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LE MINISTRE  DE L’ADMINISTRATION DU TERRITOIRE ET DE LA SECURITE PUBLIQUE DOIT INTRODUIRE LA CARTE DE SEJOURS EN CENTRAFRIQUE

mai 30, 2016
Jean-Serge Bokassa

Jean-Serge Bokassa

« L’introduction de carte de séjours en Centrafrique », telle est l’une des recommandations du Forum National de Bangui (FNB) qui s’est  tenu du 04 au 11 mai 2015 dans la capitale centrafricaine. Un (1) an après la fin du FNB, rien ne semble se dessiner à l’horizon à propos de l’introduction de la carte de séjours.

Et pourtant, c’est le rôle du ministre de l’Intérieur, de la Sécurité Publique et de l’Administration du Territoire. Tous les états au monde en général et ceux qui nous entourent en particulier, avant de pénétrer à l’intérieur de leur territoire lorsqu’on est un étranger, il faut absolument se munir d’une carte de séjours. Ce papier administratif est délivré à la frontière de chaque pays par ceux qui sont habilités à le faire. Ce n’est pas la République Démocratique de Congo qui nous démentira. Et une fois que l’individu est entré dans le territoire, il est suivi d’abord par le chef  du village ou du quartier, puis contrôlé à la loupe par les policiers. La famille dans laquelle où il passe son séjours doit annoncer au chef du village ou quartier le mobile de sa venue. Et tous ses déplacements doivent être contrôlés. Une fois que son séjour est terminé, il est conduit automatiquement au poste frontalier pour son retour dans son pays d’origine. S’il a dépassé la fin de son séjour, les policiers qui sont à la frontière lui exigent une certaine somme à payer en guise d’amende. Quand il s’entête, il est arrêté et mis en geôle. Et sa famille d’accueil est contrainte de verser l’amende avant toute sa mise en liberté. C’est ce qui se passe au RDC, au Congo-Brazzaville, au Soudan, au Tchad, pour ne citer que ces pays.

En République Centrafricaine, c’est un autre son de cloche. Les étrangers entrent et sortent comme bon leur semble. D’ailleurs, les cartes de séjours n’existent même pas. Une fois qu’ils foulent le sol centrafricain, ils deviennent en 24 heures, citoyens centrafricains, car détenteurs d’un acte de naissance, d’un certificat de nationalité centrafricaine et d’une carte d’identité nationale. Parfois, avant d’enter sur le territoire centrafricain, ils ont ces papiers administratifs en bonne et due forme, par devers eux. Devenus en un laps de temps centrafricains d’origine, ils se lancent dans des pratiques mafieuses. N’oublions pas que l’une des causes de la crise centrafricaine réside dans la délivrance des papiers administratifs à tour de bras, par les autorités centrafricaines aux étrangers. Nantis de tous les documents administratifs, ils ont fait venir à leur tour les bandits de grand chemin, les criminels qui n’hésitent un seul instant à tirer sur le peuple centrafricain. L’exemple le plus frappant est celui d’Ali Daras qui ne parle ni le songo, ni le français, mais qui est de surcroit un  centrafricain. Il en est de même pour le soi-disant général Nourredine Adam, tchadien d’origine et qui fut nommé ministre de la Sécurité Publique au temps du chef charismatique de la coalition Séléka, Michel Djotodia-Am-Nondroko, président de la transition du 24 mars 2013 au 10 janvier 2014.

Face à cette situation chaotique, il  s’avère indispensable que le chef du département ministériel de l’Administration du Territoire et de la Sécurité Publique, Jean Serge Bokassa puisse introduire le plus rapidement possible la carte de séjours en RCA.

Il en va de la sécurité du pays, et pour que les mêmes causes ne produisent pas les mêmes effets. Si les autres pays, avec qui nous partageons les mêmes frontières ont leurs cartes de séjours, pourquoi pas nous aussi; en introduisant la carte de séjours, cela drainera aussi des recettes dans la caisse de l’Etat et lui permettront de faire face à ces dépenses régaliennes. Ensuite, cette introduction de carte de séjours freinera l’infiltration abusive des étrangers sur notre territoire. En ce moment, les Centrafricains peuvent contrôler ces étrangers comme ça se fait ailleurs.

La RCA est un pays souverain. Et de ce fait elle doit disposer de tous les papiers administratifs qu’on délivre aux étrangers dans les pays du monde. Observons ce qui se passe dans certains villages ou villes de nos provinces où d’autres compatriotes étrangers se comportent comme des Centrafricains. Ils s’accaparent des terres fertiles à l’agriculture et les revendent aux Centrafricains alors qu’ils sont des étrangers et n’ont aucun droit d’agir ainsi. Nous nous réservons le droit de citer nommément leur pays l’origine. Mais nos autorités et le peuple centrafricain en savent quelque chose.

Faute d’introduction de carte de séjours en Centrafrique, il est difficile de savoir qui est qui. De grâce, le ministre en charge de l’Administration du Territoire et de la Sécurité Publique doit introduire la carte de séjours en Centrafrique car le peuple centrafricain réclame à cor et à cri sa mise en pratique.

 

                                                                      Denis LOUGOUSSOU– NGOUVENDA         

 

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