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L’URGENCE DE METTRE FIN AUX EXACTIONS DES GROUPES ARMES S’IMPOSE AUJOURD’HUI

juin 3, 2016

La RCA n’est pas une jungle, encore moins un pays des hors-la-loi, des  criminels, des bandits de grand chemin. C’est une nation souveraine, indépendante depuis 1960 et démocratique, avec l’élection transparente, crédible du président de la République, chef de l’Etat, le professeur Faustin-Archange Touadéra. Le gouvernement est mis en place et le bureau de l’Assemblée aussi. L’Exécutif et le législatif sont aux pieds d’œuvre pour ramener la paix et la sécurité sur toute l’étendue du territoire national. Le président de la République n’arrive pas à fermer les yeux la nuit à cause du fameux DDRR des combattants des groupes armés. Il a même initié des rencontres avec tous les leaders des groupes politico-militaires

Mais ce qui se passe dans l’arrière pays, dépasse tout entendement humain. Certains groupes politico-militaires, tels le FPRC de Nourredine Adam, l’UPC d’Ali Daras, le MPC d’Alkhatime, pour ne citer que ceux-ci, ne baissent pas les bras. Que veulent-ils ? Que cherchent-ils ? Les Centrafricains du Nord au Sud, d’Est en Ouest, ne peuvent circuler et vaquer librement à leurs préoccupations habituelles. A cela s’ajoutent les tueries, les massacres commis par les peuhles venus du Soudan et du Tchad. Les Centrafricains sont pris en otage sur leur propre territoire. D’un côté les combattants étrangers de la  Séléka,  de l’autre l’Armée de Résistance du Seigneur (LRA), du tristement célèbre Joseph Kony qui écume les régions du Mbomou, du Haut-Mbomou et une partie de la Haute-Kotto. Les populations vivent la peur au ventre. D’autres ont même quitté leurs villages et s’entassent dans les grandes villes pour échapper à la foudre de ces derniers.

Ces déplacements massifs à la recherche d’un abri sûr, ne sont pas sans conséquence. La malnutrition et la  sous-alimentation gagnent les enfants. La crise alimentaire se profile à l’horizon. Certaines maladies telles que le choléra, la kwashiorkor et autres peuvent surgir d’un moment à l’autre, ce que nous ne souhaitons pas, du fait de la sous-alimentation et du regroupement massif dans les sites des déplacés. Les souffrances du peuple centrafricain ont franchi le seuil du tolérable. Leurs attentes s’amenuisent, au risque de disparaître définitivement comme une traînée de poudre. « Cinq (5) ans de souffrance », que les militaires français ne cessent de dire aux Centrafricains lorsque ces derniers leur lancent ceci, « voleurs de diamants », se concrétisent lentement mais sûrement. Car à en voir de près, la paix et la sécurité que les Centrafricains réclamaient depuis le régime transitionnel de Catherine Samba-Panza jusqu’au retour à l’ordre constitutionnel, avec l’élection de Faustin-Archange Touadéra, ne sont pas pour demain, elles sont loin de voir le bout du tunnel.

D’où urgence de trouver d’autres alternatives pour mettre fin aux exactions des groupes armés sur les populations civiles sans défense. Les Centrafricains ont trop souffert et ne peuvent inlassablement continuer à souffrir, à mourir comme des  mouches. La Communauté internationale avait clairement fait savoir au peuple centrafricain, que les élections qui se sont déroulées récemment sont « des élections de dernière chance ». Les Centrafricains ont bradé les détonations d’armes pour aller massivement aux urnes. Ils ont réussi les élections à 100%. Mais leur dernière chance qui était les élections n’est plus d’actualité. Cinq(5) mois après le début des élections, les Centrafricains sont restés sur leur soif. Malgré cette accalmie précaire, les têtes tombent et continuent de tomber. Tout se passe comme si le peuple est abandonné à son triste sort.

La Sangaris va bientôt plier bagages. La MINUSCA, depuis la nuit des temps, n’est pas vraiment efficace et ne répond pas aux attentes du peuple sur le plan sécuritaire. Donc, il s’avère nécessaire que l’embargo sur les armes à destination de la Centrafrique soit levé totalement  pour permettre au gouvernement d’équiper les FACA afin de faire face aux groupes armés récalcitrants. Car d’après notre lecture de la situation sécuritaire, tant que des actions rigoureuses ne sont pas menées contre les rebelles, la fin de  leurs exactions sur les populations civiles sera renvoyée aux calendes grecques. A l’allure où vont les choses aujourd’hui, un observateur de la situation sécuritaire de notre pays, serait tenté d’affirmer que la paix et la sécurité ne reviendront qu’après dix (10) ans.

Le gouvernement de Sarandji doit se jeter à l’eau pour mettre fin aux exactions des groupes armés car trop, c’est trop. Les actes barbares ont franchi monts et océans. Il est temps d’y mettre fin pour toujours.

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

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