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CM N° 2231 du mercredi 1er juin 2016

juin 2, 2016

HISSEIN HABRE ECOPE DE LA PRISON A PERPETUITE : QU’EN EST-IL DES CRIMINELS CENTRAFRICAINS, BOZIZE, DJOTODIA, NOURREDINE, ABDOULAYE HISSEINE, AROUN GAYE, ALI DARAS ET CEUX DES ANTI-BALAKA ? 

Les milliers de victimes de Hissein Habré ont remué ciel et terre pour obtenir le procès et la condamnation de ce sanguinaire. Toutes les instances judiciaires du monde, celles des Droits de l’Homme, les tergiversations de Abdoulaye Wade, président sénégalais de l’époque, les victimes tchadiennes n’ont jamais baissé les bras, déterminées, tenaces, intrépides. Les dictateurs africains, mal à l’aise dans ce dossier, ont traîné les pieds, mais hélas, peine perdue. Le nouveau président sénégalais, Macky Sall, a mis les pieds sur l’accélérateur. La Cour Extraordinaire de Justice Africaine est désormais en chantier. Hissein Habré, enfermé dans un mur de silence est jugé et condamné à la prison à perpétuité. Le Tribunal Spécial Africain reconnait Hissein Habré coupable de crimes de guerre, de crimes contre l’humanité, viols et tortures.

Si le continent est fier de ce procès et de ce jugement, le cas de la RCA est d’autant plus singulier. Aucune volonté manifeste des victimes dans le procès Jean-Pierre Bemba-Gombo, condamné en Première Instance à vingt cinq (25) ans de prison. Jean-Pierre Bemba-Gombo doit encore comparaitre avec ses avocats inculpés. Aucune ONG de défense des Droits de l’Homme n’a mis la pression, encore moins, mobilisé les victimes pour soutenir la Cour Pénale Internationale. Malgré l’« impunité zéro », slogan creux et insipide de la transition de Catherine Samba-Panza, aucune volonté de nature à soutenir les actions, le procès et le jugement de Bemba par la CPI. Les victimes amorphes, désintéressées, indifférentes à leur propre sort. Seule la défense des victimes se démène toute seule, face à une désinvolture inqualifiable. Quel est l’intérêt de l’existence des ONG de défense des Droits de l’Homme  en RCA ? Quelle différence entre les victimes de Hissein Habré et celles de Jean-Pierre Bemba, Bozizé, Djotodia, Nourredine, Abdoulaye Hissein, Aroun Gaye, Tidiane et celles des Anti-Balaka ?

La Cour Pénale Spéciale a du plomb dans l’aile. Eric Massi estime que le départ de Bozizé du pouvoir, suffit à étancher sa soif de justice. Qui va poursuivre Bozizé et autres bouchers humains qui hantent l’espace vital des Centrafricains ? Le peuple centrafricain est tristement drôle, bizarre, amorphe. Les bourreaux vivent la lune de miel depuis leur exil doré pour les uns, pendant que d’autres se pavanent le dos rond, fiers de poursuivre la boucherie humaine. D’où sort un tel peuple ? Les ONG de défense des Droits de l’Homme ne sont que des groupements opportunistes, d’aventuriers en quête de beurre et l’argent du beurre sur le dos de leurs compatriotes. Et pourtant, toutes ces ONG de défense des Droits de l’Homme, sont animées par des avocats, des magistrats, des hommes de culture, en somme. Charles Massi est oublié, notamment la boucherie de Paoua, les carnages des ex-Séléka, les viols industriels, les incendies des maisons et des milliers de villages. La RCA a-t-elle réellement des praticiens du droit, capables de braver l’inertie ? Il ne suffit pas de crier « justice » pour déclencher l’action judiciaire.

Bravo aux victimes tchadiennes  de Hisseine Habré qui ont poussé, poussé et poussé, jusqu’au bout pour obtenir la condamnation du sanguinaire et tyran Hissein Habré. Il faut en Centrafrique une nouvelle race d’ONG nationales de défense des droits de l’Homme, d’autres constituants de la société civile, une société civile éclairée, consciente, patriote comme au Burkina-Faso, au Tchad, au Sénégal. Une société civile activiste, dynamique, capable de révolutionner la conscience collective, à l’exemple de «  y-en-a-mare », « balai citoyen » dans les pays cités ci-haut. « Plus Jamais ça ! », a retenti à Brazzaville en juillet 2014, mais nous voici dans « encore ça », comment qualifier la classe politique, la société civile de Centrafrique ? Elles sont nulles, irresponsables, médiocres, antipatriotiques, démissionnaires. Le gouvernement Touadéra, la Communauté internationale, les Nations Unies à travers la Minusca sont omniprésents, mais les acteurs nationaux sont effacés, égarés, incapables de sortir la tête de l’eau. Aucune mobilisation nationale autour de l’essentiel : le désarmement, la paix, la réconciliation nationale, la cohésion sociale. Il faut réinventer la société civile, une société civile qui sera la lanterne du peuple, sa boussole pour tout dire. Les Centrafricains doivent se réveiller de leur somnolence légendaire pour être acteurs de leur destin, maîtres de leur espace vital.

En toute chose, il faut un moteur pour propulser la machine, notamment judiciaire. Les ONG des Droits de l’Homme en RCA sont opportunistes, profito-situationnistes et une aventure purement gastronomique. Elles sont incapables de tenir la route pour concrétiser l’ « IMPUNITE ZERO ». Elles se gargarisent d’un slogan creux. D’autres leaders de ces ONG des Droits de l’Homme, sont champions toute catégorie d’acrobatie sous silence pour se hisser à la tête des structures, sans aucune efficacité, sans conviction, sans détermination, seulement du pur « m’as-tu vu ». Les organisations foisonnent, de sorte qu’on ne peut plus compter, mais l’espace sociopolitique est morne. Les Centrafricains manquent de courage, de détermination, d’engagement pour les bonnes causes. C’est la Communauté internationale qui doit cuisiner, mâcher et cracher dans la bouche des Centrafricains pour tout simplement avaler. Aucune ONG n’a soutenu les victimes de Jean-Pierre Bemba-Gombo. Les victimes sont abandonnées à elles-mêmes. Aucune manifestation de soutien à la Cour Pénale Internationale (CPI). L’« impunité zéro » n’est qu’un slogan flatteur. Une autre relative à la prévention du « Génocide » vient de voir le jour avec tambour et trompète, pour quelle visibilité, dès lors que les ONG, les associations, s’apparentent à des décors sans âme, ni corps. Sénégal, Burkina-Faso, Tchad, ce sont les mêmes structures qu’en Centrafrique.

Les Centrafricains doivent retrouver leur repère dans le concert des nations. Ils doivent se réconcilier avec leur conscience, une conscience objective, moderne, sur la même longueur d’onde que l’évolution actuelle de l’humanité, surtout du continent africain. Nous devons juger les plus grands criminels centrafricains.

Julien BELA 

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DES PERSONNES TUEES, DES VEHICULES PILLES SUR L’AXE GAROUA-BOULAÏ ET KAGA-BANDORO : LA MINUSCA VA-T-ELLE SECURISER FINALEMENT LES TOMBEAUX ?

L’hypocrisie de la MINUSCA envers le peuple centrafricain a atteint désormais le seuil suicidaire. La MINUSCA prétendait sécuriser la libre circulation des personnes et des biens. Qu’en est-il aujourd’hui ? Le même film horrible des tueries, des pillages de véhicules qui s’était produit sous le régime chaotique de la transition, commence à se reproduire, et ce, en présence même des forces onusiennes. Tel le cas  qui s’est produit sur l’axe Garoua-Boulaï où un véhicule fut attaqué par des hommes en arme, assimilés aux forces tchadiennes. Le bilan fait état de quatre (4) personnes tuées, des marchandises pillées, des sommes d’argent emportées par ces malfrats.

Selon le témoignage d’un habitant de la ville de Bocaranga, ces malfrats ont pris la fuite, car la population se mobilisait pour aller à leur encontre. C’était le même son de cloche sur l’axe Kaga-Bandoro, au village Yagarandji, situé à 15 kilomètres, où des hommes en arme, assimilés aux ex-combattants Séléka, ont attaqué un véhicule de marque CBH. A la suite de cette attaque, une personne a trouvé la mort, une autre sauvagement battue, le véhicule fut pillé, et les passagers dépossédés de tous leurs biens : téléphones portables, sommes d’argent et autres objets de valeurs. Pour quitter le village Yagarandji et se rendre à Kaga-Bandoro, la distance à parcourir est seulement de 15 kilomètres. Bien des contingents de la MINUSCA sont présents à Kaga-Bandoro, avec tous les moyens nécessaires. Est-il possible que des bandits peuvent s’attaquer à un véhicule, de surcroît de marque CBH, et pillés tous les biens des passagers ? Cela peut prendre au moins combien d’heures ? Autant d’interrogations qui  dépassent l’entendement humain. Même sur l’axe Bangui-Garoua-Boulaï, les véhicules sont souvent escortés par les Casques Bleus de la MINUSCA. Alors, que se passe-t-il exactement, pour que des criminels s’attaquent aux véhicules, tuent des personnes et pillent les biens des usagers ? Est-ce avec la complicité des Casques Bleus que ces attaques furent menées contre les passagers ? Il ne fait aucun doute, car un adage populaire dit clairement : « Qu’il n’y’a pas de fumée sans feu ».

Faut-il penser encore que la MINUSCA est là en RCA pour protéger les populations civiles et assurer la libre circulation des personnes et des biens sur l’ensemble du territoire ? Si oui, quelle est l’action concrète menée par la MINUSCA pour réduire la hausse des violences perpétrées sur les plus pauvres populations civiles qui continuent jusqu’alors de payer le pot cassé ? Pourtant, lors des conférences de presse hebdomadaire animées tous les mercredis, le porte parole de al MINUSCA, monsieur Vladimir Monterio, accompagnés de porte-parole de la force et de la police, ne cessent de nous casser les oreilles, en disant que : « la MINUSCA continue toujours de renforcer ses patrouilles à Bangui et dans l’arrière-pays, escorter les hautes personnalités ainsi que les véhicules sur les axes Bangui-Garoua-Boulaï, Kaga-Bandoro Mbrés, Bouca, Bambari, assurer la libre circulation des personnes et des biens… ». Que  disent-ils de ces derniers évènements survenus sur ces deux (2) axes ? Les Casques Bleus étaient-ils en congés ? Il est certes vrai que « le malheur des uns, fait le bonheur des autres ». La MINUSCA, depuis qu’elle était opérationnelle en RCA, a fait et continue de faire le beurre sur le dos de la population. L’argent, le plaisir, les femmes, sont pour la MINUSCA. Cependant, la misère et la pauvreté reviennent de droit à la population. A cause de la pauvreté et de la misère, nos enfants mineurs et nos femmes, pour quelques billets de banque sont violés et maltraités par les Casques Bleus de la MINUSCA. C’est horrible cette mission onusienne en RCA qui nous fait qu’enfoncer le clou. La crise centrafricaine est devenue un véritable commerce juteux pour les uns et les autres.

Mais à l’allure où vont actuellement les choses, la problématique de l’opérationnalisation des FACA est incontournable et nécessite une urgence pour faire face aux défis sécuritaires. Tant que les FACA ne seront pas opérationnelles, la paix et la sécurité ne seront pas effectives dans le pays. Le corridor Bangui-Garoua-Boulaï a retrouvé le calme à l’époque de la transition, grâce à la présence des FACA qui ont été jointes aux forces onusiennes pour escorter les véhicules. Ce n’est pas le fameux Babacar  Gaye qui nous démentira. Comme Sangaris est sur le point de faire sa valise remplie des diamants et ors, la MINUSCA doit aussi réduire l’effectif de ces contingents qui polluent l’espace vital des Centrafricains, sans rien faire. Les FACA peuvent valablement nous libérer de cette prise d’otages.

Bénistant MBALLA.

 

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LES MAIRIES SONT GEREES COMME UN PATRIMOINE PERSONNEL, CONSEQUENCE, ARRIERES SUR ARRIERES DE SALAIRES : UN AUDIT S’IMPOSE.

On ne peut parler de la gestion chaotique de la transition sans pour autant évoquer celle de nos communes. Les mairies dans nos villes font partie de la chose publique. Et sa gestion ne doit être confondue à celle d’une propriété privée. Si la transition doit être auditée, il en va de même pour nos communes.

Depuis plusieurs décennies, les présidents des délégations spéciales des communes et les  conseillers municipaux sont toujours nommés par décret présidentiel. Les amis, les connaissances, les parents sont hissés à ce poste juteux. D’autres n’ont aucune connaissance de gestion de la chose publique. Parfois ce sont de pires illettrés ou du moins des analphabètes. Leur seul objectif, c’est de détourner les petites recettes  communales à leur profit, pendant que leurs collaborateurs grincent des dents à longueur de journée. Ces mini-recettes n’arrivent même pas parfois dans la caisse de la mairie. Elles sont détournées, pour la plupart du temps à la source, car versées directement par les contribuables au président de la délégation spéciale et ses membres. Ces conseillers municipaux ont des agents, autres que ceux de la mairie et qui collectent les fonds directement dans la poche de ces messieurs. Parfois ces conseillers municipaux vont eux-mêmes sur le terrain pour récolter les recettes municipales.

En plus de cela, les agents de la police municipale qui sont chargés de collecter l’argent des tickets de marché auprès des commerçants et commerçantes ont le double des tickets. Si par exemple aujourd’hui, ils donnent cent (100) tickets à ces vendeurs, cinquante (50) sont pour la mairie et l’autre moitié pour eux. A les voir à la fin du boulot dans les bars dancing, les buvettes, les gargotes, l’on peut dire qu’ils occupent de haute fonction dans l’administration centrafricaine. Or, en principe, il n’en est rien. D’autres vont même construire des villas, surtout les gestionnaires des marchés. Les kiosques, les boutiques installés dans les marchés par la mairie,  les frais de loyer qui en découlent, leur reviennent de droit. Pour la plupart du temps, ils augmentent les frais de loyer et le surplus, c’est pour eux.

S’agissant de la subvention accordée par l’Etat, chaque année, aux communes, n’en parlons pas. Ces subventions  atterrissent difficilement dans la caisse de la commune. Les principaux bénéficiaires sont l’Agent Spécial et le Contrôleur Financier, pourtant fonctionnaire de l’Etat et affectés dans les différentes sous-préfectures. Cette subvention, par le truchement, la complicité du maire, est détournée de son objectif à son profit, ainsi que l’Agent Spécial et le Contrôleur Financier.

Face à cette gestion scabreuse des mini-recettes communales dont nous en avons évoquée brièvement, comment les mairies dans nos villes de province et même celle de Bangui peuvent-elles se développer ? La situation est grave et doit interpeller la conscience de nouvelles autorités et plus particulièrement le ministre de l’Intérieur, de la Sécurité Publique et de l’Administration du Territoire, Jean-Serge Bokassa. A vrai dire, les communes peuvent bien s’épanouir. Mais avec de telles pratiques entretenues depuis fort longtemps par les auteurs que nous venons d’évoquer, les arriérés de salaires pleuvent dans nos différentes communes. A titre d’exemple, la commune de Bimbo, située à la sortie Sud de Bangui, le personnel totalise plus de dix (10) mois d’arriérés de salaires. Et pourtant, cette commune génère des recettes qui pouvaient bien faire face au paiement des salaires à terme échu. Dans d’autres communes, les arriérés de salaires ne se comptent plus. Les Bons de Caisse se sont entassés et ont formé même une montagne comme le mont Kilimandjiaro ou Himalaya. Le personnel desdites communes broie du noir. Il est condamné à mendier, à quémander pour survivre. Leurs enfants ne peuvent aller à l’école, faute de moyens financiers pour payer leurs frais de scolarités.

Les présidents des délégations spéciales,  les Agents Spéciaux, les Contrôleurs Financiers et tant d’autres qui dilapident les recettes communales oublient que ces recettes sont destinées à développer la commune. Les maires, de leur côté, même s’ils sont nommés au lieu d’être élus, doivent comprendre qu’ils sont à ce poste pour le bien-être de leurs administrés et non leur propre intérêt. Un autre aspect que nous avons failli oublier est le budget de la mairie. Le budget est conçu avec des lignes budgétaires bien précises. Les maires empiètent le plus souvent sur d’autres rubriques consacrées soit aux œuvres humanitaires, sportives, culturelles. Ils montent des bordereaux fallacieux et dès que les fonds sont décaissés, ils les utilisent pour entretenir leurs copines ou satisfaire leurs intérêts partisans. A la fin de l’exercice, ils brandissent des papiers, soi-disant qu’ils ont fait ceci. Or en réalité, ils n’ont rien fait.

Pour que les communes puissent se développer, un contrôle ou un audit doit être fait pour déceler ces fraudes massives. Pour la prochaine nomination des maires, le ministre de l’Administration du Territoire doit faire ses choix sur des hommes et femmes honnêtes, intègres et qui ont le souci du développement de leur pays.

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

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JUSTICE EN RCA : NGUEREDENGUI, D.A.F. A LA BCAGS, ROULE LE TAXIMAN ANGE-CORNEILLE YAZEME DANS LA FARINE

C’était en date du 1er août 2015 que  le nommé Ange-Corneille Yazeme a signé un contrat de récupération d’un taxi portant le numéro T 3035 entre lui et un gendarme, le nommé Auguste Pemou, d’un montant de trois millions de francs (3.000.000F)CFA.

Après cinq (5) mois écoulés, Ange Yazeme lui a versé un montant d’un million cinq cent mille francs ((1.500.000F)CFA comme avance. Il lui restait un million cinq cent mille francs (1.500.000F)CFA qu’il voulait régulariser dans les quatre (4) mois suivants. Le propriétaire du taxi, Augustin Pemou qui voulait se rendre en France, a confié à son beau-frère le nommé Blaise-Gustave Nguéredengui qui est DAF à la BCAGS , le versement du montant restant. A chaque semaine, Ange Yazeme  doit lui verser 90.000FCFA.

Mais après trois (3) mois, il n’a reçu que sept cent vingt mille francs (720.000F)CFA.  Arrivé le 07 mars 2016, Blaise Nguerédengui voulait résilier le contrat alors qu’il a encaissé de l’argent. Il a dit comme quoi, il voulait assurer et payer l’impôt de ce véhicule.

Le DAF de la BCAGS a convoqué ce taximan de venir dans son bureau.  Il lui a intimé l’ordre de remettre la clef de ce véhicule.  Sur le refus de ce taximan, ce DAF a donné l’ordre à ses  agents de le faire arrêter et conduit à la S.E.R.D.

Pendant cette bousculade, ce taximan a perdu son téléphone portable et sa chemise a été déchirée. Ngueredengui a utilisé sa relation personnelle au niveau de la justice de notre pays pour arrêter ce pauvre taximan au niveau de la S.E.R.D.

La S.E.R.D s’étant déclaré incompétent, a transmis l’affaire au Tribunal de Grande Instance de Bangui. Malgré tout, Nguéredengui a récupéré ce taxi, a changé la couleur et l’a transformée en voiture personnelle. Il roule actuellement avec la voiture sans pour autant rembourser l’argent de ce pauvre taximan.

L’affaire est entrain de tourner en rond au niveau de l’audience publique.

Amedé Nguété

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CAMP KASSAI : CEREMONIE OFFICIELLE DE CESSION DES VEHICULES ET EQUIPEMENTS MILITAIRES PAR LA SANGARIS AUX FACA

Le camp militaire Kassaï, sis dans le 7ème Arrondissement de la ville de Bangui, a abrité le mardi 31 mai 2016, de 08 heures 30 minutes à 09 heures 30 minutes, une cérémonie officielle de cession des véhicules et équipement militaires par l’Opération Sangaris aux Forces Armées Centrafricaines (FACA). La cérémonie s’est déroulée en présence du ministre de la Défense Nationale, Joseph Yakété, de l’Ambassadeur de France en RCA, Charles Malinas, du chef d’Etat-major des FACA, le général Linangué, du Commandant de la force Sangaris, le colonel Beaucournu, sans oublier les officiers,  sous officiers et hommes de rang des FACA et de la Sangaris.

Dans son allocution de circonstance, Charles Malinas a signifié, « c’est pour moi la troisième fois de venir ici au camp Kassaï. C’est un symbole fort de la remise sur pied des FACA. Je suis heureux d’assister personnellement à cette cérémonie de cession de cinq (5) véhicules, de cinq cents  (500) gilets pare-balles, de soixante (60) lits pico et de cinquante deux (52) tentes (tous des équipements de campement). C’est pour impulser davantage la coopération entre la France et la RCA, et dans le respect mutuel. Monsieur le ministre de la Défense, vous êtes arrivé à un moment crucial pour la remise effective des FACA. Car la RCA est dans le besoin d’une armée nationale disciplinée, bien formée, respectueuse des droits humains, efficace et véritablement républicaine. La France restera toujours aux côtés de la RCA pour l’appuyer dans divers domaines, et la cérémonie d’aujourd’hui, n’est ni le début, ni la fin de la coopération militaire entre la France et la RCA ».

Quant au ministre Joseph Yakété, « la cession des cinq (5) véhicules et matériels militaires par la Sangaris aux FACA, va contribuer à améliorer les conditions de travail de nos FACA, et à combler le manque du dispositif roulant qui les empêche d’être plus opérationnelles. J’apprécie hautement l’engagement de la France à appuyer la RCA, dans le cadre de renforcement des capacités de nos FACA. Et ce, par cette prise de conscience d’équiper nos FACA pour la première fois, après la première et plus grave crise militaro-politique que notre pays la RCA a connue. Il est question de développer les capacités de remise à niveau de nos FACA dans tous les domaines. J’appelle les FACA à faire le meilleur usage de ces véhicules et équipements militaires dans l’intérêt supérieur de la nation centrafricaine ».

Après, ce sont la signature des procès verbaux de cession gratuite ; la présentation des véhicules de types « Marmon » et de marque française, ainsi que des équipements militaires par la Sangaris ; et la prise en compte des véhicules par les FACA (consignes pour la mise en œuvre, remise des guides techniques et l’explication sur l’entretien des véhicules), qui ont bouclé les temps forts et pratiques de cette cérémonie.

Précisons que le coût global de ces cinq (5) véhicules et équipements militaires s’élève à cent cinquante millions de francs (150.000.000F) CFA. Ce sont des véhicules tactiques produits de 1964 à 1973. Ils ont quatre (4) roues motrices ; un moteur à quatre (4) cylindres marque « Turbo » de 3,6 litres, une boîte à cinq (5) vitesses roulant à 80 km/heure (vitesse maximum) ; un équipement électrique en 24 Volts ; un réservoir de 130 litres ; un franchissement de petite vitesse avec un blocage différentiel ; et chacun de ces véhicules prend une équipe de 14 personnes dont un pilote et un chef de bord. Leur poids vide est de 3.600Kg. Ces véhicules sont destinés à transporter les troupes des FACA et leurs matériels.

Le Petit YEKOA 

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DEPECHE RJDH-RADIOS COMMUNAUTAIRES

DES FIDELES DE L’EGLISE ANEB DE WALINGBA ARRETES SUITE A UNE AFFAIRE ENTRE LE PASTEUR ET CERTAINS LEADERS

Quatorze fidèles de l’Eglise Baptiste de Walingba, située dans le 5e arrondissement de Bangui, sont détenus depuis hier au commissariat du 5ème arrondissement de Bangui. Ces arrestations font suite à une affaire opposant le pasteur et certains paroissiens.

Ces fidèles ont été arrêtés par les policiers en plein culte. Selon  les témoignages recueillis sur le terrain, certains paroissiens ont tenté de dénoncer par une manifestation, les divergences entre le pasteur de l’église et certains cadres qui l’accusent d’avoir introduit de nouvelles pratiques qui sont contraires  à la tradition baptiste.

Face à cette situation, le pasteur Armand Kebella Bembessio a fait appel aux forces de l’ordre qui ont débarqué sur les lieux pour arrêter ces quatorze fidèles. Selon des sources proches du commissariat, ces fidèles sont accusés de trouble à l’ordre public.

L’un des détenus, Claude Bellongot, diacre de cette église rejette cette accusation et parle de remarques spirituelles faites au pasteur « nous avons fait des remarques spirituelles par rapport au comportement du pasteur qui a importé d’autres comportements. Il a mal pris cela et a décidé de porter plainte contre notre groupe. Cette affaire n’a rien à voir avec un quelconque trouble à l’ordre public. Je ne sais pas pourquoi on nous accuse des auteurs de trouble. En principe cette affaire devrait se régler au Conseil des diacres », explique t-il.

Luc Koungbama, pasteur de l’Eglise Kokoro 3, regrette cette affaire qui, pour lui aurait due être traitée au sein de l’église « la Bible nous recommande d’être des médiateurs, d’arranger nos différends à l’amiable au lieu d’aller devant les juridictions de l’Etat, ça donne une mauvaise impression»  a-t-il déploré.

Le pasteur Gouloumanda, théologien et professeur à l’ETEB à Bangui déplore le comportement des policiers qui ont opéré au sein de l’église.

Le commissaire du 5e arrondissement a réuni ce matin les deux parties pour tenter une médiation en conciliation qui, selon nos informations n’aurait pas abouti. De sources concordantes, l’affaire pourrait être transférée au niveau du tribunal.

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LES DEPUTES DE PAOUA ET DES MBRES S’INQUIETENT DE LA TENSION DANS LEURS CIRCONSCRIPTIONS

Lucien Mbïgoto et Pierre Marie-Franck, respectivement députés de Paoua et des Mbrès ont déploré le regain de violence signalé ces derniers temps dans leurs circonscriptions. Ils se sont exprimés sur la situation de leurs localités dans des entretiens avec le RJDH.

Ce sont, selon Pierre Marie-Franck, député des Mbrès, les exactions des peulhs armés qui l’inquiètent « depuis quelques semaines, nous apprenons presque quotidiennement que des gens sont tués par des peuhls armés signalés dans la région. Cette situation m’inquiète aujourd’hui. Tout en dénonçant ces exactions, je partage la douleur des parents qui ont perdu leurs proches dans les attaques perpétrées par ces peulhs armés » a-t-il expliqué.

Lucien Mbaïgoto, député de Paoua regrette la présence des hommes armés dans les environs de la ville. Il déplore les actes de barbarie attribués à ces combattants « il y a des hommes armés qui ont pris position dans les périphéries de Paoua. Cette présence est plus qu’inquiétante aujourd’hui. Les exactions qu’ils font sur la population civile nous attristent tous » confie t-il avant de dénoncer les cas « des villes de Bambari, Ndélé, Markounda, Batangafo, Birao qui sont dans l’insécurité ».

Le député de Paoua appelle la communauté internationale à passer à la vitesse supérieure « aujourd’hui, il faut que la communauté internationale passe à une vitesse supérieure non seulement pour imposer la paix mais aussi accélérer le processus du DDRR. Je pense que c’est à ce titre que la paix pourra revenir dans l’arrière-pays » souhaite t-il.

Pierre Marie-Franck demande au gouvernement de prendre ses responsabilités « la mission du gouvernement, c’est de protéger les citoyens. Il faut que les nouvelles autorités puissent prendre leurs responsabilités face à cette situation d’insécurité totale dans l’arrière-pays » a-t-il appelé.

Les deux élus ont exigé le redéploiement des Forces Armées Centrafricaines (FACA) dans les zones où la tension est vive.  Les exactions des hommes armés aux Mbrès sont signalées alors que l’administration est en train d’être déployée après trois années d’absence.

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DEUX SOUDANAIS ET UN TCHADIEN ARRETES A DAMARA FAUTE DE PAPIER

Un sujet tchadien et deux Soudanais ont été arrêtés le week-end dernier à Damara par la gendarmerie. Ces derniers seraient sur le territoire sans aucun papier légal.

L’information a été confirmée au RJDH par des sources militaires qui indiquent que ces trois personnes voyageaient sans aucun papier. Une source proche de la gendarmerie de Damara a confié qu’ils se rendaient à Bambari pour des activités commerciales « c’est sur un poste de contrôle que ces trois personnes ont été arrêtées parce qu’elles ne sont pas en règle. Ils n’ont aucun papier » a-t-elle expliqué.

Les trois prévenus ont été, selon la même source, transférés au tribunal de Bimbo où est gérée l’enquête ouverte sur ce dossier. Leur présence au tribunal de Bimbo a été confirmée par  le parquet de Bimbo « nous avons ces trois personnes arrêtées à Damara. Il y a une enquête qui est ouverte sur l’affaire et nous attendons les résultats » a précisé l’intérimaire du procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de Bimbo, contacté ce matin par le RJDH.

Les contrôles de pièces d’identité ont été multipliés ces derniers temps sur les barrières tenues par les forces intérieures.

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SEIZE VILLAGES DE BIMBO 5 REÇOIVENT DES KITS D’HYGIENE APRES LEUR ENGAGEMENT CONTRE LA DEFECATION A L’AIRE LIBRE

Seize(16) villages de la commune de Bimbo 5 ont bénéficié, le 28 mai dernier des kits d’hygiène après le travail effectué dans le cadre de la lutte contre la défécation à l’air libre. C’est une initiative conjointe du ministère de l’Hydraulique, de l’ONG Initiative Développement Centrafrique(IDC) en partenariat avec l’UNICEF.

Ces villages sont reconnus avoir atteint la fin du programme relatif à la lutte contre la défécation à l’air libre. Chacun de ces seize villages a reçu deux seaux, une brouette, deux machettes, deux pelles, deux pioches  et une pancarte. L’objectif de ce don, est, selon Vincent Andjidoulou, représentant du Ministre en charge de l’Hydraulique d’encourager ces villages à maintenir leur engagement dans la lutte contre la défécation à l’air libre qui « représente un véritable danger pour la santé publique »précise t-il.

Dans ces villages, les habitants, suite à une campagne de sensibilisation, se sont engagés dans la lutte contre la défécation à l’air libre. Ils ont mis en place un comité d’assainissement qui est chargé de gérer ce programme.

Léandre Bensson, membre du comité d’assainissement de Mboko 4 se félicite de cet appui qui, selon lui va leur permettre de consolider la lutte contre la défécation à l’air libre.  Il a expliqué que le comité a commencé par sensibiliser les habitants du village sur le bien fondé du programme« après notre campagne, les gens ont fait leurs toilettes et aujourd’hui, le village est déclaré avec les autres comme celui qui a mis fin à la défécation à l’air libre » a-t-il expliqué.

Ces seize villages de Bimbo 5 portent aujourd’hui à cinquante le nombre de villages ayant atteint la fin de ce programme.

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LE CICR ET LA SODECA FONT LE BILAN A MI-PARCOURS DES TRAVAUX DE REMPLACEMENT DES CONDUITES D’EAU

Le bilan à mi-parcours des travaux de réhabilitation des conduites d’eau de la SODECA sur l’avenue des Martyrs, a été fait, ce matin par le Comité International de la Croix Rouge (CICR) et la Société Centrafricaine de Distribution d’Eau en Centrafrique (SODECA). Les deux partenaires se sont dits satisfaits de l’avancement des travaux malgré quelques difficultés rencontrées sur le terrain.

Michel Vouilloz, ingénieur au CICR, responsable du projet de remplacement des conduites de la SODECA a indiqué que le bilan des travaux est positif après plusieurs jours d’activités. Il a précisé que les résultats obtenus depuis le lancement du projet, représente 2800 journées de travail.

Les nouvelles conduites d’eau, selon Michel Vouilloz sont en polit-lèvres. Il a noté que l’introduction de ces nouvelles conduites a occasionné un léger retard lié à la formation des agents de la SODECA « nous avons utilisé de nouvelles conduites d’eau pour remplacer les anciennes. C’est l’introduction de cette nouvelle technologie qui a entrainé un petit retard parce que nous avons six collaborateurs de la SODECA à l’utilisation au montage de ces conduites d’eau ainsi qu’à la familiarisation en outillage très spécifique de ces matériels » précise t-il.

Michel Vouilloz a rappelé que ces travaux vont rendre plus fiable l’alimentation en eau de plusieurs quartiers de Bangui « avec ce travail, la distribution d’eau sera plus fiable dans les secteurs concernés notamment Benz-Vi, KM5, Fatima, Pétévo jusqu’à Bimbo sans oublier les secteurs comme Sango, Lakouanga, Bruxelles, les trois(3) Sica, Combattants jusqu’au site des déplacés de M’Poko », a-t-il fait savoir.

L’ingénieur du CICR a rassuré quant à la livraison d’eau dans les secteurs concernés durant les travaux en ces termes « il n’ya pas de rupture d’eau pendant les travaux parce qu‘avec les nouvelles conduites, chaque fois que nous  débranchons un quartier sur l’ancienne conduite, on le ramène automatiquement sur la nouvelle conduite d’eau ».

La Directrice Générale de la SODECA, Justine Sowakara s’est félicitée de l’appui du CICR qui, selon elle, permettra de renforcer les capacités de sa structure afin que la distribution d’eau soit à la hauteur de la demande. La Directrice Générale a indiqué que le remplacement des conduites d’eau est un apport majeur que la SODECA attend depuis des années.

Pour elle, cet appuie renforcera les capacités de la SODECA qui va être en mesure de fournir de l’eau à plus de personnes à Bangui « la SODECA attend depuis des années le remplacement de ces conduites installées depuis 1960. C’est cela qui nous causait des soucis dans la distribution d’eau. Je pense que ces travaux vont nous permettre  de donner de l’eau de manière conséquente et régulière à la population. A la fin des travaux, la moitié de la ville de Bangui sera alimentée en eau potable », a-t-elle précisé.

Justine Sowakara a rappelé qu’au-delà du soutien pour la réhabilitation des conduites d’eau à Bangui, le CICR soutient la SODECA dans l’arrière-pays« nous avons un centre secondaire de la SODECA à Ndélé que le CICR appuie. Depuis la crise, c’est le CICR qui prend en charge la distribution gratuite d’eau à la population de Ndélé et Bambari » reconnait-elle.

Les travaux de remplacement des conduites de la SODECA, lancés le 21 Janvier 2016, prendront fin en mars 2017. Le remplacement de ces conduites s’étend sur 4 kilomètres.

 

*****RJDH*****

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LES FONCTIONNAIRES ET AGENTS DE L’ETAT, DEMONTRENT LEUR MISERE A CIEL OUVERT LORS DES OPERATIONS DE PAIEMENT DE SALAIRES

Incroyable mais pourtant vrai. Les fonctionnaires et agents de l’Etat, agissent comme des petits enfants lors des opérations  de paiement des salaires. Ce n’est plus un secret, car le comportement affiché par ces fonctionnaires et agents de l’Etat, se passe au vu et au su de tout le monde.

Pendant les opérations de paiement des salaires, déjà à 04 heures du matin, les fonctionnaires et agents de l’Etat envahissent les cours de différentes institutions bancaires en place. Dès que ces établissements bancaires ouvrent leurs portes, c’est le désordre absolu, du jamais vu. Les fonctionnaires et agents de l’Etat courent, sautent au dessus des clôtures comme de petits singes, pour rattraper l’entrée principale. Arrivés même au niveau de l’entrée principale, c’est un combat de David contre Goliath pour entrer dans la salle. Tout le monde se bouscule et se précipite pour occuper la première place et être servi à temps.

Au moment de cette bousculade, certains fonctionnaires et agents de l’Etat ont eu des jambes et bras cassés, des entorses, des blessures, des chemises déchirées, et que savons-nous encore ? C’était le cas, le mois passé où deux (2) fonctionnaires de l’Etat, dont l’un était porteur de tenue et l’autre civile, ont eu tous, les deux (2) jambes cassées au moment des opérations de paiement des salaires à l’Ecobank.

Tous ces actes se produisent car tous les fonctionnaires et agents de l’Etat, veulent percevoir leurs salaires en une seule journée. Les deux (2) établissements bancaires les plus touchés par ces phénomènes sont : Ecobank et BSIC, qui regorgent de la majorité des fonctionnaires et agents de l’Etat. Le salaire est un droit. Tous les fonctionnaires et agents de l’Etat ont le droit de percevoir leurs salaires à la fin du mois. Mais nous osons croire que ce n’est pas la meilleure manière d’agir que ces derniers affichent au moment de paiement de leurs émoluments.

Il est bien évident que plusieurs succursales des établissements bancaires ont été fermées durant la grave crise militaro-politique qui a secoué le pays, ce qui a permis la centralisation des activités bancaires. Mais cela ne peut empêcher les fonctionnaires et agents de l’Etat d’agir comme des responsables et des éducateurs. Les établissements bancaires les plus touchés doivent déployer des efforts, pour rouvrir leurs succursales, afin de mettre un terme au désordre qui ne cesse de se développer pendant le paiement de salaires.

Le respect de soi est encore loin du compte en RCA, quand des responsables agissent comme des enfants de la maternelle en phase de leur toute première éducation.

 

Bénistant MBALLA.

 

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CAN 2017 : la Centrafrique avec Youga et Enza-Yamissi contre l’Angola

Toujours en course pour une qualification à la CAN 2017, la Centrafrique reçoit l’Angola dimanche à l’occasion de l’avant-dernière journée des éliminatoires de la compétition. Pour cette échéance, le sélectionneur Hervé Loungoundji a fait appel à un groupe de 23 joueurs, dévoilé ce lundi par le siteCentrafriquefootball.cf. Si Amos Youga, blessé en mars, effectue son retour, Manassé Enza-Yamissi, Josué Balamandji et David Manga manqueront l’échéance pour cause de blessure.

D’accord pour rejoindre les Fauves, Lionel Zouma accuse quant à lui un problème physique et devra attendre avant de fêter sa première convocation. Fernander Kassaï a pour sa part préféré rester à disposition de son club, à la peine en championnat. Le jeune Jayson Ondomat (La Chapelle sur Erdre, France) a quant à lui été invité à participer au stage pour découvrir l’environnement du groupe.

La liste des 23 Fauves :

Gardiens : LEMBET Geoffrey (AJ Auxerre, France), SAMOLAH Elvis (EFC5), SAMOLAH Prince (SCAF)

Défenseurs : KETHEVOAMA Terence (Tempête Mocaf), YOUGA Kelly, KEITA Salif (DC Motema Pembe, RDC), ZIMBORI Nicaise (Dolisie, Congo), TAMBOULAS Parfait (Olympique), NGAM NGAM St Cyr (Cameroun), ANZITE FRANKLIN (Long An, Vietnam), SAUNIE Henri (FC Sion, Suisse)

Milieux : YOUGA Amos (GFC Ajaccio, France), ENZA-YAMISSI Eloge (FC Valenciennes, France), MABIDE Vivien (Moghreb Tétouan, Maroc), DAGOULOU Eudes (ES Sétif, Algérie), GOURRIER Junior (FC Bamboutos, Cameroun), DERTIN Amores (FC Bamboutos, Cameroun), KAGO Gervais (FC Bamboutos, Cameroun), KETHEVOAMA Foxi (Gaziantep BB, Turquie)

Attaquants : MOMI Hilaire (FC Seraing, Belgique), LIMANE Moussa (Kaspyi, Kazakhstan), DEMBA Malick (Union Douala, Cameroun), KONNSIMBAL Jesus (MFK Kosice, Slovaquie)

Autre Média

(Source: afrik-foot.com)

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Jean-Pierre Bemba de nouveau devant les juges de la CPI, pour subornation de témoins

Les actes présumés de subornation de témoins de l’ex-vice président congolais Jean-Pierre Bemba et ses avocats « montrent jusqu’où les accusés étaient disposés à aller pour cacher leur conduite illicite », a affirmé mardi l’accusation de la CPI lors du premier jour des plaidoiries dans cette affaire.

Jean-Pierre Bemba, ses avocats Aimé Kilolo et Jean-Jacques Mangenda, ainsi que Fidèle Babala, un député du parti Mouvement de Libération du Congo (MLC), sont accusés d’avoir fabriqué ou présenté à la CPI des faux documents afin d’obtenir l’acquittement de M. Bemba dans son procès pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité.

Ils auraient également, selon la procureure de la CPI, versé de l’argent à des témoins afin qu’ils donnent de faux témoignages. Un témoin de la défense, Narcisse Arido, est également poursuivi.

« Il y a, parmi les accusés, ceux qui ont agi pour essayer de corrompre et d’influencer, ceux qui ont payé et reçu des cadeaux, ceux à qui l’on a promis une réinstallation et une sécurité, ceux à qui l’on a demandé de mentir lors de leur déposition », a déclaré un membre du bureau du procureur, Kweku Vanderpuye.

L’ancien chef militaire Jean-Pierre Bemba avait « beaucoup à perdre » dans son procès : « sa fierté, sa stature, sa réputation, son pouvoir politique, la possibilité d’une victoire lors des élections présidentielles, sa liberté », a ajouté M. Vanderpuye.

Jean-Pierre Bemba a été reconnu coupable le 21 mars des crimes commis par sa milice en Centrafrique en 2002 et 2003, en vertu du principe de « la responsabilité du commandant ». Ce jugement était également le premier de la Cour à avoir condamné le recours au viol comme crime de guerre.

L’accusation a demandé « au minimum 25 ans » de détention. L’ancien chef rebelle du nord de la République démocratique du Congo (RDC) a déjà passé huit ans en prison.

Selon l’accusation, huit témoins ont admis avoir menti alors que deux d’entre eux ont été payés quelques heures avant d’embarquer à destination de La Haye.

En tant qu’avocat, M. Kilolo savait « que ce qu’il faisait était mal », a ajouté M. Vanderpuye, s’appuyant sur des relevés téléphoniques, des registres comptables ou des conversations interceptées : « il était sûr qu’il pouvait s’en sortir en abusant de sa position de conseiller devant la Cour ».

La défense doit s’exprimer plus tard dans la journée.

Il s’agit du premier procès pour subornation de témoins devant la CPI, entrée en fonction en 2003 à La Haye.

AFP

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