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SAVEZ-VOUS POURQUOI LA JEUNESSE EST TRES IMPLIQUEE DANS LA CRISE CENTRAFRICAINE ?

juillet 8, 2016

Depuis le déclenchement de la crise, la plus aigue que la RCA n’a jamais connue après son indépendance le 13 août 1960, par la nébuleuse coalition Séléka, jusqu’au jour d’aujourd’hui, la jeunesse centrafricaine y est très active. Sur le bout des lèvres des Centrafricains, tous s’accordent à dire que c’est la jeunesse qui alimente la crise. C’est vrai. Ce n’est un secret pour personne. Mais savez-vous pourquoi ?

Les raisons sont multiples et variées. A entendre certains jeunes dans des discussions, ils affirment que, du feu président David Dacko, au feu président Jean-Bedel Bokassa, les jeunes centrafricains étaient pris en considération. Ces deux (2) anciens présidents cités ci-haut et qui ne sont pas encore dans ce monde, n’avaient pas l’idée du tribalisme, du clanisme, du régionalisme, de l’ethnie. Tous les centrafricains étaient égaux devant eux. Ils s’occupaient normalement de la jeunesse. A leur époque, les jeunes travaillaient dans des sociétés, des entreprises, à la fonction publique et gagnaient bien leur vie. Pour être embauché, l’employeur n’a pas besoin de savoir, « qui es-tu ? D’où viens-tu ? De quelle région sors-tu ? ».

Aujourd’hui, c’est tout le contraire. Quand  une personnalité accède à la magistrature suprême de l’Etat elle ne pense qu’à lui, ses parents, ses proches, ses amis et collègues, sa région, son ethnie, son clan … au détriment de la population centrafricaine toute entière. En outre, les nominations à des postes de responsabilité reposent aussi sur ces critères. Il en est de même pour l’intégration dans la fonction publique. N’ayant pas un proche au ministère de la Fonction Publique, un jeune ne peut en aucun cas espérer être intégré dans la fonction publique. C’est la raison pour laquelle ceux qui ne préfèrent que la fonction publique, vieillissent et moisissent avec  leurs diplômes sans pour autant voir le bout du tunnel. Ils sont continuellement pris en charge par leurs parents malgré qu’ils sont avancés en âge, parce qu’ils n’ont pas trouvé un emploi rémunérateur.

S’agissant des affaires relevant du domaine de la justice et qui sont traitées à la gendarmerie, à la police et au parquet, n’en parlons pas. En cas d’un litige, si un jeune n’a pas un parent qui est gendarme, policier, magistrat, même s’il a raison, on le met en geôle, sans aucune forme de procès. Les problèmes des jeunes centrafricains sont monumentaux. Nous n’avons fait qu’évoquer quelques uns qui doivent interpeller la conscience de nos futurs gouvernants. Car les maux auxquels ils sont confrontés ne datent pas d’aujourd’hui. Ils ont pris leur source au temps du règne du feu président André Kolingba, dans les années 90, pour s’étendre aux régimes du feu président Ange-Félix Patassé et du Général président déchu par la Séléka, François Bozizé-Yangouvonda. Au regard de tous ces fléaux qui frappent de plein fouet la jeunesse centrafricaine, ne peut-elle pas être sur le devant de la scène quand une situation opportuniste se présente ? Il ne fait aucun doute. Ils sont accusés d’être à l’origine de la crise qui se perpétue. Même si on mettait des gens à leur place, ils agiraient comme ça. Car pour eux, ils pensent que c’est la voie à suivre pour espérer être hissé sur la lune et bénéficier des miettes qui tombent sous la table des grands. Alors qu’en réalité, ce n’est pas le bon chemin à suivre car ils détruisent eux-mêmes leur pays.

La meilleure façon d’agir aujourd’hui n’est pas la prise d’armes car un conflit ne peut se régler au bout du canon, mais c’est plutôt d’exiger de nouvelles autorités issues des urnes de se débarrasser de vieilles pratiques citées ci-dessus. Des jeunes que nous avons rencontrés dans les rues de Bangui ont clairement affirmé qu’ils ont abandonné l’usage de la force. Mais il faudrait que nos gouvernants prennent en compte leurs revendications et changent de comportement; d’attitude de leur façon de faire et d’agir. Car la RCA appartient à nous tous. Personne n’est né en RCA pour accompagner les autres.

Aux jeunes, nous disons que leurs préoccupations vont être prises en compte par le gouvernement de Sarandji, car c’est un gouvernement dit de rupture, d’intégrité. Dès que la paix sera revenue, beaucoup de jeunes seront des opérateurs économiques, des affairistes, des ingénieurs, de grands commerçants, et nous en passons. Des projets sont entrain d’être mis en œuvre par le gouvernement de Sarandji, sous l’impulsion du chef de l’Etat, professeur Faustin-Archange Touadéra pour répondre aux attentes des jeunes. Ayez un peu de patience et chacun retrouvera la place qu’il faut pour s’épanouir et développer la RCA !

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

 

 

 

 

 

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