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IMPUNITE ZERO, CONDAMNATION, IDENTIFICATION DES CRIMINELS, MISE EN GARDE : A QUOI ONT-ELLES SERVI ? IL FAUT AGIR VITE.  

juin 24, 2016

Il y a  plus de trois (3) ans que la nébuleuse Séléka de Michel Djiotodia a déclenché cette crise centrafricaine qui a fait plusieurs milliers de morts. Les têtes tombent et continuent de tomber à longueur de journée sur toute l’étendue du territoire national. Mais à chaque fois, on ne fait que parler d’impunité zéro, de condamner les exactions des groupes armés, d’identifier les criminels et leurs lieux de refuge et de les mettre en garde contre toutes exactions sur les populations civiles. Tous ces propos tenus ça et là ont-ils abouti à des résultats escomptés, attendus par le peuple centrafricain ?

Impunité zéro

Quand on parle d’impunité zéro, cela veut dire que tous ceux qui commettent des actes barbares doivent être traqués arrêtés, mis à la disposition de la justice pour être jugés et condamnés. Mais combien de criminels, d’assassins, des bandits de grand chemin ont-ils été jugés jusqu’à ce jour ? Il n’y a que ceux qui soutiennent mordicus ce slogan qui peuvent éclairer la lanterne des centrafricains. Mais à notre humble connaissance et d’après les dires des centrafricains, ce slogan est monté de toutes pièces pour mater le peuple centrafricain. C’est un opium, une anesthésie des puissances de ce monde pour endormir nos concitoyens. Si ce slogan était réellement mis en pratique depuis sa création, tous ceux qui hantent le peuple centrafricain devraient théoriquement se retrouver en prison. Mais tel ne semble pas être le cas. Les criminels se pavanent dans les rues de Bangui et dans nos villes de provinces sans pour autant être inquiétés. Ils ne baissent pas les bras dans leurs exactions quotidiennes. Dans ce cas précis, peut-on parler d’impunité zéro ? Ce slogan sera-t-il applicable en RCA quand tous les centrafricains seront morts ou après le retour du fils de Dieu, Jésus-Christ ?

Condamnation

Si les condamnations des actes barbares, commis par nos bourreaux étaient une nourriture, comme la manne qui tombait du ciel au temps de Moïse, les centrafricains seraient tous rassasiés et n’auraient pas besoin de faire quoique ce soit pour se nourrir. Nos dirigeants, l’ONU doivent comprendre que les multiples condamnations des exactions des groupes armés ne servent à rien. Au contraire, celles-ci les encouragent à agir davantage pour qu’on parle d’eux. Car ils veulent se faire connaître et entendre parler d’eux sur les ondes des radios nationales et internationales. Imaginez qu’un individu qui n’était pas du tout connu du public et qu’aujourd’hui son nom revient sur le bout de toutes les lèvres et fait couler beaucoup d’encres et de salives, ne se croit-il pas supérieur à tout le monde ? Mais si au contraire, il est traqué à tout moment, il n’aura pas la paix et ne pourra se lancer dans des actes inhumains sous peine d’être arrêté. La seule condition sine qua non pour clouer le bec de ces individus, ce n’est pas de condamner mais plutôt d’agir avec toute la rigueur. Se sentant menacés, ils vont se terrer.

Identification

Chaque jour qui passe, on nous fait croire que les criminels sont identifiés. Depuis le régime transitionnel de Catherine Samba-Panza avec le gouvernement de Kamoun  jusqu’à la mise en place du gouvernement légal de Sarandji, c’est toujours le même son de cloche. Mais nous avons pensé pour notre part que, si ces criminels sont identifiés ainsi que leur lieu de cachette, les forces de l’ordre doivent chercher à les arrêter tout en démantelant leur base. Car ils constituent un danger public. Ils peuvent nuire à la bonne marche de la vie socio-économique, et pourquoi pas du régime en place ? Mais en Centrafrique, c’est le statu quo. Les gens ne mesurent pas l’intensité des actes que peuvent commettre ces criminels. Et c’est ce que nous vivons au quotidien. Au Km5, à Bambari, Kaga-Bandoro, Batangafo, pour ne citer que ceux-là, c’est toujours le même refrain, la même litanie des  saints : les criminels sont identifiés. Mais aucune stratégie n’est mise en place pour les arrêter, les mettre hors d’état de nuire. Nos gouvernants continueront-ils inlassablement à nous vibrer les tympans avec de tels propos ? Non, il faut agir, comme l’a souligné le président de l’Assemblée Nationale, Abdou Karim Meckassoua. Car trop, c’est trop.

Mise en garde

Pour la mise en garde, n’en parlons pas. Si ce n’est pas la MINUSCA, c’est la Sangaris. Et pourtant les exactions des groupes armés se commettent sous leur barbe. C’est au vu et au su des forces étrangères.

L’ambassadeur de France à Bangui, Charles Malinas avait mis en garde tous les groupes armés qui tenteront de commettre des actes barbares, indignes, inhumains sur les populations civiles. Où en sommes-nous aujourd’hui avec cette mise en garde alors que quelques neuf cents (900) soldats français de l’Opération Sangaris sont encore sur le territoire centrafricain ? Que font-ils concrètement aujourd’hui ? Car nous avons pensé pour notre part que ce sont eux qui devaient appliquer cette mise en garde en attendant l’Opérationnalisation effective de nos Forces de Défense et de Sécurité. Mais à notre grande surprise, les jours passent et se ressemblent.

Du côté de la MINUSCA, c’est la même chose. Aujourd’hui, la MINUSCA dit ceci. Demain, elle change de langage, de couleur, comme un caméléon. Mais si nos mémoires sont bonnes, la MINUSCA avait déjà atteint sa pleine capacité opérationnelle. A quoi a-t-elle servi ? Les Casques-Bleus de la MINUSCA, tout comme les soldats français de l’Opération Sangaris avaient pour mission de protéger les populations civiles en détresse. Mais qu’est-ce qui se passe réellement aujourd’hui sur le terrain ? Les populations civiles sont abandonnées à leur triste sort par ces forces internationales. Les mises en garde à répétition n’ont servi à rien. Si elles n’ont pas la capacité, le courage, la volonté, la détermination de nous protéger, qu’elles déguerpissent le plus rapidement possible de la RCA.

Donc, comme l’impunité zéro, la condamnation, l’identification des criminels et la mise en garde, n’ont produit des résultats acceptables et attendus par les Centrafricains du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest, il serait souhaitable que le gouvernement et les forces internationales conjuguent leurs efforts pour agir vite afin de sauver des vies humaines. Dans le cas contraire, tous ces criminels dicteront leurs lois à qui de droit. « Que celui qui a des oreilles pour entendre, entende », a déclaré Jésus-Christ dans les Saintes Ecritures.

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA.

 

 

 

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