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LE CAMEROUN, LE TCHAD, LES 02 CONGO SECURISENT LEURS FRONTIERES : QU’EN EST-IL DE LA RCA ?

juillet 20, 2016

Ministre de l’Intérieur, de la Sécurité publique et de l’Administration du Territoire . Jean serge Bokassa.Dans tous les pays au monde, les frontières doivent être sécurisées par les Forces de Défense et de Sécurité (FDS) intérieure. Il y a ce qu’on appelle la police de frontière qui veille sur tous ceux qui entrent et sortent du territoire national. S’il y a un doute sur l’identité d’une personne qui désire séjourner dans le pays, la police de frontière a l’obligation de la refouler dans son pays d’origine. C’est ce qui se passe aujourd’hui au Tchad, au Congo-Démocratique, au Congo-Brazzaville et surtout au Cameroun. S’agissant du Cameroun, les Centrafricains qui entrent et qui sortent de ce pays se sont confrontés à d’énormes difficultés ou tracasseries policières. Ils peuvent passer des jours à la frontière avant de s’y rendre ou de traverser du côté centrafricain. Du jour au lendemain, ils se lamentent et demandent en même temps au gouvernement de voler à leur secours. D’une part, ils ont raison de dénoncer ces multiples tracasseries, des policiers et gardes frontières camerounais. Et d’autre part, ils doivent comprendre que, pour entrer sur un territoire étranger, tel que le Cameroun, l’on doit se munir des papiers administratifs en bonne forme. On ne peut se lever un de ces quatre (4) matins, prendre un véhicule et dire qu’on veut aller acheter des produits, des marchandises au Cameroun pour revenir les vendre. Avant de se lancer dans une telle aventure, il faut faire des démarches auprès des autorités compétentes qui sont censées délivrer ces documents. Une fois en possession, l’on peut effectuer des déplacements à l’étranger.

Mais tel ne semble pas être le cas pour  certains centrafricains, raison pour laquelle ils moisissent à nos frontières avec le Cameroun. Et le chargé d’affaires à l’ambassade du Cameroun à Bangui a été clair sur cette tracasserie policière à la frontière centrafricano-camerounaise. Avant d’entrer maintenant sur le sol camerounais, il faut se rapprocher de l’ambassade à Bangui, avoir tous ces papiers, être en règle et rentrer sans aucune tracasserie. Cette mesure sécuritaire, c’est pour protéger le peuple camerounais. Car n’oublions pas que la nébuleuse secte religieuse Boko-Haram du Nigeria s’est implantée depuis quelques mois au Cameroun tout en y perpétrant des actes terroristes. Pour ce faire, le Cameroun doit protéger son territoire et sa population.

Que les Centrafricains bloqués depuis quelques jours à la frontière centrafricano-camerounaise ne pensent pas qu’ils sont rejetés par nos frères camerounais. D’ailleurs, plus de deux mille cinq cents (2500) centrafricains se sont refugiés aujourd’hui au Cameroun et attendent que la situation sécuritaire se normalise pour regagner le bercail. Cette décision ne doit pas être prise autrement. En outre, nous osons croire que cette situation doit interpeller la conscience de nos dirigeants. Nos frontières avec les pays limitrophes sont toujours perméables. Un brigand, un criminel rentre et sort comme il veut. Il peut commettre des exactions sur le sol centrafricain sans être inquiété.

Donc la police de frontière et autres doivent veiller au grain et emboîter le pas à leurs homologues camerounais pour que les criminels, les bandits de grand chemin ne prennent plus d’assaut le territoire centrafricain. Mais nous pensons que nous prêchons dans le désert du Sahara ou de San Pedro. Qui nous écoutera ? Personne à ce que nous sachons. Pour un billet de banque donné à un policier à la frontière ou à un douanier, on laisse passer des criminels, des armes de tout calibre. Dans  cette piètre figure, comment voulez-vous que le territoire centrafricain soit sécurisé ? C’est vraiment grave. Les policiers camerounais, tchadiens, congolais ont-ils suivi leur formation sur la lune ? Les policiers centrafricains n’ont-ils fréquenté les mêmes écoles que leurs homologues ? Pourquoi les autres sécurisent leurs frontières alors que les nôtres voguent au gré du vent ?

C’est inadmissible et intolérable. Nous ne pouvons continuer inlassablement dans cette voie. Les gardes frontières doivent se mettre à l’œuvre. Si le Tchad, le Cameroun et les deux (2) Congo sécurisent jalousement leurs frontières avec  la RCA, pourquoi pas nous aussi ? Une mesure sécuritaire doit être prise par nos dirigeants pour mettre définitivement un terme à cette porosité de nos frontières. L’intérêt général doit primer sur l’intérêt personnel, égoïste, partisan comme ce fut le cas au Cameroun.

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA. 

 

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