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SUR QUEL PIED DANSE LE PROGRAMME DDRR EN RCA ?       

mai 23, 2016

Il y a de cela, plus de trois (3) semaines que le programme Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement (DDRR), fut lancé. Certains groupes politico-militaires, qui veulent réellement la paix y ont adhéré sans condition. Bien avant le lancement de ce programme, le chef de l’Etat, Faustin- Archange Touadéra, avait reçu à tour de rôle au Palais de la Renaissance les leaders des groupes armés pour qu’ensemble, un point d’entente soit établi. Nous espérons que l’initiative du chef de l’Etat, concernant le programme DDRR, va permettre à tous les politico-militaires de déposer définitivement les armes, et réintégrer la vie sociale. Malheureusement, tel ne semble pas être le cas de la situation que nous vivons en ce moment.

En l’espace d’une semaine seulement, la situation sécuritaire devient de plus en plus sombre. Les véritables ennemis de la paix veulent coûte que coûte remettre le pays à feu et à sang. Tel est le cas de la ville de Bouca où des peulhs armés, assimilés aux éléments des ex-Séléka, ont attaqué des civiles, faisant des victimes, tout en incendiant des  dizaines de maisons. C’était le même son de cloche à Paoua et à Kaga-Bandoro, en allant vers la ville des Mbrés. Que veulent réellement les politico-militaires, fauteurs de trouble en RCA ? Ont-ils vraiment le sens du patriotisme ? Nous ne le pensons pas. La dernière perche tendue à la RCA pour une sortie définitive de la crise demeure le désarmement. Mais à l’allure où vont actuellement les choses, nous sommes obligés de poser la question suivante : sur quel pied danse le programme DDRR en RCA ? Il revient aux groupes armés qui ne veulent plus de la paix d’éclairer la lanterne du peuple centrafricain à ce sujet.

Si le programme DDRR échoue, la RCA sera exposée à toutes sortes de terrorismes. Le groupe islamique Boko Haram est déjà à la porte de la RCA, notamment au Tchad et au Cameroun. La moindre erreur suffit pour qu’il fasse son entrée sur notre territoire. Or, si les groupes armés arrivent à déposer les armes, cela va permettre à tout le monde de contrôler même son plus proche voisin, pour connaître qui est qui et qui fait quoi quotidiennement. Nous demandons simplement à ces groupes armés récalcitrants de suivre comme les autres groupes armés cette logique qui est le DDRR, qui vient à peine d’être lancé. « Il y a un temps pour faire la guerre et un temps faire la paix », et « la paix n’a pas de prix », dit-on.

Les élections qui viennent à peine de terminer, avec l’installation à la tête du pays, de nouvelles autorités, démocratiquement élues sont les fruits d’une longue souffrance dont le peuple centrafricain était victime pendant plus de trois (3) ans. Le gouvernement mis en place par le premier ministre, Simplice Sarandji représente les seize (16) préfectures de la RCA.

Une chose est certaine. Que tous les groupes armés qui ne veulent plus faire la paix comprennent qu’on ne construit jamais un pays, ni faire la paix avec les armes. Le dialogue demeure l’unique moyen de résoudre les différends. La RCA restera toujours une et indivisible. Il n’y’aura jamais un Etat dans un Etat où chacun peut décider comme bon lui semble. L’Etat souverain, c’est ce que le peuple centrafricain à lui-même choisit dans les urnes. Il est hors de question que les va-t-en-guerre continuent de rendre la vie pénible à la population qui a tant souffert pendant trois (3) années.                   Bénistant MBALLA

 

 

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