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Les femmes et la liberalisation du commerce

mai 13, 2016

Si la libéralisation du commerce avait débuté dans les années 1990 et dans certains cas, a accru la compétitivité des commerçants africains en général, lorsqu’il s’agit des femmes, indique le Réseau Inter-Institutions de l’ONU pour les Femmes et l’égalité des sexes, elle a produit l’effet inverse. Le réseau explique que les femmes ont beaucoup pâti de ces politiques du fait de préjugés sexistes en matière d’éducation et de formation, d’une répartition inéquitable des revenus et des ressources financières, ainsi que d’un accès inégal au crédit, au titre foncier et à la technologie. Et d’ajouter qu’en Afrique, « les femmes reçoivent 07%  des services de vulgarisation agricole et moins de 10% des crédits offerts aux petits agriculteurs ». Mais certains experts rencontrés exhortent les opposants à la libéralisation du commerce et à la considérer sous un autre angle : ces politiques encourages la suppression des tarifs douaniers et réduisent ainsi le prix des marchandises. Les opposants ripostent en affirmant que : « si les femmes n’ont pas accès aux crédits, aux connaissances techniques ou aux marchés internationaux, elles ne pèsent pas lourd face à la concurrence internationale, même si les marchés sont ouverts ». Afin d’améliorer le sort des femmes, le gouvernement doit adopter des politiques qui éliminent les contraintes auxquelles les femmes sont confrontées dans leurs activités commerciales, recommandent les experts.

Le réseau inter institution de l’ONU pour les femmes et l’égalité des sexes proposent trois (03) politiques à cet effet :

– les gouvernements doivent fournir aux travailleuses les compétences nécessaires et un accès à l’information d’abord ;

– ensuite, ils doivent faire voter des lois relatives aux normes et conditions de travail visant à éradiquer l’exploitation des travailleuses ;

– et enfin, ils doivent formuler des politiques sociales et de l’emploi qui soutiennent le partage équitable des responsabilités domestiques.

Il existe indéniablement des écarts importants entre les sexes dans de nombreux secteurs. La CNUCED recommande d’utiliser le commerce comme un « catalyseur » du développement futur. Des politiques justes pourraient inciter les femmes commerçantes à contribuer encore davantage au développement de notre pays.

Les politiques commerciales de la région ou de notre pays ne sont toutefois pas nécessairement favorables aux femmes. Les hommes ayant un meilleurs accès aux ressources financières. Au contraire, les femmes sont confrontées à des contraintes qui sapent les efforts d’Afrique visant à réaliser pleinement son potentiel commercial. Il s’agit notamment des barrières non tarifaires qui affectent les échanges, indique une étude de 2013 de la Banque Mondiale, intitulée « les femmes et le commerce en Afrique ». A cela s’ajoute la méconnaissance du droit que leur confèrent les traités et protocoles commerciaux, exacerbent les problèmes auxquels les femmes sont confrontées, dans leurs transactions commerciales. Il arrive que les femmes soient contraintes de verser des pots de vin ou harcelées par des douaniers et des agents d’immigration. Certains experts pensent cependant que des politiques innovantes doivent encourager le commerce informel des femmes. Ces dernières pourraient bénéficier des politiques qui abordent les problèmes liés à l’accès aux crédits, aux volets de sécurité sociale, aux transports, aux échanges de diverses marchandises, aux soins de santé et l’assainissement.

Prudence YAMETE  

 

 

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