Skip to content

DEPECHE RJDH-RADIOS COMMUNAUTAIRES

juin 24, 2016

 

STATU QUO SUR LA SITUATION DES POLICIERS PRIS EN OTAGE

 

Les négociations au sujet des policiers pris en otage au km5 piétinent apprend-t-on de sources sécuritaires. Le député de Bambari faisant office d’intermédiaire aurait lui aussi été enlevé dans la journée par les ravisseurs.

L’enlèvement de l’honorable Kabirou, député de Bambari a été confirmé au RJDH par un cadre du ministère de la sécurité publique qui avoue la complexité du dossier « c’est une affaire très complexe. Cette complexité est due aux comportements aussi complexes de ceux avec qui nous négocions » témoigne-t-il.

De sources bien informées, les ravisseurs campent sur leur exigence du départ« ils continuent d’exiger la libération des éleveurs avant celle des otages « les membres de l’équipe de 50-50 veulent qu’on leur envoie les peulhs arrêtés avant qu’ils ne libèrent les policiers. Ils tiennent à cela » a confié au RJDH sous anonymat, un proche du député de Bambari.

Des informations relatives à une exigence de rançon circulent depuis quelques heures sur cette affaire. Selon un proche du ministre de la sécurité publique, le député aurait proposé que l’Etat puisse remettre de l’argent « il (député) a appelé le ministre pour lui dire qu’ils ont rassemblé 450000 Fcfa pour que le gouvernement complète afin de remettre aux ravisseurs mais le ministre a catégoriquement refusé. Voilà le niveau actuel des négociations où on était quand on a appris que le député est enlevé à son tour » confie cette source.

Le téléphone de l’honorable a été décroché par quelqu’un d’autre lorsque le RJDH a voulu le joindre pour sa version des faits. Ce matin, une équipe du département de la sécurité publique conduite par le Directeur Général de la police a essuyé des tirs alors qu’elle s’était rendue au km5 en vue de négocier avec les ravisseurs.

Les six policiers ont été pris en otage le dimanche 19 juin. Les autorités centrafricaines ont exclu toute négociation avec les ravisseurs qui exigent la libération de quatre éleveurs peulhs de Bambari arrêté par la police à l’entrée de Bangui lors d’un contrôle de routine.

****************

 LES ACTIVITES RESTENT PARALYSEES AU KM5

Les activités au km5 restent paralysées. C’est un constat fait dans la journée par le RJDH.

La circulation en direction du km5 est rare. Seuls les véhicules des Nations-Unies font les navettes entre ce secteur et le centre-ville. Un chauffeur de taxi rencontré sur le pont Jackson dit s’être arrêté à ce niveau par mesure de sécurité « depuis la tension, nous nous arrêtons au niveau du pont qui est à huit cent mètres du km5. Ceci par mesure de sécurité car nous ne maîtrisons pas ce qui se passe là-bas » confie-t-il avant de faire demi-tour en direction du centre-ville.

Le calme est lourd à partir du pont jusqu’au km5 où les activités commerciales sont au ralenti. La majorité des boutiques sont fermées. Un commerçant qui a ouvert sa boutique s’inquiète des conséquences de ces violences sur son commerce « depuis trois jours aujourd’hui, nos activités sont paralysées. Les gens ne rentrent pas au km5 comme d’habitude et cela joue sur nos activités commerciales. Je suis venu ouvrir pour voir si je peux avoir quelques clients mais rien » raconte ce dernier qui a l’air déçu.

Au commissariat du port, c’est le désert. Quelques jeunes du secteur réunis en petits groupes discutent sur la situation. Interrogés par le RJDH sur la situation, aucun n’a souhaité répondre. L’entrée du commissariat est contrôlée par les éléments mauritaniens de la Minusca qui ont positionné un blindé. A l’intérieur deux chars de guerre sur lesquels sont placés des tireurs. Un casque bleu a demandé à l’équipe du RJDH de quitter le secteur « c’est risquant de rester ici. Tout peut arriver à tout moment, je vous propose de quitter les lieux » a conseillé ce militaire onusien aux journalistes du RJDH.

C’est depuis lundi que le km5, dans le 3ème arrondissement est paralysé suite à l’enlèvement de six policiers par un groupe armé commandé par un certain Issa alias 50-50.

**************

 L’INSECURITE A NGAOUNDAYE ET BATANGAFO COMPLIQUE LA SITUATION HUMANITAIRE

La situation humanitaire est préoccupante à Ngaoundaye et Batangafo après la tension de ces derniers jours. Plusieurs familles dans ces deux localités sont contraintes de vivre hors de leurs domiciles dans des conditions difficiles.

Selon le député de Ngaoundaye, Bernard Dillay, joint ce matin par le RJDH de nombreux habitants de la ville se sont réfugiés à la frontière où leurs conditions de vie sont déplorables « à l’issue de la rentré des ex-Séléka, certains habitants ont fui et se sont réfugiés à la frontière avec le Cameroun. Mais ils manquent de tout. Ils n’ont pas d’abri, de nourriture et les conditions d’hygiène sont inquiétantes » a-t-il expliqué.

Selon la même source, ceux qui sont rentrés en ville sont aussi dans la même situation « plusieurs maisons ont été incendiées par les assaillants, ce qui fait que les retournés sont aussi sans abri et ils manquent de nourriture. L’hygiène n’est pas au point parce que les corps ont été enterrés en désordre » regrette Bernard Dillay qui a lancé un SOS en ces termes « la population de Ngaoundaye a besoin d’assistance d’urgence surtout les femmes et les enfants. C’est pourquoi, j’appelle les bonnes volontés à voler à leur secours ». Selon la coordination des affaires humanitaires, les dernières violences à Ngaoundaye ont fait vingt-deux mille déplacés.

Le sous-préfet de Batangafo a qualifié la situation humanitaire de dramatique dans sa ville « la population se trouve depuis la dernière tension sur des sites de déplacés où les conditions de vie sont dramatiques et inquiétantes surtout pour les femmes et les enfants » a-t-i fait savoir dans un échange téléphonique avec le RJDH.

Les ONG DRC et MSF ont apporté une aide aux déplacés de la ville. Mais selon le sous-préfet, les besoins malgré cette aide, sont restés énormes « MSF a apporté un appui médical et DRC une aide matérielle mais les besoins restent énormes et certains secteurs où ont eu lieu les combats n’ont pas été touchés »explique-t-il.

La localité de Ngaoundaye a été attaquée par des combattants de l’ex-Séléka le 08 juin. L’attaque avait fait une dizaine de morts selon des sources locales. A Batangafo par contre, c’est la coalition des forces FPRC-MPC qui ont attaqué le  20 juin dernier la position des combattants de l’UPC.

****************

LE MINISTRE CENTRAFRICAIN EXCLUT L’EXECUTION DE LA PEINE DE MORT DANS LE MANDAT DE LA COUR PENALE SPECIALE

La peine de mort ne sera pas appliquée par la Cour Pénale Spéciale créée en Centrafrique. C’est le ministre centrafricain de la justice Flavien Mbata qui l’a promis, le 21 juin dernier à l’ouverture  du 6ème  Congrès mondial contre la peine de mort à Oslo en Norvège dont prend part le RJDH.

L’exclusion de la peine de mort, selon le ministre Flavien Mbata est une disposition des textes fondateurs de la Cour Pénale Spéciale « la Cour Pénale Spéciale n’exécutera pas la peine de mort, c’est ce qui est prévu par les textes mettant en place cette juridiction hybride » a déclaré le membre du gouvernement centrafricain.

Flavien Mbata a réaffirmé la détermination des autorités centrafricaines de lutter contre l’impunité « le gouvernement centrafricain particulièrement le président de la République,  a pris l’engagement de faire de la lutte contre l’impunité, une priorité. L’ensemble de la population s’est exprimée à ce sujet lors du forum de Bangui. Nous nous engageons avec le soutien de la communauté internationale à lutter contre l’impunité dans ce pays »rassure-t-il.

La Norvège à travers son ministre des Affaires Etrangères, Berge Brende, a plaidé pour l’abolition de la peine de mort dans le monde « la peine de mort est un problème global qui ne se limite donc pas à des endroits du monde, des traditions, des cultures ou des religions particulière. C’est l’une des raisons qui explique l’importance du rôle des Nations Unies qui est la tribune pour combattre la peine de mort ». Il a promis l’apport de son pays pour une alliance en faveur de l’abolition de la peine de mort qui sera consacrée au cours de cette année, selon lui par une résolution des Nations-Unies.

Pour Robert Badinter, ancien garde des Sceaux ayant aboli la peine de mort en France en 1981, ancien président du Conseil constitutionnel, sénateur,« aucun système judiciaire n’est parfait, il est impossible de s’assurer que la peine de mort ne sera pas appliquée sur une personne innocente ». Ce risque, a-t-il dit, « est trop grave pour être pris ».

Une table ronde sur l’instrumentalisation de la peine de mort dans la lutte contre le terrorisme et un atelier sur le développement des stratégies juridiques pour avancer vers l’abolition de la peine de mort sont inscrits dans l’agenda de ce mercredi 22 juin à l’opéra d’Oslo.

Ce 6e Congrès mondial a réuni des milliers de participants venus des cinq continents pour faire émerger les stratégies en faveur de l’abolition universelle de la peine de mort.

 

******** RJDH **********

 AFFLUX DES DEPLACES VERS LES SITES ET FAMILLES D’ACCUEIL SUITE AUX TIRS DANS LE KM5

Les populations des quartiers Fatima, Kokoro1, 2, 3 et 4 situés dans le 3e et 6e arrondissement de Bangui, terrifiés, ont quitté hier après-midi leur domicile, suite aux détonations d’armes au niveau de Km5, situé dans le 3e arrondissement de Bangui.

Beaucoup ont trouvé refuge à la Paroisse Notre Dame de Fatima. Père Moses, Vicaire de la dite Paroisse, déplore la situation et témoigne de la panique dans laquelle les déplacés ont regagné le site de Fatima. Pour ce dernier, « les casques bleues de la Minusca, déployée pour la sécurité de la Paroisse Notre Dame de Fatima ont renforcé leur dispositif  sécuritaire ».

Pendant cette fuite, une femme d’une quarantaine d’année a trouvé la mort suite à une balle perdue au niveau de l’école Fatima garçons, nous confirme un témoin.

Les déplacés ont allumé des bougies hier soir devant le mémorial dédié aux victimes des différentes crises survenues dans le secteur de Fatima. Selon un déplacé « ce geste, est fait pour implorer nos ancêtres de veiller sur nous et nos enfants » a-t-il confié.

Ce matin, un  calme précaire règne dans les quartiers précités. Les gens ont peur d’aller au Km5 pour vaquer à leurs différentes occupations. Tandis que les fonctionnaires de l’état, se sont vu obliger  de marcher à pieds jusqu’au pont devant la Minusca afin de trouver un moyen de transport pour aller au travail.

Ce déplacement interne des habitants de ces quartiers vient pendant que ceux-ci commençaient progressivement à regagner leur domicile, après la crise de l’année passée.

*************

DES ELEMENTS DU FPRC CHASSENT CEUX DE L’UPC AUX MBRES

Des combattants du Front Patriotique pour la Renaissance de Centrafrique (FPRC), une des tendances de l’ex-Séléka ont chassé cette nuit de la ville des Mbrès leurs frères d’armes de l’Union pour la Paix en Centrafrique (UPC), une autre fraction de la même rébellion. L’information a été confirmée au RJDH par le maire de la ville, joint au téléphone.

Une équipe du FPRC de Noureddine Adam, lourdement armée est entrée dans la ville des Mbrès, dans la soirée du 20 juin a-t-on appris de sources locales. Selon le maire de la ville, les éléments de l’UPC de Alis Daras, se sont retirés de la ville, ce qui a permis d’éviter un affrontement « il n’y’a pas eu de combat entre les deux parties parce que les éléments de l’UPC ont fui en brousse dès l’arrivée de ceux du FPRC. Nous avons entendu seulement quelques tirs sporadiques à 19 heures mais après plus rien jusqu’à ce matin » a-t-il expliqué.

Un commandant du FPRC de Kaga Bandoro joint au téléphone par le RJDH a confirmé ‘l’arrivée des éléments de ce mouvement aux Mbrès, sans vouloir donner des précisions sur leur mission « il ya une équipe qui est envoyée aux Mbrès pour une mission précise mais je ne peux pas dire plus parce que c’est une affaire entre militaires » confie-t-il sous l’anonymat.

La ville d’après le maire est restée paralysée depuis l’entrée des éléments du FPRC et la fuite de ceux de l’UPC « la population des Mbrès est apeurée à cause de ces évènements bien que les combattants du FPRC ont tenté de nous rassurer. Les activités sont au ralenti par peur car nous ne savons pas ce qui peut arriver dans les heures qui viennent » relève-t-il.

La chasse des éléments de l’UPC des Mbrès par ceux du FPRC est signalée 24 heures après des accrochages entre les éléments des deux tendances de l’ex-Séléka dans les villes de Batangafo, Wandago et Kabo (nord du pays). Les rivalités entre ces deux mouvements frères (UPC-FPRC) surviennent après l’annonce le 23 mai dernier de la volonté des chefs d’état-major de quatre des cinq tendances de l’ex-Séléka de mettre en place un commandement unique.

****************

 

 

Publicités
No comments yet

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :