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« LES TISSAGES ONT DETRUIT MES CHEVEUX », A TEMOIGNE LINE, UNE JEUNE FILLE HABITANT LE QUARTIER GALABADJIA.  

juin 22, 2016

Line, une jeune fille de dix sept (17) ans que nous avions rencontrée ce lundi 20 juin 2016, dans le 8ème arrondissement de la ville de Bangui et précisément au quartier Galabadjia Sinistré, nous a témoigné les conséquences néfastes de l’utilisation des tissages en ces termes : « Je possédais auparavant de beaux cheveux que j’avais l’habitude de tresser naturellement. Mais depuis que j’ai découvert les tissages et commençais à en faire usage, mes beaux cheveux ont été détruits. Je me retrouve aujourd’hui comme une chauve. Je déteste pour le moment les tissages. J’attire l’attention de mes sœurs centrafricaines à cesser de faire l’usage de ces produits modernes, et particulièrement les tissages », a-t-elle conclu.

La modernisation est un concept mal interprété par les jeunes filles en particulier, et l’ensemble de femmes centrafricaines en général. Les femmes centrafricaines veulent ramasser toutes choses venues de l’extérieur, voire même les ordures. Depuis les cheveux jusqu’aux orteils, les femmes centrafricaines s’habillent à l’européenne : mèche collée aux cheveux, sourcils rasés, dont elles font passer des crayons beauté, de faux cils collés aux yeux, de faux angles collés aux doigts  et aux orteils, avec un habillement déshonorant laissant la fesse, le ventre, les seins, le dos, tous dehors. Elles changent leur peau comme un caméléon au jardin, en circonstance des produits qu’elles utilisent, sans pour autant songer aux dangers qui peuvent en découler de l’utilisation de ces produits modernes. Tout ce qu’elles trouvent à dire, c’est la nouvelle culture et donc la modernisation. Il est certes vrai que le mal centrafricain, c’est le centrafricain lui-même.

Sans une analyse profonde, les femmes centrafricaines se lancent dans l’utilisation des produits modernes qui présentent de nombreuses conséquences sur leur santé : cancer de peau, dartre, perte de cheveux et bien d’autres maladies. C’est triste car les femmes lettrées qui devraient sensibiliser leurs consœurs sur les conséquences négatives de ces produits, se lancent elles-mêmes dans cette pratique honteuse, déshonorante. Nous sommes convaincus que d’ici 2030, il n’y’aura plus de femmes naturelles en Centrafrique.

C’est bien dommage !

 

Bénistant MBALLA.

 

 

 

 

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