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DEPECHE RJDH-RADIOS COMMUNAUTAIRES

juin 20, 2016

REACTION DE L’IFB AU SUJET DU MECONTENTEMENT DE LA POPULATION DE BATALIMO
Les manifestations contre l’Industrie Forestière de Batalimo se poursuivent malgré l’enlèvement de quelques barricades qui ont été érrigées par la population de cette localité. Le Directeur de l’IFB réagit et indexe la municipalité pour la “mauvaise gestion des taxes que son entreprise verse”.
Les habitants de Batalimo s’insurgeaient contre le non-respect du cahier des charges qui définit les conditions d’exploitation forestière par cette industrie dans la localité. Ils manifestent aussi pour la démission du Directeur Technique et l’un des travailleurs de ladite industrie.
Dans une interviews accordée au RJDH, Nassif Laurens, Directeur Général de l’IFB dénonce une mauvaise gestion des taxes versées à la municipalité. Pour lui, c’est ce qui serait à l’origine de ce mécontentement de la population , « nous versons des taxes qui doivent servir aux communes situées dans les zones d’exploitation, pour réaliser des projets bénéfiques aux localités. Si les communes sont confrontées à des difficultés pour finaliser leurs projets en ce moment-là, nous pouvons les aider. Mais rien n’est fait», a-t-il décrié.
Nassif Laurens , loue par ailleurs les efforts fait par la commune de Pissa qui a réalisé des projets avec les fonds des taxes versés . Selon lui, la mise en place d’un comité de gestion est nécessaire pour le suivi des taxes versées aux communes.
Le directeur général de l’IFB indique sa société a eu à réaliser des actions sociales à la hauteur de 80 millions de fca, «nous faisons des routes, des ponts, la prise en charge du personnel soignant etc…. », a-t-il déclaré.
Il a expliqué que les crises qui ont secoué le pays ont fait que le secteur forestier a une faible rentabilité, «nous sommes confrontés à des problèmes mais nous pouvons accompagner ces jeunes dans la mesure du possible, s’ils initient des projets », a indiqué Nassif Laurens.
Au sujet du départ des deux cadres de l’IFB dont la population réclame le départ, Mr Laurens Nassif reste hostile, « le départ de ces cadres ne serait pas une solution », a-t-il declaré.
Nassif Laurens se dit disposé à entamer une négociation avec les manifestants,« nous attendons que le pouvoir publique puisse assurer la médiation entre nous et la population pour que celle-ci soit informée de nos champs d’action afin qu’un climat serein et apaisé puisse se réinstaller», a-t-il confié.
Le mécontentement de la population de Batalimo fait suite à celle de Ngotto en Février 2012 . L’IFB est la seule société d’exploitation des bois dans la région de la Lobaye, installée depuis 1969.
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TIRS D’ARMES AUTOMATIQUES A DAMARA, LES AUTORITES EN REUNION DE CRISE A BOGANGOLO
Des tirs d’armes automatiques ont été entendus dans la nuit du 15 au 16 juin dans la ville de Damara. A l’origine, deux miliciens Anti-Balaka ont quitté Damara pour Bogangolo où ils ont réussi à désarmer les éléments de la gendarmerie qui sont dans la localité.
Selon une source sécuritaire, alerté sur le forfait de ces miliciens, le contingent burundais de la Minusca s’est vite empressé sur les lieux en vue de s’enquérir de la situation, « la patrouille de la Minusca avait croisé ces hommes armés sur la moto et voulant échapper au filet des forces de l’ordre, les deux hommes armés ont fait une chute libre. Selon des sources hospitalières, ce dernier a eu la clavicule droite cassée et a été transféré à Bangui pour des soins par le député de Damara », a rapporté la source.
Très remontés, les hommes armés de la région ont promis se faire venger en attaquant les positions des gendarmes de la brigade territoriale de Damara. C’est ainsi qu’à 21h de mercredi, la population a été réveillée par des tirs d’armes automatiques qui ont duré plus d’une demi-heure. La population est traumatisée par ces tirs.
Des sources sécuritaires, les miliciens Anti-Balaka rechercheraient des armes partout pour revendre soit pour garder en vue de bénéficier du programme de désarmement, « c’est ainsi qu’ils cherchent toujours à désarmer de force les gendarmes », a lâché cette source.
Selon les dernières informations, le dispositif sécuritaire a été renforcé au lendemain. Les soldats de la Minusca patrouillent dans la ville. Les gendarmes et les Forces Armées Centrafricaines (FACA) sont aussi visibles dans la ville, d’après une source proche de la commune de Damara.
La première citoyenne de la ville de Damara, la Sous-préfète et les autres autorités n’étaient pas joignables. Selon les informations du RJDH, une réunion de crise est en cour à Bogangolo avec les élus, les forces de la Minusca, la gendarmerie et les autorités politico-administratives des deux sous-préfectures de Bogangolo et de Damara.
Le dernier incident dans cette localité remonte au 28 septembre 2015.
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DES JEUNES AUTODEFENSES LIBERENT DES OTAGES DE LA LRA PRES DE MBOKI
Trois otages de la LRA ont été libérées mercredi 15 juin dans la soirée, suite à une contre-offensive des habitants de Mboki qui se sont constitués en autodéfense. Selon des sources sécuritaires, ils s’agissent des otages pris par la LRA au village Kadjema, lundi 13 juin.
Des sources concordantes, une quinzaine d’hommes armés des fusils de chasse et des sagaies se sont mis à la poursuite des éléments de l’Armée de Résistance du Seigneur (LRA) pour les retrouver à 30 kilomètres de Mboki, là où le combat a eu lieux, avant la libération de 3 des 14 otages.
Prince, un jeune qui fait partie des autodéfenses a raconté au RJDH que les assaillants étaient au nombre de quatorze, armés de kalachnikov et un était armé de A 52 « nous les avons rencontré à une dizaine de kilomètres de Kadjema. Nous avons attaqué avec nos armes de chasse, ils ont fui, les otages aussi en débandade et nous avons juste libéré trois otages. Un élément de la LRA était tué et quand ils ont commencé à tirer à A 52, on ne pouvait pas résister, nous avons replié », a-t-il expliqué.
Clément, l’une des otages libérées a confirmé au RJDH l’information avant de qualifier de « sauvage » les actions de la LRA « ils sont sauvages. J’ai été chargé de 60 litres d’huile de palme et trois cuvettes d’arachides. L’un des amis portaient à lui seul 8 cabris pillés au village Kadjema », a-t-il témoigné.
Un notable qui a requis l’anonymat a confié au RJDH que « vue la faiblesse des soldats ougandais à dissiper la LRA, la population elle-même va prendre sa responsabilité. C’est juste le début. Nous allons nous même organiser notre propre sécurité. Que les soldats à la traque de la LRA repartent chez eux », a-t-il lancé sous l’effet de la colère.
Une source sécuritaire à Obo a relevé que c’est la réponse du gouvernement« qui pourra apaiser la tension froide qui oppose la population du Haut-Mbomou aux soldats ougandais à la traque de la LRA depuis 2008 dans la région ».
Les éléments de la LRA avaient attaqué lundi dernier le village Kadjema, là où ils ont pillés et emporté des vivres, des médicaments, une radio phonie et 14 otages.
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UN PROGRAMME « FAMILLES D’ACCUEIL TRANSITOIRE » POUR REUNIFIER LES ENFANTS PERDUS PENDANT LA CRISE
L’ONG Plan International a pendant la conférence de presse du mercredi 15 juin dernier présenté les activités menées auprès des enfants, notamment les actions visant à réunifier les enfants séparés de leurs parents pendant la crise. Ces actions sont présentées dans le cadre de la journée de l’Enfant Africain.
D’après Henri Noël Tatangang, chef de mission de l’ONG Plan International, leurs activités sont menées en Centrafrique pour aboutir à la réunification des enfants avec leurs parents, « depuis deux ans, nous avons réalisé beaucoup d’activités pour la réunification des enfants et leurs enfants. Nous avons aussi aidé une centaine de mille d’enfants dans le cadre du retour à l’école, de la prévention contre les abus, de la connaissance de leurs droits », a-t-il souligné.
Pour le chef de mission, le renforcement du système communautaire de protection de l’enfance, l’appui au ministère de l’éducation avec des programmes de seconde chance pour récupérer les enfants en déperdition scolaire, ont été menés au comité du programme Familles d’Accueil Transitoire qui s’occupe des enfants perdus et vulnérables.
« Les conflits et crises en Afrique : Protégeons les droits de tous les enfants », est le thème universel retenu pour la célébration de cette année. Plan International a aussi organisé une série d’activités pour permettre aux enfants de s’exprimer à travers les danses, les chants, les poèmes ect, dans le 6e arrondissement de Bangui, à Bossangoa et Berberati ce 16 juin 2016.
L’ONG Plan International est implantée en RCA depuis mai 2014. Elle est présente à Bangui et dans les préfectures de la Mambéré-Kadéi, l’Ouham et la Lobaye.
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LA COUR DES COMPTES STATUE SUR LA GESTION FINANCIERE DE LA CEI
La gestion financière de la Commission Electorale Indépendante a été, ce matin le sujet de l’audience de la 3ème chambre de la Cour des Comptes. Quatre cadres de cette défunte institution électorale ont comparu devant la cour.
L’audience à huit clos, portait, selon nos sources sur la gestion des fonds mis à la disposition de la Commission Electorale indépendante pour l’organisation des élections de 2011. Selon un membre de la cour des comptes, l’objectif visé est de vérifier l’utilisation de cet argent.
Convoqué, le président de la CEI, Joseph Binguimalet ne s’est pas présenté. Mais Thomas Dzadanga, trésorier général et comptable principal, Léopold Dagbiatima, comptable de l’institution, le Directeur Général du trésor public et le directeur de Cabinet au Ministère de l’Administration du Territoire au moment des faits ont répondu, pendant plusieurs heures aux questions des membres de la 3ème chambre de la cour des comptes.
Jules Léon Bodenaï, 1er avocat général à la Cour des Comptes pense que le délai de prescription n’est pas dépassé « le dossier est ouvert en 2012 et le délai de prescription est de quatre ans donc nous sommes encore dans le temps » explique-t-il.
Pour Pascal Thomandji, président de la 3e chambre, cette audience sonne comme une avancée dans la démocratie centrafricaine « à travers la démarche que nous amorçons aujourd’hui, nous marquons un pas vers le sacro-saint principe de rendre compte qui fait défaut dans ce pays » précise-t-il avant d’affirmer la détermination de la cour d’aller au bout de ce dossier « le peuple centrafricain veut savoir comment l’argent mis dans l’organisation des élections de 2011, a été utilisé. Nous allons faire en sorte que le peuple soit situé sur cette affaire ».
Selon des sources proches de la cour des comptes, la gestion d’autres institutions défuntes est aussi programmée « il n’y a pas que la CEI qui est concernée. Nous avons beaucoup de dossiers, je pense au comité transitoire des élections qui a vu le jour après la dissolution de la CEI à l’époque, je pense au Haut Conseil de la Communication de l’époque et la chambre de commerce, de l’industrie, des mines et de l’artisanat » a confié sous l’anonymat une source proche de cette cour.
Les quatre personnalités convoquées n’ont pas souhaité se prononcer sur le dossier à leur sortie de la salle d’audience. Si la gestion financière de la CEI n’est pas orthodoxe, les responsables de l’institution seront jugés par un tribunal pénal. Le délibéré de la cour des comptes est attendu d’ici un mois.
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LE PROCUREUR DE BANGASSOU DEPLORE LES CONDITIONS DE FONCTIONNEMENT DU SYSTEME JUDICIAIRE DE LA VILLE
Dans une interview accordée ce jour au RJDH, le procureur de la République près le tribunal de Bangassou Nestor Gabin Maménéyaki a déploré les conditions dans lesquelles évolue le système judiciaire de la région. Il a appelé à une intervention rapide des autorités pour régulariser la situation.
Selon le procureur de la République près le tribunal de Bangassou, le manque de personnel et de matériels sont les principales difficultés du système judiciaire de la région, « la justice est une chaine. Nous travaillons avec les policiers et les gendarmes. Malheureusement leur effectif est dérisoire ce qui ne permet pas de faire le travail comme le veut la loi. A cela s’ajoute le manque de matériel et de local » a fait savoir le magistrat qui précise que les audiences sont tenues au niveau de la mairie de Bangassou.
Selon Nestor Gabin Maménéyaki, il est difficile de respecter toutes les procédures en matière de poursuite « nous ne pouvons pas le faire parce que les OPJ qui sont censés mettre à notre disposition les résultats d’enquêtes et autres, ne sont pas en nombre. Les délais des gardes-à-vue sont difficilement respectés à cause de cette situation » regrette-t-il.
Le procureur a aussi déploré les conditions de détention des prisonniers « les personnes incarcérées sont victimes de plusieurs cas de maladies cutanées parce que les conditions de leur détention sont déplorables et inappropriées. Ces détenus sont parfois libérés, suite à leur état de santé lamentable. Les droits des détenus ne sont pas respectés parce que nous avons des difficultés énormes ».
Nestor Gabin Maménéyaki appelle les autorités à doter le système de moyen « nous travaillons dans les conditions que je viens de vous décrire. Nous attendons des autorités l’aide nécessaire afin que la justice fasse normalement son travail à Bangassou. La maison carcérale est en réhabilitation sur fond de la Minusca mais il faut plus de nos partenaires pour espérer garantir la justice à tous »souhaite ce dernier.
Selon le procureur, le vol, les violences basées le genre, l’escroquerie sont les délits récurrents dans la ville de Bangassou.
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LA VILLE DE NGAOUDAYE ATTAQUEE PAR UN GROUPE DE COMBATTANTS EX-SELEKA

La ville de Ngaoudaye, une ville de l’extrême nord-ouest de la RCA a été attaquée ce matin par des éléments de l’ex-Séléka positionnés depuis quelques jours aux périphéries de la ville. L’information a été confirmée par le député de Nngaoudaye Bernard Dillah que nous avons joint au téléphone.
Les ex-Séléka seraient entrés dans la ville très tôt ce matin à bord des motos. Selon le député de Ngaoudaye, Bernard Dillah, ces ex-Séléka se sont positionnés depuis quelques journées à l’entrée de la ville « c’est depuis une semaine que nous avons l’information de leur présence à quelques kilomètres de la ville. Ils projetaient d’attaquer, c’est ce qu’ils ont fait ce matin » a-t-il expliqué.
Bernard Dillah parle de dégâts énormes causés par les assaillants « les informations que j’ai font état de plusieurs maisons brulées. Ce sont les ex-Séléka qui contrôlent la ville au moment où je vous parle. Il y avait un petit effectif de gendarmes mais que peuvent-ils faire face aux renforts qui sont venus de Kabo, Paoua et autres ? La population est en débandade », a précisé l’honorable.
Il est difficile d’entrer en contact avec les habitants de Ngaoudaye faute de réseau. Selon un humanitaire joint à Paoua, les réseaux téléphoniques de Ngaoudaye auraient été coupés par les assaillants. Difficile d’avoir une idée précise sur la situation réelle de la ville.
Une source proche du ministre de la sécurité publique a confié au RJDH qu’une équipe de gendarmes a été dépêchée dans cette ville, il y a quelques jours. Cette source dit n’être pas en mesure en ce moment de confirmer cette information. Le ministre de la Sécurité publique n’a pas été joignable de la journée pour donner des précisions. De sources indépendantes, les ex-Séléka menacent depuis deux semaines d’entrer dans la ville de Ngaoudaye. Une première tentative a été repoussé, la semaine dernière par un groupe de jeunes auto-défenses de la ville.
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LA PEINE DE JEAN PIERRE BEMBA ATTENDUE LA SEMAINE PROCHAINE

La peine contre Jean Pierre Bemba sera prononcée le 21 juin prochain à la Haye lors d’une audience publique de la Chambre de première instance III. L’annonce a été faite, dans un document publié le 10 juin dernier par la Cour Pénale Internationale.
La peine sera prononcée par la chambre de première instance III qui, selon le document, est composée de trois juges « Mme la juge Sylvia Steiner (Brésil), juge présidente, Mme la juge Joyce Aluoch (Kenya) et Mme la juge Kuniko Ozaki (Japon) ».
Le document de la CPI rappelle les peines prévues par les textes de l’institution en ces termes « conformément aux textes juridiques de la CPI, les juges peuvent prononcer une peine d’emprisonnement, à laquelle ils peuvent ajouter une amende ou la confiscation des profits, biens et avoirs tirés directement ou indirectement des crimes. Une peine d’emprisonnement ne peut aller au-delà de 30 ans, à l’exception des cas où l’extrême gravité des crimes et la situation personnelle de la personne condamnée le justifie. Auquel cas une peine d’emprisonnement à perpétuité peut être prononcée ».
Jean Pierre Bemba Gombo a été déclaré coupable le 21 mars 2016 de crimes contre l’humanité (meurtre et viol), de crimes de guerre. Ces crimes ont été commis en Centrafrique entre octobre 2002 et mars 2003. Ce politique et chef rebelle congolais a été arrêté le 24 mai 2008 en Belgique remis à la CPI le 15 juin de la même année en faveur d’un mandat d’arrêt international émis contre lui par la cour.

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