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DEPECHE RJDH-RADIOS COMMUNAUTAIRES

mai 26, 2016

 

LA SANGARIS ANNONCE SON PROCHAIN REPOSITIONNEMENT DANS LES FORCES INTERNATIONALES

La porte-parole de l’Opération française Sangaris, le lieutenant-colonel Sophie a annoncé le prochain repositionnement de la force française dans les forces internationales. Elle l’a dit lors d’une conférence de presse ce mardi 24 mai 2016 au camp de la Sangaris.

Le lieutenant-colonel Sophie a indiqué qu’aujourd’hui 650 soldats français sont engagés en Centrafrique. Elle a précisé que cet effectif sera réduit jusqu’à 350 soldats qui seront repositionnés dans les forces internationales présentes en Centrafrique « l’objectif aujourd’hui est qu’à terme une présence française de 350 militaires soit engagée dans les différentes missions internationales notamment les forces européenne et celles de la Minusca. Ces soldats  seront des forces de réserve tactique au profit des casques bleus » a-t-elle expliqué.

Le porte-parole de la Sangaris s’est félicitée du bilan de la force en ces termes« en effet, depuis son engagement le 05 décembre 2013 jusqu’aujourd’hui, elle a, grâce au professionnalisme de ses soldats et à leur engagement courageux, permis de mettre un terme à la spirale de violence et aux exactions. Elle a aussi permis le déploiement des forces de la communauté internationale, facilité la reprise de la vie économique, administrative et politique du pays et accompagné la restauration progressive de l’Etat ».

La Sangaris dit avoir passé le relais à la Minusca « les forces de la Minusca ont pris le relais parce qu’elles sont désormais totalement déployées, opérationnelles et réactives sur l’ensemble du pays. Ce témoin sera également transmis à la future mission européenne EUTM RCA ».

Il est difficile de connaitre à l’état actuel les modalités du repositionnement de la Sangaris dans les forces internationales. Le président français François Hollande en visite à Bangui, le 13 mai 2016 avait sonné la fin de l’opération Sangaris.

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04 BRANCHES DE L’EX-SELEKA ENVISAGENT METTRE EN PLACE UNE SEULE CHAINE DE COMMANDEMENT

Quatre des cinq tendances de l’ex-Séléka ont annoncé le lundi dernier dans un communiqué, leur intention de se réunir à nouveau. Selon Joseph Zoundeko, chef d’état major du RPRC, ce regroupement est motivé par l’intention des quatre tendances de défendre l’intérêt de la coalition.

Les quatre branches de l’ex-Séléka concernées sont l’Union pour la Paix en Centrafrique (UPC), le Mouvement Patriotique Centrafricain (MPC), le Rassemblement Patriotique pour le Renouveau de la Centrafrique (RPRC) et le Front Populaire pour la Renaissance de Centrafrique (FPRC).

Ce rapprochement, selon Joseph Zoundeko est voulu par les chefs militaires de ces quatre tendances « c’est une idée qui est discutée par les chefs d’Etat major. Nous avons discuté au téléphone et tous sommes d’accord pour que le rapprochement se fasse » a-t-il expliqué. La même source a indiqué que l’objectif est d’avoir une chaine de commandement et un état major uniques et représentatifs capables de défendre les intérêts du groupe  « notre objectif est d’arriver à mettre en place une chaine de commandement unique ainsi qu’un seul état-major qui puissent discuter avec le gouvernement et les partenaires » a-t-il précisé.

Le rapprochement entre ces quatre branches de l’ex-Séléka est signalé au moment où le nouveau président de la République a engagé avec les leaders politiques de ces mouvements armés, des discussions sur le processus DDRR.

Selon le communiqué annonçant lundi dernier le rapprochement entre ces quatre tendances de l’ex-Séléka, une assemblée générale se tiendra pour formaliser cette volonté « une date sera communiquée ultérieurement pour annoncer le lieu de la tenue de notre assemblée générale aux fins de la mise en place d’un état-major avec une chaine de commandement unique » peut-on lire dans le document signé par les quatre chefs d’Etat-major.  Joseph Zoundeko pense que la dynamique est ralentie par manque de moyen « nous n’avons pas encore les moyens nécessaires pour organiser cette assemblée générale. Nous sommes en train de les réunir afin de rassembler les principaux leaders pour mettre en place un état major et une seule chaine de commandement » a-t-il confié.

Le RJDH a tenté en vain d’entrer en contact avec les leaders politiques des quatre tendances de l’ex Séléka pour avoir leur réaction par rapport à l’initiative de leurs chefs d ’Etat major. Moussa Dhaffane, leader politique de Séléka Rénovée écartée de ce processus, dit n’avoir pas été informé. Il pense que l’initiative est soutenable si elle est orientée vers la paix « je suis toujours prêt à apporter ma caution aux efforts de la paix. Si cette initiative est prise pour aller vers la paix, je vais la soutenir dans le cas contraire, je ne saurais l’appuyer » a-t-il fait savoir.

La rébellion Séléka créée en août 2012, a pu renverser l’ancien président François Bozizé en mars 2013. Michel Djotodia porté au pouvoir par cette coalition, l’a dissoute en septembre 2013. Depuis la démission forcée de ce dernier, le mouvement s’est divisé en cinq tendances qui tentent aujourd’hui de se réunir.

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LA PRESENCE D’UN GROUPE ARME PARALYSE LES ACTIVITES SCOLAIRES AU VILLAGE BITIYO PROCHE DE BABOUA

Des hommes armés sont entrés depuis quelques jours au village Bitiyo, proche de Baboua. Ils ont, selon les informations du RJDH, occupé le bâtiment de la seule école du village paralysant ainsi les activités scolaires.

Les informations du RJDH font état d’une centaine d’hommes armés arrivés dans ce village. Une source locale a indiqué qu’ils ont occupé les salles de l’école fondamentale 1 « c’est depuis quelques jours qu’ils sont entrés dans le village. C’est à l’école de Bitiyo qu’ils sont » a-t-elle expliqué avant d’indiquer que les activités scolaires sont paralysées à cause de cette présence.

Les activités à l’école fondamentale 1 de Bitiyo sont suspendues, selon un des enseignants contactés par le RJDH « l’école étant occupée par des hommes en arme, il n’était pas possible pour les enfants de venir côtoyer ces gens là. C’est pourquoi, les activités sont suspendues bien que nous nous approchons de la fin de l’année » a-t-il regretté.

Un de ces hommes armés a indiqué qu’ils se sont regroupés pour attendre le DDR « nous sommes une centaine mais nous ne sommes pas là pour faire du désordre. Ce regroupement est fait pour attendre le processus DDR. Pour le moment, nous attendons les ordres de nos chefs afin de libérer l’établissement», a affirmé ce combattant qui a requis l’anonymat.

Ces hommes armés seraient des combattants du Front Démocratique du Peuple Centrafricain (FDPC) de Abdoulaye Miskine, un mouvement rebelle très actif entre Bouar et à la frontière centrafricano-camerounaise. En septembre et octobre 2015, ce groupe a revendiqué la prise d’otage d’une vingtaine de personnes dont un prêtre polonais et plusieurs ressortissants camerounais qui seront libérés deux mois plus tard.

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TOUADERA PLAIDE POUR LES DEPLACES ET LES REFUGIES AU SOMMET D’ISTANBUL

Dans le discours prononcé au sommet sur l’aide humanitaire, le président centrafricain, Faustin Archange Touadera a plaidé pour le retour et la réinsertion des déplacés et des réfugiés. Il a appelé la communauté à l’aide afin de régulariser la situation de ces personnes.

Faustin Archange Touadera, citant la Croix-Rouge Centrafricaine, a déclaré que la situation humanitaire reste fragile dans son pays «  environ 1746 personnes ont perdu la vie et 2600 personnes ont été blessées par armes blanches ou armes à feu pendant la crise. Aussi, des biens, meubles et immeubles appartenant à l’Etat ou à des particuliers ont été pillés ou détruits. Des infrastructures sociales de base comme les formations sanitaires, les écoles ou autres structures socioéconomiques ont été mis à sac et aujourd’hui encore plus de 2, 3 millions de personnes sont dans le besoin d’assistance humanitaire » a présenté le président centrafricain.

Faustin Archange Touadera a mis au cœur de son intervention la situation des déplacés et des réfugiés. Le président a présenté trois projets en faveur de ces derniers. Le premier est un Projet de reconstruction de logement pour les déplacés, le second concerne la réinsertion socio-économique pour les retournés et le troisième est un projet de domestication des instruments juridiques régionaux et internationaux parmi lesquels la Convention de l’Union Africaine sur la Protection et l’assistance aux Personnes Déplacées Internes dite Convention de Kampala.

Faustin Archange Touadéra fait appel au soutien de la communauté internationale « l’appui de la communauté internationale demeure indispensable particulièrement sur la question humanitaire » avant de regretter la faible mobilisation des ressources «  mais sur toutes les prévisions aussi bien pour l’année 2014 que 2015, les ressources mobilisées n’ont jamais dépassé le taux de 70% » regrette le président centrafricain.

Les données publiées par OCHA le 15 mai dernier font état 418.638 déplacés internes repartis sur 42 sites à travers le pays et 467.468 Centrafricains toujours réfugiés dans les pays voisins.

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LES LEADERS DES GROUPES MARGINALISES FORMES SUR LES TECHNIQUES DE PLAIDOYER

Les leaders des groupes marginalisés sont en formation depuis ce matin dans la salle de conférence du complexe sportif 20000 places, sur les technique de plaidoyer. C’est une initiative de l’ONG Internationale Mercy Corps qui souhaite à travers cette formation engager ces leaders dans les négociations des projets axés sur leur situation.

L’objectif de cette formation, selon Stéphane Youfeina, chargé de programme soutien au processus électoral à Mercy Corps est d’arriver à faire de ces leaders, les porteurs de problèmes de leurs groupes  devant certaines instances en vue de leur incorporation ou implication dans le processus électoral ou politique en Centrafrique « notre objectif est d’amener les leaders des groupes marginalisés à s’engager et à décrocher incorporation dans le processus électoral et politique en République Centrafrique. C’est là l’importance de cette formation » a-t-il expliqué.

Stéphane Youfeina pense que l’implication des groupes marginalisés dans le processus politique est difficile en Centrafrique à cause du manque de volonté politique « en Centrafrique, les femmes, les  handicapés, les albinos, les pygmées, les peulhs, les arabes, les enfants, les jeunes,  sont toujours mis à l’écart de la gestion de la chose publique. Le blocage est lié au manque de volonté politique. Au niveau de la population, il y’a un gros problème de discrimination de race, de peau et autre, ce qui fait que les groupes marginalisés ne veulent pas se  faire connaitre et préfèrent rester dans leur coin » révèle t-il.

Selon Mercy Corps, une fois formés, ces leaders iront sensibiliser leurs pairs sur les techniques de plaidoyer. Cette formation à laquelle prennent part dix leaders de Bouar et Bambari et vingt de Bangui prendra fin demain mercredi 25 mai 2016. Elle est organisée après le forum sur la problématique de l’incorporation des groupes marginalisés qui s’est tenu du 19 au 20 Avril dernier.

 

******* RJDH ******

 

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