Skip to content

CM n°2219 du jeudi 12 mai 2016

mai 12, 2016

ATTAQUES A MAIN ARMEE, TORTURES, MENACES D’EXECUTION DES OTAGES, … QUELLE RACE DE GROUPES ARMES AVONS-NOUS EN RCA ?

Ô Centrafrique, berceau de l’humanité, pays du feu président-fondateur, Barthélémy Boganda, qu’as-tu fait pour subir des actes barbares de toute nature des groupes armés ? Depuis plus d’une trentaine d’armées, tes fils et filles ne peuvent vivre en paix. Ils errent d’un lieu à un autre à la recherche d’un abri sûr. Les sites des déplacés et des refugiés sont devenus de nouvelles habitations des Centrafricains. En plus de cela, il ne se passe pas un jour sans que l’on parle des attaques à main armée, des tortures, des arrestations arbitraires, des viols et abus sexuels sur les mineures et les femmes, des menaces d’exécution des otages. Tout cela par les groupes armés qui ont élu domicile dans toutes les régions du pays. Quelle race de groupes armés ou de vipères avons-nous en Centrafrique ?
Les Centrafricains avaient pensé qu’après les élections et l’instauration de nouvelles autorités élues démocratiquement, tous ces actes barbares allaient s’estomper. C’est tout le contraire que nous vivons aujourd’hui. Sur l’axe Bouar-Garoua-Mboulaï, les bandes armées ont refait surface avec des attaques armées. Les populations desdites localités ne peuvent circuler librement sur la terre de leurs aïeux. Les commerçants, les conducteurs des taxis-motos et tant d’autres sont dépouillés de leurs biens. Et cette situation perdure à n’en point finir. Est-ce normal ?
A Kabo, c’est le calvaire des habitants. Depuis que les combattants de l’ex-Séléka ont conquis cette région et y règnent en maître absolu, nos concitoyens broient du noir et grincent des dents à longueur de journée. Les miliciens du soi-disant général Nourredine Adam, ce rebelle tchadien, sèment la panique, la terreur, la désolation au sein des populations civiles sans défense. Pour rien au monde, nos compatriotes sont constamment torturés par ces hommes en treillis qui n’ont ni âme, ni conscience. Les êtres humains, créés à l’image de Dieu, ne sont plus sacrés à leurs yeux. C’est le cas d’un homme d’une trentaine d’années qui a été torturé par ces hors-la-loi dans la nuit du 08 mai 2016 aux environs d’une heure du matin et dont ses biens ont été tout emportés. Toujours dans la ville de Kabo, deux (2) personnes ont été kidnappées par ces malfrats, il y a de cela deux (2) semaines. Pour quelle raison, personne ne le sait.
S’agissant de la ville de Baboua, c’est un autre son de cloche. Les ravisseurs du sous-préfet, du maire et d’un pasteur de l’église apostolique qui ont été kidnappés, il y a de cela dix (10) mois, menacent de les exécuter si les nouvelles autorités de la République ne répondent pas à leurs exigences. Qu’est ce qu’ils veulent ? Qu’ont-ils demandé ? Que reprochent-ils aux deux (2) autorités de la ville de Baboua et au pasteur ? Sur ce, aucune information n’est filtrée à ce jour. Nous demandons à ces combattants de revenir à de bon sentiments, d’épargner la vie de ces hommes et de les libérer. Ce sont des pères des familles. Ils n’ont rien à voir dans cette crise. Ils n’ont fait que leur travail. Pourquoi ces hommes armés non identifiés menacent de les exécuter ? Dieu n’a jamais permis à un individu de verser le sang de son proche.
Concernant la ville de Ndélé où est née la coalition Séléka et où a commencé la conquête des régions jusqu’à la prise du pouvoir le 24 mars 2013, on signale aujourd’hui la présence des hommes armés. Que cherchent-ils ? D’où viennent-ils ? Qui sont-ils ? Difficile de le savoir. Est-elle la nouvelle armée de la République de Dar-El-Kouti qui se met encore en place ? Une nouvelle rébellion se prépare-t-elle encore ?
Les Centrafricains sont fatigués des rebellions, des coups d’Etat à répétition. Ils n’aspirent qu’à la paix, à la sécurité, au vivre ensemble et à la cohésion sociale. Le temps de la guerre, de la division, de la haine, de la rancœur est terminé. Et ces groupes armés doivent comprendre cela. Le Désarmement, la Démobilisation, la Réinsertion et le Rapatriement (DDRR) est la seule voie du salut des groupes armés. Ce programme est conçu pour eux. Qu’ils s’abstiennent de tout recours aux armes. Au cas contraire, la mise en garde de l’ambassadeur de France à Bangui, Charles Malinas, doit s’appliquer dans toute sa rigueur. Trop, c’est trop. Nous ne sommes pas nés pour souffrir continuellement sous les bottes des groupes armés, pendant que les autres avancent, leurs pays se développement.
Les nouvelles autorités doivent prendre ces menaces au sérieux. La présence des groupes armés et les attaques des villages, par-ci, les tortures et menaces d’exécuter le sous-préfet, le maire de Baboua, ainsi que le pasteur de l’église apostolique de cette région ne sont pas de bons signes. Et il faut trouver des voies et moyens pour arrêter cette hémorragie. Il serait judicieux que nos compatriotes qui ont pris les armes, les déposent pour qu’ensemble nous reconstruisions notre cher et beau pays, la RCA. Sinon …, qui vivra, verra !

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

L’INGENIERIE INSTITUTIONNELLE : UN PRINCIPE CARDINAL QUI FAIT CRUELLEMENT DEFAUT DANS LA RESOLUTION DE LA CRISE CENTRAFRICAINE.
Le dimanche 09 mai 2016, l’honorable Augustin Agou a puisé ses ressources dans l’ingénierie institutionnelle pour éteindre la flamme au Camp Beal, au sein des Combattants Séléka. Sans armée, il a franchi le mur de feu, avec pour signe distinctif, son ruban et sa médaille de député de la nation. Il a rencontré ses frères. Son attitude a joué un grand rôle dans la résolution de cette crise. Ensuite, avec le chef de l’Etat, Faustin-Archange Touadéra, ils sont descendus ensemble au Camp Beal, à la rencontre des Séléka. Un Chef d’Etat démocratiquement élu ne recule devant rien pour unir son peuple. Les Séléka ont été très touchés par cette promptitude du président de la République. C’est de l’ingénierie institutionnelle.
La Plate-forme des Confessions Religieuses use l’ingénierie institutionnelle. Monseigneur Nzapalainga maitrise ce concept d’ingénierie institutionnelle. Ce qui lui a facilité les négociations dans les cas de prise d’otages ; il entre et il sort dans tous les Camps des groupes armés : Séléka, Anti-balaka, au Km5. La culture de l’ingénierie institutionnelle fait cruellement défaut au sein des institutions étatiques. Certains ministres, dans l’état actuel de notre pays où la sécurité est volatile, n’ont pas leur place au gouvernement. Jouer au grand justicier, au Shérif, au va-t-en guerre, être fougueux, impulsif, hargneux épidermique, le bras d’acier, c’est mettre le feu aux poudres que personne ne saurait contenir. La paix est comme un œuf, il faut savoir la préserver. Séléké, Anti-balaka sont des fils du pays qui, pour une raison ou pour une autre, ont pris des armes pour exprimer leur désapprobation. Ils ont fait ce qu’ils ont et le pays s’oriente désormais vers la résolution de cette équation, pour asseoir une paix définitive. Il faut donc marcher sur les œufs pour consolider la paix.
Centrafric Matin est heureux que Plate-forme des Confessions Religieuses ait mis au premier plan l’ingénierie institutionnelle en faveur des institutions étatiques. Il y a des ministres intégristes, qui ne mesurent pas la portée de leur décision. L’ingénierie institutionnelle fait appel à des ressources profondes dans la douceur, la sagesse, l’intelligence et surtout l’attitude, vis-à-vis de tous les hommes en armes. Le dialogue doit être persuasif et ferme pour faire comprendre l’importance de la paix, de la réconciliation nationale, de la cohésion sociale et du vivre ensemble sans lesquelles, toute action de développement est impossible pour combattre la misère, la pauvreté et le sous-équipement du pays.
En Allemagne, il y a encore des fanatiques du Nazisme, les néo-nazis. Mais l’ingénierie institutionnelle permet de contenir ces courants de pensées nostalgiques des horreurs de l’humanité du passé. Le Ruanda, le Burundi font appel aux ressources de l’ingénierie institutionnelle pour ne pas tomber dans un nouveau piège du génocide. Malgré la crise politique qui secoue les différents pays, ils veillent sur ces paramètres extrêmement sensibles qui pourraient, si l’on n’y prend pas garde, replonger le pays dans le pire. Séléka, Anti-balaka, malgré les plaies dans nos cœurs, doivent être perçu en fils du pays, en patriotes, en frères. Jamais un seul instant penser à l’usage de la force. Il faut mettre les groupes armés en confiance pour les amener à déposer les armes sans arrière pensée. Selon certains chefs Séléka, « lorsqu’ils passent dans la rue, ils sont stigmatisés et ils craignent pour leur sécurité, pour leur vie… »
Le Ministre en Charge de la Réconciliation Nationale a un gros chapitre de sensibilisation auprès de toute la population. Sous le feu président Ange-Félix Patassé, il y a eu des affrontements très meurtriers entre les mutins (une partie de l’Armée Nationale), et les loyalistes (le reste de l’armée fidèle aux institutions de la République). Aujourd’hui, cette armée s’est réunifiée grâce au génie en ce temps de Jean-Jacques Démafouth, alors ministre de la Défense Nationale. L’ingénierie institutionnelle est cet effort de chacun sur lui-même pour transcender les clivages, pardonner l’impardonnable, tendre une main sincèrement fraternelle à celui qui vous a poignardé dans le dos.
Michel Djotodia Am Non Droko et son ennemi juré, le général François Bozizé Yangouvonda ont trinqué ensemble le verre de la « fusion » à Nairobi au Kenya. Pourquoi la tension doit-elle persister dans la mesure où Séléka et Anti-balaka sont ensemble et ont signé ensemble l’Accord de Nairobi ? Lequel a été purement et simplement rejeté par Catherine Samba-Panza à l’époque. Si Séléka et Anti-balaka étaient sincères avec le peuple centrafricain, ils devraient déposer les armes avant le processus DDRR. Dès lors que Séléka et Anti-Balaka composent ensemble, il n’y a plus d’ennemis, plus d’obstacles au retour de la paix. Cette crise n’a opposé que Séléka et Anti-Balaka, sans un troisième larron. C’est pourquoi l’ingénierie institutionnelle est très importante dans l’approche avec les groupes armés, afin de leur faire entendre raison. Beaucoup de grands projets se mettent peu à peu en place et les groupes armés à majorité jeunes (filles et garçons) doivent en profiter pour se construire une vie de famille heureuse.
Julien BELA

11 MAI 2015, LE FORUM NATIONAL DE BANGUI S’ACHEVAIT. QU’EST-CE QUI A REELLEMENT CHANGE APRES ?

11 mai 2015-11 mai 2016, il y a exactement un an, jour pour jour que le Forum National de Bangui (FNB) s’est achevé dans l’hémicycle de l’Assemblée Nationale à Bangui. Débuté le 04 mai 2015 où toutes les couches sociales des seize (16) préfectures du pays ont été représentées, le rideau était finalement tombé sur le FNB le 11 mai 2015. Et le Centrafricain Lambda s’interroge aujourd’hui de la manière suivante : « un, (1) an après le FNB, qu’est-ce qui a réellement changé dans le vécu des Centrafricains » ?
Difficile de répondre à cette question qui aurait du être posée au président du Comité de Suivi du Forum National de Bangui (CSFNB), l’ex-ministre de la Défense Nationale, le magistrat Joseph Bindoumi. Mais, la rédaction de Centrafric Matin a rencontré dans les rues de Bangui quelques compatriotes qui ont bien voulu s’exprimer sur le premier anniversaire du FNB. En voici les témoignages recueillis à chaud : « Pour moi je pense que le FNB n’a rien apporté de nouveau dans le vécu des Centrafricains, pour la simple raison qu’aucune des mille et une (1001) recommandations élaborées par les participants à ce forum n’a été tenue ou respectée. Les Centrafricains restent et demeurent entiers sur leur soif », a indiqué Paul-Emile, habitant le quartier Guitangola.
Pour Mademoiselle Mauricette du quartier Nzangogna, « les groupes armés n’ont pas respecté le pacte qu’ils ont signé à la veille de la clôture du forum. Ils ont continué à massacrer, à tuer les populations civiles, à incendier des maisons et villages entiers. Les populations centrafricaines s’entassent dans les sites de fortune. Le désarmement des combattants des groupes armés qui était l’une des recommandations fortes du FNB n’a pas été fait jusqu’à ce jour ». Au dernier ressort, elle s’est interrogée de la sorte, « à quoi a servi le FNB » ?
Quant à André, un fonctionnaire à la retraite et demeurant au quartier Pétévo, il n’est pas passé par quatre (4) chemins pour dire que le FNB a accouché d’une souris. « D’ailleurs à la fin du FNB, des armes ont retenti. Ce signe n’était pas de bon augure. C’est dire que le FNB a accouché d’une souris », a-t-il martelé.
Jeannette, qui habite la ville de Batangafo et qui est venue aux funérailles de son frère à Bangui, a clairement fait savoir, nous citons, « le Forum National de Bangui a été organisé pour que les habitants de Bangui, la capitale, vivent en paix. A Batangafo, nous souffrons. Les effets positifs du FNB ne se sentent pas chez nous. C’est Dieu qui nous protège et non quelqu’un d’autre ».
A la lumière des témoignages que nous avons recueillis ça et là, il ne fait aucun doute que le FNB n’a rien du tout apporté aux Centrafricains, car les combattants des groupes armés n’ont pas baissé les bras jusqu’au jour d’aujourd’hui. Aucune action concrète n’avait pas été entreprise par le gouvernement de transition pour contrecarrer les actes barbares des groupes armés ou de les mettre hors d’état de nuire. Tout semble aujourd’hui que les recommandations du FNB, écrites noir sur blanc, sont hermétiquement scellées dans un placard, comme ce fut pour les autres fora organisés précédemment.
Tout porte à croire que la RCA bat le record des dialogues, des fora. Mais c’est le suivi ou la mise en pratique des recommandations qui pose toujours problème et qui engendre d’autres crises. Les participants au FNB, venus des quatre (4) coins du pays, ont pris part activement à ce forum. Si aujourd’hui, ils disent qu’ils ne s’y reconnaissent pas, donc il y a quelque chose qui ne va pas. Pour cela, le gouvernement de Sarandji, sous la très haute impulsion du chef de l’Etat, Faustin-Archange Touadéra, doit trouver des voies et moyens pour pallier à ces manquements. Car les Centrafricains ont tout dit lors du FNB. Il suffit que les nouveaux dirigeants prennent en compte ces recommandations pour bâtir un Centrafrique prospère de demain. Si les régimes qui se sont succédés à la tête de l’Etat centrafricain ont tous échoué et disparu, c’est qu’ils n’ont tenu compte des suggestions ou des recommandations faites par les fils et filles du pays. L’exemple le plus récent est le coup d’état perpétré par la coalition Séléka contre le régime de Bozizé. Car, ces derniers l’ont toujours accusé de ne pas tenir ses engagements et de ne pas appliquer les recommandations issues de différents fora. Où est-il aujourd’hui ? En exil, en Ouganda.
Catherine Samba-Panza a organisé le FNB. Elle n’est plus à la tête de l’Etat centrafricain. Les nouvelles autorités doivent travailler avec ces recommandations car c’est la continuité de l’Etat. Elles ne peuvent en aucun cas dire que le forum ne regarde que Samba-Panza. Elle a tracé le jalon et c’est aux nouveaux dirigeants de s’atteler à ces recommandations pour sortir la RCA du fond du gouffre.
A bon entendeur, salut !

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

LA MALTRAITANCE DES ENFANTS CONTINUE EN RCA

Décidément, la maltraitance des enfants est devenue monnaie courante en République Centrafricaine. L’enfant qui, normalement devrait être protégé, court aujourd’hui un grand danger. Pour un rien, on le torture, le soumet à un traitement inhumain, bestial. C’est à se demander si l’enfant n’a plus droit à la protection, à la survie, à l’éducation et au développement. Car, nous vivons une culture de la violence qui n’épargne guère les enfants qui devraient nous assurer l’avenir. Dans nos villes de provinces, pour des raisons inavouées, la violence à l’endroit des enfants gagne du terrain.
A Boguila, sous-préfecture de l’Ouham, un homme qui avait déjà proposé sa fille à un âgé sans son contentement, entraine cette dernière dans sa chambre personnelle, procède à un interrogatoire musclé et commence à la rouer de coups. Personne ne pouvait avoir accès à cette fameuse chambre qui était hermétiquement fermée. La mère, impuissante, assistait à cette flagellation. Avec un bâton, il cassa les deux (2) bras de sa fille, lui fracassa la tête, laissant suinter le cerveau et bien d’autres sévices corporels qui occasionnèrent la mort de la pauvre petite fille.
Au quartier, certains enfants vivent les moments les plus difficiles de leur vie. Le comportement irresponsable de certains parents, rend la vie insupportable à leurs progénitures qui trouvent mieux de descendre dans la rue pour chercher ce qui manque à leur bonheur et leur quiétude. Partant du phénomène « enfants de la rue », alors que la rue n’a jamais fait d’enfant. Ce sont les hommes qui ont fait des enfants qu’ils ont eux mêmes déversés, par leurs comportements dans la rue. Et pourtant, les Saintes-Ecritures stipulent, « Parents, ne méprisez pas vos enfants ». Du quartier en quartiers dans la ville de Bangui, nous enregistrons tous les jours, les cris et gémissements des enfants qui subissent toutes sortes de violences physiques ou morales. Il y en a qui s’en sortent avec fractures des membres, d’autres des blessures dans les dos, des visages balafrés, l’éducation tronquée, l’avenir compromis. Signalons également que ces bourreaux évoquent comme raison les manques de respect des enfants envers eux. Il s’avère également que les parents doivent se rappeler de la convention relative aux droits des enfants en créant un environnement harmonieux et favorable pour l’avenir de leurs enfants.
Prudence YAMETE

TOUS LES PARTIS POLITIQUES N’AYANT PAS FRANCHI LE CAP DE 05% DE SUFFRAGE VALABLEMENT EXPRIME DOIVENT DISPARAITRE DE LA VIE NATIONAE

Avec le retour à l’ordre constitutionnel, marqué par l’organisation de la présidentielle et des législatives de 2015 et 2016, il ne fait aucun doute que les donnes politiques ont changé en RCA. Car ces élections couplées libres, transparentes et crédibles n’avaient consacré que la victoire sans précédent et sans faille à la tête de nouvelles institutions démocratiques de la République (Exécutif et Assemblée Nationale) des personnalités politiques indépendantes. Aussi, les résultats de ces élections reflètent bel et bien le choix fait par le peuple centrafricain du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest. Une manière de dire que les Centrafricains en ont marre de la gouvernance du pays par des leaders des partis politiques pendant des décennies. D’ailleurs, ces leaders des partis politiques, une fois accédés à la Magistrature Suprême de l’Etat, se ressemblent tous dans leur manière de gérer les affaires publiques de la cité. D’où les « mêmes faits produisent les mêmes effets », avec des crises militaro-politiques récurrentes. Et le reste se passe de commentaires car chaque centrafricain en sait quelque chose.
Motif pour lequel nous disons que pour cette fois-ci, il serait judicieux d’appliquer strictement le texte de loi organique sur l’organisation et le fonctionnement des lois, qui en réalité n’ont aucun effet, c’est-à-dire ne s’appliquent pas concrètement dans le vécu du peuple. Il est de la responsabilité du ministère de la Sécurité Publique, de l’Intérieur et de l’Administration du Territoire, de faire appliquer dans son esprit et dans sa lettre, cette loi organique sur les partis politiques en RCA.

Le Petit YEKOA

CENTRAFRIQUE : LE NOUVEAU PARLEMENT ENTRE EN FONCTION APRES DES ELECTIONS REUSSIES AVEC LE SOUTIEN DE L’ONU

Le plus haut responsable des Nations Unies en République centrafricaine a rencontré la semaine dernière la nouvelle Assemblée nationale, qui a pris ses fonctions après une série d’élections qui se sont déroulées avec succès grâce au soutien des Casques bleus onusiens déployés dans le pays.
Selon Parfait Onanga-Anyanga, le représentant spécial du secrétaire général des Nations Unies et chef de la Mission intégrée multidimensionnelle de stabilisation des Nations Unies dans le pays, la contribution de la MINUSCA a été cruciale pour le succès de ce processus électoral.
« Nous avons travaillé main dans la main avec les autorités de transition, les autres partenaires internationaux clés du G8-RCA et toute la famille des Nations Unies dans le pays », a dit M. Onanga-Anyanga. Le G8-RCA est un groupe qui comprend des représentants de l’ONU, de l’Union africaine, de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale, de l’Union européenne, de la France, de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL), des États-Unis, et de la Banque mondiale.
« Le plus important a été la mobilisation massive de la population centrafricaine », a-t-il ajouté.
L’Assemblée nationale nouvellement élue a ouvert sa première session extraordinaire dans la capitale Bangui, le 3 mai, avec 128 des 140 membres du parlement. Les douze parlementaires restants seront élus lors d’élections partielles prévues le 15 mai.
La séance d’ouverture a eu lieu un mois après l’investiture du président Faustin Archange Touadéra, le premier dirigeant élu dans le pays depuis mars 2013, lorsqu’un coup d’Etat des rebelles Séléka a renversé le gouvernement de l’ancien président François Bozizé. Le coup d’Etat a déclenché des combats qui ont tué des milliers de personnes et forcé un cinquième de la population du pays à fuir, provoquant des divisions au sein des communautés sur des critères ethniques et religieux.
La situation en République centrafricaine aujourd’hui est très différente de celle de 2013, mais il reste beaucoup à faire. Les Casques bleus de la MINUSCA ont joué un rôle clé en aidant la République centrafricaine à retrouver une plus grande stabilité politique, en aidant à planifier les élections mais aussi à transporter les bulletins de vote et à sécuriser les bureaux de vote.

Xinhua

TOUADERA A NDJAMENA POUR RECHAUFFER LES RELATIONS ENTRE LES DEUX PAYS

Faustin-Archange Touadéra s’est rendu à Ndjamena mardi 10 mai pour une visite de travail. Il s’est entretenu avec le président tchadien Idriss Déby Itno. Les deux hommes s’étaient déjà rencontrés fin février, peu après l’élection du président centrafricain. Les deux pays tiennent à réchauffer leurs relations après un rafraîchissement sous la transition.
Entre Bangui et Ndjamena, les relations étaient notoirement difficiles du temps de la transition de Catherine Samba-Panza. « Mieux vaut une mauvaise élection qu’une transition chancelante », avait préconisé Idriss Déby Itno il y a un peu plus de six mois.
Pour le président Touadéra, le voisin tchadien est donc un partenaire à choyer et à de nombreux titres. Près de 100 000 réfugiés centrafricains vivent toujours au Tchad et nombreux sont ceux qui attendent de pouvoir rentrer.
Autre motif : les cheptels bovins en provenance du Tchad viennent chaque année paître sur les terres centrafricaines, provoquant régulièrement des incidents avec les populations locales.
Surtout, nombre de combattants des groupes armés issus de l’ex-Seleka sont Tchadiens. « On oublie souvent le 2e « R » du processus DDRR. Le R de rapatriement », commente un ministre centrafricain. « Les combattants non centrafricains devront regagner leur pays. On n’a donc pas le choix. Il faut discuter avec ce pays », explique-t-il.
Dernière raison de choyer le Tchad : Idriss Déby est le président en exercice de l’Union africaine et pour le financement de son programme de désarmement, comme pour le reste, Bangui a besoin de voix qui portent sur la scène internationale pour plaider sa cause.

RFI

DEPECHE RJDH-RADIOS COMMUNAUTAIRES

CENTRAFRIQUE: LES DONNEES DU VIH CHEZ LES ENFANTS INQUIETENT MSF

MSF se dit inquiet par rapport à la prévalence du VIH au niveau des enfants en Afrique. L’ONG a appelé les dirigeants de l’Afrique de l’Ouest et du centre à intensifier la lutte contre cette maladie. Elle l’a exprimé dans un document publié le 09 mai dernier.
Le document de MSF commence par avancer le faible accès des enfants aux ARV « les taux terriblement bas de couverture en traitements antirétroviraux (ARV) pédiatriques en Afrique de l’Ouest et du Centre sont avant tout représentatifs du manque d’action existant dans la lutte contre le VIH/sida dans la région ». L’organisation appelle à la mise en place d’un plan de rattrapage qui puisse aider à augmenter l’accès aux ARV dans les pays où l’accès aux traitements reste faible.
Prenant le cas centrafricain, MSF précise que seulement entre 11 et 16% de femmes enceintes sont testées au VIH, ce qui signifie pour cette ONG que« de nombreuses femmes, dans l’ignorance de leur statut, demeurent à risque de transmettre le virus à leur enfant » peut-on lire dans le document.
Le document rappelle que seule la moitié des 119 sites offrant les services de prévention de la transmission de la mère à l’enfant, est aujourd’hui fonctionnelle en République Centrafricaine.
Selon MSF, « 1700 enfants sont infectés chaque année. Près des deux-tiers ne sont donc pas diagnostiqués et ont peu de chances de survivre », bien que l’UNICEF prenne en charge 500 tests par année.
MSF regrette le prix des tests de dépistage précoce qui, selon l’ONG n’est pas à la portée de tout le monde « un test de dépistage précoce coûte 57 dollars. Dans un pays où près de 62% de la population vit avec moins de 1,25 dollars par jour, ce prix est pour la majorité inabordable » signifie le document. MFS a fait cette publication au moment où se tient une réunion de haut niveau à Abidjan sur la question du traitement du VIH pour les enfants.
130.000 enfants vivent avec le VIH en Centrafrique, selon des données publiées par l’Unicef, le mois dernier. La transmission du VIH de la Mère à l’Enfant est de 12% selon les dernières enquêtes Mixte de 2010./
**********
UN PECHEUR DEVORE PAR UN CROCODILE DANS LE LAC MBARI PRES DE BOALI

Un pêcheur d’une vingtaine a été déchiqueté puis emporté par un crocodile le 09 mai au village Boyali localité située à 120 km de Bangui. La victime était en train de pêcher sur le lac Mbali.
Selon des témoins, la pirogue de la victime a été emportée par le courant du fleuve. André Ngasséna, président des pêcheurs de Boyali 2 a indiqué qu’il était dans l’eau lorsque le crocodile l’a attaqué « la victime pêchait sans sa pirogue qui a été prise par un courant. C’est vers treize heures que le crocodile a surgi pour le dévorer alors que ses amis étaient à la recherche de la pirogue » a t-il témoigné.
Pour le moment, le corps de la victime n’est pas encore retrouvé « le crocodile a été aperçu par les pêcheurs qui étaient à la recherche du corps de la victime. Je dois dire que le corps n’est pas encore trouvé en ce moment mais nous continuons de chercher », précise le président.
Entre 2001 et 2016, vingt sept personnes sont dévorées par des crocodiles sur le lac Mbari à Boyali.

*************

DES CENTRAFRICAINS APPELLENT LE NOUVEAU MAIRE DE BANGUI A CHANGER L’IMAGE DE LA VILLE

Améliorer l’image de la ville de Bangui, c’est la principale attente de des banguissois interrogés par le RJDH après la nomination de Emile Raymond Gros Nakombo comme président de la délégation spéciale de la ville de Bangui. Ceux-ci appellent le nouveau locataire de la municipalité à collaborer avec les maires des huit(8) arrondissements pour atteindre cet objectif.
Pour Silvère Anatole Ketté-Kondéli, étudiant à l’université de Bangui, rendre la ville de Bangui propre est la nécessité de l’heure. Il pense que le nouveau président de la délégation spéciale doit se baser sur les maires des arrondissements pour réussir ce pari « toute la capitale est sale. Je pense que le plus urgent, c’est de rendre la ville agréable. Le nouveau maire doit collaborer avec les maires d’arrondissements pour réussir ce grand défi »souhaite t-il.
Pamela et Sandrine habitantes du quartier Sica2 à Bangui pensent que l’image de la capitale est déplorable et que le nouveau maire doit faire vite pour la rendre attractive. « Nous avons honte devant les étrangers qui sont ici. Bangui ne ressemble pas à une capitale, il faut faire vite » a expliqué Pamela.
Théophane Biko, habitant du quartier Combattant, croisé au carrefour des Martyrs souhaite que les actions du nouveau maire soient visibles sur le terrain « nous voulons un maire dynamique, efficace et pragmatique comme faisait Jean Barkes Ngombé-Ketté », souhaite ce dernier.
Pour Joséphine Yanga directrice du jardin d’enfant de Lakouanga, le nouveau maire doit commencer par réorganiser les activités au bord des grands axes, « il y a un sérieux problème d’organisation au bord des rues et de grands axes de Bangui. Les commerçants sont partout rendant impossible la circulation à certains endroits. Je pense que le nouveau maire doit commencer par là » a-t-elle suggéré.
Ces réactions sont recueillies cinq jours après la nomination de Emile Gros Raymond Nakombo comme président de la délégation spéciale de la ville de Bangui en remplacement de Mme Hyacinthe Wodobodé très critiquée pour son inaction à la tête de la mairie de Bangui.

************

UN SOS POUR LA PRISE EN CHARGE DES ENFANTS MALNUTRIS DE CANTONNIER

La cheffe de centre de santé de Cantonnier, Rachel Namdanga demande l’aide des partenaires pour la prise en charge des enfants malnutris que la structure accueille depuis trois mois. Elle a lancé ce SOS dans une entrevue avec le correspondant du RJDH dans la région.
Rachel Namdanga a confié que le nombre des enfants malnutris enregistrés par sa structure ne cesse d’augmenter depuis trois mois « il y a de plus en plus des enfants atteints par cette maladie dans la ville et les villages environnants. Ils sont déjà nombreux à être enregistrés ici » a-t-elle indiqué avant de présenter la situation de ces enfants « il y a certains dont la peau s’est dégradée et qui ont des cheveux roux, le ventre et les joues enflés. D’autres sont maigres avec des cotes visibles » précise t-elle.
Selon La cheffe de centre de santé de Cantonnier Rachel Namdanga estime que nombreux sont des enfants déplacés internes qui souffrent de la malnutrition au sein de son centre.
Tout en rappelant l’appui de l’Unicef, la cheffe du centre de Cantonnier appelle d’autres partenaires à l’appuyer pour soutenir ces enfants « nous avons eu l’aide de l’Unicef mais qui n’a pas permis de faire une prise en charge correcte. C’est pourquoi, nous sollicitons d’autres partenaires tant nationaux qu’internationaux de voler à notre secours pour nous permettre de sauver la vie de ces enfants », lance Rachel Namdanga.
Selon l’UNICEF le taux de malnutrition en Centrafrique, dépasse le seuil d’urgence. Plus de 700.000 enfants de moins de cinq ans sont à la limite de la survie, d’après cette agence de l’ONU.
*** RJDH ***

-*BREVES -*- BREVES -*- BREVES -*- BREVES -*- BREVES* BREVES -*-

Le Mandat de la mission onusienne en Centrafrique en voie de révision

Une équipe de haut fonctionnaires du siège des Nations Unies entame ce mardi 10 mai, à Bangui, l’examen stratégique des interventions de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation en République Centrafricaine (MINUSCA), dans le cadre de la révision prochaine du mandat de la Mission après le 31 juillet 2016. Dirigée par le Sous-Secrétaire général aux opérations de maintien de la paix, El Ghassim Wane, l’équipe doit apprécier la capacité de la MINUSCA à répondre aux attentes de ses bénéficiaires, dans ses composantes civile, militaire et de police. Au cours de son séjour, la mission aura des sessions de travail avec les responsables de la MINUSCA ainsi que des entretiens avec les autorités centrafricaines, les membres de…
APA
***********
Centrafrique: premiers pas appréciés du président Touadéra, « candidat du peuple »

Déclaration de patrimoine, visite au quartier musulman de Bangui sans garde rapprochée, opération « Toumba Zendé » (chasser l’insalubrité): les premiers actes du nouveau président Faustin Archange Touadéra plaisent aux Centrafricains, habitués à des années de corruption et de violences. « De mémoire de Centrafricain, aucun président avant lui n’avait déclaré ses biens. C’est un signe très important de respect de la Constitution centrafricaine. Il veut faire respecter la loi fondamentale, ce qui le distingue nettement de ses prédécesseurs », remarque Isidore Tchoudangwa, juriste. Remise ces derniers jours à la Cour constitutionnelle pour vérification, cette déclaration de biens du « candidat du peuple »…
AFP

UNITED NATIONS NATIONS UNIES

United Nations Multidimensionnal Integrated Stabilization Mission in the Central African Republic
Mission Multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation en République Centrafricain
MINUSCA

Request for Expression of Interest for Conducting a Public Opinion Poll/Survey on the Perceptions, Attitudes and Expectations of the Central African Republic’s Population towards
0468920
Date of this Request for Expression of Interest: Thursday, 05 May 2016

Closing Date for receipt of Expression of Interest: Wednesday, 25 May 2016

Description of Requirement :

The United Nations Multidimensional Integrated Stabilization Mission in the Central African Republic (MINUSCA) hereby solicits Expression of Interest (EOI) from qualified companies to conduct a public opinion poll/survey on the perceptions, attitudes and expectations of the Central African Republic’s population towards MINUSCA

Conditions:

1 . Interested companies are invited to submit their EOI by hand delivery or e-mail at addressed provided above. The EOI must include, as a minimum, the following documentation/information :
 Company’s United Nations Global Market (UNGM) Registration Number. (Mandatory – see below)
 Company’s profile
 Company’s contact détails (address, téléphone and fax unmbers, e-mail, etc.)
 List of referenced clients (minimum of three) with contact addresses.

2. In order to be eligible to participate in any soliciation, vendors interested in fulfilling the requirement described above as a minimum requirement, they must be registered with UNGM and may wish to visit http://www.ungm.org for full registration and/or information.

Important Notice :

This EOI does not constitute a solicitation. MINUSCA reserves the right to change or cancel the requirements at any time during the EOI and/or solicitation process. Thus, submitting a response to this EOI does not automatically guarantee that your company will be considered for receipt of the solicitation documents when issued.

The EOI, clearly marked « Expression of Interest – Public Opinion Poll/Survey on the Perceptions. Attitudes and Expectations of the Central African Republic’s Population towards MINUSCA », must be received by MINUSCA no later than COB Wednesday, 25 May 2016, via email address ivanisevic@un.org with copy to sleimana@un.org, or to the following address :

Procurement Office
MINUSCA, Logistics Base
Avenue Boganda, PK4
Bangui 3338
Central African Republic

For more information please visit https://minusca. unmissions.org/achats and
https://mmusca.unmrssions.org/en/bids

Publicités
No comments yet

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :