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JEAN-SERGE BOKASSA A-T-IL LES MOYENS DE SA POLIQUE ? EN MOINS DE 03 MOIS, 02 GROSSES BAVURES, CAMP BEAL ET KM5. INCOMPETENCE, C’EST TROP !

juin 24, 2016

Lorsqu’on n’a pas les moyens de sa politique, il faut prendre son mal en patience. Il faut être sage, intelligent et patient pour contourner le mal, sans mettre le feu. Il est certes vrai que la situation d’insécurité du pays fait mal au cœur, cela bouillonne, provoque des contorsions internes. Il faut savoir contrôler ses pulsions, pour ne pas mettre tout le gouvernement dans l’impasse, devant le fait accompli. Nous nous souvenons encore de l’épisode d’une moto volée et vendue aux Séléka du Camp Béal. La procédure adoptée par Jean-Serge Bokassa et la police, a failli faire basculer la ville de Bangui dans l’horreur, l’apocalypse. La force dans les circonstances actuelles, ne peut résoudre un problème. Bien au contraire, c’est une circonstance aggravante à l’exponentielle.

Il a fallu le courage d’un député, Agou Augustin du 1er Arrondissement de la ville de Bangui, pour dénouer cette crise. Les Séléka furieux sont sorties de leur camp et commençaient à tirer en l’air. Parce que la police a arrêté un des leurs, l’accusant d’avoir braqué une moto. Or, les Séléka ont acheté la moto bardée d’une attestation de vente régulière. Le voleur est celui qui a vendu la moto. L’honorable Augustin Agou, malgré les tirs nourris, s’est rendu à pied au camp Béal. L’Etat-major du camp Béal informé, a envoyé une escorte pour venir accompagner le député de la nation. Entretemps, les Séléka ont aussi réussi à prendre deux (2) policiers en otage. Le député Augustin Agou était venu s’asseoir avec ses frères de l’Etat-major Séléka au camp Béal. Ils ont échangé sur les raisons de ce coup de colère, sans animosité, sans haine, de manière véritablement et purement fraternelle. Comme du jeu, l’honorable Augustin Agou a dégonflé la tension électrique. Il a libéré les policiers pris en otage. En contrepartie, les Séléka lui ont demandé d’aller libérer leur frère entre les mains de la police. Après des recherches, à la SRI, l’honorable a été informé qu’il est retenu à la CNS en face de l’ENAM. Il débarque à la CNS, pour le libérer, les policiers rétorquent que le ministre Jean-Serge Bokassa s’y oppose. Le dossier remonte au Premier ministre et la délégation se trouve à la Primature. L’honorable Augustin Agou est seul face au gouvernement qui s’y oppose. Séance tenante, la décision est prise de se référer au chef de l’Etat, Faustin-Archange Touadéra. L’honorable Augustin Agou, le Premier ministre et le chef de l’Etat débattent du verdict. L’honorable Augustin Agou parvient à convaincre le chef de l’Etat de se rendre au Camp Béal. Sitôt dit, sitôt fait, l’honorable Augustin Agou, le chef de l’Etat et tout le gouvernement derrière le Premier ministre se déportent au Camp Béal. Ils sont accueillis à leur arrivée par l’Etat-major des Séléka du Camp Béal qui n’en croyait pas ses yeux. Les Séléka étaient surpris de voir Touadéra en chair et en os avec tout le gouvernement. L’honorable Agou présente au chef de l’Etat les officiers du haut commandement. Après quelques échanges, le chef de l’Etat s’est retiré. On n’a pas vu le ciel s’écrouler.

Aujourd’hui encore, le même cas de figure se présente avec des prises d’otages de part et d’autre. Une seconde fois encore, Jean-Serge Bokassa est au cœur de cette crise. Cette fois-ci la crise s’enlise, perdure, parce que Jean-Serge Bokassa ne veut pas céder. Jean-Serge Bokassa doit se rendre à l’évidence que la Minusca a sa logique à elle et elle n’est pas au service du gouvernement. C’est le triste constat qu’elle est installée en RCA. Il faut qu’elle soit transformée en force combattante à l’exemple de la Monusco en RD-Congo contre le M23. Ce qui est loin d’être le cas en RCA. Jusqu’à preuve du contraire, la Minusca demeure une force de paix, sauf les cas de force majeure appréciée par le COMFORCE. L’Etat Centrafricain n’a aucune force sous la main, jusqu’à la levée de l’embargo sur les Forces de Défense et de Sécurité nationales. D’où la sagesse, l’intelligence, la patience, pour passer entre les mailles.

La réconciliation nationale, la cohésion sociale, l’unité nationale, le rassemblement, ne sont pas de vains mots. Il faut savoir contenir ses pulsions pour y parvenir. Et un ministre de la République doit être ouvert, conciliant pour parvenir à colmater les brèches. Ce sont nos frères, les Séléka et les Anti-Balaka. Ils ont fait ce qu’ils ont fait. C’est pénible à oublier mais il faut se dominer, se surpasser, se dompter, en fait pour les accepter, les accueillir à bras ouverts. C’est un couac de l’évolution de notre histoire. Certains pays, à l’exemple du Rwanda et même en Europe et au Kossovo, ont connu pire que nous. Aujourd’hui, ils sont ensemble et développent leur pays. La justice tamise les mauvaises graines, la vie continue. Après tout ce sont nos frères, le wagon ne peut partir sans eux. Touadera est entré au Camp Béal et en est ressorti indemne. Pourquoi pas un ministre, fut-il de la Sécurité ? Pourquoi Jean-Serge Bokassa n’irait pas tendre une main fraternelle aux auto-défenses du Km5 ? Le Km5 ne sera plus une enclave. Il faut coopérer sincèrement avec eux pour ramener définitivement la paix au Km5 et à Bangui.

Les groupes armés de tous bords ne doivent pas sentir en nos autorités, un sentiment de rejet, de marginalisation, de haine, de répulsion. La paix est à ce prix. Quand Touadéra a reçu le MLCJ, son président Toumou Déya, n’en revenait pas. Bien que chef d’Etat, c’est un frère qui recevait ses frères. L’atmosphère était très détendue, cordiale. Pourquoi le gouvernement ne suit pas l’exemple de son chef suprême ? Jean-Serge Bokassa risque de provoquer l’apocalypse un de ces quatre (4) matins. Un homme d’Etat doit être tempérant et surtout lent à la colère. Il contrôle et maitrise ses nerfs en toute circonstance. La paix n’a pas de prix et le ministre de la Sécurité devrait être le pont de réconciliation et non le triangle des Bermudes. « L’humilité précède la gloire ». Il faut jouer à l’agneau pour gagner la paix.

Julien BELA

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