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CM N°2225 du mardi 24 mai 2016

mai 25, 2016

BAMINGUI-BANGORAN DANS LA TOURMENTE : LES HABITANTS PRIS EN OTAGE PAR LE MPC ET LES NJANJAWIDE

 Qu’est-ce qui arrive réellement au pays du feu président- fondateur Barthélemy Boganda ? Jamais une crise n’a tant duré en République Centrafricaine. Déclenchée le 10 novembre 2012 dans la ville de Ndélé, Chef-lieu de la préfecture de la Bamingui-Bangoran, la coalition Séléka, cette nébuleuse rébellion s’est répandue comme une trainée de poudre, en un laps de temps, sur toute l’étendue du territoire national. Et le 24 mars 2013,  le pouvoir de Bangui, dirigé par le général François Bozizé-Yangouvonda fut tombé entre les mains de Michel Djotodia, chef charismatique de la Séléka. Plusieurs personnes y ont perdu leur vie.

Après la prise du pouvoir par la force, les Centrafricains ont pensé que leur calvaire est terminé. Il n’en est pas le cas. De Bambari à Boda, en passant par Mbrés, Kaga-Bandoro, Bouca, Bossangoa, Bambari, Paoua, Bangui, pour ne citer que ces villes, il ne passe pas un jour sans que l’on enregistre des pertes en vies humaines. Les centrafricains du Nord au Sud, d’Est en Ouest ont beau crié, se sont lamentés et ont lancé des cris de détresse sans pour autant être entendus par l’Exécutif de la transition sous l’impulsion de la cheffe d’état de transition, Catherine Samba-Panza. Les populations civiles étaient conduites à l’abattoir comme des bœufs et erraient d’un lieu à un autre à la recherche d’un abri sûr. Après le retour à l’ordre constitutionnel, avec l’élection démocratique, transparente, crédible de Faustin-Archange Touadéra à la Magistrature Suprême de l’Etat, la mise en place du gouvernement par le Premier ministre, chef du gouvernement, Mathieu-Simplice Sarandji  et l’instauration du bureau de la nouvelle Assemblée Nationale, le peuple  centrafricain a cru avoir acquis la paix et la sécurité qu’il recherchait. Mais leur espoir s’amenuise du jour au lendemain.

C’est le cas des habitants de la préfecture de la Bamingui-Bangoran, située au Nord de la RCA, qui sont pris en otage par les groupes armés. A en croire le député de la ville de Bamingui, Michel Mandaba, il semblerait que ce sont les hommes du soi-disant général Alkhatim du MPC  et les Njanjawide, venus du Soudan et du Tchad qui ont encerclé la Bamingui-Bangoran. Les autochtones ne peuvent circuler librement d’un village à un autre, d’une ville à une autre, puisque tous les sentiers sont occupés par ces hommes lourdement armés et qui n’ont ni  conscience, ni âme. Sortir pour aller aux champs, à la pêche, à la chasse, est une victoire de la volonté. Nos concitoyens vivent avec la peur au  ventre. Heureusement que les Casques Bleus de la MINUSCA réagissent quand ils sont informés, si nous nous tenons aux propos de ce député. Ce dernier a profité de l’occasion qui lui est offerte pour demander au gouvernement de Sarandji, sous le très haut patronage de Touadéra, de voler au secours de ces administrés sous la botte des hommes d’Alkhatime et des Njanjawide.

Mais il ne fait aucun doute que ce sont les rebelles d’Alkhatime qui ont encerclé la Bamingui-Bangoran. Ils ont probablement fait appel aux Njanjawide et aux peuhls venus du Soudan et du Tchad. Car, ces derniers temps, les rebelles, du MPC avaient envahi la ville de Ndélé. N’eut été l’intervention du sultan de ladite ville et le soulèvement des populations, ces hommes n’allaient pas quitter la ville. Comme la tension a monté d’un cran, ils ont du se replier dans la brousse pour se venger de ce déguerpissement forcé. Mais une chose est sûre, nous osons croire qu’il y a certainement des miliciens qui tiennent la  ville de Ndélé en ce moment. Ils peuvent bien défendre leur ville ou leur préfecture contre les envahisseurs en attendant que les forces régulières se déploient. Les hommes du MLCJ, basés à Birao, n’hésitent pas un seul instant à mettre hors d’état de nuire les ennemis du peuple et de la République. Cet exemple doit servir aux Centrafricains qui ont pris les armes aujourd’hui. Tous  les combattants étrangers qui sévissent parmi eux doivent être dénoncés afin qu’ils soient rapatriés dans leurs pays respectifs. Sinon, le peuple centrafricain n’aura pas de paix sur la terre de ses aïeux.

Les groupes armés, tels que le FPRC de Nourredine Adam, l’UPC d’Ali Daras et le MPC d’Alkhatim ont débordé le vase. Une solution adéquate, idoine, doit être trouvée pour ces malfrats, ces bandits de grand chemin qui écument le peuple centrafricain à longueur de journée. Nous pensons à la mise en garde lancée par l’ambassadeur de France à Bangui, Charles Malinas contre les combattants récalcitrants. Une autre chose est les élections. On nous disait que, « ce sont les élections de dernière chance ». Le peuple a réussi ces élections. Il est urgent et capital que la Communauté internationale nous donne cette dernière chance en aidant les nouvelles autorités issues de ces élections à bouter hors du territoire national ces groupes armés non conventionnels. Dans le cas contraire la Bamingui-Bangoran et tant d’autres préfectures ne verront pas le bout du tunnel

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA 

 

LA PRESSE PRIVEE VERSE DE PLUS EN PLUS DANS LA DELINQUANCE PRIMAIRE, LA BARBARIE, LA SAUVAGERIE : C’EST TROP

 

Certains directeurs de publication, ce mercredi 18 mai 2016, ont franchi la ligne rouge. Le journaliste n’est pas un barbare, un inculte, un sauvage. C’est un homme respecté et respectable, un vrai agent de développement. La Synergie est une initiative du PNUD, à travers monsieur Aurélien Agbénonci qui s’est impliqué personnellement dans ce projet, dans le sillage du processus électoral. Pour un petit couac dans la gestion, les Directeurs de Publication d’un certain nombre de  journaux ont scié la branche sur laquelle ils sont assis. Lors d’une rencontre fortuite, monsieur Aurélien Agbénonci s’est confié à Julien BELA : « Je regrette amèrement de m’être investi à fond pour la Synergie. Et ce n’était qu’un premier pas. D’autres projets allaient suivre. Malheureusement, j’ai été copieusement insulté, dénigré, vilipendé, trainé dans la boue. Durant mes différentes missions à travers le monde, je n’ai jamais vu de pareils journalistes. Je suis déçu, très déçu. La Synergie est terminée, nous allons récupérer les ordinateurs car j’ai pioché dans le stock du PNUD. Je me confie à vous parce que vous êtes parmi les rares journalistes sérieux, responsables, respectables ». Est-ce une presse de rébellion, de mercenariat, de piraterie, de la barbarie ?

Comme cela ne suffisait pas, c’est le tour de la Minusca de constater avec stupéfaction, le degré de toxicité de cette presse privée. C’est le boycott d’une rencontre qui n’a rien à voir, ni de près, ni de loin, avec la Synergie. Ce n’est pas par la force, la barbarie, la sauvagerie, l’incivisme que des journalistes doivent faire entendre leur voix. Le journaliste est un homme de débat, de discussion. Si Aurélien Agbénonci est parti, Parfait Onanga-Anyanga est là. Une audience aurait permis d’aplanir cette divergence, une démarche civilisée, digne des journalistes aux quatre (4) coins du monde. Quoi qu’on fasse, quoi qu’on dise, ces ordinateurs restent toujours la propriété du PNUD. Des journalistes rebelles, qui va les désarmer ? Ce n’est qu’une circonstance aggravante du sort de la presse privée en RCA. « La main qui donne est toujours au-dessus de celle qui reçoit ». Comme disait un homme politique centrafricain, « il faut jouer à l’âne pour avoir du foin ». Un vrai journaliste au sens professionnel du terme, ne peut atteindre un tel seuil. Ceux qui ne maitrisent pas le métier de journaliste, ne doivent pas continuer éternellement à le souiller, à le dévaloriser, à le ruiner et à le vider de sa substance. Où en sommes-nous avec l’éthique et la déontologie, voire la Charte du Journaliste ? La brutalité, la barbarie, l’incivisme et l’inculture sont incompatibles avec le métier de journaliste. C’est une profession vecteur de paix, de cohésion sociale et surtout de dialogue par excellence.

Aurélien Agbénonci est parti, mais le PNUD ne s’est volatilisé, il est là. Il ya toujours des gens pour recevoir et répondre aux préoccupations des uns et des autres. La Minusca est là. Il suffit d’exprimer le désir de rencontrer le Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations-Unies à la tête de la Minusca et le tour est joué. Mais un boycott irréfléchi, irresponsable, sauvage, une réaction purement primitive d’une activité qui n’a rien à voir avec le mobile de votre colère, c’est absurde. Toute la Minusca, tout le PNUD, n’avaient pas été impliqués dans la Synergie, et alors ? L’acte de boycott ne ressemble pas à des journalistes.

La presse privée a des problèmes plus importants que la Synergie : la carte nationale de presse, la subvention de l’Etat à la presse privée, les documents juridiques ayant trait à la liberté de la presse, la codification officielle des tarifs publicitaires, un décret rendant obligatoire le droit à l’information comme en Côte d’Ivoire de tous les citoyens. Désormais, le goulot d’étranglement de la liberté de la presse, c’est la presse privée elle-même. Est-ce de cette manière que nous allons convaincre les partenaires de nous aider ? Que les aventuriers arrêtent de ternir, de noircir, l’image de la presse privée. Nous avons des défis en perspectif, car le gouvernement sera devant les bailleurs de fonds en novembre 2016, avons-nous déjà réfléchi à un projet dans ce sens pour redorer le blason de la presse privée ? De grâce, n’éteignez pas la flamme de liberté de la presse vous-même, mettez y la manière de faire.

La presse privée centrafricaine a beaucoup à faire pour se hisser au même diapason que les autres dans les pays qui nous entourent. Au lieu d’émettre des ondes toxiques qui éloignent les partenaires, corrigeons d’abord notre comportement. Les ordinateurs du PNUD sont les ordinateurs du PNUD. C’est une facilitation faite à la Synergie pour aller plus vite. Mais, déclarer la guerre pour un bien qui ne vous appartient pas, c’est absurde, honteux et déshonorant pour des gens qui se disent journalistes. Tous les clignotants sont au rouge au sein de la presse privée, mais en plus, elle est indésirable pour la Communauté internationale. Nous critiquons les autorités du pays, la communauté internationale, mais la presse privée est pire que les mauvais troglodytes.

 

Julien BELA

 

 

L’EXPLOITATION INDUSTRIELLE DES RICHESSES DE LA RCA A BESOIN PLUS DES TECHNICIENS ET OUVRIERS QUALIFIES QUE DES AMIS DE CLASSE …

Avec le retour à l’ordre constitutionnel, et ce après plus de trois (3) décennies de crises militaro-politiques à répétition, la RCA a l’obligation de renaître de ses cendres, en passant au peigne fin tous ses secteurs actifs et productifs de la vie nationale. Et c’est une tâche délicate qui incombe exclusivement à l’Etat Centrafricain, car faisant partie intégrante de ses fonctions régaliennes traditionnelles. Mais pour parvenir à l’exploitation industrielle de nos richesses, il faut revoir tout le système éducatif, en mettant un accent particulier sur les formations techniques et professionnelles, socles du véritable développement industriel, socio-humain et économique durable de la RCA. D’où l’exploitation industrielle des richesses du pays (pétrole, cimenterie, or, diamant, bois …) a besoin plus des techniciens et ouvriers qualifiés que des parents, amis et connaissances. Plusieurs raisons militent en faveur de cette thèse, et nous renforcent davantage dans ce troisième millénaire où nous vivons.

N’oublions pas que la formation professionnelle et technique répond à une triple exigences suivantes :

 

  1. Une demande sociale : exemples, pour dix (10) enfants ayant commencé leur éducation primaire, cinq (5) ne terminent jamais le cycle (rapports UNICEF et UNESCO 2015) ; selon une enquête menée par Cluster Education en 2014, au moins cinq cent mille (500.000) élèves ont été déscolarisés du fait de la violence et des déplacements ; à cela, s’ajoutent des dizaines de milliers des ex-combattants issus de la Séléka et des Anti-Balaka.
  2. Une demande économique : le système éducatif actuel n’est pas suffisamment en adéquation avec les besoins de l’économie. Car d’un côté, les secteurs agricole et informel ont besoin de la main d’œuvre qualifiée pour augmenter leur productivité et contribuer à la réduction de la pauvreté. De l’autre, les entreprises ont besoin des techniciens et ouvriers qualifiés pour leurs activités.
  3. L’emploi comme voie de satisfaction des besoins fondamentaux de l’homme : il y a les besoins physiologiques tels que vivre , se nourrir … ; les besoins de sécurité, par exemple vivre en paix dans une société ; les besoins d’appartenance (chaque individu veut s’identifier à un groupe, un village, une nation … ) ; les besoins d’estime de soi, entre autres, le besoin d’être considéré comme une personne humaine par les autres … ; les besoins de réalisation de soi (chaque être humain a besoin de s’épanouir, de réaliser ses rêves …).

Donc le travail est considéré comme étant la source de revenu et de bien être. Quelqu’un qui ne travaille pas, ne peut pas avoir des ressources pour assurer son bien être. Le travail donne à l’individu une dignité et un statut social. La qualification professionnelle est la condition sine qua non pour trouver un travail décent. Sans cela, les Centrafricains vont toujours rester sous la domination et la coupe réglée des étrangers, en faisant des basses tâches et de sales besognes. C’est bien humiliant pour le pays.

 

Le Petit YEKOA

 

 

GROGNE DES ELEVES  DU LYCEE BARTHELEMY-BOGANDA

 

Dans la matinée du vendredi 20 Mai 2016 aux environs de 07 heures, le lycée Barthelemy Boganda, situé dans le 4ème arrondissement de la ville de Bangui, sur l’avenue de l’indépendance, était en ébullition. Dès notre arrivée sur les lieux, des barricades furent érigées par des élèves, empêchant toute circulation des véhicules et autres engins à deux (2) roues. Les manifestants, avec des bâtons en main chantaient l’hymne national de la RCA.

Pour certains élèves que nous avions interrogés : «  parmi les mille deux cent (1200) candidats à l’examen du Brevet de Collège (BC), les noms de six cents (600) candidats ne figuraient pas sur la liste. Du coup, ils n’ont pas pu passer les épreuves sportives du BC qui se sont déroulées ce jeudi 19 mai 2016. Le proviseur a promis qu’une solution sera trouvée à ce problème le vendredi, chose qui n’a pas été faite. C’est pourquoi, nous sommes sortis dans la rue pour réclamer nos droits », ont-ils martelé. Cependant, d’autres élèves affirmaient en ces termes : « ça fait longtemps que nous avons payé nos redevances scolaires. Depuis lors, l’administration ne nous a pas donné les reçus. Cela a fait que plusieurs candidats au BC n’ont pas vu leurs noms sur la liste établie, ce qui les a empêché de passer les épreuves sportives du BC qui ont eu lieu ce jeudi 19 mai 2016 ».

Une enseignante dudit établissement qui a requis l’anonymat, nous a témoigné : « les élèves ont payé leurs assurances, l’omission des noms de certains candidats à l’examen du Brevet de collège (BC), est à l’origine du mécontentement des élèves ». Toujours selon cette dernière : « c’est à cause du comportement néfaste du proviseur qui veut se battre avec ces élèves, que ces derniers sont obligés de sortir dans la rue ». Malgré la présence du Directeur Général de la police centrafricaine, et de ces éléments pour abaisser la tension, les élèves ont dit niet et ont crié pour demander le départ du proviseur de la sorte : « POUNOUWAKA ! POUNOUWAKA ! POUNOUWAKA ! Démissionne ! ».

Notons que le proviseur dudit lycée, grâce au concours des éléments de la police, était extirpé quand l’évènement était devenu chaud. Cette situation doit interpeller la conscience de nouvelles autorités du pays et précisément du ministre de l’Education Nationale qui doit réagir le plus vite possible pour trouver une solution. Un tel phénomène ne garantit pas un lendemain meilleur pour l’éducation de nos enfants qui sont à un pas des examens de fin d’année.                                  Bénistant MBALLA

 

 

QUELLE LEÇON DONNEE A LA POPULATION, QUAND LES POLICIERS,

LES GENDARMES ET FACA, SE LIVRENT A LA CONSOMMATION DES

STUPEFIANTS ?

   Les policiers, les gendarmes et les Forces Armées Centrafricaine (FACA), ternissent l’image des Forces de Défense et Sécurité (FDS) intérieure. Quelle leçon donnée à la population, quand  les FDS qui devraient protéger les institutions de la république, se livrent dans la pratique des stupéfiants ? D’après certaines investigations que nous avons menées sur le terrain, sur au moins 40% de la population qui vend et consomme les produits nocifs, 20% sont les forces de défense et de sécurité. Personne ne nous démentira à ce sujet. Il suffit seulement de mener une enquête minutieuse (sous le manguier qui mène à la Radio Centrafrique), pour  découvrir les réalités. Où va la RCA, avec un tel phénomène ? Nous osons croire qu’en agissant de la sorte, ces forces de défense  et de sécurité, s’érigent en véritables ennemis de la République.

Nous comprenons pourquoi la grande criminalité ne cesse de se multiplier dans le pays. Certains éléments des forces de défense et de sécurité, n’ont aucun sens du patriotisme, et se croient même être au dessus de la loi. Une armée bien formée, reçoit la meilleure éducation, et se soumet aux lois et règlements de la république. C’est à l’armée nationale, à la police et à la gendarmerie de lutter efficacement contre la pratique des stupéfiants et autres produits nocifs, pour réduire le grand banditisme dont la population est souvent victime. Malheureusement, ce n’est pas le cas en RCA. Ce sont nos forces de défense et de sécurité qui, encouragent la grande criminalité, quand ces dernières consomment et vendent les drogues. En quoi se distinguent-elles des braqueurs, des voleurs, bref des grands criminels qui consomment et vendent ces produits nocifs ? C’est à cause de ce genre de comportement, que nous avons assisté a des scènes barbares, horribles et inhumaines de toutes marques dans le pays, au moment de différentes crises que nous avons traversées. Après avoir consommé ces produits nocifs, les drogués ont perdu tout contrôle et confondaient tout. Ils prenaient l’être humain, créé à l’image de Dieu pour un animal sauvage qu’ils découpaient en morceau. Bon nombre de FACA, Gendarmes et Policiers faisaient partie de ces drogués qui ont manœuvré au moment des conflits. Ont-ils trouvé quoi de précieux par la suite ?

Il n’y a aucune raison qui pousse nos forces de défense et de sécurité à consommer les drogues. Bien au contraire, les drogues sont à l’origine du développement du terrorisme dans les grands Etats au monde. L’armée, c’est l’éducation et non une poubelle ou toute chose est permise. Et le bon exemple vient toujours d’en haut. C’est à l’armée nationale de donner le bon exemple à suivre à la population.

Les ministres de la Sécurité Publique et celui de la Défense Nationale, ont du pain sur la planche pour relever les défis sécuritaires. Il faut obligatoirement commencer par nettoyer le cerveau, des forces de défense intérieures, pour enlever les idées malsaines et barbares qui consistent à la prise des produits nocifs et qui les poussent à braquer, violer, escroquer, tuer sans foi, ni loi. La RCA a encore du  chemin à parcourir pour avoir une armée nationale, la police et la gendarmerie dignes de ce nom.

 

         Bénistant MBALLA.

 

 

 

 

 

LE CONSEIL NATIONAL DE LA JEUNESSE (CNJ), VERITABLE

COQUILLE VIDE : LA JEUNESSE CENTRAFRICAINE N’A POINT DE REPERE ET MEURT A PETIT FEU.

 

 

« Faute de connaissance, mon peuple périt », déclare la Bible. L’entreprenariat, le petit commerce, l’agriculture, l’élevage, la chasse, la pêche, la cueillette, les Activités Génératrices de Revenues (AGR)… autant de choses qui auraient permis au Conseil National de la Jeunesse (CNJ), de mobiliser, conscientiser, éduquer et orienter la jeunesse centrafricaine. Malheureusement que le CNJ n’existe que de nom. La jeunesse centrafricaine n’est restée que l’ombre d’elle-même, et ne sait à quel saint se vouer pour s’éduquer et s’orienter. Le CNJ, implanté dans les huit (8) arrondissements de la ville de Bangui, aussi bien que dans l’arrière-pays, n’a aucun impact sur la vie de la jeunesse. Aujourd’hui, plusieurs jeunes continuent de suivre leur propre penchant qui est de braquer, voler, piller, tuer, sans foi, ni loi, car l’analphabétisme aidant. Plusieurs jeunes préfèrent escroquer des gens, mendier à  longueur de journée, pour trouver de quoi à manger. La pauvreté, la misère, sont les pains quotidiens que les jeunes mangent et boivent. Le chômage peut-il déborder le vase, dans un pays où la pluviométrie est totalement abondante, avec un sol favorable à toutes sortes de cultures ? Selon le chiffre dont nous disposons, le taux de chômage en RCA est de 82%. Un tel chiffre démontre bel et bien que la majeure partie de la population centrafricaine, et particulièrement la jeunesse vit dans la pauvreté et la misère les plus absolues. Quelles sont les priorités du CNJ en RCA ?

Plusieurs associations des jeunes existent sur l’ensemble du territoire de la RCA. Il suffit de les orienter et de les canaliser. Et c’est là le rôle crucial que doit jouer le CNJ, pour aider la jeunesse à sortir de la pauvreté, de la misère et du chômage. Les actions de la CNJ sont limitées beaucoup plus envers les jeunes lettrés. Ce qui est injuste, voire dangereux dans le contexte de la situation que nous traversons en ce moment. L’expérience a démontré que ce sont les jeunes illettrés, et analphabètes, qui ont besoin plus d’être éduqués, instruits, conscientisés et orientés. Durant la crise, c’étaient les jeunes analphabètes désœuvrés, facilement manipulables par les hommes politiques qui ont mis le pays à feu et à sang. Le CNJ doit sensibiliser la jeunesse sur les défis de l’heure que sont : la paix, la sécurité et la cohésion nationale. Il faut apprendre à la jeunesse à vivre son époque et oublier les querelles intestines qui ruinent le pays depuis plus de trente (30) ans. Ailleurs, ce sont les associations des jeunes qui donnent des directives aux autorités du pays. Or en RCA, c’est le contraire de la situation. Toutes les associations de la jeunesse qui devraient être apolitiques, sont manipulées, téléguidées par les hommes politiques. Pour quelques billets de banque, les leaders des associations sont manipulés, pressés comme le jus de citron. Ils n’ont aucune vision objective, avec un esprit de créativité totalement nul. Les associations sont créées en RCA pour permettre aux uns et aux autres de bouffer. Après un (1) à deux (2) ans d’existence, elles disparaissent de la scène nationale. C’est triste, voire déshonorant, ce genre des leaders qui dirigent les associations en RCA.

Dorénavant, il revient à la jeunesse centrafricaine de prendre son destin en main. Evitons les bavardages inutiles, retroussons les manches, et mettons-nous sérieusement au travail pour sortir notre cher et beau pays, la RCA de l’enclave. Il est inadmissible que la jeunesse puisse continuer de moisir sur ses propres richesses. «  Le temps c’est de l’argent », dit-on. Chaque jeune est capable d’inventer, de créer, d’innover dans tous les domaines. Il n’y a que le travail qui puisse nous libérer. Chacun doit être utile à son pays, pour porter haut l’étendard de la Patrie.

 

Bénistant MBALLA.        

 

 

 

UNDP 

  

(UNION NATIONALE POUR LA DEMOCRATIE ET LE PROGRES)
MISE AU POINT

 

Le comité provisoire de la coordination, équivalent du Bureau politique de l’UNDP, légalement investi par décision N°002/UNDP/PF/05/15, a pour mission de tenir l’administration du parti et de procéder à l’organisation du prochain congrès.

Les membres dudit Bureau réunis à Bangui le 29 avril 2016, ont examiné la décision N°0010/BCN/16, parue dans le quotidien indépendant MEDIAS+ du mercredi 27 avril faisant allusion à la suspension d’un militant de toute activité au sein du parti en l’occurrence, le frère Gaby Francky LEFFA, actuellement promu Ministre de l’Habitat et de l’Urbanisme.

Le Comité prend position et s’oppose énergiquement à ce qu’il qualifie de pure diversion opérée par une certaine coordination qui agit illégalement en lieu et place des organes officiels du parti.

L’instance dirigeante du parti, tient à préciser ceci :

Que cette coordination a été mise en place justement par un groupuscule des cadres du parti issus presque tous d’une même ethnie proche de celle du Président Fondateur et a pour objectif de saper les efforts inlassables déployés par les membres du comité afin de sauvegarder l’unité au sein du parti qui se trouve presque au bord de l’éclatement.

Pour ces derniers, le péché mortel que ce comité aurait commis serait de publier un communiqué de presse N°001/16/BPUNDP, daté du 26 janvier 2016, dans lequel le Comité avait invité les militantes, les militants et les sympathisants du parti, partout où ils se trouvaient au pays ou à l’étranger de se mobiliser tous derrière le candidat indépendant le Pr Faustin Archange TOUADÉRA lors du dernier scrutin Présidentiel pour le compte du deuxième tour.

En dépit de la prise de position émanant de l’organe décisionnel du parti, certains cadres véreux, obnubilés par leurs desseins de manipulation et d’asservissement machiavélique des militantes et militants afin d’assouvir à leurs intérêts égoïstes et tribaux, contraire au principe déjà démocratique, essaient tant bien que mal de s’opposer à cette prise de position courageuse.

Ces frères n’ayant rien trouvé dans leurs besaces pendant leur péripétie au second tour des présidentielles, car ils étaient vus partout chez les candidats, sans succès et toute honte bue, ayant pris conscience de leur mésaventure, ils veulent maintenant revenir s’accaparer de force de l’instance dirigeante du parti, dans le seul souci d’espérer trouver une position confortable en vue de satisfaire leur politique de ventre, basée sur l »escroquerie et la malversation financière.

Il est à souligner que le Parti UNDP est un grand parti politique bien structuré et organisé, doté des textes juridiques de base régissant son organisation et son fonctionnement.

A cet égard, il a son actif un organe de prise de décision qui s’appelle le Bureau Politique. Alors un seul individu, que ce soit le Président Fondateur lui-même n’a pas habilité à prendre une décision importante engageant la vie du parti sans la consultation préalable de l’équipe dirigeante. A notre avis les décisions se prennent avec l’ensemble des membres du Bureau Politique.

La coordination dirigée par un inconnu, Monsieur Aimery ELA n’a pas de fondement juridique adéquat, aucune disposition des textes juridiques du parti n’a fait allusion à une quelconque coordination. Toutefois, l’article 11 des statuts est claire : « Le congrès est l’organe suprême du parti ; il définit la politique générale du parti ; il élit le Président du parti, les membres du conseil politique et les membres du Bureau Politique ». Par conséquent, tous les actes posés par cette fameuse coordination sont nuls et non avenus et de nul effet. L’actuel Bureau du Comité va poursuivre ses activités jusqu’à la tenue du prochain congrès. Quant au frère Gaby Francky LEFFA, il reste et demeure militant actif et de surcroit quatrième Vice-président.

Toutefois, Le Comité met en garde sous peine de poursuite judiciaire certains cadres du parti qui tiennent des propos rétrogrades et malveillants sur les ondes des radios et dans les colonnes de certaines presses écrites à l’égard du quatrième Vice-président.

Il prend la communauté nationale et internationale à témoin des agissements de ceux qui s’opposent encore à l’unité, à la paix et à la concorde nationale.

Notre pays vient de sortir d’une crise récurrente, il a besoin de la participation de toutes ses filles et de tous ses fils pour reprendre le chemin de la reconstruction et du développement. L’heure n’est plus à des querelles de positionnement politicien.

Même, une sagesse nous conseille en ces termes : « Celui qui peut éclairer votre esprit, réchauffer votre cœur et libérer votre volonté, sachez que, quel qu’il soit, riche ou pauvre, savant ou ignorant, il est un envoyé de Dieu. Tandis que celui qui embrouille tout en vous, qui vous contracte le cœur, vous limite et vous enlève le goût d’accomplir des actions belles et sensées, méfiez-vous de lui, fuyez-le, éloignez-vous. Même s’il est l’homme le plus savant, le plus célèbre ou le plus glorieux, il sera pour vous un désastre. Tous les malheurs viendront à vous à travers lui ».

Enfin, le Comité provisoire se reconnaît dans la nomination du frère Gaby Francky LEFFA au sein du gouvernement. Il lance un appel pressant à l’endroit des militants et militantes de garder leur calme et de rester mobiliser en vue de prendre part aux côtés du Président de la République démocratiquement élu, le Pr Faustin Archange TOUADÉRA dans l’œuvre de la reconstruction nationale.

Unir-Bâtir, du Nord au Sud de l’Est à l’Ouest, nous sommes tous Frères et Sœurs.

Fait à Bangui, le 29 avril 2016

 

Ont signé

 

 

 

 

DEPECHE RJDH-RADIOS COMMUNAUTAIRES

 

L’IDEE D’AUDIT DE LA TRANSITION SALUEE PAR DES FORCES VIVES

Certains leaders politiques et de la société civile ont apprécié l’idée du nouveau gouvernement d’auditer les institutions de la transition. C’est une démarche attendue par ces leaders qui pensent que cette opération va permettre d’établir des responsabilités dans la gestion de la transition.

Cet audit est une manière de rendre justice aux Centrafricains, selon Joseph Bedounga président du Mouvement Démocratique pour le Renaissance et l’Evolution de Centrafrique (MDREC) “c’est à cause de la male gouvernance, du détournement et surtout du don Angolais que cette idée est judicieuse. Je pense que cet audit est une manière de rendre justice au peuple centrafricain” a t-il expliqué.

Ce leader politique pense qu’il était mieux d’étendre cette opération “ce n’est pas seulement la transition qui devait être visée. Il fallait étendre cette opération jusqu’en 2003 au moment du coup d’Etat de Bozizé parce que la descente aux enfers a commencé depuis ce jour” a souhaité Joseph Bendouga.

Le président du MDREC se dit rassuré bien qu’il ait été ministre pendant la transition “j’ai été membre du gouvernement mais je suis serein parce que j’avais fait mon travail. Je n’ai rien emporté” a précisé ce dernier.

Un autre politique qui a requis l’anonymat s’inquiète que cet audit soit utilisé pour régler des comptes “c’est une bonne chose de faire le point sur la transition mais je crains que cela soit utilisé pour régler des comptes” avance t-il.

Gervais Lakosso, coordonnateur du groupe de travail de la société civile sur la crise en République Centrafricaine, trouve normale cette idée « après la gestion de la chose publique, il est normal  que cette gestion soit auditée. Pour moi, ce n’est pas de l’extraordinaire » précise t-il avant de demander aux nouvelles autorités d’éviter le piège de la chasse aux sorcières.

Plusieurs scandales ont éclaté sous la transition notamment le don angolais, l’attribution de plusieurs marchés publics, la réhabilitation du siège du Conseil National de Transition, la gestion de la municipalité.

Les réactions de ces leaders sont recueillies 24 heures après le conseil des ministres qui a décidé que les institutions de la transition soient auditées.

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LES EX COMBATTANTS ANTI BALAKA DE SEKIA ENREGISTRES DANS LE CADRE DU PRE-DDR

Les ex combattants Anti Balaka de Sékia, village situé à 23 Km de Bangui sur la route de Mbaïki, se sont faits inscrire pour le pré-DDR. Les opérations menées par la Minusca, ont commencé depuis le lundi 16 mai dernier.

Plusieurs combattants des femmes et des hommes se sont présentés pour ces opérations. Paléon Nzilavo, un des responsables des Antis Balaka de Sékia, se réjouit de cette opération qui favorise le retour à la normale « cet enregistrement vient à point nommé nous aider à participer au retour de la paix » a-t-il expliqué.

Une salle de classe de l’école de Sékia a été réservée pour l’enregistrement et la prise de photo des retenus. Chacun rendre à l’appel de son nom pour se faire enregistrer.

Malick, encadreur en DDR à la Minusca a expliqué le travail en ces termes « nous faisons un travail d’identification qui consiste à prendre l’état civil et la photo des bénéficiaires, leur filiation ainsi que leur souhait ou attente. Ces informations, constitueront notre base de données ».

500 places sont réservées  aux ex combattants de Sékia. Jusqu’au jeudi dernier, la Minusca n’a enregistré que 363 candidats. Cette opération de profilage prend fin ce vendredi 20 mai 2016.

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TOUADERA INVITE A ISTANBUL POUR LE SOMMET MONDIAL SUR L’AIDE HUMANITAIRE

Le chef d’Etat centrafricain Faustin Archange Touadera est attendu la semaine prochaine à Istanbul en Turquie pour le premier sommet sur l’aide humanitaire, initié par le secrétaire général de l’ONU Ban-Ki-Moon. Ce sommet intervient au moment où la situation humanitaire demeure préoccupante en Centrafrique.6.000 participants dont 40 chefs d’État sont attendus au sommet sur l’aide humanitaire qui se tiendra du 23 au 24 mai à Istanbul, capitale économique de la Turquie. Les discussions seront axées, selon nos informations, sur les pays fortement touchés par la crise. L’objectif de ce sommet est de proposer des solutions aux défis les plus pressants auxquels font face ces pays.

De sources autorisées, la République Centrafricaine et la Côte d’Ivoire sont inscrits au premier plan de l’agenda de cette rencontre.

En Centrafrique, c’est le président de la République qui conduit la délégation dont font partie Virginie Mbaikoua, ministre des affaires sociales et de la réconciliation nationale et des techniciens et experts. Faustin Archange Touadéra a quitté Bangui le jeudi dernier à destination de Malabo en Guinée Equatoriale où il prend part ce jour à l’investiture de son homologue Théodoro Obiang N’Guema Basogo. C’est après cette investiture que la délégation du chef de l’Etat rejoindra celle conduite par la ministre des affaires sociales et de la réconciliation nationale.

Ce sommet se tient au moment où la situation humanitaire reste chaotique en Centrafrique.

Situation humanitaire toujours chaotique

Même s’il y’a une certaine amélioration de la situation sécuritaire, le tableau de bord  du volet humanitaire reste sombre sur presque tout le territoire national. En mi-mai 2016, la population déplacée est estimée à 418.638 dont 52.633 à Bangui. La RCA compte aujourd’hui 467.468 de ses ressortissants réfugiés dans les pays voisins.

42 sites des déplacés dont une trentaine à Bangui, accueillent encore des déplacés internes. Ces personnes ont besoin d’assistance humanitaire dans divers domaines.

Selon OCHA, au moins 2.3 millions Centrafricains sur une population de 4,6 millions ont besoins d’aide d’urgence. Les données de la FAO indiquent qu’en Centrafrique, au moins 2.5 millions de personnes menacées par la crise alimentaire.

L’espoir aujourd’hui est que la RCA sorte de ce sommet sur l’aide humanitaire avec des annonces d’aide./

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MANIFESTATION DES ELEVES DU LYCEE BOGANDA DE BANGUI POUR EXIGER LA CLARIFICATION SUR LA LISTE DES CANDIDATS AU BC

Les élèves de 3ème du lycée Barthélemy Boganda ont manifesté dans la matinée de ce vendredi 20 mai 2016 pour demander la clarification dans la liste des candidats au Brevet des Collèges (BC). Cette manifestation est dûe à plusieurs cas d’omission enregistrés sur les listes.

Ces élèves habillés en feuilles de palmier, ont perturbé la circulation en revendiquant l’éclaircissement sur les listes des cadindats. Zara Mandazou, élève en classe de 3è V accuse le responsable du lycée « nous avons constitué les dossiers pour déposer au niveau du censorat mais beaucoup ont été rejetés y compris le mien. Nous ne connaissons pas les raisons alors pour cela, nous exigeons des précisions aussi le départ du proviseur » a t-elle expliqué.

Le président de l’Association des Parents d’Elèves du Lycée de Boganda, Cyr Gédéon Ngaïsse, dit comprendre l’exigence de clarté mais dénonce celle relative au départ du proviseur “nous pouvons comprendre que par soucis pour leur avenir, les élèves aient demandé des précisions sur les cas d’omission mais demander le départ d’un responsable, c’est trop pousser. Je pense que tout cela est lié aux procédures administratives” précise ce dernier.

Le proviseur du lycée Barthelemy Boganda, Martin Pounouwaka mis en cause n’a pas souhaité se prononcer sur cette affaire. Aux dernières nouvelles, il a affiché la liste des candidats après la manifestation.

 

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L’ONG MEFP SILLONNE LE SUD-OUEST POUR APPUYER LES ORGANISATIONS LOCALES DE DROITS DE L’HOMME

Une mission de l’ONG nationale Maison de l’Enfant et de la Femme Pygmée en Centrafrique(MEFP) sillonne  depuis quelques jours le sud-ouest de la RCA. Ce déplacement est organisé pour soutenir les organisations locales de défense des Droits de l’Homme.

Selon Jean-Bruno Ngougnogbia, chef de ladite mission, ce déplacement s’inscrit dans le cadre de renforcement des capacités de certaines organisations de défense de droits de l’Homme, sur les questions de l’environnement, de l’exploitation des terres, et des ressources naturelles.

« Nous sommes appelés à enregistrer les difficultés auxquelles font face ces organisations. C’est ce que nous avons fait à Mbaere, Mombele et Nola. Nous devrons d’ici là réfléchir à ces difficultés pour proposer des solutions » a-t-il expliqué.

Jean-Bruno Ngougnogbia a promis la cartographie de différents sites « notre objectif aujourd’hui est de cartographier les différents sites de l’exploitation des ressources naturelles et recueillir les informations sur les zones d’exploitation où la vie des défenseurs de droits de l’Homme est beaucoup plus menacée » a-t-il souligné.

En 2105, l’ONG Maison de l’Enfant et de la Femme Pygmée avait publié un rapport accablant sur la situation des organisations œuvrant dans le domaine de la protection de l’environnement et des droits humains.

 

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LA PRESIDENCE SE FELICITE DES ECHANGES SUR LE DDRR ENTRE LE CHEF DE L’ETAT ET LES GROUPES ARMES

La présidence de la République s’est félicitée des échanges que le chef de l’Etat, Faustin Archange Touadéra a entrepris depuis quelques semaines avec les leaders des groupes armés. Cet état d’esprit a été exprimé dans un communiqué publié, mercredi dernier par le ministre d’Etat, chef de cabinet du président de la République, Firmin Ngrebada.

Le communiqué de la présidence commence par justifier les pourparlers que le nouveau président de la République a entrepris depuis son investiture avec les leaders des groupes armés. Selon le document, Faustin Archange Touadéra a choisi cette voie parce que c’est la seule qui puisse garantir aujourd’hui le retour de la paix et de la stabilité dans le pays « il (Faustin Archange Touadéra) croit fermement que le désarmement reste la seule et unique voie de retour à la paix et à la sécurité durable. Pour atteindre cet objectif, il a lancé depuis quelques semaines, une série de concertations avec les responsables des groupes armés pour qu’ensemble, ils puissent définir les mécanismes devant aboutir au désarmement, démobilisation, réinsertion et rapatriement » relève le document.

La présidence de la République a fait savoir que plusieurs responsables des groupes armés ont répondu à l’appel du chef de l’Etat avec qui ils ont échangé sur la question du DDRR. Le document évoque cependant, en quelques lignes, la situation de certains groupes armés qui ont posé des revendications politiques comme préalables à l’entrée dans le processus DDRR.

Pour la présidence de la République « l’impression générale qui se dégage de ces concertations est bonne et incite à la poursuite des échanges concertés sur toutes les questions liées aux prochaines phases de l’opération » précise le communiqué qui annonce l’appui des partenaires en ces termes « les partenaires intervenant en République Centrafricaine apprécient à sa juste valeur ces concertations et indiquent qu’ils apporteront leur soutien au mécanisme qui sera retenu ».

La prochaine étape de l’initiative du chef de l’Etat, selon le communiqué de la présidence, sera de « définir avec toutes les parties prenantes, les stratégies à mettre en œuvre très rapidement en vue du désarmement des groupes armés »précise le document.

La présidence de la République a publié ce communiqué au moment où le chef de l’Etat a nommé Jean Willybiro Sako, un de ses alliés, coordonnateur du DDR, programme sur lequel Faustin Archange Touadéra compte pour ramener la paix et la sécurité en Centrafrique.

*****RJDH****

 

 

 

LA CORDINATION DES ASSOCIATIONS DE FOUH (CAF) A PROCEDE AU

NETTOYAGE DE LA CONCESSION DE L’HOPITAL DE L’AMITIE A BANGUI

 

La Coordination des Associations de Foûh (CAF), sise dans le 4ème Arrondissement de la ville de Bangui, a procédé au nettoyage de la concession de l’Hôpital de l’Amitié, le samedi 14 mai 2016, à partir de 08 heures. Pour votre gouverne, la CAF a vu le jour le 07 mai 2016. Elle compte à son sein trente deux (32) associations affiliées. Sa devise est : « Unir-Instruire et Former ». Son slogan : « Ensemble, nous vaincrons ».

Selon le coordonnateur de la CAF, pasteur Dieudonné Yarafa, « les jeunes du quartier Foûh, sont de tout temps considérés comme des délinquants et des drogueurs, d’où notre motivation de les unir, de les instruire et de leur former aux sens du civisme et du patriotisme pour être utiles à leur société et pourquoi pas à la nation centrafricaine, pour un changement positif de comportement. C’est une manière pour nous de les occuper positivement dans les actions de salubrité publique (Opération Toumba Zendé) des édifices publics se trouvant au quartier Foûh. Il est question pour nous de faire transformer les mentalités de ces jeunes désœuvrés, par la lutte contre le manque d’emploi, la délinquance juvénile et autres actes de vandalisme. La CAF a déjà à son actif, entre autres, une série de formations sur le civisme des jeunes au Centre Social de Foûh ; le nettoyage à trois reprises de la concession de l’Hôpital de l’Amitié. L’Opération de salubrité des édifices publics du quartier Foûh est prévue chaque samedi ; et chaque dimanche, la CAF tient sa réunion au centre social de Foûh. Aussi, la CAF a confectionné avec sa marque déposée, des calendriers (petit et grand forma), d’allumettes, des briquets, des savons, d’eau minérale, qui ont été distribués aux personnalités politiques du pays habitant le quartier Foûh, ainsi qu’aux notables locaux et ses membres. Toutes ces opérations et réalisations se sont faites sur les propres ressources financières de la CAF », a-t-il conclu.

Nous osons dire que c’est une bonne initiative à féliciter, à encourager, mais surtout à soutenir matériellement et financièrement. Et ce, par le gouvernement, les partenaires au développement, y compris toutes les bonnes volontés. Car la CAF contribue ainsi à sa manière à la lutte contre le manque d’emploi et la délinquance juvénile en RCA. Et si les autres jeunes se mobilisaient en emboitant les pas à la CAF, nous osons dire que le pays va renaitre définitivement de ses cendres, et se mettre résolument sur la voie de son décollage socio-économique.

Bon vent à la CAF, pourvu qu’elle tient bien la route pour atteindre ses objectifs fixés.

Le Petit YEKOA

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« J’ai combattu le bon combat, j’ai achevé la course,

j’ai gardé la foi.

Désormais la couronne de justice m’est réservée ; le Seigneur, le juste juge, me la donnera dans ce jour-là,

et non seulement à moi, mais encore à tous ceux qui auront aimé son avènement »

 

2 Timothée 4 : 7 – 8

 

Très touchés par les nombreuses marques de sympathie et de réconfort reçues lors du décès de Monsieur KOYAGBELE Joseph, survenu le  28 mars 2016 dans sa 71ème année, son épouse Madame KOYAGBELE Edith-Leffet, ses enfants, ses petits-enfants, ses frères et sœurs, ses neveux et nièces, les autres parents, prient tous ceux qui les ont assistés dans cette douloureuse circonstance, de trouver ici l’expression de leur reconnaissance et de leurs sincères remerciements.

 

 

France : bye-bye Bangui !

 

Le retrait des troupes françaises de Centrafrique est prévu pour la fin de l’année, et les demandes répétées de Faustin-Archange Touadéra depuis son élection pour que son mandat soit prolongé n’y changeront rien, assure-t-on à Paris. Le nouveau président centrafricain peut toutefois se rassurer : les soldats français ne sont pas près de déserter Bangui. La France prévoit d’en envoyer une centaine au sein de la Minusca (dont une trentaine d’hommes à l’état-major de la force onusienne). Hormis au Liban, la France avait perdu l’habitude de garnir les contingents de l’ONU.

« Il faut cela pour que d’autres pays envoient des hommes, la Centrafrique n’étant pas une priorité de la communauté internationale », explique une source officielle française. La France participera en outre à la mission EUTM-RCA, qui est en chantier et dont elle devrait fournir la moitié des 160 à 180 formateurs européens prévus ainsi que son chef. Enfin, l’état-major français prévoit de laisser pour une durée indéterminée 250 hommes à Mpoko, soit à peu près autant qu’avant le déclenchement de Sangaris, en décembre 2013.

 

Jeune Afrique

 

 

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