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CM N°2242 du jeudi 16 juin 2016

juin 16, 2016

KM5 ET LA CHAINE DES HORREURS A REPETITION : FAUT-IL S’ARRETER AUX EVENEMENTS OU RECHERCHER LES CAUSES PROFONDES ?

Un vendeur d’œufs, a-t-on coutume de le dire, ne cherche jamais la bagarre de peur de perdre ses précieuses et fragiles marchandises. Le Km5 s’inscrit dans ce cas de figure. Ce sont des commerçants qui ne peuvent à la fois tenir la Kalachnikov et l’argent, et à ce titre, l’argent et les bruits de bottes ne cohabitent guère. C’est dans la paix, la sérénité que les clients viennent  faire leurs achats. Tant qu’on ne touche pas à un musulman, et c’est le cas de différents assassinats, il n’y a pas de grabuge au Km5. Il est certes aussi vrai que nous déplorons la loi du talion en vigueur au Km5, « dent pour dent, œil pour œil, cadavres contre cadavres », quelque fois de manière disproportionnée, de même, nous demandons aux ennemis de la République, aux ennemis de la paix, aux ennemis de la reconstruction de laisser le Km5 et nos frères musulmans en paix. Des bandits, des braqueurs, commettent l’irréparable, s’enfuient et ce sont des personnes innocentes qui encaissent les pots cassés. Le pire, c’est que le phénomène est devenu une coutume, un chien écrasé, un poulet crevé, et pourtant des vies humaines sont perdues. Aucun effort durant la transition jusqu’à ce jour pour percer cet abcès. La quiétude de la ville de Bangui est toujours mise à rude épreuve, y compris les mouvements des populations en pleine nuit. Des mères d’enfants, des enfants prennent le large dès qu’une information fait état de l’assassinat d’un musulman quelque part. C’est l’éternel sinistre cortège d’enfants, des femmes, des mères, lourdement chargées. Ô temps ! Ô mœurs !

Faut-il importer des ministres et des forces de défense et de sécurité d’un autre pays, pour travailler en Centrafrique ? En RCA, il y a des généraux, des colonels, des commandants, des capitaines, dont on ne sait comment ils ont eu leurs grades. Centrafric Matin serait tenté de suggérer la dissolution de la gendarmerie et de la police et que l’on recrute, partant de zéro. Pourquoi un service de renseignements dans un pays ? C’est pour aider les plus hautes autorités du pays à comprendre ce qui se passe dans leur pays afin de prendre des décisions salutaires, sages et lucides pour le bonheur de toute la nation. La gendarmerie et la police sont encore coloniales (RPF), brutales, sans égard pour la personne humaine : corps de pied, de poing, de matraques, traitement inhumain et dégradant, sont le lot au quotidien. Dans les geôles, on continue de faire cohabiter un être humain avec ses excréments  à ciel ouvert. Les braqueurs, les criminels, les bandits de grand chemin sont traités au même titre que les petites infractions civiles de dette et autres affaires relevant du marché aux puces. Or la gendarmerie et la police ont un grand rôle citoyen d’éducation, de civisme, de bon sens et de la raison. L’éducation d’abord et la répression ensuite. Mais hélas, c’est le monde à l’envers. Quand le plaignant a un parent, un ami gendarme ou policier, c’est la fin du monde, l’apocalypse pour l’accusé. C’est avec horreur qu’on se donne la peine de l’écouter. Il est brutalisé et automatiquement mis en geôle. Il est terrorisé. Quel pays !

Revenons à nos moutons. Les évènements qui mettent le Km5 en boule, ont des fondements cachés que seuls les services des renseignements peuvent dénouer. Par sa répétition et presque souvent dans les mêmes circonstances, il y a certainement des gens qui tirent les ficelles, manipulent et trouvent leur compte. C’est pourquoi nous affirmons haut et fort que la gendarmerie et la police n’aiment pas leur pays. Dans l’une de nos précédentes éditions, nous disions que ces assassinats peuvent être crapuleux, politique ou économique. Crapuleux, nous en doutons formellement, il faut le soustraire de la liste. Politique et économique tiennent la route, au regard de la fréquence et du mode opératoire. Les auteurs vivent une réaction fulgurante, un bain de sang médiatisé, une vague monstre dans le couloir de la mort. Si la communauté musulmane est le bouton rouge, il n’en demeure pas moins aussi que le Km5 est un enjeu économique très important. Les malfrats de tous bords sont instrumentalisés pour des causes soit politique, soit économique.

Sur le plan politique, les mécontents, les insatisfaits, les éternels boudeurs et contestataires y trouvent des marionnettes manipulables à  souhait pour nuire et mettre les bâtons dans les roues du régime en place. Assassiner un individu pour juste une moto, alors que nul ici à Bangui, n’ignore les conséquences. C’est un acte volontaire exécuté afin d’atteindre un objectif inavoué. Un (1) musulman tué équivaut à cinq (5), dix (10), quinze(15), voire cinquante (50) victimes en représailles. Et les auteurs sont tapis tranquillement dans l’ombre, exposant des vies innocentes. Puis on attend un prochain épisode. Cela, à Bangui, sous la barbe du ministre de la Sécurité Publique. Ce sont des condamnations, des enquêtes ouvertes qui seront fermées au retour de Jésus Christ.

La majorité de commerçants préfèrent le Km5 et très peu le centre ville, réservé aux grands bonnets. C’est un enjeu de frustration qui peut faire du Km5, une cible privilégiée de certains opérateurs économiques véreux. D’où nécessité de maintenir une instabilité constante pour empêcher les clients. Autant de pistes de réflexion. Dans un pays normal, où les forces de défense de sécurité sont de vrais patriotes, ce mystère serait percé depuis belle lurette. La gendarmerie et la police se contentent d’attraper, musulmans, chrétiens et libanais pour réclamer de l’agent, puis on les libère. Des mercenaires recherchés, des criminels, peuvent se pavaner en Centrafrique sans inquiétude. Il suffit d’avoir les poches bien garnies en billets de Banque, CFA, EURO, DOLLAR, LIVRE STERLING, YEN, on ne sait plus quelle monnaie. Le siège de la conscience centrafricaine est perverti, extraverti, déboussolé. L’argent facile plombera pour longtemps tous les efforts de sortie de crise. Les Forces de  Défense et de Sécurité (FDS) ne sont pas sur la même longueur d’onde que la Renaissance centrafricaine, puis qu’elles tirent le pays vers le bas, alors que les nouvelles autorités le tirent vers le haut. Les ministres n’incarnent pas encore un élan de redressement, de rigueur, de rigidité pour faire pencher la balance. C’est la léthargie, les mêmes trains-trains de la transition qui se poursuivent. Le sang neuf, la vigueur, le dynamisme, ne sont pas encore au rendez-vous des attentes de la population sur l’ensemble du territoire national.

Touadéra, Sarandji et Karim Mackassoua doivent secouer le cocotier pour faire tomber les tares du gouvernement. La nonchalance gagne le cirque. Touadéra s’assume, il  est entre deux avions pour non seulement rendre visible son pays, mais également l’incruster dans les agendas internationaux, car c’est un pays à rebâtir, à refonder, à remettre sur les rails, avec mille et un (1001) problèmes. Sarandji vient d’obtenir le vote de confiance des élus de la nation. Karim Meckassoua et les députés ont donné le ton et annoncé la couleur. Malheureusement, les ministres dorment, alors bonne nuit ! Nous avons vu Binoua à la tête de la Sécurité Publique comme ministre, ce n’est pas ça que nous observons aujourd’hui. Et ce, sous le régime Séléka. Il était sur le terrain de nuit comme de jour, avec son propre commando, composé de gendarmes et de policiers. Il ne reculait devant rien pour voler au secours des gens en détresse. C’est pour dire que quand la tête est dynamique, les hommes suivent. Nous ne sommes plus dans la transition. C’est un gouvernement légitime. Le chef de l’Etat, le président de l’Assemblée Nationale, le Premier ministre ne peuvent pas tout faire à eux seuls. Les ministres et toute l’administration doivent être debout comme un seul homme.

Nous saluons la réaction du ministre de l’Elevage et des Industries animales pour sa prompte action interdisant l’importation de la volaille et des œufs en provenance du Cameroun. Et pour cause, la grippe aviaire qui sévit dans ce pays voisin immédiat de la RCA. Voilà un département où les techniciens sont éveillés et alertés, veillant sur leur pays et sur leurs compatriotes. Ils attirent l’attention des Centrafricains sur tous les cas suspects, afin d’alerter les autorités compétentes : morts d’oiseaux, de volaille, et autres. Il serait judicieux de scinder le ministère de la Sécurité Publique de celui de l’Administration du Territoire pour plus d’efficacité. Seize (16) préfectures à gérer, c’est très vaste. S’il faut encore ajouter la police et la gendarmerie, c’est trop lourd à manager à la fois pour une seule personne. Résultat oblige.

                                       Julien BELA

 

 

 

KM5, BAMBARI, KAGA-BANDORO ET L’OUHAM : DE NOUVELLES REPUBLIQUES INSTALLEES EN RCA ?

 

Un Etat souverain est celui qui est doté d’un seul gouvernement qui dirige l’ensemble du territoire. Seules les autorités légitimes du pays ont le pouvoir de prendre des décisions engageant la vie politique de la nation. Mais depuis la prise de pouvoir par l’ex-coalition Séléka le 24 mars 2013, suivie des évènements des Anti-Balaka le 05 décembre 2013, la RCA est devenue un pays des hors la loi où toute chose est permise. De Km5 à Bambari, en passant par Kaga-Bandoro, Bouca, Batangafo, Kabo et la préfecture de l’Ouham, chacun est libre de décider comme bon lui semble. Les Séléka et les Anti-Balaka foulent aux pieds les lois de la République, et dictent leurs propres lois tout en tuant, pillant, incendiant, les biens de l’Etat et des particuliers. Ces régions citées ci-haut sont-elles de nouvelles Républiques installées en RCA ? Est-ce la partition du pays qui se confirme ? Autant d’interrogations qui dépassent l’entendement humain.

Nous pensons qu’avec la sécurité des élections, assurée par les habitants du Km5, ce quartier est désormais sur la dernière ligne droite, celle de faire la paix à travers le programme Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement (DDRR), dont les chantiers sont en cours. Ce qui ne semble pas être le cas. Le bouton rouge, c’est désormais le Km5. Le cas de l’assassinat du conducteur musulman de taxis moto dans le Km5, au niveau du pont Jackson, en dit long. D’après les informations que nous avions recueillies suite à l’incident survenu, les va-t-en-guerre du Km5 voulaient coûte que coûte se lever pour aller se venger. Heureusement qu’ils ont été bloqués suite à la sensibilisation de certains centrafricains musulmans qui ont compris le danger de l’acte qu’ils voulaient poser. Pourquoi encore de tels actes, du moment où nous avons choisi tous d’un commun accord, la voie des élections pour un retour à l’ordre constitutionnel dans le pays ? Il y a certainement l’anguille sous roche.

Que nos frères musulmans du Km5 qui sont de véritables centrafricains ne doivent plus céder à l’intimidation et au chantage des ennemis du peuple et de la République,   qui veulent remettre le pays à feu et à sang.

Pour Bambari et Kaga-Bandoro, n’en parlons pas. Ces deux (2) villes citées ci-haut, à notre humble connaissance, sont de nouvelles Républiques installées en RCA, sous le contrôle des incontournables seigneurs de guerre, Ali Daras et Nourredine Adam. A Bambari, tous les actes barbares se passent sous le contrôle des éléments d’Ali Daras, en présence même des Forces Internationales. Personne ne nous démentira à ce sujet. Le cas palpable était celui de deux (2) véhicules de l’Autorité Nationale des Elections (ANE), qui a avaient été pris en otage et contrôlé par les hommes de Daras. C’était sur l’ordre du soi-disant général Daras que ces deux véhicules ont été libérés ainsi que leurs occupants, après des démarches menées par les autorités locales et les responsables de la Munisca. Ali Daras est-il préfet, sous-préfet, maire de la ville de Bambari ? Quelles prérogatives détient-il pour décider en lieu et place des autorités légitimes du pays ? C’est le même cas à Kaga-Bandoro, Bouca, Batangafo, avec Nourredine Adam et ses hommes. Il ne se passe pas un seul jour où les populations civiles de ces villes tombent dans le piège des éléments de Nourredine qui, pour la moindre chose, tuent, pillent, violent, incendient des villages et maisons, des champs et greniers agricoles.

Tout se passe comme si le pouvoir de l’Etat est désormais entre les mains des groupes armés non conventionnels. Entre le régime démocratiquement élu et les groupes armés, qui dirige réellement le peuple centrafricain ? Seules les Nations Unies et la France, à travers leurs troupes en RCA, peuvent éclairer la lanterne du public centrafricain.

Une élection est une affaire de souveraineté d’un pays. Cette souveraineté ne se caractérise qu’à travers la restauration de l’autorité de l’Etat dans toute sa plénitude, sur l’ensemble du territoire national, permettant la libre circulation des personnes et des biens. Mais à l’allure où vont les choses, le scepticisme et le doute sont encore permis quant au retour de la paix et la sécurité, pour restaurer  l’autorité de l’Etat, sur toute l’étendue du territoire national.

 

Bénistant MBALLA

 

 

 LA SECURISATION DES BRIGADES ET DES COMMISSARIATS

PAR LA CONSTRUCTION DES TOURS DES GARDES ULTRAMODERNES EST NECESSAIRE

La première crise politico-militaire sans précédent qu’a connu notre pays la RCA, depuis son histoire de l’indépendance jusqu’à ce jour, a mis en exergue les failles et les faiblesses du système de sécurisation des brigades de la gendarmerie, des commissariats de la police et des Maisons d’Arrêt (prisons), tant à Bangui la capitale que dans l’arrière-pays. Il est malheureux et fréquent de constater que les brigades, les commissariats et les maisons d’arrêt, furent les cibles de prédilection des combattants des groupes armés non conventionnels, des malfrats et autres bandits de grand chemin, en quête de récupérer par force des armes, des munitions, des grenades … pour commettre des crimes et autres forfaits sur les populations civiles. D’ailleurs, lors des assauts de ces criminels, ces barbares contre les brigades, les commissariats et les Maisons d’Arrêt, ils n’ont pas de pitié, ni de froid aux yeux pour abattre froidement les gendarmes, les policiers et les gardes qui tentent de résister à eux. En plus, ces damnés de la terre procèdent à la libération de grands criminels, des bandits de grand chemin et autres malfrats de tout poils, avant de s’évaporer dans la nature, avec leurs butins d’actes criminels, barbares et odieux. C’est bien dommage et c’est une peine perdue pour la justice qui a pourtant fait son travail, en les condamnant pour dissuader les autres à ne pas suivre leurs mauvais exemples.

D’où il est nécessaire non seulement de clôturer les brigades, les commissariats et les Maisons d’Arrêt, mais surtout d’y construire des tours de garde ultramodernes, dotés de tous les armements et équipements militaires sophistiqués, afin de parer ou faire face aux éventuels assauts de ces  criminels et barbares. Il serait aussi judicieux de revoir à la hausse l’effectif des gendarmes, des policiers et des gardes au niveau de nos brigades, nos commissariats et de nos Maisons d’Arrêt, pour assurer leur bonne sécurité et protection. Sinon, c’est l’éternel retour à la case du départ. Car, les « mêmes causes produisent les mêmes conséquences ».

Le Petit YEKOA

 

 

 

    

     LES SERVICES STATIONS TOTAL-RCA SONT DESORMAIS FONCTIONNELS JUSQU’A 20HEURES,

A COMPTER DU 14 JUIN 2016

 

Total-RCA par des « SMS » Téléphoniques, a informé son aimable clientèle que ses services stations sont désormais fonctionnels, jusqu’à 20 heures, à compter du mardi 14 juin 2016. De quoi donner du boum au cœur des conducteurs des taxis, des bus et taxis-motos, sans oublier les propriétaires des véhicules privés et les utilisateurs des véhicules administratifs, qui ont de la peine à s’approvisionner en carburant au-delà de 16 heures.

Or, il s’est avéré que nous sommes à Bangui, capitale de la RCA, et que les cas d’urgence nocturne, entre autres, les décès, les maladies, les accouchements … ne manquent pas. Mais faute de panne sèche des véhicules et motos, c’est-à-dire le manque du carburant, il est impossible d’évacuer les corps, les malades, les femmes en terme d’accouchement … de leurs domiciles vers les hôpitaux ou les centres de santé de la place. C’est bien regrettable pour la suite de ce qui pourra leur advenir.

En prenant une telle décision, nous osons dire que Total-RCA a su bien mesurer sa portée et ses conséquences sur le plan sécuritaire qui prévaut actuellement dans la capitale centrafricaine. C’est pour autant dire que la situation sécuritaire s’améliore peu à peu à Bangui, malgré la persistance de l’insécurité dans certains arrondissements et quartiers.

Il reste maintenant à Total-RCA d’améliorer la qualité de ses prestations des services, et surtout au niveau de ses stations pour mettre tout le monde à l’aise et sans aucune distinction de rang social.

 

Le Petit YEKOA

 

 

LA LRA ENLEVE 75 PERSONNES ET PILLENT LEUR VILLAGE A L’EST DE CENTRAFRIQUE

 

Le village Kadjema, situé à 40 km de Obo, chef-lieu de la préfecture du Haut Mbomou à l’Est de Centrafrique, a été attaqué dimanche dernier par un groupe des éléments de la LRA.

Cette information a été rapportée ce mardi, sur une radio privée de Bangui par des sources indépendantes contactées dans la ville de Mboki toute proche

Selon les sources, les rebelles de la LRA ont d’abord attaqué le village de Kanagon, situé à 25 km de Mboki avant de progresser vers Kadjema non loin de là.

Une autorité locale jointe à Mboki a indiqué que des commerçants qui ont réussi à s’échapper de cette attaque ont donné l’alerte.

A Kadjema, les assaillants auraient fait beaucoup de dégâts. Pour le moment, il est difficile d’avoir une idée précise sur le bilan réel.

Mais de sources militaires, plusieurs personnes ont été au nombre de 75 au moins ont été prises en otage par les assaillants.

Les jeunes du village Kadjema à Obo, auraient selon les mêmes sources, érigé des barricades pour exiger le départ des soldats ougandais basés dans la région.

La liaison téléphonique entre Boki et Obo est suspendue depuis l’annonce de cette attaque.

 

APA

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

LE LEADERSHIP FEMININ : LES EXPERIENCES DE LA GUINEE, DU CONGO, ET DU CAMEROUN, DOIVENT AIDER LES FEMMES CENTRAFRICAINES A SORTIR DE LEURS TANIERES.

 

 

Trois (3) femmes parlementaires, venues respectivement de la Guinée, du Congo et du Cameroun, pour partager leurs expériences en tant que femmes politiques, ont bougé l’ineptie et l’incompétence de la femme centrafricaine à prendre son destin en main. Ces trois (3) honorables des pays cités ci haut, ont prouvé la marque et la carrure d’une femme politique. Durant toutes les expériences partagées, nous n’avions jamais entendu ces trois (3) honorables se préoccuper de l’affaire de leurs maris, ou des biens de leurs parents pour s’en servir, afin de se présenter aux élections. Au contraire, elles se sont battues en tant que femmes, pour remporter les élections législatives, et devenir parlementaires.

Selon le témoignage de l’honorable du Cameroun : « En tant que femme ménagère, je suis partie de rien pour devenir députée. Avec le peu que j’ai comme argent, j’ai commencé par créer une association, qui par la suite était devenue une ONG. C’est en partant de là que la population m’a sollicité à me présenter aux élections législatives. J’ai remporté les élections dès le premier tour parce que, la population avait confiance à ma personnalité… ». Autrement dit, c’est le courage et la détermination qui ont conduit l’honorable du Cameroun, à devenir d’abord leader de l’ONG qu’elle a créée, ensuite député de la nation. C’est dans ce même genre d’idée que les deux (2) autres honorables du Congo et de la Guinée ont emboité le pas à celle du Cameroun. Selon ces dernières : «  une femme politique, est celle qui doit avoir le courage et la détermination, avoir une vision claire sur ce qu’elle veut entreprendre… ». Voilà la qualité des femmes que nous recherchons en RCA.

« Petit à petit, l’oiseau fait son nid », dit-on. Et il faut commencer à viser les petites choses, pour s’émanciper par la suite. L’exemple palpable est celui de l’honorable du Cameroun, qui a commencé par créer une association qui, par la suite, était devenue une ONG. A travers son leadership, la population l’a sollicitée à se présenter aux élections. Qu’en est-il de la femme centrafricaine ? C’était une pure aventure que certaines candidates ont fait pendant les élections. Au moment des campagnes électorales, certaines candidates n’ont jamais mis pied sur le terrain pour se faire connaître par leurs électeurs. D’autres candidates, après leur long séjour en France ont foulé le sol centrafricain à deux (2) mois seulement des élections et prétendaient s’y présenter. C’était une histoire de se faire voir, et non d’être élue. Heureusement que les électeurs ont prouvé qu’ils n’étaient pas dupes. La politique est une science qui s’apprend. On ne peut se lever un de ces quatre (4) petits matins et prétendre devenir présidente de la République ou députée de la nation. Il faut  commencer par se préparer minutieusement, afin d’avoir tous les moyens, ensuite savoir où démarrer, et où finir. La femme centrafricaine n’est pas encore mûre pour la politique, autrement dit pour les hautes fonctions de l’Etat. Les expériences des trois (3) honorables sont valables également pour toutes les femmes centrafricaines, quelque soit leur rang social. Les femmes centrafricaines ne font guère d’efforts pour améliorer leurs conditions de vie. Elles attendent toujours que la manne tombe du ciel. Elles sont là à la maison et attendent que tout soit fait par le mari. Aucune notion de créativité, avec une vision de leadership zéro,  zéro. La beauté et la bière, voilà les deux (2) visions que la femme centrafricaine ne peut plus s’en débarrasser. Elle les a prouvées le 08 mars dernier, « Journée Internationale de la Femme, » devant la Cathédrale de Bangui. Pendant la célébration de cette journée, aucune manifestation digne de ce nom pour donner le véritable sens au concept genre. Les femmes étaient attroupées autour des tables pour manger et boire. C’est de cette manière qu’elles ont célébré le 08 mars, pour atteindre la planète 50/50 d’ici 2030. Selon les informations, que nous avons reçues, lors de la célébration de la journée du 08 mars, au Cameroun, les femmes occupaient la place des hommes pour conduire les taxis et bus, construire des maisons, faire de la mécanique…

Voilà comment les femmes s’émancipent sous d’autres cieux. Il est temps que les femmes centrafricaines sortent de leurs tanières et prennent leur destin en main.

 

Bénistant MBALLA.

 

 

 

 

 

 

 

 

DEPECHE RJDH-RADIOS COMMUNAUTAIRES

 

Une manifestation hostile aux forces ougandaises fait monter la tension à Obo

La population de Obo organise depuis hier des manifestations hostiles aux forces ougandaises basées dans la ville pour la lutte contre la LRA. La tension est montée d’un cran dans la ville suite à la tentative des soldats ougandais de disperser les manifestants.

Les habitants de Obo reprochent aux soldats ougandais leur manque de réaction face à l’attaque, dimanche dernier du village Kadjema par les éléments de la LRA. Selon une autorité locale, la population a barricadé les principaux axes pour exprimer son mécontentement« après l’information que nous avons eue, faisant état d’une attaque de la LRA à quelques kilomètres de la ville et face au refus de l’armée ougandaise de se rendre sur les lieux, la population est sortie spontanément dans les rues pour dire non. Les axes ont été barricadés et des pneus brulés » a-t-elle expliqué.

Le préfet du Haut-Mbomou, Ghislain Dieu béni Kolengo contacté par le RJDH a indiqué que la levée des barricades a fait un blessé « les forces ougandaises ont tiré pour lever les barricades. Dans la foulée, le chauffeur du HCR a reçu des éclats de balles. Il est pour le moment à l’hôpital » a-t-il expliqué.

Selon des informations du RJDH confirmées par le préfet du Haut-Mbomou, les forces ougandaises ont déchiré le drapeau centrafricain et brutalisé les sous-préfets de Obo et de Mboki « je peux confirmer ces informations parce qu’il m’a été rapporté qu’un soldat ougandais a déchiré notre drapeau lors de l’intervention. Les sous-préfets de Obo et de Mboki à qui j’ai demandé d’aller calmer la tension, ont été aussi brutalisés » confie Ghislain Kolengo qui dénonce ces faits en ces termes « ce sont des actes ignobles que je dénonce avec énergie. J’ai clairement dit au colonel commandant l’armée ougandaise que ce comportement va conduire à un incident diplomatique ».

Deux réunions ont été organisées dans la journée par le préfet pour essayer de calmer la tension. De sources indépendantes, la population maintient son exigence relative au retrait des forces ougandaises. Malgré ces tentatives, les activités sont paralysées dans la ville. De sources locales, les forces ougandaises ne patrouillent plus dans la ville « ce sont les Faca qui circulent dans la ville mais les soldats ougandais sont restés dans leur camp » a expliqué un habitant joint au début de l’après-midi.

Le commandant de l’armée ougandaise basée à Obo n’a pas été joignable dans la journée pour se prononcer sur cette affaire.

Le bilan de l’attaque du village Kadjema (45 km de Obo) par la LRA le dimanche dernier, déclic de ce mouvement, fait état d’une quinzaine de personnes enlevées et de plusieurs biens emportés.

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Le HCR propose son aide pour faciliter le retour volontaire des réfugiés centrafricains

Le Haut-Commissariat aux Réfugiés (HCR) a annoncé son intention de soutenir les réfugiés centrafricains voulant rentrer au pays. C’est le représentant en charge des opérations  au HCR  Abdoulaye Barry qui l’a exprimé ce jour lors d’un point de presse à Bangui.   

Selon les données du HCR, 480.000 Centrafricains sont aujourd’hui réfugiés dans les pays voisins « ces Centrafricains sont dans la grande majorité au Cameroun plus de 260.000, au Tchad 100.000, 90.000 en RDC et 40.000 au Congo Brazzaville » a précisé Abdoulaye Barry, représentant en charge des opérations  au HCR. Selon ces derniers, ces réfugiés attendent de regagner le pays.

Abdoulaye Barry a affirmé la volonté du HCR de soutenir le processus de retour des réfugiés « nous avons un programme qui permet d’appuyer ceux qui décident de revenir et de recevoir le minimum de condition pour faciliter leur réintégration ».

Cette annonce a été faite dans le cadre des activités relatives à la journée des réfugiés qui sera célébrée le 20 juin prochain.

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Un affrontement entre des forces intérieures et des peulhs armés signalé dans la ville de Bang

Un  affrontement a opposé, le vendredi dernier, des éléments de sécurité intérieure de Bang à une équipe de peulhs armés qui voulaient entrer dans la ville avec leur troupeau. Le bilan non encore officiel fait état de quatorze morts et un blessé.  

L’affrontement aurait eu lieu, selon nos sources, après l’échec des négociations engagées par les forces intérieures. Une autorité locale contactée a indiqué que la gendarmerie avait proposé aux peulhs armés d’entrer sans leurs armes « mais ils n’ont pas accepté. C’est de là que tout a commencé » a-t-elle expliqué.

Selon des sources sécuritaires, les peulhs armés ont infiltré la nuit« face au refus des forces intérieures, ces hommes armés sont entrés dans la nuit du jeudi au vendredi en passant par Ngaoundaye. Le vendredi matin, trois jeunes armés ont été appréhendés. C’est lorsque les forces regagnaient leur position qu’elles ont essuyé des tirs d’où l’affrontement » explique un cadre de la gendarmerie de la ville de Bang.

Cet affrontement, selon des sources non officielles, a fait quatorze morts du coté des assaillants et un blessé du coté des forces nationales. Le commandant de la brigade blessé serait transféré à Bangui pour de soins.

Selon les informations du RJDH, les peulhs armés se sont positionnés à quelques kilomètres de la ville avec l’intention d’attaquer la ville de Bang. Une source sécuritaire a confié que ces peulhs seraient une soixantaine. Le RJDH a tenté en vain d’entrer en contact avec les responsables de la sécurité publique et la Minusca pour avoir leur réaction.

Aux dernières nouvelles, les dispositifs militaires sont renforcés dans la ville. Les forces intérieures ont multiplié les patrouilles.

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DES MARCHES DE BANGUI DANS L’INSALUBRITE MALGRE L’OPERATION « TOUMBA ZENDE »

Les effets de l’opération « Toumba Zendé » sont difficilement observables au niveau des marchés de  Bangui. Les commerçants regrettent cette situation et appellent la municipalité à plus d’ardeur.

Au marché Boy-Rabe dans le 4ème arrondissement, il est 08 heures passé. Les premiers commerçants s’activent en installant leurs marchandises, le tout dans un bruit énorme dû aux effets de klaxons de véhicules et des cris des vendeurs ambulants. Au bord de la route, des centaines de personnes faufilent entre des tas d’ordures d’où sort une odeur désagréable.

Le bac à ordure se trouvant à l’entrée du marché est débordé. Sylvain, un des commerçants installés à coté dudit bac regrette leur sort et s’interroge sur les effets de l’opération Toumba Zendé « notre situation n’a pas changé ici. Nous sommes restés dans l’insalubrité puis que vous pouvez voir qu’un peu partout, il y a des tas d’ordure. Pourquoi alors l’opération Toumba Zendé ? ».

Au milieu du marché se trouvent les vendeurs de la viande de bœuf. Des tas d’ordure sont sous leurs étalages. A leur face, sont installées les vendeuses de légumes qui sont encerclés par les ordures de tout genre. Judith, une d’elle est en colère «  quand il pleut, nous avons des difficultés, le marché est inondé et les ordures flottent sur l’eau. Nous sommes abandonnés depuis longtemps. L’opération n’a pas réussi et nous sommes en colère ».

Nous quittons le marché Boy Rabé pour celui de Combattant. Le constat est similaire voire pire. L’abord de l’avenue des Martyrs qui traverse ce marché pour aller vers l’aéroport est rétréci par les tas d’ordures. Les marchandises sont exposées au milieu des ordures, ce qui ne semble pas étonner nous inquiéter les commerçants et les clients.

Fabrice, commerçant est fataliste « il n’y a plus rien à faire. On a tout tenté mais le marché n’a pas changé d’image. C’est pourquoi, nous vendons dans ces conditions d’insalubrité parce qu’il n’y a plus rien à attendre ».

Quelques marchés de la capitale centrafricaine ont fait l’exception. Il s’agit entre autre ceux de Ouango et de Lakouango respectivement dans les 7ème et le 2ème arrondissements où l’insalubrité a reculé.

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UN VILLAGE PROCHE DE OBO ATTAQUE PAR LA LRA

Le village Kadjema, situé à 40 km de Obo a été attaqué le dimanche dernier par un groupe des éléments de la LRA. Cette information a été rapportée par des sources indépendantes contactées dans la ville de Mboki.

Selon nos informations, les rebelles de la LRA ont d’abord attaqué le village Kanagon, situé à 25 km de Mboki avant de progresser vers Kadjema. Une autorité locale jointe à Mboki a indiqué que l’information a été rapportée par des commerçants qui ont réussi à s’échapper de cette attaque. A Kadjema, selon nos sources, les assaillants auraient fait beaucoup de dégâts. Pour le moment, il est difficile d’avoir une idée précise sur le bilan réel. Mais de sources militaires, plusieurs personnes ont été prises en otage par les assaillants. Les jeunes du village Kadjema auraient selon les mêmes sources, érigé des barricades pour exiger le départ des soldats ougandais basés dans la région.

La liaison entre Boki et Obo est suspendue depuis l’annonce de cette attaque. Mais, selon nos informations, deux véhicules ont quitté Obo pour Boki avant que la nouvelle arrive dans la ville.

La LRA a repris les attaques entre Boki et Obo depuis quelques mois malgré la présence des soldats ougandais soutenus par les forces spéciales américaines.

 

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DE NEW-YORK A BRUXELLES, TOUADERA PLAIDE POUR LA LEVEE

DE L’EMBARGO, L’APPUI AU DDRR. MAIS SEULEMENT…

Le Président de la République, le Chef de l’Etat, Professeur Faustin-Archange Touadéra a entamé la semaine dernière une visite qui l’a conduit au New-York, aux Etats-Unis d’Amérique, puis à Bruxelles, capitale de la Belgique. A New-York il a plaidé auprès du Conseil de Sécurité de l’ONU pour la levée de l’embargo sur les armes à destination de la RCA et sur nos FACA. Car si nous voyons bien aujourd’hui, les éléments des Forces Armées Centrafricaines (FACA) ne sont pas réellement opérationnels pour protéger les populations civiles sous le joug des combattants des groupes armés, et ensuite défendre l’intégrité du territoire national. Toutes ces tâches qui leur reviennent de droit sont assurées en ce moment par les forces internationales (MINUSCA et Sangaris). Et nous sommes tous témoins oculaires des résultats qu’elles fournissent.

Depuis plus de trois (3) ans que ces forces ont été déployées en Centrafrique, qu’est-ce qui a réellement changé dans le vécu des Centrafricains ? Du Nord au Sud, de l’Est en Ouest, ce sont  les cris de détresse, les lamentations, les gémissements, les pleurs des populations civiles. Les tueries et les massacres des Centrafricains par les groupes armés, sans foi, ni conscience continuent de nos jours. L’ex-coalition Séléka et les Anti-Balaka d’un côté, la LRA (Armée de Résistance du Seigneur) de Joseph Kony, de l’autre, la RCA est partagée par ces groupes rebelles. Au lieu de protéger les populations civiles, la MINUSCA et la Sangaris se contentent d’ajouter des souffrances aux souffrances : viols des mineurs, abus sexuels, tueries sont à leur actif. Ils ne sont même pas différents des groupes armés qui écument les civiles. Alors, faut-il rester bras croisés et laisser l’embargo peser sur la RCA avec toutes les conséquences qui en découlent aujourd’hui ?

A Bruxelles, en Belgique, Touadéra s’est rendu ce mercredi 15 juin pour demander l’appui des bailleurs de fonds au processus du DDRR (Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement) et la relance des activités économiques dans le pays. Mais seulement, les ennemis de la paix, de la RCA et du peuple centrafricain ne l’entendent pas de leurs oreilles. Au Km5, les drogués se sont levés pour tuer des innocents à cause d’un musulman, conducteur de taxi-moto qui a été froidement abattu par des braqueurs non encore arrêtés à ce jour. Dans certaines villes de nos provinces, ces hors-la-loi persistent et signent. Ils commettent toujours des actes barbares sur leurs concitoyens pensant que l’arme est la source de leur revenu. Or, en réalité, ils détruisent le pays, s’appauvrissent. Alors que seul le DDRR est la clé de leur réussite. Car à travers cela, certains peuvent devenir des hommes d’affaires, des entrepreneurs, des ingénieurs agronomes, et que savons-nous encore ? Pourquoi s’agiter de la sorte ?

Faustin-Archange Touadéra n’a pas entamé ce périple qui l’a conduit à New-York, à Bruxelles pour ses intérêts égoïstes,  partisans. Mais c’est plutôt  pour l’intérêt du peuple centrafricain tout entier. Si l’embargo est levé, nous osons croire que la paix et la sécurité, tant souhaitées par les Centrafricains reviendront d’elles-mêmes car nos gendarmes, policiers et FACA, seront équipés et redéployés sur toute l’étendue du territoire national afin de protéger les civiles qui ploient sous le fardeau des groupes armés. Mais d’après notre analyse, ce sont des combattants étrangers qui veulent remettre en cause les efforts déployés par le chef de l’Etat. Mais ils ne réussiront pas car Dieu ne leur permettra jamais. La voix du peuple centrafricain en sanglot est montée jusqu’à lui. Sa vengeance ne tardera plus à venir. C’est une question de quelques jours et tout sera rétabli.

Quoique ces ennemis du peuple et de la République fassent, les actions que mène Touadéra aboutiront. Car il a été élu démocratiquement par le peuple. Il n’a pas pris le pouvoir par la force. Un adage dit, « quelque soit la durée de la nuit, le soleil apparaîtra ». C’est pour autant dire que, même si le conseil de sécurité de l’ONU prolonge l’embargo jusqu’au retour du Fils de l’Homme, Jésus-Christ, il sera tôt ou tard levé. Aussi, l’appui sollicité par ce dernier auprès des bailleurs de fonds qui se réuniront à Bruxelles, au mois de novembre prochain, au chevet de la RCA pour le financement du DDRR et des projets de développement, se concrétisera.

La République centrafricaine est revenue à l’ordre constitutionnel depuis quelques mois. Il est inadmissible que l’embargo soit maintenu inlassablement sur les armes à destination de la RCA et les FACA. Un pays où la sécurité de ses populations et la défense de son intégrité territoriale sont assurées par les forces internationales, n’est pas souverain. La RCA a accédé à l’indépendance le 13 août 1960. De ce fait, elle doit jouir de son indépendance au lieu d’être soumise à un embargo qui n’a pas sa raison d’exister. Le peuple centrafricain demande la levée de l’embargo, l’opérationnalisation des FACA et l’appui au DDRR, un point, un trait.

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

 

DREPANOCYTOSE

 

Maladie d’origine génétique qui altère l’Hémoglobine a pris pied sur la planète terre depuis plusieurs siècles. Certains chercheurs l’a considère de la maladie issue de la zone tropicale.

Sa perplexité a pris pied dans la déformation de l’Hémoglobine qui ne facilite pas la circulation du sang dans le corps, en occurrence les articulations. Qui par la suite accouche les douleurs aiguës et atroces puis le malade tombe dans l’inconscience et meurt par la suite. Plusieurs chercheurs et scientifiques de cette maladie est loin d’avoir une solution immédiate pour l’instant. Ainsi, cette maladie n’est pas considérée comme une priorité de santé, bien qu’elle décime les habitants de la planète terre.

Située au cœur de l’Afrique dans la zone équatoriale, la RCA  bénéficie d’une bio diversité et d’une faune très riche qui ont permis à une chercheur tradi-praticien de mettre la main sur une recette qui a balayé d’un revers de la main la maladie appelé drépanocytose, qui ne représente plus un danger pour les Centrafricains d’abord et avec une bonne volonté planétaire de l’univers. En synergie avec l’Etat, prenant la subvention de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et de l’Etat centrafricain, nous pouvons éradiquer la drépanocytose en Afrique.

-Ne mystifiant pas la maladie ;

-Elle peut se faire dépister à partir de trois (3) mois après la naissance jusqu’à plus de 70 ans ;

-La maladie se soigne le plus facilement possible en prenant dix (10)à vingt (20) centilitres du produit matin, midi et soir.

-Après l’administration du produit, la crise prend la poudre d’escampette pour toute la vie.

Mais hélas, les dieux ne sont pas encore du côté des malades, car en 1986, le défunt président André Kolingba, avait pris une ordonnance autorisant l’exercice de la médecine traditionnelle sur le territoire de la RCA. Et cette ordonnance a accouché sous le régime Bozizé une loi votée par les députés et promulguée par le chef de l’Etat. Depuis cette promulgation du texte, on a assisté à la bataille entre les tradi-praticiens et les médecins qui sont nommés à la tête du département de la Santé, qui n’entendent pas déposer un décret d’application à la signature du chef de l’Etat, autorisant les tradi-praticiens à soigner les maladies dans les hôpitaux.

Tous ensemble, nous pouvons déclarer l’année 2016-2017, année de crise de la drépanocytose en RCA, car en RCA tout n’est pas noir. Il y a quand même des points roses.

 

Emmanuel TESSOLI

 (72 22 83 10 / 75 82 81 51 )    

 

 

AFRIQUE CENTRALE : QUI SUCCEDERA A LUCAS ABAGA NCHAMA ?

 

Les chefs d’État de la Cemac désigneront un nouveau gouverneur de la Banque centrale des États d’Afrique centrale à l’occasion de leur prochain sommet, probablement avant la fin du mandat de Lucas Abaga Nchama, le 10 janvier 2017. Principe de rotation oblige, il incombera au président tchadien de présenter une liste de trois candidats, comme l’exigent les statuts de la Beac. En attendant la fumée blanche, cinq noms agitent l’entourage d’Idriss Déby Itno.

 

Bedoumra Kordjé, l’ingénieur

Le poste de gouverneur serait une consolation pour cet ingénieur en télécommunication de 64 ans, après sa tentative ratée de conquérir la présidence de la BAD, où il a fait une partie de sa carrière. En dépit d’une grande expérience que beaucoup lui reconnaissent, l’actuel secrétaire général de la présidence tchadienne pourrait être handicapé par son âge, supérieur à la limite fixée par la maison (60 ans).

Mahamat Allamine Bourma Tréyé, le politique

Dans un Tchad en proie à l’instabilité gouvernementale, cet administrateur civil de 50 ans pourrait, s’il conserve les bonnes grâces d’Idriss Déby Itno, troquer son maroquin pour une nomination à la tête de la Beac. Manœuvrier et tenace, le ministre des Finances et du Budget sait généralement obtenir ce qu’il désire. Il connaît bien la Beac pour y avoir officié comme directeur central puis comme directeur national.

Ngueto Tiraina Yambaye, le financier

L’actuel représentant de l’Afrique au conseil d’administration du FMI est réputé pour sa grande maîtrise des dossiers économiques. Son séjour à Washington a permis à ce quinquagénaire de densifier son réseau de relations depuis six ans, notamment avec les ministres des Finances de la Cemac. Cependant, sa faible connaissance de la Banque centrale risque de le desservir.

 

Tahir Hamid Nguilin, le technocrate

Pur produit de la Beac, où il a commencé sa carrière avant d’assumer un temps des responsabilités dans son pays, l’actuel vice-gouverneur incarne, à 41 ans, la continuité et assume le bilan du gouvernement sortant. Il a piloté les réformes de ces dernières années et peut compter sur son carnet d’adresses pour franchir le dernier palier. Encore faut-il que le technocrate se transforme en politique pour mieux habiter la fonction le moment venu.

Abbas Mahamat Tolli, le neveu

Être le neveu d’Idriss Déby Itno, est-ce un avantage ou un handicap pour devenir gouverneur de la Banque centrale ? Beaucoup d’observateurs penchent pour la première hypothèse. À 43 ans, l’actuel président de la BDEAC a déjà une longue carrière ministérielle derrière lui et a occupé les postes de secrétaire général de la Beac et de la Commission bancaire de l’Afrique centrale (Cobac). Seul bémol : il n’est jamais allé au terme de ces mandats.

 

Jeune Afrique

 

 

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