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LA PREFECTURE DE L’OUHAM-PENDE ASSIEGEE PAR LA SELEKA : L’ONU, RESPONSABLE N°01 DES MALHEURS DU PEUPLE CENTRAFRICAIN

juin 20, 2016

Depuis presqu’une semaine, la préfecture de l’Ouham-Pendé, située au Nord-ouest de la RCA, est à feu et à sang. L’ex-coalition Séléka, avec la complicité des mercenaires et peuhls tchadiens, a complètement assiégé cette préfecture qui fuit dans les temps passés le grenier agricole de la RCA.

D’après les dernières informations dont nous disposons, la brigade de la gendarmerie de Ngaoundaye a été incendiée par ces malfrats, ces hors-la-loi, ces criminels, ces bandits de grand chemin. La plupart des habitants des villes telles que Koui, Ngaoudaye, Paoua, Bocaranga, pour ne citer que celles-ci, ont du fuir et se sont réfugiées dans la brousse. Le bilan des affrontements entre les combattants de l’ex-coalition Séléka et les éléments d’auto-défenses de cette préfecture fait état d’une dizaine de personnes tuées et des maisons incendiées. Mais il n’est que provisoire car la ligne téléphonique dans cette région est coupée par ces damnés de la terre. Donc, il n’est pas possible de rentrer en communication avec les habitants de ladite préfecture qui subissent les pires atrocités des combattants Séléka pour connaitre le bilan exact.

Mais qui sont réellement ces hommes en armes qui ont encerclé la préfecture de l’Ouham ? Il ne fait aucun doute que ce sont des combattants de Nourredine Adam et d’Alkhatim, ainsi que d’autres qui ont fait front commun pour assiéger la préfecture de l’Ouham-Pendé, la faire tomber, avancer progressivement pour enfin marcher sur Bangui. Et le retour de Nourredine Adam dans la ville de Ndélé où est partie la rébellion de l’ex-coalition Séléka en dit long. C’est pour autant dire que certains combattants dissidents de la Séléka qui ont formé leurs groupes politico-militaires, tels que le FPRC de Nourredine Adam, le MPC d’Alkhatim et l’UPC d’Ali Daras ne veulent pas baisser les bras. Le processus du Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement (DDRR) qui est aujourd’hui en chantier et suit normalement son cours n’est pas leur affaire. Tuer, massacrer des populations civiles, incendier des maisons, des villages, des édifices publics et privés, commettre des exactions de toute nature est leur goût préféré, leur seule vision. L’être humain n’est qu’un objet sans valeur, un ver de terre devant eux.

Si cette situation prévaut jusqu’au jour d’aujourd’hui, c’est le Conseil de Sécurité de l’ONU qui est le responsable n°01 des souffrances des Centrafricains, à cause de la prolongation de l’embargo sur les Forces Armées Centrafricaines (FACA) jusqu’au 17 janvier 2017. Sachant bien que la RCA est revenue à l’ordre constitutionnel, pourquoi l’ONU a-t-elle maintenu l’embargo qui empêche nos Forces de Défense et de Sécurité (FDS) de se déployer sur les fronts pour contrecarrer et même bouter hors du territoire national ces damnés de la terre ? De surcroît, l’Etat centrafricain ne peut réarmer ces FDS, alors que les rebelles ont des armes neuves, sophistiquées et sont lourdement armés. Où ont-ils trouvé ces armes ? Le Conseil de Sécurité de l’ONU peut-il nous indiquer la provenance de ces armes ? Dans quels pays, les rebelles Séléka et autres se procurent-ils ces armes ? Dira-t-il que c’est le Diable qui les dote ?

En imposant l’embargo sur les FACA, au lieu de protéger les populations civiles contre les groupes armés, l’ONU à travers les Casques Bleus de la MINUSCA, laisse les populations centrafricaines à la merci de ces loups qui les dévorent comme bon leur semble. Où est passée la mission principale des Casques Bleus, celle de protéger les populations civiles ? Si l’ONU ne veut pas que les FACA soient opérationnelles, mieux vaut assurer la protection des civiles et défendre l’intégrité du territoire national en lieu et place de nos FDS. Mais tel ne semble pas être le cas. Les exactions des groupes armés se font sous leur barbe sans que les Casques bleus arrêtent cette hémorragie.

Où allons-nous avec cette complicité qui ne dit pas son nom ? Les Centrafricains ont trop souffert et l’ONU, à travers la MINUSCA, n’a pratiquement rien fait pour épargner des vies humaines. Elle serait sans doute le responsable n°01 de tous les maux qui s’abattent sur le peuple centrafricain. Trop, c’est absolument trop ! Le Conseil de Sécurité de l’ONU doit se réunir en urgence en Session Extraordinaire pour lever l’embargo qui pèse sur nos FACA. Car tant que l’embargo n’est pas levé, les Centrafricains mourront comme des mouches et ça, nous devons le savoir dès maintenant.

« Un homme averti en vaut deux (2) », dit-on.

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

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