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DES MESURES POUR LA COHESION SOCIALE ET L’ERADICATION DES ABATTAGES CLANDESTINS DANS LA FILIERE BOVINE A BANGUI

juillet 8, 2016

Suite à la crise, les convoyages à pied des bœufs ne sont plus possibles en raison de l’insécurité. Pour un début, les bœufs étaient acheminés sur Bangui au moyen des camions bétaillères mis à disposition par le gouvernement. Le nombre des bétaillères étant très insuffisant, les opérateurs privés du secteur des transports se sont intéressés à l’activité, solutionnant ainsi le problème de ravitaillement.

Cependant, jusqu’à la date du 11 juin  2016, les destinations finales des véhicules des convois dépendaient du bon vouloir des commerçants à bétail. D’où la résurgence du phénomène des abattages clandestins avec leur corollaire de risque sanitaire pour les consommateurs de la viande des bœufs. Pour éradiquer ce phénomène, le ministre de l’Elevage et de la Santé Animanle, Youssoufa-Yérima Mandjo a tenu une réunion avec les acteurs impliqués dans la filière, le 11 juin 2016 à Bangui. A l’issue de cette réunion, des mesures ont été prises par le ministre afin que tout débarque essentiellement à la Société d’Etat de Gestion des Abattoirs (SEGA). Depuis lors, le nombre d’abattages à la SEGA a sensiblement augmenté. Preuve qu’avec cette mesure, beaucoup de bouchers qui abattaient les bœufs aux quartiers ont été contraints à intégrer les services de la SEGA. Cette mesure a été également un creuset des réapprentissages du vivre ensemble et de la  cohésion sociale entre chrétiens et musulmans, acteurs dudit secteur. D’ailleurs, pour favoriser la cohésion sociale, le Directeur Général de la SEGA, docteur Patrick Niagoto-Ndjita, a exonéré les commerçants de bétail en majorité musulmans des taxes de parcage des bœufs. Aussi, en collaboration avec le ministère de la Sécurité Publique, des mesures sécuritaires spécifiques ont été prises sur le site de la SEGA à Kolongo.

Malheureusement, pour des raisons inavouables, les mesures ainsi prises par le ministère de l’Elevage et de la Santé Animale, sont combattues par certains acteurs qui trouveraient entre temps dans le parcage et les abattages des bœufs, en dehors des services autorisés, leur profit. Par exemple, au Km5, un parcage dans une concession privée coûte cinq mille francs (5.000F) CFA par jour et par tête.

 

Le Petit YEKOA

 

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