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« INTERDICTION FORMELLE DE RECRUTER DES ETRANGERS DANS LES FORCES DE DEFENSE ET DE SECURITE » DIXIT LE FNB.

mai 17, 2016

Les Forces Armées Centrafricaines (FACA) ont besoin d’être reformées, refondées car la crise qui a frappé de plein fouet la RCA, a ébranlé l’armée centrafricaine, au point de ternir son image sur le plan national et international. Certains éléments des FACA avaient regagné le Séléka. D’autres étaient avec les Anti-balaka. Et quelques rares sont restés fidèles. L’armée centrafricaine était en quelque sorte divisée en trois (3) parties comme nous venons d’en citer ci-haut. Beaucoup ont perdu leur vie dans cette guerre qui ne dit pas son nom. Quelques éléments se trouvent, aujourd’hui à l’étranger et n’ont pas répondu à l’appel pour intégrer les autres.

Aujourd’hui, la paix revient doucement mais sûrement sur toute l’étendue du territoire national, en dépit de quelques actes barbares, commis ça et là par les va-t-en-guerre, les ennemis de la République et du peuple centrafricain. Donc c’est pour dire que la situation se normalise. Avec l’instauration de nouvelles autorités issues des urnes et la formation du gouvernement par le Premier Ministre, Mathieu-Simplice Sarandji, nous osons espérer que le recrutement de nouveaux éléments devant intégrer les FACA s’avance certainement à grands pas. Et c’est le rôle que doit jouer le nouveau ministre de la Défense Nationale, Joseph Yakété

C’est pour cette raison que nous sommes revenus sur la recommandation du Forum National de Bangui qui stipule, « interdire le recrutement des étrangers dans les Forces de Défense et de Sécurité (FDS) ». Cette recommandation élaborée par les participants, au FNB est capitale pour notre future armée de demain. Car nous sommes sans ignorer que c’est le recrutement anarchique des étrangers dans nos FDS qui est l’une des causes de la crise qui sévit en RCA.

Pour votre gouverne, quand le général François Bozizé Yangouvonda, renversait le président démocratiquement élu, feu Ange-Félix Patassé, et prenait le pouvoir le 15 mars 2003, il était soutenu dans sa marche vers Bangui par les mercenaires tchadiens. Une fois que Bozizé était devenu l’homme fort de Bangui, ces mercenaires sont restés à ses côtés et assuraient sa garde rapprochée. Beaucoup ont été incorporés dans nos FDS. Ceux qui n’ont pas pu et qui sont conduits par Bozizé dans leur zone respective, se sont constitués en rebelles dans le Nord de la RCA.

Mais comme on dit le plus souvent, « pour  gouverner, il faut diviser », Bozizé a commencé petit à petit à écarter ces mercenaires qui l’ont aidé à prendre le pouvoir. Voyant le danger qu’ils couraient et comme ils étaient bien équipés, bien entretenus, certains se sont enfuis avec les matériels lourds de l’armée centrafricaine et des munitions. Les quelques rescapés, encore dans nos FDS, se  communiquaient avec leurs compagnons d’armes qui se préparaient à renverser Bozizé. C’est ainsi que chaque détachement des FACA en direction de nos provinces fut tombé régulièrement dans leurs embuscades. Des armes, des munitions, des véhicules étaient récupérés par ces derniers, pour la simple raison que leurs acolytes étaient à la commande, ou à l’état-major de l’armée centrafricaine. Ils participaient activement, à la décision prise, par la haute hiérarchie de l’armée. Et de ce fait, ils informaient régulièrement les autres qui sont sur le terrain.

Dans cette situation anarchique et confuse qui régnait au sein de l’armée centrafricaine où les étrangers étaient incorporés et prenaient des décisions engageant la survie de l’Eta centrafricain, comment voulez-vous que la Séléka, composée majoritairement au début par les libérateurs étrangers, tombés en disgrâce, ne puissent prendre le pouvoir le 24 mars 2013 ? Si des régions centrafricaines ont été conquises les unes après les autres en un laps de temps, cela était du à la présence de ces étrangers dans nos FDS.

C’est au vu et au su de tout ce qui nous est arrivé lors de cette crise que cette  recommandation a été élaborée. Et le gouvernement de Sarandji a l’obligation de travailler avec celle-ci pour que les mêmes causes ne produisent les mêmes effets. Aujourd’hui, les centrafricains savent qui est qui, qui est venu de tel ou tel pays, qui est centrafricain et qui ne l’est pas. Il ne doit donc figurer aucun étranger lors de l’enrôlement dans les FDS. Tous les étrangers qui ont été incorporés dans les FDS doivent être rapatriés dans leur pays d’origine au même titre que les combattants étrangers des groupes armés. Aucune place n’est faite aux étrangers dans les FACA. L’armée centrafricaine n’est pas une armoire où des cafards doivent s’y entasser. L’armée, la gendarmerie, la police, la douane, les eaux et forêts, … aux Centrafricains, rien qu’aux Centrafricains. Aucun étranger n’a le droit d’y s’infiltrer. Et ceci doit être compris de tous, en particulier de nos gouvernants qui se sont lancés dans cette pratique depuis plusieurs décennies.

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA  

 

 

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