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LES PRESIDENTIABLES MALHEUREUX WILIBIRO SAKO, GOUANDJIKA, MOUSSA-KEMBE, KOBA ET KONZI-MONGO, REPECHES PAR TOUADERA

mai 23, 2016

Par un décret n° 16.247, portant nomination des personnalités à la Présidence de la République, le président de la République, Chef de l’Etat, Faustin-Archange Touadéra a repêché quelques candidats malheureux à la présidentielle du 30 décembre 2015. Il s’agit notamment de Jean Wilibiro Sako, nommé Conseiller Spécial, Coordonnateur au DDR, à la RSS et la Réconciliation Nationale ; Fidèle Gouandjoka passe Ministre Conseiller Spécial Chargé des Relations avec les Organisations Nationales ; Jean-Baptiste Koba occupe désormais le poste de Ministre Conseiller en Charge des Investissements ; Stanislas Moussa-Kembé devient Ministre Conseiller Diplomatique ; quant à l’unique femme qui avait battu la campagne présidentielle parmi les vingt-neuf (29) hommes, Régina Konzi-Mongo occupe le poste du Ministre Conseiller en matière de Réconciliation Nationale.

Pour votre gouverne, ces personnalités citées ci-haut et tant d’autres qui ne font pas partie du lot ont soutenu l’actuel président de la République au second tour de la présidentielle du 14 février 2016 qui l’avait opposé au n°1 de l’URCA, Anicet-Georges Dologuélé.  Et certaines voix se lèvent aujourd’hui pour dénoncer la nomination de ces fils du pays à la présidence de la République. Nous leur disons que c’est leur droit le plus absolu. Chacun est libre de s’exprimer sur tel ou tel sujet, sur telle ou telle nomination car nous sommes en démocratie et la liberté d’expression doit primer. Faut-il que cela se passe comme il se doit. Mais s’agissant de cette nomination des présidentiables malheureux, un adage centrafricain dit, « si quelqu’un te lave le dos, au retour tu dois lui aussi laver son dos ». Donc il était nécessaire que le président de la République fasse un geste en direction de ceux-ci, même symbolique. C’est ce qu’il vient de faire. Et de surcroit, ces personnalités sont des Centrafricains. Comment voulez-vous qu’ils ne soient pas nommés à ces postes ? Si ce n’était pas Wilibiro-Sako, Gouandjika, Moussa-Kembé, Koba et Konzi-Mongo, d’autres fils ou filles du pays allaient être nommés à ces postes par le Chef de l’Etat.

En principe, ce qui devait préoccuper les Centrafricains aujourd’hui, c’est le travail, le rôle que doivent jouer ces personnalités auprès du président de la République. Ce sont des ministres conseillers qui ont une lourde charge, celle de conseiller, de donner  des directives au chef de l’Etat. Ils doivent travailler nuit et jour pour aider   Faustin-Archange Touadéra dans la prise de décision engageant la vie de la nation. A lui seul, il ne peut pas tout faire. Il a besoin des bras valides, des hommes intègres, capables de relever les divers défis auxquels sont confrontés les fils du pays. Nous ne pouvons les juger dès maintenant car ils viennent d’être nommés fraîchement. «  On reconnait un maçon au pied du mur », dit-on. C’est à l’œuvre qu’ils seront jugés. Ceux qui ne méritent pas, et ne cherchent que leurs intérêts personnels, égoïstes au détriment de l’intérêt national, seront purement et simplement virés, remerciés. Ils n’ont pas été consacrés comme les prêtres, les pasteurs pour toujours. Mais ils ont été nommés et leur décret peut être rapporté ou abrogé dès lors qu’ils ne répondent pas aux attentes du peuple centrafricain. Alors pourquoi verser des larmes de crocodile ? Pourquoi s’agiter de la sorte ? S’ils se comportent comme des ministres conseillers d’antan qui n’ont qu’une phrase à prononcer, « tout va bien, monsieur, le Président », alors que tout va mal, ils n’ont plus leur place à la présidence. Pourquoi nous voulons toujours être les détracteurs des autres ? Les postes que certains fonctionnaires et agents de l’Etat occupent aujourd’hui, s’ils font bien leur travail, le pays avancera, se développera, et sera au même diapason des autres états du monde.

La RCA est vaste. Il y a beaucoup d’opportunités qui s’ouvrent maintenant aux Centrafricains. Il suffit d’entreprendre et ils seront mieux que ceux qui sont nommés à de hautes fonctions de l’Etat. Un éleveur, un agriculteur, un commerçant est capable de devenir un milliardaire et de vivre bien plus qu’un ministre conseiller à la présidence. C’est parce que nous n’avons pas des idées de création d’entreprises, raison pour laquelle nous regardons toujours vers la nomination.

Beaucoup de centrafricains sont passés par là. Aujourd’hui, ils n’occupent pas ces postes de ministres conseillers à la présidence. Mais, ils vivent comme tout centrafricain lambda. En les voyant dans les rues de Bangui, ils sont comme des vulgaires individus

Laissons ces personnalités faire leur travail. Au dernier moment, ils seront jugés par les actes qu’ils ont posés. Si Touadéra les a choisis à ces postes, il sait pourquoi il les a nommés. « Parlons peu et travaillons beaucoup » comme l’a souligné le feu Président-fondateur, Barthelemy Boganda, pour reconstruire notre pays qui est tombé plus bas que terre.

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

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