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« L’IMPUNITE ZERO » : LA MACHINE JUDICIAIRE DOIT ETRE MISE EN MARCHE CONTRE LES AUTEURS, CO-AUTEURS ET COMPLICES DES EXACTIONS COMMISES PAR LA SELEKA, ANTI-BALAKA ET AUTRES

juin 20, 2016

La nécessité urgente de mettre en marche la machine judiciaire à l’encontre des auteurs, co-auteurs et complices des exactions commises par les éléments de la Séléka, des Anti-Balaka et autres s’impose. Les autorités judiciaires centrafricaines doivent désormais se réveiller pour déclencher des procédures, et mettre en place des stratégies, afin de traquer, arrêter et traduire devant la loi ces sanguinaires cités ci-haut. La mise sur pied effective de la Cour Pénale Spéciale (CPS), est un plus pour les autorités judiciaires centrafricaines. Malheureusement, celle-ci est encore loin d’être une réalité. La Cour Pénale Internationale de son côté a une lourde tâche, celle de rechercher et de traduire les auteurs des crimes, à savoir : crimes de guerre, crime contre l’humanité, génocide.
Les commanditaires des crimes, Bozizé et Djotodia, et certains de leurs complices, Ali Daras, Nourredine Adam, Alkhatim, Ngaïkosse « le boucher de Paoua », et bien d’autres sont passibles d’être jugés par la CPI. Les autres auteurs, co-auteurs et complices peuvent faire l’objet de la justice nationale, notamment la CPS.
La CPS et la CPI, doivent remonter à la date du 12 décembre 2012, pour fouiller, sarcler et bêcher sur l’ensemble du territoire, les criminels, les va-t-en-guerre, les hors la loi, bref, les ennemis du peuple et de la République qui ternissent l’image du pays. Qu’il pleuve, qu’il vente, qu’il neige, la justice demeure la seule voie pour arrêter les crimes commis sur les populations civiles. Tant que les auteurs des crimes commis en RCA ne seront pas arrêtés, le peuple centrafricain ne sera jamais en paix. Nous l’avions vu sous le régime de la transition. Ce n’est ni Kamoun, ni Samba-Panza qui nous diront le contraire. La seule raison demeure la non application des règles de la justice à l’endroit des auteurs qui, pourtant étaient bien identifiés par les autorités de la transition. Des enquêtes sur enquêtes ont été ouvertes, mais n’ont jamais abouti. C’est de cette manière que ces criminels pensent être au dessus de la loi, veulent à nouveau remettre le pays à feu depuis le Forum de Brazzaville avec la signature du pacte de non agression, en passant par les Consultations Populaires à la Base, puis le Forum National de Bangui (FNB). Ce sont ces mêmes actes criminels que nous vivons au quotidien. Aujourd’hui encore, depuis les opérations de l’enrôlement des électeurs sur la liste électorale, le vote du référendum et enfin la tenue des élections qui ont abouti à l’installation à la tête du pays, de nouvelles institutions démocratiquement élues, rien n’a bougé d’un iota du côté des groupes armés. Chaque jour qui passe apporte son lot de malheurs : tueries, vols à main armée, incendies de villages et maisons, et que savons-nous encore ?
Trop, c’est trop, et c’est déjà trop ! Les fauteurs des troubles commis en RCA étaient identifiés depuis la transition. Mais depuis lors, ils n’ont jamais fait l’objet de poursuite judiciaire. Le régime actuel est un régime démocratiquement élu, et dispose de toutes les prérogatives. La démocratie ne cohabite jamais avec l’anarchie. Les nouvelles autorités du pays sont appelées à mettre la main sur ces bandits de grand chemin, les traduire devant la justice pour arrêter les souffrances du peuple.
Bénistant MBALLA.

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