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VISITE ECLAIRE DE FRANCOIS HOLLANDE A BANGUI AXEE SUR L’ANNONCE DE LA FIN DE L’OPERATION SANGARIS ET LE SOUTIEN AUX AUTORITES

mai 17, 2016

Il était 15 heures 45 minutes quand le cortège de deux (2) présidents, Faustin-Archange Touadéra de Centrafrique et François Hollande de la France avait fait son entrée dans l’enceinte du Palais de la Renaissance. Après l’honneur militaire, ils ont pénétré dans la salle où ils ont eu un tête-à-tête. Rien n’a filtré de leur entrevue puisqu’aucun journaliste centrafricain mandaté n’y a pris part. Ensuite, s’en est suivi un entretien élargi dans la salle du Conseil des ministres entre les autorités centrafricains et leur hôte.

Ce n’est qu’après cet entretien élargi que les deux présidents ont été conduits dans le salon des ambassadeurs où s’est tenu le point de presse. Prenant la parole, le nouveau président élu de Centrafrique, Faustin-Archange Touadéra a souhaité la bienvenue et a remercié son homologue français du fond de son cœur, d’avoir pris sur son temps et son agenda bien chargé pour venir à Bangui. Ensuite, il a rendu un hommage à la France en ces termes : « monsieur le président de la République, votre visite de travail à Bangui, traduit la qualité des relations exceptionnelles d’amitié qui lie nos deux (2) peuples. Je voudrai rendre un vibrant hommage à la France pour son accompagnement et son soutien à l’organisation des dernières élections générales de décembre et février 2016… , à l’engament pour la sécurité, la paix, la liberté, la démocratie, l’Etat de droit et le développement durable. La République Centrafricaine et la France peuvent être fières de la qualité de leur relation de coopération qui est en constante progression plaçant ainsi votre pays au premier plan des partenaires au développement de mon pays. En cette solennelle occasion, je me félicite de l’excellence de cette coopération multidimensionnelle et multiforme qui unit nos deux peuples,  nos deux pays, ainsi que nos économies ».

Touadéra n’a pas manqué de louer des aides multiformes allouées par la France sur le plan de la coopération et de développement. « En effet, depuis 2014, la France a débloqué plus de 70.000.000 £ pour aider à la stabilisation du pays. Auxquelles s’ajoutent des dépense d’ordre militaire et sécuritaire évaluées à plus de 400.000.000 £ pour la même période. Ces importances ressources ont été investies dans les domaines prioritaires, environ 6.000.000£ ; les élections, plus de 3.000.000 £ ; autres chantiers de la transition plus de 16.000.000£ en 2015-2016 … Je voudrais saisir cette solennelle occasion pour vous exprimer la profonde gratitude du peuple centrafricain et de son gouvernement pour cette contribution de la France en faveur de la RCA », a-t-il martelé.

Abordant l’épineuse question de paix, de sécurité et du DDRR, Touadéra de dire, « monsieur le Président, j’en viens aux défis du moment que sont la paix, la sécurité, la réconciliation nationale, l’assainissement des finances publiques, la relance de l’économie … J’ai déjà évoqué avec vous  l’épineuse question du DDRR qui est la clé de voûte de notre relèvement. Le DDRR est la condition sine qua non du retour à la paix et l’engagement du pays vers la voie du développement. Je l’ai compris et je travaille sans relâche ».

Les questions économiques ont été évoquées par le président centrafricain. « A la question de sécurité et de paix, il faut ajouter les questions économiques. La RCA a besoin de réhabiliter les bases de son économie pour créer des conditions favorables pour son développement … Je salue le projet de relance économique et surtout la mobilité de la France à la table-ronde de Bruxelles prévue pour le mois de novembre prochain qui nous permettrait d’obtenir l’aide indispensable et le soutien au développement économique de la RCA », a-t-il indiqué.

Quant au président français, François Hollande, il a tout d’abord salué la brillante élection de Touadéra à la tête de la République Centrafricaine, « une élection qui peut servir de référence pour l’Afrique, avec la transparence indispensable et le pluralisme sans lequel il n’y a pas de démocratie. Ce processus qui est célébré en Centrafrique dans une circonstance exceptionnelle aurait pu se reproduire ailleurs. C’est la raison pour laquelle, j’insiste pour saluer votre brillante élection à la tête du pays ».

François Hollande s’est félicité des progrès significatifs enregistrés ça et là sur le plan sécuritaire. Et dans la foulée, il a annoncé la fin du mandat de l’Opération Sangaris prévue en principe pour la fin 2016. « Alors aujourd’hui, l’Opération Sangaris se termine …Il n’y a plus de raison de maintenir une telle force dès lors que la paix revienne. Et la responsabilité qui est la mienne, c’est de prendre la décision avec le ministre de la Défense Nationale, Jean Ives le Drian venu neuf (9) fois ici en Centrafrique. Nous devons aussi assurer la vigilance sur notre propre territoire parce que la France est toujours sous la menace terroriste », a souligné Hollande.

Pour dissiper toute inquiétude des uns et des autres sur le départ prochain de la Sangaris et pour joindre l’utile à l’agréable, Hollande a annoncé des séries de mesures de la manière suivante : «  mais sachez bien, monsieur le président, le premier ministre, les autorités centrafricaines, la France est et sera toujours là. Elle est là encore avec les militaires qui seront dans le cadre de la Minusca. Elle est là et sera là dans le cadre de l’opération européenne, à travers la formation qui sera assurée. Nous veillerons à ce que nos soldats toujours en Centrafrique, soient au côté des vôtres pour rétablir avec la Minusca, la sécurité qui est indispensable pour le territoire centrafricain. Car la Centrafrique, si elle a fait un effort considérable ces derniers mois, doit retrouver le contrôle de la totalité de son territoire… nous devons reformer autant que nécessaire des éléments  des Forces Armées Centrafricaines, pour que très rapidement, elles puissent se déployer sur toute l’étendue du territoire national et désarmer les groupes qui empêchent le bon fonctionnement de l’Etat. Nous devons faire en sorte qu’il y ait soutien au développement. La France veut prendre la tête d’un groupe de bailleurs pour la Centrafrique afin que vous puissiez  disposer des ressources indispensables, des investissements nécessaires, parce qu’il n’y aura de sécurité sans développement. Il n’y aura pas de développement sans la sécurité… ».

Concernant les allégations des abus sexuels commis par les soldats français de l’Opération Sangaris,  Hollande a noté, « nous voulons que la justice puisse établir la vérité sur ces nombreux abus sexuels de l’armée française. Et s’il y a des responsabilités, il n’y aura pas d’impunité ».

Après les deux allocutions prononcées par les chefs d’Etat centrafricain et français, le président Faustin-Archange Touadéra a élevé le président français, François Hollande à la Dignité de Grand-croix dans l’Ordre National de la Reconnaissance, avant qu’ils ne prennent le chemin du Km5. Pour votre gouverne, c’est la troisième fois en 30 mois que le président Hollande est venu en Centrafrique.

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA 

 

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