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L’UPC D’ALI DARAS ET LE FPRC DE NOURREDINE ADAM VEULENT SCELLER UNE NOUVELLE ALLIANCE : POURQUOI FAIRE ?

mai 27, 2016

Nous ne comprenons pas l’attitude de certains leaders des groupes armés en RCA. Depuis que les élections ont eu lieu, suivies de l’installation à la tête du pays de nouvelles autorités, démocratiquement élues, certains leaders des groupes armés ont la démangeaison et n’arrivent pas à fermer les yeux pendant la nuit. C’est le cas d’Ali Daras, chef du mouvement politico-militaire, dénommé l’UPC, l’une des branches des ex-Séléka, basée dans la Ouaka, de Nourredine Adam, leader du FPRC, installé dans la Nana-Gribizi, et d’Alkhatim, seigneur du mouvement MPC, œuvrant dans la préfecture de la Bamingui-Bangoran. Ces derniers veulent chercher par voies et moyens à saboter la légitimité du pouvoir en place, et remettre coûte que coûte le pays dans le bain de sang. Ont-ils pris finalement les armes pour se rebeller contre la population ? Si non, pourquoi sont-ils toujours dans le maquis, alors que le pays s’est doté de nouvelles institutions ? Autant d’interrogations qui dépassent l’entendement  humain. Mais à l’allure où vont actuellement les choses, nous osons croire que les véritables ennemis du peuple et de la République sont désormais connus.

Au moment où tout le monde cherche à reconquérir la souveraineté à travers les trois  (3) éléments qui sont  la paix, la sécurité et la cohésion nationale, les leaders des mouvements UPC, FPRC, MPC, veulent sceller une nouvelle alliance. La principale raison évoquée demeure l’exclusion des ex-Séléka dans le futur gouvernement mis en place par le Premier ministre Mathieu Simplice Sarandji. Ignorance, chantage ou manipulation ? En agissant de la sorte, c’est une guerre ouverte que les leaders de ces groupes armés déclarent aux nouvelles autorités du pays, à la Communauté internationale en général, et au peuple centrafricain en particulier. Il est vrai qu’un rebelle est un rebelle et ne peut rien comprendre. Comment comprendre que certains leaders des ex-Séléka, peuvent continuer de confondre un régime de transition à un régime démocratique ? Qu’est ce qu’ils ont fait pendant la transition avec toutes les opportunités qui leur ont été offertes ? Est-ce aujourd’hui qu’ils peuvent faire mieux pour demander des postes dans le gouvernement ? C’est triste, voire désolant, ce genre de comportement affiché par ces leaders des groupes armés.  La principale raison évoquée par des Séléka d’entrer en rébellion,  était la marginalisation des régions du Nord du pays par les anciennes autorités du pays.  Elle était prise en compte par tout le monde au départ. Michel Djotodia et ses éléments, étaient tous accueillis par le peuple centrafricain, pendant la prise du pouvoir à Bangui le 24 mars 2013. Quelques semaines après, la Séléka s’est répandue comme une traînée de poudre dans les seize (16) préfectures de la RCA, et s’est transformée en charcutier humain par des actes de tueries, de pillages, d’incendies des maisons et villages, des édifices publics et privés, de carnages, bref la liste est longue à établir. Ceci a obligé les chefs d’Etat de la CEEAC avec l’entrée des Anti-Balaka dans la course, à contraindre Michel Djotodia à la démission le 10 janvier 2014 à Ndjamena au Tchad. Face à cette situation, à qui la faute ? Est-ce la population qui a chassé Djotodia du pouvoir ? Où est la part de responsabilité du peuple dans tout cela ?

Depuis que les élections ont débuté, les ex-combattants Anti-Balaka se sont rangés dans la logique des choses. Plusieurs éléments des Anti-Balaka se sont fait déjà enregistrer à travers l’opération du pré-DDRR qui vient d’être lancée. Pourquoi pas l’UPC, le FPRC, le MPC et certains groupes des ex-Séléka ? Pour le moment, la paix et la sécurité restent les préoccupations urgentes de l’heure. Aucun groupe armé ne peut échapper au programme DDRR. Après cette longue période de souffrances, il est temps de déposer définitivement les armes et penser à autre chose. Les groupes armés, à travers le DDRR, peuvent réintégrer la vie sociale et devenir entrepreneurs, ingénieurs, PDG d’une entreprise, en un mot des patrons. Alors, pourquoi s’éterniser avec les armes ? Dans ce genre de guerre, il n’y a ni vainqueur, ni vaincu. Il est temps de mettre un terme à la destruction du pays.

 

Bénistant MBALLA

 

 

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