce village.

L’information est confirmée par plusieurs humanitaires joints dans la ville de Bouar. Des  humanitaires qui devraient se rendre à Yéléwa pour distribuer des vivres, sont bloqués à Bouar à cause de cette situation. Un de ces humanitaires a confié au RJDH que c’est à cause de la tension dans le village qu’ils sont restés à Bouar, « on avait quitté Bouar mais en cours de route, nous avons été informés que les peulhs et les Anti-Balaka se sont affrontés dans le village et que la tension était encore vive. C’est ainsi que nous sommes revenus à Bouar pour attendre », a-t-il expliqué.

Les raisons de cet affrontement ne sont pas connues vu qu’il n’est pas possible d’entrer en contact avec les habitants de ce village. Une autorité locale de Bouar jointe par le RJDH dit avoir été informée de la présence des peulhs armés dans cette localité. Selon cette autorité, Ces peulhs auraient commis de nombreuses exactions qui ont fait réagir le groupe des Anti-Balaka « je crois que c’est par soucis de mettre fin aux exactions de ces peulhs armés signalés dans le village que les Anti-Balaka ont attaqué. Il est difficile d’avoir des informations précises sur le dossier mais il nous a été rapporté qu’un groupe de peulhs armé est arrivé dans le village et qu’il commettait beaucoup d’exactions », a-t-il confié.

Difficile d’avoir une idée précise sur le bilan de ces affrontements ni sur la situation qui prévaut en ce moment à Yéliwa.

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UNE COMPETITION SUR LE CHANGEMENT CLIMATIQUE ENTRE DES ETABLISSEMENTS SCOLAIRES

Quatre établissements scolaires de Bangui ont participé le mercredi dernier à la FATEB à une compétition interscolaire sur les questions liées à la promotion du volontariat, de l’éducation environnementale et la conservation de la biodiversité. C’est une initiative de l’ONG Jeunes Volontaires pour l’Environnement en Centrafrique (JVE-Centrafrique).

La compétition a regroupé les lycées Barthelemy Boganda, Martyrs, Marie Jeanne Caron et Technique. Saint-Cyr Adoum-Fatiguet, Directeur exécutif de l’ONG Jeunes Volontaires pour l’Environnement en Centrafrique a indiqué que cette compétition est organisée pour sensibiliser les élèves sur les questions environnementales  « nous sommes en train de faire une sensibilisation sur le changement climatique. Nous savons que les élèves sont les yeux de la société. Une fois dans leurs milieux respectifs, ils vont véhiculer le message sur le changement climatique », a précisé ce dernier.

Des jeux concours ont opposé les élèves de ces différents établissements. Les questions portaient essentiellement sur le changement climatique.

Symphorien Dimbelet, élève en Terminale B au lycée des Martyrs à Bangui, dit apprécier cette méthode de sensibilisation, « je suis satisfait par cette manière de nous sensibiliser. Avec cette méthode, nous comprenons mieux la question du changement climatique et cela nous pousse à nous impliquer dans la lutte », a t-il expliqué.

Bénédicte Koyawili, élève au lycée Marie Jeanne Caron appelle les autres à s’investir pour garantir l’environnement car, selon elle « la vie de notre pays, notre vie en dépend ».

L’ONG Jeunes Volontaires pour l’Environnement en Centrafrique projette de faire cette sensibilisation dans d’autres établissements scolaires de Bangui.

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LE PREFET DE LA LOBAYE APPELLE AU DESARMEMENT DES GROUPES ARMES

Le préfet de la Lobaye Pierre Ngouti a appelé les nouvelles autorités Centrafricaines et la Minusca à procéder au désarmement rapide et robuste des groupes armés non conventionnels.C’est dans une interview accordée au reporter du RJDH dans la localité.

Selon l’autorité, la restauration de la sécurité, la paix et la cohésion sociale entre les communautés sont conditionnés par le désarmement effectif des groupes armés, « ils détiennent illégalement des armes et ne respectent pas les autorités. Le désarmement est un moyen sûr et rassurant pour le retour de la paix durable dans la localité », a réclamé Pierre Ngouti.

Pour lui, aucune opération du désarmement n’avait eu lieu à Boda. Les armes sont entreposés de part et d’autres et « il ne relève pas de ma compétence de régler ce problème parce que ça va rentrer dans le cadre du programme du Désarmement Démobilisation Réinsertion et Rapatriement  (DDRR). L’aile dur des rebelles sont des étrangers d’où l’obligation de rapatrier tous les ennemis de la paix en Centrafrique », a-t-il poursuivi.

Pierre Ngouti reconnait les efforts fournis par le gouvernement Centrafricain et les partenaires pour la restauration de l’autorité de l’Etat et le déploiement des fonctionnaires à l’intérieur du pays et félicite toutes les ONGs qui œuvrent dans la région pour leur travail visant le développement du pays.

Il appelle la population de ne plus céder à la manipulation et à ne pas trahir son pays. La préfecture de la Lobaye a aussi fortement touchée par les violences dans le pays.

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60 PERSONNES FORMEES A BOUAR SUR LE RESEAU D’ALERTE COMMUNAUTAIRE

60 personnes de la région de Nana-Mambéré ont été formées par la Minusca depuis le mardi dernier sur le réseau d’alerte communautaire. L’objectif de ce réseau vise à collaborer avec la Minusca dans le cadre de la protection de la population.

Jean Lambert Ngouandji, Officier des affaires civiles de la Minusca de Bouar,  a précisé que l’objectif est d’outiller les participants à collaborer avec la Minusca pour la protection de la population civile, surtout dans des régions où sévissent des hommes en armes.

Selon la Minusca, après la formation, les participants auront comme tâches d’enquêter et de signaler toutes les situations de nature à créer des troubles ou des tensions communautaires et des attaques perpétrées par des groupes armés dans la localité .

Robert Ngangue coordonnateur des affaires civiles du secteur ouest de la Minusca a expliqué que ces expériences ont porté fruits au Congo d’où il vient. Il a aussi souligné que la présence d’un leader du réseau communautaire a permis de réduire des cas d’hostilités dans la commune de Niem-Yelewa la semaine dernière.

Un leader communautaire et participant à cette formation, Abbo Dinguibi se dit fier de ces connaissances acquises qui permettront de bien mener la mission en ce qui concerne la résolution de la crise dans le pays.

Cette formation a  pris fin le vendredi 6 mai 2016.

 

RJDH

 

 

 

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