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LES FACA, DE LA DISCIPLINE  DU TEMPS DE DACKO, BOKASSA, KOLINGBA, A L’INDISCIPLINE SOUS PATASSE, BOZIZE, DJOTODIA : LA REFONDATION DE L’ARMEE NATIONALE S’IMPOSE POUR EXTRAIRE LES DECHETS.

juin 6, 2016

Le président André Kolingba, paix à son âme, a mérité son grade de Général d’Armée. Un général est un général et n’a peur de rien, et ne recule devant rien. C’était la marque du feu général André Kolingba, Président de la République, en sa qualité de Chef Suprême de l’Armée Nationale. Les Forces Armées Centrafricaines (FACA), qui ont été formées à l’époque des présidents Dacko, Bokassa et Kolingba, méritaient leurs grades et galons dont ils bénéficiaient.

La discipline régnait au sein de l’armée nationale, à telle enseigne que les FACA étaient respectées par la population sur l’ensemble du territoire. Le président Ange-Félix Patassé, bien qu’étant civil, n’a jamais cédé à une intimidation ou tentative de coup d’Etat quelconque, car les FACA étaient aptes et courageuses à protéger la population et les institutions de la République. Ce n’est pas Bozizé qui nous démentira. La première tentative de Bozizé et ses éléments de prendre le pouvoir par la force, était soldée par un échec cuisant à quelques mètres de l’Assemblée Nationale. Bozizé et ses enfants étaient mis en déroute par les FACA qui sécurisaient l’Assemblée Nationale, et étaient obligés de rebrousser chemin d’où ils étaient venus. Le président Patassé a résisté à l’attaque de Bozizé et de ses hommes. Au finish, ils ont bénéficié du soutien de certaines forces occultes, pour accéder au pouvoir le 15 mars 2003. Après Dacko, Bokassa, Kolingba et Patassé, la génération des vrais leaders centrafricains qui ont su maîtriser l’armée nationale a disparu et a cédé la place aux dictateurs véreux qui ont transformé l’armée en une poubelle où toute chose est permise.

Depuis que Bozizé a pris le pouvoir le 15 mars 2003, l’armée nationale a perdu toute sa valeur. Les FACA n’ont point de repère et donc indisciplinées et se livraient à des actes qui leur semblaient bon. Les mercenaires tchadiens et soudanais, recrutés par Bozizé, pour l’aider à renverser le régime démocratique du feu président Patassé, et incorporés par la suite au sein de l’armée nationale étaient considérés comme des dieux sur terre. Finalement, ces mercenaires, après avoir eu connaissance du secret de l’armée centrafricaine, étaient repartis pour accompagner Michel Djotodia à déstabiliser le régime de Bozizé. La preuve en est que plusieurs mercenaires tchadiens et soudanais qui ont soutenu Bozizé l’autre jour se trouvaient parmi les Séléka, lors de leur prise de pouvoir le 24 mars 2013. Bozizé, général de son état, distribuait des grades aux FACA de son ethnie, son clan, sa région, qui ne valent rien et ne représentent rien. Certains généraux de Bozizé n’ont jamais été à l’école de guerre. D’autres n’ont même pas mis pieds dans une école de formation militaire. En les faisant sous officiers, officiers et généraux, ils ont les oreilles qui dépassaient largement le crâne. Pour une moindre chose, ils se déversaient sur la population, avec leur slogan : « Tu me connais ? ». Malheureusement que ces officiers et généraux, n’ont pu résister un seul instant devant la Séléka le 24 mars 2013.

Le cas de Michel Djotodia et de ses hommes était encore plus pire. C’étaient les vrais démons de l’enfer, les véritables ennemis du peuple et de la République qui ont conquis le pouvoir de Bangui depuis la date du 24 mars 2013. Michel Djotodia ne maîtrisait rien, et ne pouvait rien face aux exaction de la Séléka, quelques semaines après leur prise du pouvoir. Depuis le haut jusqu’en bas de la pyramide de la Séléka, tout le monde était commandant, colonel, général, et que savons-nous encore ? L’armée nationale a cédé la place aux charcutiers humains qui tuaient, violaient, braquaient, incendiaient, sans foi, ni loi.

Les Anti-Balaka, ne pouvant supporter un tel degré des actes inhumains causés par la Séléka, étaient obligés de rentrer dans la course le 05 décembre 2013. Finalement, Michel Djotodia qui ne savait quoi faire était contraint à la démission par les chefs d’Etat de la CEEAC, le 10 janvier 2014 à Ndjamena, au Tchad. L’origine de toutes ces barbaries que le pays a connues, repose sur certains anciens dirigeants de la RCA qui ont mal entretenu l’armée nationale. Une armée fondée sur le clientélisme, l’égocentrisme, le racisme, l’ethnocentrisme, le régionalisme. En voici les conséquences que nous récoltons aujourd’hui à travers la division, la haine, la rancœur, bref la guerre qui a ébranlé les fondements de la République et a mis tous les tissus socio-économiques du pays par terre. Après l’installation de nouvelles autorités à la tête du pays, l’armée nationale a besoin d’être refondée et restructurée, pour extraire les déchets qui ternissent l’image de la profession de l’armée en RCA. Ce faisant, nous pouvons disposer désormais d’une armée digne de ce nom pour protéger les civiles et défendre l’intégrité du territoire.

 

  Bénistant MBALLA

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