Skip to content

CM N°2256 du jeudi 07/07/2016

juillet 7, 2016

  DESARMER LE KM5, BAMBARI, KAGA-BANDORO, PAOUA, BATANGAFO, …, C’EST PERMETTRE A TOUADERA DE GOUVERNER ET AUX CENTRAFRICAINS D’AVOIR LA PAIX.

 

Le regain de violences a repris de plus bel en Centrafrique. De la prise d’otages au Km5, en passant par les affrontements armés, très meurtriers entre les factions de l’ex-Séléka à Batangafo, Ouandago, Paoua et récemment à Bambari, ville meurtrie depuis plusieurs années, c’est pour autant dire que la situation sécuritaire est très volatile, délétère. Chaque jour qui passe en RCA, amène son lot de malheurs.

Le Km5 dernière enclave musulmane en plein cœur de la capitale centrafricaine, Bangui, vit au ralenti. Les commerçants musulmans de ce secteur soufflent le chaud et le froid. Les combattants étrangers de l’ex-coalition, tels Aroun Gaye, Issa Kapi, alias « 50-50 » et leurs hommes ne permettent pas aux centrafricains de vaquer à leurs occupations habituelles. Ils ne font que proférer des menaces de mort. Durant ces derniers temps, si le marché du Km5 fonctionne au ralenti, cela est dû aux propos tenus par ces damnés de la terre. Ils affirment que, une fois le ramadan terminé, ils vont passer à la vitesse supérieure. Les quartiers visés par ces hors-la-loi, ces criminels, ces bandits de grand chemin sont Kpètènè, Béa-rex, Castors, et nous en passons. Ces menaces, ces intimidations proférées à l’encontre des Banguissois et Banguissoises, doivent être prises au sérieux par nos gouvernants et  les forces internationales.

A Bambari, chef-lieu de la préfecture de la Ouaka, ce sont des affrontements armés, très meurtriers entre les hommes de l’UPC du soi-disant général Ali Daras, majoritairement peuhls. Depuis que ces affrontements internes ont éclaté le lundi 04 juillet 2016, on a enregistré une vingtaine de morts et plusieurs blessés. Le bilan pourrait s’alourdir au cas où des blessés graves périront des suites de leur blessure. Les populations de Bambari vivent aujourd’hui la peur au ventre. Ils se sont terrés dans les sites des déplacés de peur d’être prises en étau par ces belligérants, sans foi, ni âme, ni loi. Car n’oubliant pas que quand deux (2) éléphants s’affrontent, ce sont des  herbes et des arbres qui ploient sous leur fardeau.

Au mois de juin dernier, c’étaient les éléments du Front Patriotique pour le Renouveau de Centrafrique (FPRC), de Nourredine Adam et les peuhls, venus du Soudan et du Tchad, qui se sont affrontés violemment à Ouandago et  à Batangafo. D’après les informations parvenues à notre rédaction, le FPRC avait pris le dessus et contraint les peuhls à se refugier dans la base de la Minusca à Batangafo. Le bilan de ces affrontements était lourd, plus d’une vingtaine de morts dont un civil qui a reçu une balle perdue. Ce regain de violence était aussi observé à Ngaoundaï, à Kabo et partout ailleurs.

Au regard de toutes ces violences qui se perpétuent presque sur toute l’étendue du territoire national, le désarmement de tous les groupes armés récalcitrants doit être mis rapidement en œuvre. Le président de la République, Faustin-Archange Touadéra, était élu par le peuple centrafricain pour gouverner la RCA, présidé à sa destinée pour cinq (5) ans. Les Centrafricains se sont rendus massivement aux urnes pour élire leurs représentants afin d’avoir la paix, la sécurité. Car durant la transition, ils étaient sacrifiés sur l’autel du diable. Mais quelques mois après les élections crédibles, transparentes, démocratiques, dites « élections de dernière chance » par la communauté internationale, c’est le statu quo. L’insécurité a encore gagné du terrain. La souffrance des Centrafricains a doublé, voire triplé. D’où nécessité de passer à la vitesse supérieure en désarmant même de force ces malfrats qui hantent le peuple centrafricain. Aujourd’hui, il convient de le signaler, les Centrafricains se sont alignés derrière les propos tenus par l’ambassadeur des Etats-Unis à Bangui, Jeffrey Hawkins, « … châtier les criminels ». Nous avons toujours opté pour les dialogues, les pourparlers, en un mot la recherche de la paix et de la sécurité par des voies pacifiques. Mais si ces criminels ne comprennent pas la nécessité des dialogues, alors que faut-il faire ? La seule solution, c’est de les désarmer.

Et cette tâche incombe à la Minusca qui est sur la première ligne. Les Casques Bleus de Parfait Onanga-Anyanga ne doivent plus passer outre ou se dérober. L’embargo sur les armes à destination de Centrafrique est imposé par le Conseil de Sécurité de l’ONU. A ce titre, les Nations-Unies doivent prendre leur responsabilité en se conformant à la stricte application de la résolution 2149 dont l’un de ces articles autorise le désarmement forcé. L’ONU ne doit plus continuer à rouler le peuple centrafricain dans la boue sachant bien que nos Forces de Défense et de Sécurité sont sous-équipées. Les FACA de leur côté ne sont pas encore opérationnelles. C’est une véritable course à la montre pour les Casques Bleus de la Minusca afin de  permettre aux Centrafricains d’avoir une paix du cœur.

Désarmer, même de force tous ces combattants récalcitrants, est la condition sine qua non pour le retour de la paix en Centrafrique et aussi la clé de voûte pour Touadéra de mener à bien ses projets de société.

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

POUR 15.000 FCFA, UNE GRENADE ANTI-CHAR DEGOUPILLEE A FAIT 02 MORTS ET 15 BLESSES PARMI LES TERRORISTES DU KM5 : TOUT SE PAIE ICI BAS

 

Une discussion pour le partage d’une modique somme de quinze mille francs (15.000 F) CFA, l’un des terroristes a dégoupillé une grenade anti-char et l’a jetée parmi les gens qui discutent. Le bilan fait état de deux (02) morts sur le champ et quinze (15) blessés admis à l’hôpital par les MSF. Les hommes de « 50-50 », Aroun Gaye, Nourredine Adam, règnent en maître absolu entre la mosquée centrale et le carrefour du 5ème Arrondissement. La zone commerciale est tenue par les commerçants et l’autodéfense et s’étend entre la Mosquée Centrale et le monument Koudoukou. Les terroristes enlèvent des gens qu’ils tuent sans scrupule. Toutes les qualités de drogue au monde existent dans leur Etat-major au Km5. Le chanvre indien est mis dans de grandes cuvettes de cinquante (50) litres. Quant au cannabis, nous ignorons la quantité. Une petite pincée sur les lèvres, c’est un autre monde d’où la soif de tuer, d’égorger, de faire le mal pour le mal. Sous l’effet de la drogue, ils ne reculent devant rien. Ce sont les hommes de Nourredine, ceux-là mêmes qui voulaient empêcher les musulmans de participer aux votes du 30 décembre 2015. Il y avait eu des affrontements meurtriers entre eux et les éléments d’auto-défense du Km5 qui se sont soldés par plusieurs morts. Contre vents et marrées, les musulmans avaient voté sous les balles et les lance-roquettes qui sifflaient.

Le Km5 est donc divisé en deux (2) : une partie est le « couloir de la mort », occupée par les terroristes qui sont désormais entre la mort et la prison. Beaucoup se sont évadés de la prison de Ngaragba durant les évènements du 26 septembre 2015 pour repartir au Km5. Leurs jours sont comptés ; de la Mosquée Centrale au monument Koudoukou, c’est le Km5 commercial, accroché griffes et ongles à la paix, à la cohésion sociale, son cheval de bataille. Tout commerçant est un fervent partisan de la sécurité et de la paix, ce qui lui offre l’opportunité de développer son commerce, ses affaires, de vendre sans entrave. La paix les préoccupe au plus haut point, de sorte qu’ils sont diamétralement opposés aux terroristes. Malheureusement, la Minusca ne fait aucun effort pour soutenir les partisans de la paix au Km5.

Les terroristes ont des armements lourds qui dépassent ceux des auto-défenses. Il faut une aviation pour les déloger. Curieusement, la Sangaris leur rend quotidiennement visite, discute et échange avec eux, on ne sait sur quoi et pourquoi. Certainement que la Sangaris les ravitaille en armes et munitions et les pousse à défier l’Etat centrafricain. Entre les déclarations officielles des autorités françaises et la réalité de leur Sangaris sur le terrain, c’est la politique de l’Autruche vis-à-vis des autorités centrafricaines. De nuit comme de jour, personne ne sait ce qui se passe entre la Sangaris et ces malfrats. De là à jeter la pierre sur la Minusca, comme l’a fait le Secrétaire d’Etat français, l’hypocrisie est flagrante.

 

Julien BELA 

 

 

DEMENTI CATEGORIQUE DE MOHAMED ALI FADOUL SUITE A LA REVUE DE PRESSE IMPLIQUANT L’AUTO-DEFENSE DU KM5 DANS LA PRISE D’OTAGE

 

Il était 10 heures 10 minutes, ce mardi 05 juillet 2016 que le président d’auto-défense du Km5, Mohamed Ali Fadoul s’est présenté à la Rédaction de Centrafric Matin. L’objectif de son déplacement était de porter un démenti, suite à la revue de presse impliquant les éléments d’auto-défense du Km5 dans la prise d’otage des six (6) policiers, le 19 juin dernier. En voici la substance de son démenti.

« Lors de la revue de presse à la Radio Ndèkè-Luka, il est dit que ce sont les éléments d’auto-défense du Km5 qui ont pris en otage les six (6) policiers. C’est faux et archi faux. Ce sont les éléments Séléka du FPRC de Nourredine Adam qui les ont retenus en otage. Nous ne sommes impliqués ni de près, ni de loin dans cet acte barbare. Nous sommes des commerçants et non des politiciens, encore moins de criminels. De plus, nous avons cotisé à hauteur de deux millions cinq cent mille francs (2.500.000F) CFA  et remis aux criminels afin que les six policiers ne soient pas tués. Nous avons organisé l’auto-défense pour nous protéger et protéger nos biens. Et c’est tout.

Pour le moment, nous sommes engagés pour la cohésion sociale. J’ai organisé une réunion ensemble avec le facilitateur Méwada Bouari pour sensibiliser les commerçants de Pétévo qui étaient entre temps au Km5, de regagner ce marché. Certains sont revenus. Concernant la cohésion sociale, nous travaillons avec nos propres moyens car nous n’avons eu aucune aide venue d’ailleurs. Pour le bon travail de la cohésion sociale que nous menons, j’ai même reçu la visite de l’archevêque de Bangui, Dieudonné Nzapalainga, à mon domicile au Km5. Imaginez combien cette visite est significative pour le travail abattu par l’auto-défense dans le but de ramener la cohésion sociale.

Une fois à la radio Ndèkè-Luka, j’ai dénoncé nommément les malfrats, ce qui a valu une attaque de ces derniers contre ma maison. J’étais présent ce jour du 30 mars 2016, date de l’investiture du président Faustin-Archange Touadéra. Il a fallu l’intervention des FACA et d’auto-défense pour les faire fuir. Pour la deuxième fois, nous étions à une réunion de comité de crise dont le président est monsieur le maire du 3ème arrondissement de la ville de Bangui, Atahirou-Balla Dodo. C’était le 10 mai 2016 à 16 heures. Ils nous ont pris en otage. Ils voulaient me tuer et je me suis défendu farouchement. Face à ma résistance, une bagarre a éclaté et ils ont pris la fuite à la vue des FACA et d’autodéfense. Cet incident était survenu après que j’ai eu à dénoncer publiquement ces malfrats sur les ondes des radios. Dans le pacte que nous avons signé avec les Anti-Balaka, au quartier Boeing dans Bimbo 3, il est clairement signifié que nous devons dénoncer les malfrats, les criminels. C’est ce que j’ai fait car j’ai respecté ce pacte. Nous tenons des réunions avec les Anti-Balaka chez moi et au quartier Boeing, pour la cohésion sociale et le vivre ensemble entre musulmans et non musulmans. Je participe régulièrement aux réunions dans le 6ème Arrondissement de la ville de Bangui et au quartier Boeing. J’ai déjà déposé plainte contre ces criminels au Procureur de la République, et un mandat d’arrestation est déjà délivré à cet effet ».

Mohamed Ali Fadoul, c’est un monsieur déterminé, engagé pour la cohésion sociale qui s’est rendu dans notre rédaction. A lire sur son visage, il veut coûte que coûte que ces criminels qui sévissent au Km5 et qui ont tué, enlevé plusieurs personnes, soient arrêtés et traduits devant la justice. Mais hélas, en dépit des mandats d’arrestation délivrés par le gouvernement, la Minusca tarde à les mettre en pratique, laissant libre cours à ces hors-la-loi d’agir comme bon leur semble.

Bon vent et bonne continuation à la recherche de la cohésion sociale entreprise par les éléments d’autodéfense du Km5, principalement leur président Mohamed Ali Fadoul.

 

Propos recueillis par Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA   

 

 

BACCALAUREAT 2016 : HALTE AUX MAFIEUX, AUX NECESSITEUX, ET AUX MARCHANDS D’ILLUSION, L’HOMME QU’IL FAUT A LA PLACE QU’IL FAUT.

 

 

La Direction des Examens et Concours (DEC), organe en charge d’organiser et de contrôler la bonne marche des examens de fin d’année, vient de mettre en garde les marchands d’illusion, les nécessiteux, les mafieux, contre toutes pratiques malsaines pouvant entraver le bon déroulement des épreuves écrites du Baccalauréat 2016 qui vient de commencer ce lundi 04 juillet avec les séries techniques des établissements de Bangui. Selon le directeur des examens et concours : « Le gouvernement de rupture est celui qui doit rompre avec les vielles méthodes et pratiques. Le Premier ministre l’a déjà souligné au ministre de l’Education Nationale et à la Direction des Examens et Concours. Je mets en garde les élèves et les professeurs contre toutes tentatives de fraudes durant les épreuves écrites du baccalauréat. Toutes personnes qui seront rattrapées, vont être traduites devant la justice, afin de répondre de leurs actes. Les élèves qui ont étudié leurs leçons vont réussir … ».

C’est autant dire que la couleur est annoncée, et la ferme décision est prise pour lutter contre les mauvaises pratiques qui ternissent l’image du système éducatif centrafricain. Nous osons croire qu’il faut rompre définitivement avec les pratiques malsaines qui se développent lors des épreuves écrites de différents examens de fin d’année. L’expérience a démontré que pendant les examens, plusieurs élèves et leurs parents, avec la complicité de certains professeurs, se livrent à des pratiques mafieuses de tout genre : achat de notes, fraude, bref la corruption. En agissant de la sorte, le système éducatif centrafricain est tombé plus bas que la terre, avec comme conséquence, baisse de niveau des élèves sur le plan national. Certains étudiants, jusqu’en année de maîtrise ne sont plus en mesure de s’exprimer correctement en Français devant le public. Incroyable, mais pourtant vrai. Comment ont-ils fait depuis la maternelle pour rentrer à l’université ? Allez-y vous-même deviner le reste.

A notre humble connaissance, il y a un laisser aller du côté du gouvernement et des parents d’élèves. Du côté gouvernemental, le ministre de l’Education ne fait pas son travail comme il se doit. Ce sont les professeurs eux-mêmes qui prennent des initiatives allant dans le sens de la corruption. Certains professeurs qui sont désignés pour surveiller, les examens de fin d’année, demandent aux élèves de leur verser une somme d’argent, afin de les aider à réussir. Partant de cela, certains élèves ne veulent plus étudier leurs leçons et attendent seulement la veille des examens pour courir dernière les professeurs avec des sommes d’argent. Le gouvernement est au courant de ces actes depuis fort longtemps. Mais jamais, des mesures concrètes sont prises pour mettre un terme à ces genres de pratiques.

Concernant les parents d’élèves, c’est encore le plus pire des cas. A l’approche des examens, certains parents d’élèves sont les premiers à courir derrière les professeurs pour les corrompre avec de l’argent, afin que leurs enfants réussissent. Personne ne peut nous dire le contraire. C’est horrible pour le fait que certains parents encouragent leurs enfants à devenir des sots, des fainéants. La RCA ne pourra jamais atteindre l’un des Objectifs du Millénaire pour Développement (OMD), basé sur l’« Education Pour Tous d’ici 2030 », si de tels phénomènes ne sont pas éradiqués dans le système éducatif centrafricain. Le gouvernement Sanrandji doit traduire ses paroles dans les faits. Il ne faut pas seulement parler mais agir aussi. La politique de « l’homme qu’il faut, à la place qu’il faut », ne doit pas être une expression vaine. C’est une expression de mérite intellectuelle et morale qui doit être instaurée au quotidien dans la vie du peuple centrafricain depuis le haut, jusqu’au bas de la pyramide. C’est le véritable sens de la rupture. Et donc, il faut mettre fin aux veilles pratiques qui ruinent le pays depuis plus de trente (30) ans.

Bénistant MBALLA. 

 

 

Moringa, arbre de vie.

 

 

Le moringa oléifera, arbre à tout faire.

1-Allons à la découverte du moringa oléifera.

  1. a)Généralité.

Le moringa Oleifera est un arbre de vie, de la famille des moringaceaes. Il est originaire d’inde mais aujourd’hui il pousse sur tous les continents et ne demande qu’à être utile. Il existe 13 espèces de moringa qui ont tous les mêmes propriétés alimentaires et médicamenteuses. Rien de cet arbuste n’est inutile, le seigneur en a voulu ainsi. Mère nature a tout prévu pour notre bien être .Où que tu sois, plantes une espèce de cet arbuste qui ne te demandera rien pour pousser et te prouver ensuite qu’il soigne plus de 30 maladies courantes. Apprenons les choses simples de la vie au lieu de souffrir tout le temps et de courir à grand frais derrières les médicaments, les compléments alimentaires, les vitamines, les antibiotiques, les fortifiants et que sais-je. Je ne dis pas que ces choses sont inutiles ; elles sont utiles et très utiles mais nous en abusons au point de nous intoxiquer. Même le grand Hippocrate ( père de la médecine moderne) va s’en plaindre s’il était de passage à nouveau sur notre terre. Tout ce dont l’être vivant à besoin pour vivre , se soigner et bien se porter se trouve dans cette plante. En effet, cet arbuste, de part ses valeurs nutritives et médicamenteuses est un aliment complet, un aliment vivant et un médicament pour plus de 30 maladies courantes. Les feuilles fraiches, les gousses et la poudre de feuilles sèches du moringa oléifera contiennent des glucides, des lipides, des protéines( tous les acides aminés essentiels) presque toutes les vitamines ( A, B, B1, B2, B3, C, E, etc ), les sels minéraux, les métaux et métalloïdes( fer , zinc, cuivre, soufre, manganèse), les fibres , les oligo-éléments , et beaucoup de principes actifs. L’écorces et les racines contiennent aussi beaucoup de principes actifs qui agissent efficacement contre plusieurs maladies.

Les feuilles sèches contiennent  25 fois plus de vitamine A que la carotte,  25 fois plus de fer que les épinards, 17 fois plus de calcium que le lait,15 fois plus de potassium que la banane. Les feuilles fraiches contiennent 2 fois plus de vitamines C que le citron. Sa teneur en cuivre, fer, zinc vitamine E , fait de la poudre des feuilles  sèches un bon produits pour la fatigue, l’anémie, le cerveau, la faiblesse sexuelle, l’impuissance ,la frigidité , la fécondité, etc. Cette plante apporte tous les éléments nutritifs à l’être humain sans faire grossir. Vous devez vous en servir  pour votre  bien être.

Maladies et moringa oléifera

2-Maladies et moringa oléifera.

  1. a) Liste des maladies soignées avec moringa oleiferas

La poudre des feuilles sèches de moringa soigne, la malnutrition, l’anémie, le diabète,l’obésité, les troubles de mémoire, la fatigue, la faiblesse sexuelle, l’éjaculation précoce, l’hépatite B, la prostatatite, la goutte,l’hypertension, le rhumatisme,  la bronchite,l’asthme, l’excès de cholestérol, la perte d’appétit, la grippe, les douleurs musculaires, les douleurs gastriques, les  colites . Les racines ,les graines l’écorce et l’huile soignent, les mycoses ( dartres, teigne, démangeaisons), les dermatoses, la sinusite, la migraine, la névralgie faciale ,etc. Les graines purifient correctement l’eau.

  1. b) Comment se soigner avec le moringa oléifera; 

Tisane 1-fatigue , fatigue intellectuelle,  diabète, hypertension, hépatite B.

Produit : Feuilles  de moringa  oléiféra  ( yovokpatin  en goun et minan, kpatima en fon)

Préparation : Sécher les feuilles fraiches et les réduire en poudre fine puis mettre dans un pot.

Mode d’emploi : Mettre une cuillerée à soupe de 15 ml de la poudre dans un litre et demie d’eau tiède .15 mn après , consommer le mélange ainsi obtenu durant la journée. Répéter l’opération  pendant 7 jours.

Tisane 2-Anémie, trouble de mémoire , asthénie, rhumatismes, prostatite, bronchite, excès de cholestérol.

Produits : Transformer les feuilles sèches de moringa en poudre et prendre une cuillerée à café ,3 fois par jour au milieu du repas. Cette poudre est un puissant complément alimentaire ,je dirai un super alicament.

Tisane 3-Faiblesse sexuelle, éjaculation précoce, fatigue générale, hypotension, état fébrile.

Produit :Prendre une cuillerée à café de la poudre de moringa + Deux noix de muscade.

Mode d’emploi : Mâcher correctement et avaler l’ensemble, 2 à 3 fois par jour.

NB :Les jeunes gens et les adultes apprécieront bien à juste titre ce produit.

 

(Suite au prochain numéro)

afrique-tisane.e-monsite.com/pages/les-arbres-de-vie-a-connaitre/le-moringa-oleifera.

 

ECONOMIE ET DEVELOPPEMENT : LES VRAIS ASSASSINS DE LA JEUNESSE ET DU PEUPLE CENTRAFRICAIN, CE SONT LES HAUTS CADRES,

DES MINISTRES AUX PLANTONS.

 

 

Dès qu’un investisseur foule le sol centrafricain dans l’espoir de créer des activités génératrices d’’emplois et de revenus, pour résorber le chômage et réduire la misère et la pauvreté, c’est un véritable calvaire. Le chemin de la croix commence. Les audiences sont marchandées. Les départements ministériels concernés par la constitution des dossiers y trouvent une manne tombée du ciel. Des ministres jusqu’aux plantons,  tout le monde tend la main. Pour une signature, une virgule, un point, une chemise cartonnée, il faut «  FA MAPA » (donner un morceau du pain). L’investisseur se rend très vite compte qu’il est tombé dans une jungle, dans un sac à crabes. Dans un pays complètement détruit par les crises militaro-politiques récurrentes, les cadres centrafricains doivent courir après tous les investisseurs dont l’ombre plane sur la RCA, avec juste un contrôle de crédibilité. Ils doivent être autorisés à exercer, à s’installer pour y voir clair.

Les investisseurs, les bailleurs de fonds, viennent moisir dans les hôtels, entourés de sangsues qui les tirent par le bout du nez. Epuisés, découragés, ils ne comprennent pas qu’un pays aussi misérable, aussi pauvre, un gros village en somme, les cadres soient aussi véreux, anti-progrès, anti-développement. Pour les uns, il faut de l’argent, des sommes astronomiques pour leur propre ventre, soit du carburant pour des mendiants sans vergogne, irresponsables, à la limite des criminels, des ennemis de la République. Tout porte à croire que la situation du pays ne préoccupe personne : le chômage, l’urbanisation, la misère absolue, la pauvreté ordurière. Tous les comportements tendent à maintenir le pays dans la sphère de la pauvreté. C’est le chef de l’Etat et son Premier ministre qui doivent tout faire en lieu et place des ministres, des conseillers, des chargés de mission et autres experts mafieux. Le ventre d’abord, la RCA ensuite.

Les différents projets que l’on parvient à mettre en œuvre, doivent prendre en charge tous les besoins quotidiens des hauts responsables, depuis le ministre jusqu’au planton. Et pourtant, un ministre nommé bénéficie d’un salaire et autant d’avantages. Mais malheureusement aujourd’hui, la fonction de ministre, c’est pour se servir, piller, s’enrichir, bouffer, détourner, s’accaparer de tout. La rapacité est telle qu’on ne sait qui va développer le pays. Les moralités sont exécrables, tournées, vers la destruction, vers la négation de l’avenir de la partie. La cupidité a atteint un tel degré de férocité que de hauts cadres sont dans les poches des opérateurs économiques véreux. Les cadres centrafricains sont prêts à vendre leur âme et leur conscience à la corruption, aux dessous de tables, aux pots de vin. La RCA est pourrie. Il n’est pas étonnant que la RCA ait du plomb dans l’aile, dans tous les domaines, même de petits problèmes de cuisine. Certains cadres sont des gangsters du quartier au sein de l’administration.

La RCA est encore un pays vierge. Elle doit être transformée en un chantier multiforme. L’agriculture, l’élevage, les mines, l’énergie, l’eau potable, les routes, les ponts, les logements sociaux, l’urbanisation pour ne citer que ces quelques cas. Ces cadres doivent encourager la jeunesse à l’esprit d’entreprise, à l’invention, à la créativité. La RCA est envahie par des cadres étrangers, alors que le chômage est endémique. Les Centrafricains, même dans les entreprises privées, brillent dans le vol, les détournements, l’indélicatesse, voulant toujours vivre au-dessus de leurs moyens. Sur quel bras la RCA peut compter pour faire bouger les lignes, se développer, s’urbaniser, voire s’inscrire dans le sillage du développement durable d’ici à 2030, notamment, l’« Education Tour Tous » d’ici à 2030 ? Entre temps, la RCA embourbée dans les crises, a lamentablement raté les Objectifs du Millénaire pour le Développement en 2015.

Touadéra a battu campagne sur le concept d’intégrité. Le gouvernement a été formé sur la base de la compétence, de l’intégrité, avec pour dénominateur commun la rupture, c’est-à-dire rompre avec les vieilles pratiques du passé qui ont paralysé et terni l’image du pays. Les Centrafricains sont les vrais ennemis de leurs compatriotes et de leur pays. Ce sont les hauts responsables du pays, ministres, directeurs généraux, directeurs de cabinets, conseillers, chargés de mission, les experts soi-disant au passage qui tuent leur propre pays. Souvent, c’est un vaste réseau sous les pieds du Premier ministre, du Président de l’Assemblée Nationale et du Président de la République, Chef de l’Etat. C’est dans les hôtels que les investisseurs sont pris en otage, avec l’impossibilité d’accéder aux plus hautes autorités. Les ministres et autres courtisans proches de Bozizé ont excellé dans cette pratique. C’est le cas de la société industrielle minière Aurafrique qui a trainé sa bosse pendant plus de huit ans sans succès. La localité de Ndassima serait aujourd’hui un pool économique de premier rang. Une industrie pour l’or en lingots serait déjà opérationnelle pour le bonheur du peuple centrafricain et des caisses de l’Etat. C’est une perte énorme pour la jeunesse de Bambari. Les ouvriers ont été tous mis en chômage technique à délai indéterminé. Aurafrique reviendra ou ne reviendra plus, personne ne le sait.

Aujourd’hui, les investisseurs commencent à frapper à la porte de la RCA. Car les élections ont été démocratiques, transparentes et crédibles. Touadéra est un homme intègre et crédible, donc une caution de confiance pour les bailleurs de fonds, les investisseurs, les partenaires au développement. La RCA est désormais ouverte à  tous ceux qui veulent investir. Les ministres, les conseillers, les chargés de mission, les directeurs généraux, directeurs et chefs de service, sont-ils sur la même longueur d’onde que le président Touadéra, le Premier ministre Sarandji et le Président de l’Assemblée Nationale Karim Meckassoua ? C’est là que l’équation comporte autant d’inconnus et de variables nébuleuses. Les plus hautes autorités du pays doivent faire preuve de rigueur, de fermeté, sans faille des emplois, donc du travail. Le monde rural doit renouer avec la production agricole, pastorale, avicole, piscicole, tout ce qui contribue à améliorer les conditions de vie, le pouvoir d’achat, l’environnement social immédiat.

Les défis sont de taille. Il est inadmissible que de petits malins, par leurs comportements mafieux, puissent chasser les investisseurs du pays, à un moment où le pays a énormément besoin d’eux. C’est un comportement criminel, antipatriotique, destructeur, qu’il faut condamner de toutes ses forces.

Julien BELA.

 

 

DEPECHE RJDH-RADIOS COMMUNAUTAIRES

 

LES MISSIONS DES NATIONS-UNIES INTERDITES DANS LES ZONES SOUS TENSION

La mission des systèmes des Nations-Unies sont interdites dans les zones ou des tensions sont signalées ces derniers jours, apprend-t-on de sources onusiennes.

Les localités concernées par cette mesure, selon nos sources, sont les villes de Batangafo, Bambari, Kabo et Kaga-Bandoro « les missions des Nations-Unies sont interdites dans ces destinations » a confié un cadre du système des Nations-Unies qui a requis l’anonymat. La même source a fait savoir au RJDH que cette mesure fait suite à la montée de tension dans ces villes« vous savez que la sécurité s’est dégradée dans ces régions depuis quelques jours. C’est essentiellement pour question de sécurité que cette mesure est prise »  précise-t-elle.

Cette information n’a pas été confirmée par la Minusca même si plusieurs organisations humanitaires ont fait état de cette interdiction. Mais plusieurs déplacements des humanitaires et des organisations dépendant des Nations-Unies ont été annulés ces derniers jours à cause de la précarité de la situation sécuritaire. Dans la ville de Bambari où des peulhs armés fidèles à Ali Daras et un groupe dissident du même mouvement se sont affrontés, les agents du système des Nations-Unies sont restés bloqués à leur base faute de sécurité.

La ville de Kaga-Bandoro, selon une autorité locale est menacée par les rivalités entre peulhs armés de Ali Daras et les autres tendances ex-Séléka (MPC et FPRC) « pour le moment, il n’y a pas d’affrontement mais, les menaces d’affrontement sont réelles entre les deux parties » explique-t-elle.

A Batangafo, la situation, selon nos informations, est calme malgré la méfiance qui, selon une autorité administrative, est palpable entre les peulhs de l’UPC et les combattants de MPC de Alkhatime.

Depuis deux semaines, plusieurs villes de l’arrière-pays sont en proie à des affrontements entre différentes tendances de l’ex-Séléka. Le dernier en date est celui signalé ce jour à Bambari.

******************

LES EPREUVES ECRITES DU BAC TECHNIQUE COMPOSEES A BANGUI

Les épreuves écrites du Baccalauréat technique se sont déroulées ce lundi 4 juillet 2016 au lycée technique de Bangui. Le Ministre de l’éducation Nationale Moukadas Noure qui a procédé au lancement des épreuves, a exhorté les candidats de « rompre au système de corruption ».

Ils sont environ 1600 candidats des lycées Techniques à composer les épreuves écrites du Bac technique, session de juillet 2016. Selon les organisateurs, les préparatifs et déroulement des cours se sont bien passées contrairement aux années précédentes, dont les activités scolaires ont été perturbées par la crise.

Le président du Centre n°10 au Lycée technique de Bangui, David Christian Vonto, a apprécié la tenue de ces examens en dépit de quelques difficultés enregistrées «  les épreuves écrites du Bac technique  se déroulent bien sauf que nous avons eu quelques soucis en ce qui concerne les séries SI, GM, GE et GC où nous avons constaté des erreurs sur la copie du sujet de français et les candidats ont démarré en retard », a-t-il souligné.

Le Ministre de l’Education Nationale, de l’Enseignement Supérieur qui a procédé au lancement des épreuves, appelle les responsables et les candidats à rompre avec le système de corruption en période de Bac, « j’exhorte les candidats à rompre à la pratique de la corruption en période des examens. Le nouveau gouvernement actuel insiste sur la rupture. Et les candidats eux-mêmes doivent faire appel à leurs connaissances que de mettre en avant la corruption»,  a lancé le Ministre.

Sept séries notamment SI, GM, GE, GC, G1, G2 et G3 du lycée technique de Bangui et du lycée professionnel féminin sont programmées ce lundi 4 juillet pour les épreuves écrites du Bac technique. Le Baccalauréat général de toutes les séries confondues commencera mardi 05 Juillet 2016.

********

DES ORGANISATIONS MUSULMANES EXIGENT DU GOUVERNEMENT UN DECRET CONSACRANT LA FETE DU RAMADAN JOUR FERIE

Aboukar Modjodo président de l’association SOS victimes musulmanes de Centrafrique exige du gouvernement un décret consacrant la fête du ramadan jour férié en Centrafrique. Position exprimée lors d’une interview qu’il a accordée au RJDH ce 4 juillet 2016 en prélude à la fin du ramadan.

« Nous demandons que le gouvernement instaure cette fête, il reste qu’à prendre un décret pour concrétiser les deux fêtes, si on nous concrétise ces deux fêtes, nous supposons qu’il y a déjà la paix », a-t-il précisé.

La célébration de la fête musulmane est une exigence des recommandations du forum de Bangui du 4 au 11 mai 2015, a-t-il rappelé. Pour l’Imam de la Mosquée Centrale de Bangui, c’est un souhait de consacrer le ramadan jour férié pour que les recommandations du Forum de Bangui soient appliquées.

Joint au téléphone par le RJDH, un membre du comité de suivi des actes du forum de Bangui a salué le geste fait par le passé dans le sens de respecter les dispositions du forum de Bangui, mais concède néanmoins que « les fêtes légales sont du domaine de la loi, et non le ressort d’un décret », a-t-il indiqué.

Il propose à ce qu’un projet de loi soit présenté aux élus de la nation pour être voté avant la mise en application de cette volonté du forum national de Bangui.

La fête de ramadan a été décrétée journée chômée non payée par le gouvernement en 2015.

****************

COMBAT ENTRE DEUX TENDANCES SELEKA A BAMBARI

Un affrontement est  signalé à Bambari ce 04 juillet 2016 entre les éléments fidèles au général Joseph Zoundeko  et ceux de Ali Daras. Le bilan provisoire non officiel fait état d’une dizaine des morts et plusieurs blessés.

Selon les informations recueillies par le RJDH, la tuerie d’un homme proche au General Zoundeko  dans la soirée du 03 juillet 2016 par des éléments d’Ali Daras serait à l’origine de cette altercation, « dans la soirée, nous avons écouté quelques coups de feu vers le carrefour et peu de temps après, nous avons appris qu’un homme a été tué par des éléments de Ali Daras. C’est là que les combats ont commencé dans la soirée  »,  a expliqué une source de la gendarmerie nationale.

La source a ajouté que les échanges des tirs ont été entendus vers le domicile du Général Ali Daras « le domicile de Ali Daras a été attaqué. Il y aurait plusieurs morts et des blessés.  Cette mésentente entre ces ex-Séléka fait suite à la défection enregistrée au sein de l’UPC de Ali Daras où six généraux ont signé leur départ du mouvement le 30 juin dernier », a-t-elle ajouté.

Une source de la Minusca de Bambari a confirmé l’attaque avant de relever que les casques bleus  ont pu maitriser la situation pour éviter un débordement. Le RJDH a tenté sans succès  de joindre le porte-parole de la Minusca pour sa version des faits.

Ce combat a fait fuir plusieurs habitants vers les sites des déplacés. Un siège d’une organisation humanitaire serait touché par des tirs.

Au moment où la situation est incertaine à Bambari, la tension est vive à Kaga-Bandoro entre ces deux tendances de l’ex-Séléka.

**********

UN VEHICULE DE TRANSPORT ATTAQUE PAR DES HOMMES ARMES ENTRE KABO ET KAGA-BANDORO

Un véhicule de transport en commun a été attaqué jeudi dernier entre Kabo et Kaga-Bandoro par des hommes armés non identifiés. Plusieurs personnes ont été tuées lors de cette attaque.

De sources sécuritaires bien informées, le véhicule avait quitté Kabo à destination de Kaga Bandoro. Il est tombé, selon une source locale dans une embuscade tendue par les assaillants au village Ndissi situé à 45 km de Kabo. Selon les informations du RJDH, neuf personnes ont été tuées lors de cette attaque «  il yavait onze personnes à bord de ce véhicule mais neuf ont été tuées par  ces hommes armés. Les trois survivants ont regagné la ville de Kabo » a confié un notable que nous avons pu joindre.

Les assaillants, de sources généralement bien informées, portaient des tenues militaires et ils étaient lourdement armés. Les sources sécuritaires jointes dans la ville de Kabo attribuent cette attaque aux éléments fidèles à Baba Ladé, alliés aux combattants de l’UPC, une des branches de l’ex-Séléka dirigée par Ali Dars.

Cette attaque est signalée deux semaines après l’assassinat dans la même localité de deux jeunes commerçants.

********

DES CENTRAFRICAINS REFUGIES AU TCHAD, BLOQUES A GAROUA-MBOULAI SUR LE CHEMIN DU RETOUR AU PAYS

Plus d’une centaine  de Centrafricains réfugiés entre temps au Tchad, sont bloqués à Garoua-Mboulai, ville faisant frontière entre la RCA et le Cameroun. Ces derniers appellent à l’aide des autorités centrafricaines et des ONG.

Ces réfugiés, selon nos informations sont arrivés à Garoua-Mboulai, ville camerounaise faisant frontière avec la RCA, depuis le 19 juin dernier. Idriss Bitty, l’un d’eux se présentant comme porte-parole de l’équipe, a confié que le groupe est bloqué  à cause des évènements survenus la semaine dernière au km5, « nous sommes là pour rentrer à Bangui mais les évènements au Km5 nous ont bloqués ici » explique-t-il.

Ces réfugiés, selon la même source, ne vivent depuis leur arrivée qu’avec leurs propres frais « nous n’avons reçu aucune aide depuis notre arrivée. Nous avons loué des maisons et vivons avec nos propres moyens qui sont limités »précise Idriss.

Ces derniers souhaitent que le gouvernement assure leur escorte jusqu’à Bangui, « même si on sait que nos maisons ont été détruites, mieux vaut rentrer, installer des bâches sur nos terrains et reprendre les activités que de continuer à vivre dans des conditions très déplorables au Tchad. On invite le gouvernement à nous faire conduire jusqu’à Bangui, c’est cela notre demande aujourd’hui », a-t-il lancé.

L’arrivée de ces réfugiés centrafricains à Garoua-Mboulai, a été confirmée par une source locale jointe par le RJDH « ils sont nombreux à arriver ici et ils attendent l’aide des humanitaires pour rentrer à Bangui » explique cette source. Ces réfugiés, selon une source proche du commissariat de Béloko, ville centrafricaine faisant frontière avec le Cameroun, ne sont pas encore enregistrés par la police centrafricaine basée à la frontière « nous n’avons pas encore enregistré ces personnes. Elles sont restées de l’autre coté » a fait savoir cette source.

Au HCR à Bangui, on prend ces informations comme une alerte « nous n’avons pas encore des informations précises sur ces réfugiés qui souhaitent rentrer au pays. Comme ils sont encore du coté camerounais, nous prenons cette information comme alerte et nous ferons ce qu’il faut faire » explique une source au HCR qui a souhaité garder l’anonymat.

Selon les informations RJDH, parmi ces réfugiés volontaires pour le retour, il y a des habitants de Bangui, Boda, Berberati, Nola, Bambari, Boali et Ndélé.

A la mi-juin, 110 Centrafricains réfugiés au Congo Brazzaville et 97 du Cameroun et du Tchad sont volontairement rentrés à Bangui. Au Tchad, selon les dernières données publiées par le HCR, 100.000 Centrafricains sont réfugiés au Tchad.

 

******  RJDH ******

 

 

 

 

 

RCA : l’ONU juge « urgent » de desarmer les groupes armes

 

Le Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’Homme a jugé lundi « urgent de désarmer les groupes armés » en Centrafrique et de rétablir l’autorité étatique, craignant une nouvelle escalade de la violence.

« Alors que 2016 avait débuté sous de bons auspices, avec les élections réussies de février 2016, les événements récents qui se sont déroulés à Bangui et dans plusieurs endroits du pays me font craindre une nouvelle escalade de violence dans les mois à venir », a déclaré le Haut-Commissaire, Zeid Ra’ad Al Hussein, dans un communiqué.

« Il est urgent de désarmer les groupes armés – qui restent bien trop puissants et ont toujours le potentiel de rallumer le conflit, de rétablir l’autorité étatique et l’Etat de droit, et de garantir la sécurité de tous les civils », a-t-il ajouté.

Les tensions sont en hausse dans la capitale centrafricaine depuis la mi-juin, selon l’ONU qui note que plusieurs incidents récents ont aussi eu lieu dans diverses régions où les groupes armés continuent d’exercer leur contrôle et de « prendre les civils pour proie ».

Les 12.000 soldats de la Mission des Nations unies en Centrafrique (Minusca) déployés dans le pays se retrouvent aujourd’hui seuls en première ligne, en attendant la refondation d’une armée centrafricaine.

La France vient en effet de mettre fin à l’opération Sangaris, déclenchée dans l’urgence en décembre 2013 pour stopper les massacres intercommunautaires entre ex-rebelles Séléka à majorité musulmane et milices chrétiennes anti-balaka.

La France avait déjà réduit ces effectifs dans les mois précédant l’élection présidentielle, censée marquer la fin de la transition politique et remportée par Faustin-Archange Touadéra en février.

Zeid Ra’ad Al Hussein a insisté sur « le besoin impérieux de reconstruire le système judiciaire et de rétablir la confiance dans les institutions étatiques afin que les gens ne ressentent plus le besoin de se faire justice eux-mêmes ».

« Les mesures prises par les autorités afin d’établir la Cour Pénale Spéciale et l’adoption de la nouvelle constitution sont prometteuses, mais je reste préoccupé par le grand nombre d’arrestations et de détentions arbitraires par les forces de sécurité », a relevé le Haut-Commissaire.

 

AFP

 

 

 

SUCAF-Centrafrique

 

 Communiqué  de presse

 

La SUCAF RCA a le plaisir d’informer son aimable clientèle de la disponibilité de ses produits dans ses dépôts de Bangui, Berberati, Bouar, Boda et dans le vaste réseau de distribution de ses Partenaires.

 

La SUCAF, entreprise citoyenne, applique les prix de vente officiel, ce qui contribue à lutter contre la spéculation sur les prix au détriment des consommateurs.

 

L’entreprise est confrontée à des importations frauduleuses massives à l’égard desquelles la société tend à mettre en garde les consommateurs. Ces importations frauduleuses peuvent se révéler dangereuses pour la santé (enfants, femmes enceintes,…etc.).

 

Merci à vous de consommer Sucaf qui transforme la canne à sucre locale et contribue au développement social, économique et industriel de la République Centrafricaine.

 

Consommer Sucaf, c’est consommer centrafricain !

 

 

Publicités
No comments yet

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :