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SARANDJI A DU PAIN SUR LA PLANCHE : LES POLITICO-MILITAIRES PARTAGENT LE POUVOIR AVEC LES AUTORITES LEGITIMES DANS L’ARRIERE PAYS.

juin 6, 2016

La difficile restauration de l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du territoire, nourrit de manière outrancière les actes criminels et barbares de tout genre dans l’arrière-pays. Les autorités légitimes du pays, les véritables élus de la nation, partagent en ce moment le pourvoir avec les groupes armés. L’information nous a été révélée par un habitant de la ville de Bambari. Selon cette source, « les éléments de l’UPC de Ali Daras, continuent jusqu’en ce moment de régner en maître absolu sur la ville de Bambari, tout en percevant les impôts, les taxes et autres droits de l’Etat. Ces derniers effectuent des contrôles de routine et rackettent les passagers. Tous ces actes se passent même en présence des forces internationales et des agents de l’Etat qui n’ont aucun pouvoir d’agir ». La même information est confirmée par certains habitants de Kaga-Bandoro. D’après les témoignages de ces derniers, « les ex-Séléka contrôlent en ce moment le couloir Kaga-Bandoro-Bangui. A travers les contrôles de routine qu’ils effectuent, ces derniers perçoivent les impôts, taxes, et dépouillent les usagers de leurs biens malgré la présence des troupes onusiennes dans la ville ». Face à ces divers témoignages, nous osons dire que l’autorité de l’Etat ne s’exerce nulle part dans l’arrière-pays.

Nous vivons en ce moment dans un Etat archaïque où le pouvoir de l’Etat est partagé et les lois de la République foulées aux pieds. Chacun est libre d’agir et de décider comme bon lui semble. Les ex-Séléka et Anti-Balaka d’un côté, la LRA, l’armée soudanaise et tchadienne de l’autre côté. Le peuple centrafricain est pris en otage et condamné à vivre le calvaire quotidiennement. Quel est le sens des élections si les nouvelles autorités du pays ne peuvent vaquer librement à leurs fonctions en toute quiétude ? Les Nations-Unies, à travers la MINUSCA, sont tombées plus bas que terre. Comment comprendre que la MINUSCA peut-elle se laisser faire par Ali Daras et ses éléments ? Le témoignage de Bruno Moumoloala, formateur national de l’ANE, pris en otage par les hommes de l’UPC, de Ali Daras, de retour d’une mission à Bangassou, ne relève-t-il pas l’incapacité et la limite des Forces de sécurité intérieure (policier et gendarme) ? D’après Bruno Moumoloala : « notre libération a été faite par le général Ali Daras, en présence de la MINUSCA, grâce à la machine qui a été mise en marche par le vice président de l’ANE, des autorités du pays et des forces onusiennes ». C’est autant dire que la MINUSCA , la gendarmerie et la police font la courbette même devant un groupuscule de personnes qui ne valent et ne représentent rien.

Le gouvernement Sarandji a du pain sur la planche pour relever les défis sécuritaires. La détermination et le courage restent la marque d’un gouvernement en difficulté. Ni les nouvelles autorités du pays, ni le peuple centrafricain ne doivent céder à l’intimidation et au chantage des groupes armés. Le chemin est encore long à parcourir pour sortir définitivement le pays de l’emprise des groupes armés.

 

    Bénistant MBALLA

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