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L’IMPUISSANCE DU GOUVERNEMENT CENTRAFRICAIN FACE A L’IMPERIALISME D’ECOBANK, BISIC ET LES AUTRES ETABLISSEMENTS BANCAIRES DE LA PLACE

mai 23, 2016

Décidément la RCA est le seul Etat de la planète, dans ce 21ème siècle, avec des dirigeants exceptionnels et un mode de gouvernance exceptionnel où l’amateurisme, l’incompétence, la corruption, le népotisme, la concussion, le tribalisme, l’affairisme, les détournements de deniers publics, la violence armée, la complaisance, l’injustice, l’amnistie etc. sont érigés en mode de gouvernance.

C’est la seule nation dans ce 3ème millénaire où les banques imposent leur suprématie au gouvernement et dont le fonctionnement va crescendo ; et où encore le gouvernement ne peut pas œuvrer pour améliorer les conditions de vie de sa population, encore moins de ses fonctionnaires et agents de l’Etat. Comment comprendre qu’avec le système de la bancarisation où on espérait entrer dans une nouvelle ère de gestion de la chose publique, avec la traçabilité et la bonne gestion des deniers de l’Etat, l’allègement des difficultés de trésorerie, des tracasseries administratives, la rapidité dans le traitement et payement des salaires, pensions, bourses et autres, on assiste à une mascarade de système et de déconvenue au grand dam des fonctionnaires et agents de l’Etat ? Comment  aussi comprendre que les banques de la place, notamment Ecobank et autres font de mauvaises prestations par l’asservissement des fonctionnaires et agents de l’Etat à travers des mécanismes, mesures, principes et autres décriés par tous, alors que le gouvernement reste perplexe et impuissant ? Comment en outre comprendre que le Premier ministre qui exige des fonctionnaires et agents de l’Etat la ponctualité, l’assiduité et la productivité sachant bien que cette exigence est liée intrinsèquement aux moyens financiers et matériels, garde un silence complice de la situation qui se passe au niveau de l’Ecobank et les autres ? Les médias de la place ont beau décrié, sonné l’alerte de ce que vivent les fonctionnaires et agents de l’Etat à l’Ecobank et autres, sans la réaction ou l’aménagement des directions générales de ces banques.

Face à la précarité, à la vulnérabilité des fonctionnaires et agents de l’Etat, et surtout de mauvaises pratiques qui se font dans ces banques, le Premier ministre a intérêt à faire une visite surprise pour prendre la mesure de la gravité de la situation. Ecobank est la seule banque qui a un nombre assez important de fonctionnaires et agents de l’Etat domiciliés chez elle, suivi des autres et dispose de plusieurs agences. C’est vrai qu’à une période récente, ces agences ne peuvent fonctionner du fait de l’insécurité. Mais avec le retour à l’ordre constitutionnel, et surtout le déplacement du Premier ministre au Km5 sans escorte musclée et qui symbolise le retour de la paix et de la sécurité, pourquoi Ecobank ne rouvrirait-elle pas ses agences de Bangui ? Pire encore, Ecobank dispose de plusieurs guichets au niveau de la maison mère mais le paradoxe est que pendant le paiement de salaire, il n’y a que quatre (4) ou six (6) guichets qui sont ouverts. Diantre, pourquoi cette pratique ? Pendant le jour de la paye, les fonctionnaires et agents de l’Etat, face à leur précarité, se battent comme des gladiateurs pour être servis en premier pour des raisons que nul n’ignore : la  faim, les cas de maladies, les créances, les loyers, les décès … Et ceci sans une organisation pour améliorer de la qualité de réception ?

Chaque fois qu’il y a la paye, c’est un spectacle époustouflant et déshonorant  qui se passe au niveau de ces banques, lesquels spectacles qui se soldent de fois avec des cas de blessures ou fractures.

Il n’y a pas de guichet pour les personnes vulnérables, notamment les femmes enceintes, celles qui allaitent, les personnes du 3ème âge, les malades … Elles sont confondues aux  usagers et sont mal traitées. Les hypertendus, les asthéniques, s’effondrent dans la masse à cause du problème de lenteur d’opération bancaire. De plus, il n’y a pas de latrine, ni de l’eau courante pour les usagers. Le personnel est peu courtois et peu poli si bien que les relations et les contacts frisent toujours des altercations. De fois, ils sont incapables de répondre aux préoccupations des usagers concernant les multiples prélèvements sur leurs comptes. Pour ceux ou celles qui ont contracté des crédits au niveau des banques, n’en parlons pas. Depuis toujours, il y a un problème récurrent de connexion qui finira par devenir éternel, car on ne peut y remédier.

Bref, pour décrire la liste des manquements de ces institutions bancaires, il faut un livre de tome 1 et 2. Mais ce que le Centrafricain lambda ne comprend pas, c’est qu’ailleurs, ce sont les clients qui font les banques et celles-ci sont censées accompagner les gouvernements dans leurs politiques sociales et du développement. Mais en Centrafrique, les banques foulent aux pieds la politique du gouvernement et pire encore, imposent leur bon vouloir et le gouvernement reste impuissant et complice. Dans quel pays au monde, cette manière ou politique se fait ? Le secteur privé travaille toujours sous le contrôle du pouvoir public, mais pourquoi la passivité de nos dirigeants ? Est-ce parce que bon nombre sont des actionnaires dans ces banques et ne se contentent que de leurs quotes-parts, qu’ils ignorent les souffrances des fonctionnaires et agents de l’Etat ? Mais attention, les mentalités évoluent. La qualité des services publics, la prestation et la réception laissent à désirer.

 

Amedé NGUETE

 

 

 

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