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LES PARTIS POLITIQUES EN RCA, VERITABLES COQUILLES VIDES : LES LEADERS RECOLTENT ECHECS SUR ECHECS.

mai 13, 2016

Les partis politiques en RCA vont-ils continuer à pousser comme des champignons dans la forêt de la Lobaye ? Nous osons croire que leur fin a sonné. Lors du Forum National de Bangui (FNB), les participants avaient dit aux partis politiques présents au Forum que leur époque est révolue. Les propos tenus par ses fils et filles du pays se sont concrétisés. Sur une vingtaine de leaders politiques qui se sont présentés à l’élection présidentielle, aucun d’eux n’a brigué la magistrature suprême de l’Etat. Seul le candidat de l’URCA, Anicet-Georges Dologuélé a fait une percée fulgurante. Mais malheureusement pour lui, il a été stoppé net par les électeurs qui ont décidé unanimement de mettre un terme, à son élan au second tour de la présidentielle du 14 février 2016. Il sera finalement battu par le candidat indépendant, Faustin-Archange Touadéra. En outre, beaucoup d’entre eux ont mordu la poussière au premier tour des législatives du 30 décembre 2015 qui sera finalement annulé dans son ensemble par la Cour Constitutionnelle de Transition (CCT). Certains ont pu être repêchés par les électeurs à cause des moyens financiers considérables qu’ils ont mis dans le 1èr tour des élections législatives du 14 février 2016. Comme les Centrafricains sont très naïfs, ils leur ont tendu la perche. Certains s’y sont accrochés. Aujourd’hui, ils sont à l’Assemblée Nationale. Nous n’avons pas besoin de les citer nommément car ils sont connus de tous.

Comme « le malheur ne vient jamais seul », les leaders des partis politiques qui se disent très populaires, très connus sur la scène politique nationale et internationale, sont encore une fois de plus passés à côté de la présidence de l’Assemblée Nationale. C’est finalement un autre candidat indépendant à la présidentielle, en l’occurrence, Abdou Karim Meckassoua qui sera élu par ses pairs au perchoir du Parlement centrafricain, au grand dam des leaders politiques, soi-disant populaires. Ce n’est pas tout, ce n’est que le commencement. Leurs sièges respectifs seront dans les jours à venir envahis par les hautes herbes où les chasseurs viendront chercher leur gibier. Car, « il n’y a pas deux (2) sans trois (3) », dit-on. Les échecs sur échecs prouvent à suffisance que les Centrafricains n’ont plus besoin des partis politiques qui sont des coquilles vides. Les leaders n’ont aucune vision politique de développement. Ils ne se bousculent que pour le palais de la Renaissance, pour leurs intérêts personnels, partisans, égoïstes, car ils n’ont pas de projets de société dignes de ce nom. Une fois à la Présidence, leur pauvre projet est oublié, ils n’y songent même pas, pendant que le peuple qui les a élus ne peut pas trouver de quoi à mettre sous la dent. C’est la misère absolue, la pauvreté sans fin, les arrestations arbitraires, les « tu me connais », les détournements des deniers publics, la corruption, la haute mafia qui s’installent au fil du temps. La constitution est bafouée, foulée aux pieds par ces soi-disant leaders politiques.

Dans une telle situation catastrophique qui ne dit pas son nom, peut-on  encore faire confiance à ce genre de gouvernants ? Si les Centrafricains d’aujourd’hui ont exprimé leur ras-le bol face aux leaders politiques, nous osons croire qu’il en sera autant pour ceux qui continuent à créer des partis politiques pour leur ventre. Ceux-là doivent comprendre que les Centrafricains sont mûrs et ne sont plus dupes. Ils savent discerner le vrai du faux. Nous avons tous constaté que l’élection présidentielle du 30 décembre 2015 et celle du 14 février 2016 sont et demeurent des votes-sanctions à l’encontre de nos leaders politiques. Pour espérer un jour être à la présidence de la République, ces leaders doivent faire leur examen de conscience, se repentir devant le peuple, l’écouter, être plus proche de lui. Et ceci doit commencer dès maintenant après les élections sur élections, organisées par l’Autorité Nationale des Elections (ANE). Car, la course à la présidentielle se prépare pendant des mois, voire des années. On ne peut se réveiller un matin pour dire que « je veux me présenter à l’élection présidentielle ». C’est un travail de longue haleine. Si aujourd’hui, François Hollande que nous accueillerons sur le sol centrafricain, est président de la République Française, il s’est préparé d’avance pour être ce qu’il est.

Que les leaders des partis politiques ne regardent pas d’abord leurs intérêts personnels, mais  avant tout l’intérêt national. S’ils ne changent pas leur façons de faire, d’agir, ils récolteront des échecs sur échecs aux élections et les indépendants prendront toujours les rênes du pouvoir.

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

 

 

 

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