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DEPECHE RJDH-RADIOS COMMUNAUTAIRES

juin 27, 2016

 

TOUADERA AFFIRME UNE FERMETE FACE AUX GROUPES ARMES

 Dans sa déclaration vendredi 24 juin 2016 après la libération des six policiers retenus en otages par des groupes armés au KM5 à Bangui, le chef de l’Etat Faustin Archange Touadera s’est montré ferme face aux groupes armés dans le pays. Touadera a qualifié de provocation ces actes ‘’inacceptable pour défier l’autorité de l’Etat’’.

Le chef de l’Etat Centrafricain, en rappelant les derniers faits, pointe du doigt un groupe se réclamant d’auto-défense dans les 3e et 5e arrondissements de Bangui, « il est connu qu’il s’agit d’un groupuscule de personnes entretenant des milices armées dans les 3e et 5e arrondissements, notamment : Haroun Gaye, Issa Capi alias 50/50, Abdel Abdoul, Abdoul Danda, ALMERY Matar alias Force et tant bien d’autres… », a précisé Faustin Archange Touadera.

Pour le président Touadera, il s’agit là de la provocation pour « pousser le gouvernement à agir pour qu’ils mettent la ville à feu et à sang et pour qu’une fois de plus l’on crie aux victimes. Voilà ce que recherchaient les auteurs de cet acte crapuleux et terroriste. J’ai prêté serment devant le peuple de faire rétablir l’ordre et la sécurité sur l’ensemble du territoire national. Je ne faillirai pas à mon devoir », a déclaré avec une certaine fermeté le président.

Le président centrafricain a ajouté qu’il ne peut accepter que des bandits troublent impunément l’ordre public et menacent la sécurité, « je mets en garde tous les auteurs et commanditaires de ces crimes crapuleux et les préviens qu’ils répondront de leurs actes devant la justice. Il n’y aura pas d’impunité. Je dis à tous les chefs des groupes armés qu’il faut cesser le désordre et les provocations inutiles. L’ordre doit maintenant régner », a-t-il martelé.

Cette prise de position du président Touadera intervient alors que le pays est replongé dans des violences. Certaines villes de provinces et la capitale Bangui connaissent une flambée de violence.

Après son investiture le 30 mars et la mise en place du gouvernement le 11 avril dernier, la présidence a ouvert des négociations avec les groupes armés afin d’obtenir leur adhésion au processus du désarmement, démobilisation, réinsertion et rapatriement (DDRR), une autre étape cruciale pour le retour de la sécurité en Centrafrique. Parallèlement au processus du DDRR, la restructuration des Forces Armées Centrafricaines a été mise en marche.

Dans une déclaration faite le 16 juin par le premier ministre Simplice Mathieu Sarandji, il avait dénoncé le projet d’un coup d’Etat, trois jours avant le rapt des policiers dans le KM5. Plusieurs villes de provinces, notamment Ngaoundaye, Batangafo, Ouandago, Kabo…ont enregistré des affrontements entre les fractions des ex-Séléka et des attaques contre les civils.

 

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 DESIRE DOMINIQUE HERENON, UN CONSTITUTIONNALISTE PROPOSE UNE REVISION DE LA CONSTITUTION DU 30 MARS 2016

 

Dominique Désiré Herenon, Maitre de conférences et constitutionnaliste propose la révision de la Constitution du 30 mars 2016. Position exprimée lors de la conférence débat qu’il a animée ce 24 juin à l’amphithéâtre François Bozizé de l’Université de Bangui en présence des enseignants chercheurs et étudiants.

Cette conférence débat a pour thème « la pratique constitutionnelle institutionnelle et politique de la République Centrafricaine depuis l’indépendance ». Dans sa démarche, le Maitre de Conférence Désiré Dominique Herenon a salué le progrès accompli dans la nouvelle constitution du 30 mars en ces termes « la constitution du 30 mars constitue un progrès limité », avant de soulever le débat sur la conformité ou non des pratiques constitutionnelles et ce qu’il a qualifié de la « malformation constitutionnelle ».

Désiré Dominique Hérénon  soutient son idée par deux exemples à savoir : la constitution énonce que le premier ministre est responsable devant le parlement, ensuite ce premier ministre est responsable devant le chef de l’Etat. Ensuite, le principe de la laïcité énoncé dans la constitution mais remis en cause par cette même constitution, en ce qui concerne la prestation du serment du chef de l’Etat qui jure devant Dieu. Pour lui, la religion ne devrait pas figurer dans la constitution.

Si la constitution du 30 mars prévoit un régime parlementaire, le risque de tomber dans le système présidentiel est trop, a affirmé Giscard un étudiant en 2e année du droit et de la science politique au sortir de cette conférence débat.

Selon Désiré Dominique Hérénon, il ne doit pas avoir des ministres à la présidence, encore moins à la primature, il doit avoir des techniciens, c’est-à-dire des conseillers qui doivent exercer une mission d’assistance et de conseil. Ils n’ont pas le pouvoir de décision qui revient seul au président de la République. Ils ne peuvent pas être auréolés du titre de ministre car la constitution dit que pour être ministre, il faut avoir été proposé par le premier ministre, or les ministres qui sont par exemple à la présidence ne sont pas proposés par le premier ministre, a-t-il remarqué

Pour la conformité avec certaines dispositions, Désiré Dominique Hérénon propose un débat autour de la révision de la constitution du 30 mars.

 

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PRESENCE SIGNALEE DES ELEMENTS DE L’UPC A DEKOA

Une trentaine d’éléments de l’Union pour la Paix en Centrafrique (UPC), une fraction de l’ex-Séléka dirigée par Ali Daras, est arrivés à Dekoa, le samedi dernier. Cette information est confirmée par plusieurs sources locales contactées par le RJDH.

Selon les informations RJDH, ces combattants de l’UPC sont partis de Kaga-Bandoro. Une source jointe à Kaga-Bandoro a indiqué qu’ils fuient les rebelles du FPRC, une autre tendance de l’ex-Séléka avec laquelle les relations sont ces derniers temps tendues. De sources jointes à Dékoa, les combattants de l’UPC ont intégré la base de l’ex-Séléka de la ville «  dès leur arrivée, ils se sont rendus directement à la Base des ex-Séléka. Ils ne sortent pratiquement pas, mais nous ne savons pas ce qui se passe là où ils se trouvent » a confié un habitant de Dékoa.

Cette information a été confirmée sous anonymat par une autorité locale qui a indiqué que la peur a gagné la ville depuis l’arrivée de ces combattants « ils sont bien arrivés dans la ville et ils se trouvent à la base qu’occupaient les éléments de la Séléka. Mais je puis vous dire que les habitants ont peur parce que les rumeurs circulent comme quoi les éléments du FPRC vont attaquer ceux de l’UPC » confie-t-il.

Face à cette situation, les casques bleus et les gendarmes centrafricains présents dans la ville ont multipliés les patrouilles, informations confirmée par plusieurs sources indépendantes. Depuis l’arrivée de ces combattants, aucun coup de feu n’est entendu.

Les relations entre UPC et FPRC se sont détériorées ces derniers mois. Ces deux tendances ex-Séléka se sont déjà affrontées, ces derniers jours à Kabo, Wandago et Mbrès.

 

*** RJDH***

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