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FPRC, MPC, UPC ET RPRC VEULENT SOUMETTRE LA REPUBLIQUE  AU CHANTAGE : DETRESSE OBLIGE  

mai 26, 2016

La crise centrafricaine rend dingue. C’est le choc entre des falaises d’ignorance. Le siège de la conscience centrafricaine a perdu ses repères. Le décryptage de cette crise larvée révèle les profondeurs et les méfaits de l’ignorance. Les forces négatives qui gravitent dans le macrocosme sociopolitique tombent dans l’aveuglement intellectuel après avoir posé un acte. Leur projet n’est qu’à mi-chemin, qu’elles se sont égarées elles-mêmes dans le labyrinthe de la conjecture. L’angoisse, la peur de l’autre et du lendemain, privent les groupes armés du pas décisif vers la paix. C’est une convulsion intérieure difficile à vaincre par soi-même. Il faut des spécialistes pour décontracter le siège de la conscience des groupes armés pour l’orienter vers la marque de la décision salvatrice.

La coalition Séléka a foncé tombeau ouvert sur le pouvoir, sans projeter l’après pouvoir. Déboutée hors du pouvoir, la coalition Séléka est perdue. L’homme étant plus dangereux pour l’homme, le passé horrible rattrape les combattants et les tient prisonniers de leur mauvaise conscience. N’étant pas préparée à l’après pouvoir, cette coalition explose, se raccommode, mais la faille est profonde. Partie unie dans la coalition, la coalition Séléka termine sa course en petits morceaux, ce qui met en exergue la perte totale de repère. Le déficit de cerveau pensant  saute à l’œil nu : FPRC, MPC, UPC, MLCJ, RPRC et tant d’autres, s’accrochent aux armes sans savoir où ils vont et ce qu’ils veulent. Le MLCJ se démarque du lot et semble un peu plus éclairé. Le MLCJ n’a pas cherché à se faire prier pour saisir le chemin de l’espérance. Les autres n’ont pas le courage de transcender leur lourd passif.

Les Anti-Balaka n’échappent pas à cette logique. Sauveurs en puissance d’un peuple, ils n’ont pas prévu la suite. D’où l’émiettement que nous observons :   les pro-Bozizé, les soi-disant partisans de la paix, la branche Ngaissona et on ne sait plus quoi. Le cerveau pensant a fondu comme du beurre au soleil. Chaque groupuscule fonctionne en élection libre. L’hypocrisie feutrée vient de l’Accord contre nature de Nairobi. Un Accord aux jambes d’argile qui n’a duré que le temps d’une fleur. L’engouement pour le processus Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement (DDRR) emballe une bonne partie des groupes armés. C’est l’arbre qui cache la forêt. Déposer les armes est la véritable inconnue de l’équation DDRR, car la peur de l’autre paralyse les énergies. Il faut éclairer les groupes armés, communiquer avec eux, les rassurer, les aider à percevoir un lendemain en rose. Les groupes armés sont à la croisée des chemins. Les groupes armés n’arrivent plus à formuler leur devenir. De l’autre, si les combattants s’engagent, les leaders voient rouge et sont déroutés. Quand à Ali Daras et les peulhs, c’est un monde à part. Leur vocation pastorale concorde-t-elle avec le contenu du DDRR ? Le gouvernement et la MINUSCA doivent s’efforcer de lire dans la pensée de ces analphabètes endurcis. D’où l’importance d’une rencontre régulière pour faire avancer les choses. Il faut dissiper le brouillard dans leur esprit. L’ignorance est pire que la mort, les groupes armés ne voient pas plus loin que le bout de leur nez. Les points de discorde tiennent beaucoup plus au niveau de compréhension des groupes armés. Dieu a créé la différence avant l’humanité. L’eau, la terre, les végétaux, d’où chaque être humain est différent de l’autre. Il faut s’approcher de l’autre pour mieux le connaître et éventuellement s’harmoniser, s’entendre, former un duo sympathique et presque parfait. Les groupes armés baignent dans l’ignorance et l’obscurantisme absolus. A ce titre, ils ne sont pas en mesure de retourner une question, une situation pour extraire la substance vitale. Ils répètent comme le perroquet ce que leurs mentors leur soufflent aux oreilles. Ce sont des têtes bien pleines, mais  hélas, très mal faites. Les groupes armés ont peur même de leur ombre, ce qui explique les variations des revendications sans tête ni queue.

Le FPRC, l’UPC, le MPC, RPRC et autres pensent agiter l’épouvante d’une attaque pour faire plier un régime démocratiquement élu. Les semi lettrés n’ont plus de place au gouvernement, encore moins des horreurs de l’enfer. Le chef de l’Etat tient regrouper tous les leaders des groupes armés sous son autorité directe pour la gestion du processus Pré-DDRR et le DDRR. Même dans la rage de tuer et de tout détruire sur son passage, la coalition ex-Séléka n’a pas tué tout le monde. C’est se moquer du peuple centrafricain qui tire le diable par la queue, tant comme exilés, comme déplacés, que confronté à la misère, à la pauvreté, à la précarité. Commandement unique ou multiple, peu importe, les centrafricains en ont mare. De plus, les données ont changé. Si la MINUSCA ne vaut rien pour les combattants ex-Séléka, ils n’ont qu’à venir semer la mort comme ils veulent. Il faut accepter le principe du DDRR, avant de parler des conditions de cantonnement. Touadéra est souverain et ne saurait céder au chantage, encore moins aux pressions des bandits de grand chemins, des criminels patentés.                 Julien BELA

 

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