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LA FEMME ET LE GOUVERNEMENT DE TOUADERA

mai 30, 2016

 La situation sociopolitique de la femme centrafricaine ne cesse de retenir l’attention de ceux qui veulent faire la promotion du genre. Depuis des décennies, la femme centrafricaine ne se préoccupait guère de l’amélioration de son cadre de vie : elle pensait toujours que la politique était une affaire des hommes. Les quelques rares qui ont décidé de s’y impliquer sont toujours reléguées au second plan. Or, pour adopter les textes de loi visant à promouvoir la femme dans toutes ses dimensions, il faut une présence considérable des femmes à l’Assemblée Nationale.

Les échanges avec les différents acteurs politiques laissent apparaître clairement le grand fossé existant entre l’homme et la femme politiques. Plusieurs éléments sont à noter : d’abord, la dépendance financière, la place qu’elle occupe au sein de son parti, le manque d’une éducation pour permettre une animation politique. Toutes ses carences ne leur permettent pas d’élaborer un bon programme politique. Il faut souligner aussi le complexe d’infériorité. Ces éléments ont été confirmés par les leaders des partis politiques qui pensent que les femmes manquent de compétence et qu’elles ont besoin d’une éducation, d’un encadrement et du soutien.

La RCA fait partie des membres des Nations-Unies qui ont opté pour la résolution 1325 des Nations-Unies adoptée le 31 octobre 2000 sur « Femme, Paix et Sécurité ». Soulignons également que cette résolution met en exergue l’importance de la place de la femme dans le maintien de la paix, la sécurité, la consolidation de la paix ainsi que dans la résolution des conflits. Or, par le décret n°16 0222 portant nomination des membres du gouvernement et sur proposition du Premier ministre, chef du gouvernement, il n’y a que quatre (4) femmes sur dix neuf (19) hommes ministres. Ce qui fait 17,39% et montre un faible taux d’implication des femmes dans les instances de prise de décision. A cela s’ajoute également une faible représentation des femmes à l’Assemblée Nationale. Pourtant, ensemble, pour atteindre les Objectifs du Développement Durable, il y a une nécessité de mettre en pratique la « planète 50/50 » afin de franchir les portes de la parité en RCA. Alors, pourquoi les femmes ne peuvent-elles pas devenir ministre de la Justice, de la Communication, de l’Economie, des Finances … ? On réserve toujours à la femme centrafricaine le poste de ministre des Affaires Sociales, de la Santé Publique et de l’Environnement… On suppose qu’elle n’est pas à la hauteur des autres ministères. Certaines femmes pensent que l’on ne songe pas à leur avenir, émancipation en RCA. Car, il a été constaté que les femmes centrafricaine restent sous représentées dans différents domaines et institutions du pays, du sommet à la base. « Ainsi, à titre illustratif, il y a lieu d’observer qu’au gouvernement national actuel, 04 femmes sont aux affaires contre 19 hommes ».

Il y a lieu de reconnaître qu’avec les femmes, la communauté gagne, car la parité est constitutionnelle, respectons-la. Evitons les violations institutionnelles et législatives dont souffrent les femmes centrafricaines.

Prudence YAMETE

 

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