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CM N°2267 du vendredi 22 juillet 2016

juillet 22, 2016

TOILETTAGE DE HENRI-MARIE DONDRA AU MINISTERE DES FINANCES ET DU BUDGET ET STATU QUO DANS LES AUTRES MINISTERES, POURQUOI ?

La lutte contre la corruption, les détournements des deniers publics, ainsi que l’assainissement des recettes de l’Etat prônés par le Président de la République, chef de l’Etat, professeur Faustin-Archange Touadéra, se met peu à peu en place au ministère des Finances et du Budget. Henri-Marie Dondra et son staff technique, en l’occurrence les inspecteurs sont sur la même longueur d’onde avec le président de la République et le peuple centrafricain tout entier.

En effet, quatre (4) cadres dudit ministère ont été sanctionnés. Ils ne prétendront pas à leur salaire pendant une période de trois (3) mois et ne bénéficieront que des allocations familiales. En fin de compte, ils seront traduits devant le Conseil de discipline de la Fonction Publique pour répondre de leurs actes. Ce que les Centrafricains attendaient depuis belle lurette se concrétise doucement mais sûrement. Et le peuple centrafricain souhaite ardemment que ce contrôle se perpétue pour déceler les corrupteurs, les fraudeurs. Car l’impunité a trop duré. Il est temps d’y mettre fin. Le pays ne peut avancer comme les autres. Les recettes qui devaient théoriquement permettre au gouvernement d’investir dans certains secteurs, de créer des emplois pour faire face au chômage endémique qui gangrène la jeunesse, sont détournés par un groupuscule de fonctionnaires malintentionnés, à leur propre profit. Et pendant que les Centrafricains grincent des dents à longueur de journée pour joindre les deux (2) bouts, ceux-là sont dans des gargotes, des bars-dancing, des hôtels avec mille et une (1001) copines. Les recettes de l’Etat, l’argent des fournisseurs d’Etat et des particuliers sont devenus leur patrimoine personnel. Ils ne regardent que leurs poches au détriment des autres.

Tout cela doit disparaître. Nos osons croire que la corruption, les fraudes, les détournements des deniers publics, les falsifications des documents ne peuvent être éradiqués totalement. Mais, il faut lutter efficacement contre ces genres de pratique qui n’honorent et ne grandissent personne. Car un adage dit, « un bien mal acquis ne profite jamais ». Tous les biens volés, détournés par ces malfrats financiers pour leurs intérêts égoïstes, partisans, ne leur serviront à rien. Ils vont les investir dans les boissons, les fesses et se retrouveront tôt ou tard, nus comme un ver de terre.

Mais ce que les Centrafricains ne comprennent pas aujourd’hui, c’est qu’il n’y a que le ministère des Finances et du Budget qui fait des toilettages au sein de son personnel. Tout se passe comme si dans les autres ministères, aucun fonctionnaire ou agent de l’Etat ne s’est lancé dans ces pratiques. C’est un statu quo, un véritable silence de cimetière. Et pourtant, ces genres de fonctionnaires sont aux ministères du Plan et de l’Economie, des Travaux Publics, de l’Administration du Territoire et de la Sécurité Publique, des Eaux et Forêts, … et nous en passons. Comment les ministres des autres départements ne se mettent pas au travail pour fouiller, bêcher, sarcler afin de retrouver ces fonctionnaires qui sont pleins dans ces pratiques mafieuses ? Qu’est-ce qui explique ce silence de mort ? Qu’on le dise aux Centrafricains. Nos gouvernants doivent comprendre que c’est à cause de la corruption, des détournements, des hautes mafias que notre pays est sombré dans cette crise qui tarde à prendre fin. Car de tout temps, c’est toujours un groupuscule d’individus qui vivent mieux en RCA à travers ces pratiques, pendant que les autres broient du noir. C’est inadmissible. C’est intolérable aujourd’hui. Car trop, c’est trop ! Tous ces fonctionnaires malhonnêtes qui s’enrichissent sur le dos des Centrafricains doivent être débusqués, pour servir de leçon aux autres.

Aujourd’hui, la plupart des Centrafricains disent qu’ils ne sont pas nés pour accompagner les autres à s’épanouir, à se hisser sur le soleil. Donc, nous devons tous lutter contre la corruption, les fraudes, les détournements des deniers publiques qui sont devenus monnaies courantes dans nos administrations.

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

LES RECOMMANDATIONS TORDUES DE LA FAMEUSE COORDINATION DE LA SOCIETE CIVILE QUI A AVALE SA LANGUE SOUS SAMBA-PANZA : A L’IMPOSSIBLE, NUL N’EST TENU

 

S’il y a un secteur qui avance à pas de géant, c’est bien celui de la Défense, donc des FACA. La coordination de la Société civile réclame quelque chose qu’elle ne connait pas. Une histoire de sous information, car il faut connaître parfaitement son sujet, pour savoir de quoi l’on parle. Les Forces Armées Centrafricaines (FACA) telles qu’elles se présentent depuis Bozizé à ce jour, sont indigestes. Les FACA sont rebelles (Séléka) et contre-rebelles (Anti-Balaka), braqueurs, sanguinaires, voleurs, tribalisées, politisées, indisciplinées à l’extrême, inciviques, pour tout dire, il n’y a plus de FACA. L’incident de l’ENAM, a révélé l’état d’esprit, la haine, la rancœur, l’esprit de revanche qui couvent. Bien des officiers, au regard de cette déconfiture très avancée des FACA, ont demandé leur Départ Volontaire Assisté  (DVA). D’autres sont fatigués, hors d’usage, et donc impropres à la consommation sécuritaire du pays. Il est impossible de remettre des armes à des hommes en tenue, tels que décrits ci-haut. D’autres ont des ventres montagneux, Kilimandjaroïques, ventres Bossongo.

Cependant, il y a un noyau jeune, propre, capable d’assurer les missions militaires. Il fallait dans un premier temps, restaurer la chaîne de commandement. Touadéra s’est exécuté le plus rapidement possible. La chaîne de commandement est en place, depuis le chef d’Etat-major général des armées jusqu’aux chefs des bataillons. Depuis samedi 16 juillet 2016, la phase opérationnelle de la formation et de la reconstitution d’une armée nationale républicaine, professionnelle, digne de ce nom, a démarré. Entre temps, c’était la formation des officiers de l’Etat-major par l’Eumam de l’Union Européenne. Une fois formées, les FACA seront dotées de tout, armes et équipements militaires pour une armée active. Ces différentes phases de formations, depuis les officiers d’Etat-major et maintenant les hommes de troupes, sont suivies à la loupe par le ministre de la Défense qui rend compte immédiatement au Chef de l’Etat. Les FACA viennent de naître ce 16 juillet 2016. C’est le BIT 1 qui ouvre la voie.

Tout cultivateur doit sélectionner les bonnes graines avant de les semer, avec la forte probabilité qu’elles puissent toutes germer, grandir et porter des fruits. Il faut s’informer pour tenir un langage de bon sens. C’est la rupture totale avec l’armée tribale, politisée, rebelle, sanguinaire, braqueur et voleur, incivique et indisciplinée. C’est la vraie armée républicaine qui se met en place. Ensuite, suivront les recrutements par préfecture pour l’équilibre ethnique et pour atteindre l’effectif attendu. Si rien n’a été fait, nous n’en serions pas à ce stade très avancé. L’armée est appelée la grande muette. On ne crie pas sur tous les toits avec les activités militaires. De plus, le Chef de l’Etat et le ministre de la Défense se sont relayés aux Nations Unies sur la question brûlante de l’embargo. Les discussions se poursuivent au Comité de Sanction des Nations-Unies pour la levée de l’embargo. Les FACA sont en formation opérationnelle, il leur faut des armes de tous calibres, l’apprentissage des tirs d’armements lourds. Les armes sont obligatoires dans cette phase cruciale de la renaissance des FACA. La Communauté internationale en est consciente.

La Minusca, dans son mandat actuel, est exclusivement une force de paix . C’est la surveillante générale de la population civile contre les groupes armés. Pour devenir combattante, le Conseil de Sécurité des Nations-Unies doit changer l’actuel mandat de la Minusca. Pour l’heure, nous ne sommes pas encore là. C’est une question de mandat : le mandat de paix est différent du mandat combattant, c’est le cas de la Monusco contre le M23 en RD-Congo. L’Union Africaine vient de solliciter des Nations Unies un mandat robuste, c’est-à-dire combattant pour le Soudan du Sud. Or, les données ont beaucoup évolué en Centrafrique. La grande majorité des groupes armés s’est engagée pour le programme DDRR, c’est-à-dire pour la paix. C’est une minorité qui joue aux irréductibles. Comme l’a dit Touadéra, « Nous privilégions toujours le dialogue… ». Tôt ou tard, nos frères mécontents entendront raison et reviendront à de bons sentiments.

Effet de surprise, la coordination de la  Société Civile retrouve sa langue et ose donner des leçons. Les pires carnages sous Catherine Samba-Panza, sont passés sous silence. Le scandale de l’« Angola Gate » a éclaboussé bien des membres de la société Civile. Faut-il encore avoir les bonnes informations au bon moment ? Quand Catherine Samba-Panza excédée a lâché le morceau, personne n’a réagi. Quand la femme se fâche, le secret est dehors. L’honnêteté intellectuelle exige de reconnaître les efforts des uns et des autres. La Société Civile, les partis politiques, n’existent que de nom. Les Centrafricains ont encore présent à l’esprit, l’implication de la Société civile dans le coup d’Etat manqué du 26 septembre 2015. Sous cet angle, il n’y a pas de Société civile, à moins d’une opposition politique déguisée, le loup sous la peau de l’agneau. La Société civile est par essence légaliste. De là à jouer les bourreaux dans un coup d’Etat manqué, cela dépasse tout entendement démocratique. Et le divorce a été apocalyptique entre Catherine Samba-Panza et la Société civile, laquelle a avalé sa langue jusqu’au plus profond de l’estomac. La Société civile centrafricaine n’est plus crédible et donc mal placée pour donner des leçons. Une société civile putschiste, n’en est pas une. C’est une organisation politique qui doit faire de l’opposition à visage découvert et non masqué. Les déclarations fracassantes de Catherine Samba-Panza après son retour en catastrophe d’une mission à New-York aux Etats-Unis, retentissent dans la tête des Centrafricains, quand certaines voix se font entendre. Elles sont dans les archives sonores de chaque centrafricain. Les recommandations dites fortes de la coordination de la Société civile, sont déphasées, dépassées, tordues dans le fond et la forme. La coordination de la Société civile doit prendre le temps de s’informer à la source, pour avoir l’actualité de première main et de dernière seconde. La Société civile a privilégié son ventre à un moment très critique de notre pays, en terme des Droits de l’Homme. Alors, de grâce !

Dans tous les pays du monde, la Société civile est indépendante, intègre, honnête et intransigeante. Elle a ses sources de financement ailleurs. Elle ne tend jamais la main de mendiant à l’Etat. C’est ce qui fait sa force et sa crédibilité sur le plan national et international et qui pousse les partenaires à la soutenir financièrement et moralement. C’est le cas des Sociétés civiles béninoise, burkinabé, sénégalaise, ivoirienne. Elles ont les mains libres pour traquer les travers de la gouvernance dans leur pays. Elles sont fortes, déterminées et n’ont pas peur de mourir pour leur pays, de véritables cabris morts. La RCA est loin du compte.

Julien BELA

 

 

LE DDRR DANS LA LOGIQUE DE SABOTAGE PAR DES GROUPES ARMES : LE MPC, L’UPC, LE FPRC … C’EST TROP.

 On ne peut s’entendre réellement pour trouver par devers soi une arme. La meilleure des choses à faire, est de déposer les armes. C’est de là qu’on peut solliciter le dialogue pour la sécurité, la paix et la réconciliation nationale. De Libreville à Ndjamena, en passant par Brazzaville puis le Forum National de Bangui, à quoi ont servi les différents pourparlers entamés entre les autorités du pays et les groupes armés ? Immédiatement après les élections, le chef de l’Etat a rencontré les leaders des groupes armés au Palais de la Renaissance, pour trouver d’un commun accord, un point d’entente concernant le programme Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement (DDRR). Certains groupes armés qui veulent réellement la paix, ont adhéré à ce programme. C’est l’exemple de groupe politico-militaire MLCJ, une branche de l’ex-coalition Séléka, basée dans la ville de Birao. Malheureusement que certains groupes armés qui prennent les armes pour leur nombril, cherchent par voies et moyens à saboter ce programme DDRR, en faisant des suggestions qui ne cadrent plus avec les attentes du peuple centrafricain, dont les priorités demeurent la sécurité et la paix.

C’est le cas patent du MPC, de l’UPC, du FPRC, appartenant aux groupes politico-militaires de l’ex-coalition Séléka.

Abakar Sabone dispose-t-il de quelle prérogative, pour solliciter du gouvernement un dialogue comme solution pour déposer les armes ? Il ne revient plus à un quelconque chef rebelle de décider en lieu et place des autorités légitimes du pays. De surcroît, Abakar Sabone est d’origine tchadienne. Le régime du président Touadéra est un régime démocratiquement élu par le peuple centrafricain. C’est un régime qui fonctionne sur la base de ses projets de société. En plus, le gouvernement a une feuille de route pour diriger le pays durant les cinq (5) ans à venir. Dans cette feuille de route, la sécurité est inscrite en première ligne. Cette question de sécurité repose sur le programme DDRR, dont les chantiers sont en cours. C’est dans cette optique que le chef de l’Etat a rencontré les leaders des groupes armés. Où était Abakar Sabone quand le chef de l’Etat rencontrait les autres leaders ? C’était à bras ouvert que les Centrafricains ont accueilli l’ex-coalition Séléka lors de la prise du pouvoir le 24 mars 2013. Abakar Sabone faisait partie des hommes les plus forts de Michel Djotodia à l’époque. Qu’est-ce qu’ils ont fait de cette légitimité acquise ? N’est-ce pas les tueries, les carnages, les pillages, les braquages, les incendies de villages et maisons qui les préoccupaient ?

Pendant la transition, le peuple centrafricain en a vu de toutes les couleurs, avec cette même revendication : dialogue, dialogue, dialogue. A quoi serviront les revendications du Forum National de Bangui, s’il faut encore organiser un dialogue ? Le Forum de Bangui n’a exclu aucun groupe armé-. C’était un pourparler inclusif, puisque tous les représentants de différentes entités y étaient présents. C’est une manière de faire du beurre sur les combattants que Sabone et les autres cherchent en ce moment. C’était de cette manière qu’ils se sont fait enrichir sur le dos des combattants, lors du Forum National de Bangui.

Nous appelons tous les ex-combattants qui sont de véritables centrafricains, à se débarrasser du joug esclavagiste de ces seigneurs de guerre, de ces profito-situationistes. Ils ont détruit et continuent de détruire notre pays au profit de leur pays d’origine. Où sont nos véhicules, nos ordinateurs, nos postes téléviseurs … qui on été pillés lors de la prise de pouvoir par la coalition Séléka ? C’est de cette manière que les combattants centrafricains qui suivent aveuglement ces va-t-en-guerre, doivent s’interroger. Sur les onze (11) groupes armés, il n’y a que quatre (4) ou cinq (5) groupes de la dissidente branche de l’ex-coalition Séléka à savoir le MPC, l’UPC, le FPRC … qui veulent maintenir le pays sous leur domination. En plus, ce sont des groupes minoritaires qui veulent s’imposer. C’est inadmissible, puisque le programme DDRR reste la seule condition sine qua non pour le retour de la sécurité et de la paix en RCA.

 

Bénistant MBALLA

 

POURQUOI CERTAINS MEMBRES DU GOUVERNEMENT SARANDJI SONT RETICENTS A LA DECLARATION DE LEURS PATRIMOINES ?

 

L’une des dispositions pertinentes de la Constitution de la RCA, du 30 mars 2016, fait obligation formelle à l’ensemble de l’Exécutif, de déclarer publiquement à la Cour Constitutionnelle de Transition (CCT), leurs patrimoines, ainsi que leurs comptes bancaires. Et ce, dans un délai raisonnable, après leur prise effective de fonction.

Malheureusement, plus de trois (3) mois passés, bon nombre de ministres du gouvernement Sarandji, n’ont pas encore déclaré leurs patrimoines et comptes bancaires à la CCT. Pourtant, le Président de la République, chef de l’Etat, le Premier ministre, chef du gouvernement et quelques rares ministres, l’avaient déjà fait. Pourquoi certains membres du gouvernement sont réticents, ne se plient ou ne se soumettent pas à cette obligation constitutionnelle ? Où est donc passé le principe de la « solidarité dans les actions gouvernementales » ?

A y voir de près, il y a « anguille sous roche » chez ces ministres réticents, qui ne veulent pas respecter la Constitution, c’est-à-dire la Loi Fondamentale de leur propre pays. Et nous osons dire que c’est un motif légal et valable pour le Premier ministre Sarandji de les limoger, pour ne pas dire de se séparer définitivement d’eux. Car, « nul n’est au dessus de la loi ». Et c’est ça la « RUPTURE ».

 

Le Petit YEKOA

 

 

« NOUS N’AVONS PAS VOCATION A NOUS ETERNISER EN RCA », FAIT-ON ENTENDRE A LA MINUSCA ET AILLEURS. ET POURTANT …

 Chaque jour qui passe en RCA, on assiste à une nouvelle naissance d’une formule mathématique à plusieurs variables, difficile à résoudre. Entre temps, c’était, « villes sans armes », « mise en garde », « l’ONU juge urgent de désarmer les groupes armés ». Si ce n’est pas la Minusca qui est à la racine, à la souche de ces formules, c’est la France à travers son ambassadeur Charles Malinas.

Récemment, une nouvelle formule vient de voir le jour. Il s’agit de : « Nous n’avons pas vocation à nous éterniser en RCA ». Cette formule est une réalité ou une farce de mauvais goût ? Les Centrafricains peuvent-ils réellement croire à ce nouveau propos ? Qu’est-ce que la Communauté internationale enseigne réellement aux Centrafricains ? Que cherche-t-elle ? Le peuple centrafricain dans son ensemble n’est plus dupe comme pensent certaines personnes. C’est depuis plus de trois (3) ans que la crise centrafricaine perdure. De la Micopax à la Minusca, en passant par la Misca, la Sangaris l’Eufor-RCA, l’Eumam (mission Européenne de conseil militaire), puis EUTM (la mission de training et d’entraînement militaire de nos FACA), qu’est ce qui a chargé dans le vécu des Centrafricains ? Seules les forces internationales qui sont déployées en Centrafrique et dont nous avons cité ci-haut peuvent éclairer la lanterne du peuple. Mais d’après nos concitoyens que nous avons rencontrés, tous affirment que rien n’a été fait pour alléger leurs souffrances. Hormis les humanitaires qui volent à leur chevet. Mais, s’agissant des forces internationales, tout se passe de commentaires. Les têtes tombent et continuent de tomber à longueur de journée.

La mise en garde lancée par l’ambassadeur de France à Bangui, contre les groupes armés qui écument les populations civiles, est demeurée lettre morte. Aucune action d’envergure n’est menée contre ces criminels, ces hors-la-loi, ces bandits de grand chemin, sans foi, ni loi. Ils agissent comme bon leur semble car ils ne sont nullement inquiétés, ni par la Sangaris, ni par les Casques Bleus de la Minusca. En outre, « ville sans armes », annoncée tambour battant par Hervé Ladsous, s’est métamorphosée en un laps de temps, en  « ville avec arme ». Ce ne sont pas les habitants des villes de Bambari et Kaga-Bandoro, décrétées « villes sans armes », qui nous démentiront. Nous avons tous été au courant des affrontements qui ont eu lieu dans ces villes. Des crépitements d’armes de tous calibres n’y ont-ils pas été entendus ?

De plus, la formule, « l’ONU juge urgent de désarmer les groupes armés », tarde à venir. Aucune lueur d’espoir des centrafricains ne se dessine à l’horizon. Le peuple est resté sur son soif et attend de voir se concrétiser sur le terrain, ce propos tenu par un haut responsable de l’ONU, suite au regain de violence au mois de juin dernier. Du Nord au Sud, d’Est en Ouest, à ce que nous sachons, aucun combattant des groupes armés n’est désarmé après ce propos. Ils sont là avec leurs armes et déambulent dans les rues de Bangui et nos villes de province. Leurs exactions sur les populations civiles ont sensiblement augmenté parce qu’ils ont des armes neuves, sophistiquées. Mais d’où viennent ces armes ? Qui les approvisionnent pendant que l’embargo pèse sur les FACA et les empêche d’être opérationnelles ?

Au vu et au su de tout ce que nous avons brièvement évoqué ci-dessus, les forces internationales, les responsables de la Minusca et autres, n’ont-ils pas vocation à s’éterniser en Centrafrique ? Il ne fait aucun doute. Car aujourd’hui ils disent ceci ; demain, ils changent de langage ; après demain, c’est encore un autre son de cloche. Tous ces propos tenus ça et là n’ont aucun résultat probant. Ce qui nous fait dire que tous ces bla-bla sont un opium pour le peuple. Les gouverneurs de la RCA que nous connaissons tous aujourd’hui, ont vocation à rester éternellement en Centrafrique pour piller nos richesses par l’entremise des combattants des groupes armés qui sont pourtant lourdement armés. Les désarmer aujourd’hui est devenu un véritablement goulot d’étranglement pour la Communauté internationale. Tout ceci pour faire perdurer la crise afin de faire du beurre sur le dos du peuple centrafricain et rester autant qu’elle veut.

Il faut que ces manœuvres dilatoires cessent et que les FACA soient opérationnelles pour protéger leurs concitoyens. A voir de près, la Minusca et ses Casques Bleus ont vocation à rester plus longtemps en RCA, contrairement à ce que leurs responsable avancent. Que personne ne nous trompe. C’est clair, précis et net.

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA 

 

 

DEPECHE RJDH-RADIOS COMMUNAUTAIRES

 

LA CORRECTION DES EXAMENS DE BAC SE POURSUIT SOUS HAUTE SECURITE A BANGUI, SELON NOËL RAMADAN

La correction des examens de baccalauréat session  de juillet 2016 se poursuive à Bangui dans la sérénité et sous haute sécurité, selon l’Inspecteur Général de l’Enseignement Noël Ramadan. Pour lui, plusieurs mesures ont été  instaurées par le ministère de l’éducation pour réduire le cas des fraudes enregistrés lors des précédents examens en République Centrafricaine.

A l’entrée de l’école Centrafricano-Chinoise en face du Palais de la Renaissance de Bangui où se déroulent les corrections des examens de baccalauréat session juillet  2016, des mesures sécuritaires ont été mises en place par le ministère en charge de l’Education. Un système instauré pour éviter des cas de fraudes pendant les périodes des examens dans le pays.

Selon l’Inspecteur Général de l’Enseignement, Noel Ramadan, cette étape de correction connait des avancées en ce moment, « les choses évoluent bien et en ce moment-là, nous constatons des avancées significatives dans les corrections. Plusieurs mesures ont été déjà prises par le Ministre de l’Education Nationale pour freiner les fraudes qui sont enregistrées chaque année  » a souligné Noël Ramadan.

Le Ministre de l’Education Nationale Moukadas Noure  lors de l’ouverture des épreuves écrites du Bac, a mis l’accent sur « la rupture » cette année, c’est-à-dire qu’il faut rompre avec le système de corruption pendant les examens.

Sur la date de la proclamation, Noël Ramadan a précisé que, « les résultats de Bac ne seront connus que lorsque les corrections et la saisie prendront fin. Car, il n’est pas évident en ce moment-là de dire avec exactitude le jour où les résultats vont être publiés », a-t-il  soutenu.

L’année dernière, le baccalauréat session a connu un faible taux de réussite. Une insuffisance qui traduit surtout par la crise qui a perturbé le bon déroulement des cours dans le pays et la baisse de niveau constatée dans le système éducatif depuis quelques années.

En cette année académique 2015-2016, des avancées ont été notées depuis le début des activités scolaires dans le pays. Selon certains responsables de l’enseignement interrogés par le RJDH, en dépit de difficultés constatées sur l’aspect sécuritaire et techniques les cours se sont bien déroulés ainsi que les examens.

Environs 17.000 élèves ont composé le BAC cette année.

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L’INSALUBRITE LOIN D’ETRE ERADIQUEE DANS LA CAPITALE ET SES PERIPHERIES

L’insalubrité demeure toujours grandissante à Bangui, Bimbo et Begoua. Malgré la campagne « Toumba Zendé », les ordures sont entassées partout et polluent l’atmosphère. Selon le constat fait par le RJDH dans quelques recoins de la capitale, les habitants ont exprimé leur regret et demandent aux différentes mairies de chercher d’autres stratégies pour rendre les lieux propres.

11 heures au centre-ville à Bangui, la circulation est fluide. Entre ces gens qui faufilent, on remarque dans quelques coins des ordures entassées. Sur la ruelle qui mène à la radio nationale, un tas d’ordure est stocké, débordant le bac à ordures.

Ghislain tient sa cafétéria tout proche, il regrette le dépôt d’ordures qui jouent énormément sur sa recette journalière, « auparavant, les ordures sont déposés devant CCCG comme c’est  populaire, la mairie ramasse rapidement. Mais maintenant, ils viennent déposer ici et ne ramassent pas. Et quand il pleut, nous ne sommes pas à l’aise ainsi que nos clients. Le maire nous demande de protéger nos aliments, mais il faut aussi respecter le ramassage des ordures qui attirent trop de mouches et des asticots », a-t-il témoigné.

Richard dans ses courses est venu payer à manger et déplore lui aussi l’odeur qui coupe l’appétit aux clients, « nous avons besoin de grignoter un peu pour faire nos courses mais franchement, c’est très dégelasse de manger en voyant des ordures qui dégagent. Je demande à la mairie d’aider les commerçants à améliorer là où ils vendent pour nous permettre d’être à l’aise», souhaite ce dernier.

En allant au PK12, nous avons fait un petit tour à Sica plus précisément au site des déplacés de Saint Sauveur. Ici, les déplacés vivent ensemble avec les ordures. La ruelle sur laquelle, est créé le petit marché est rétrécie au point  d’être plus praticable. Une fille assise à l’entrée du site nous expose leurs plaintes, « en ce moment des pluies, nous souffrons de l’odeur, des asticots et des moustiques qui découlent des ordures, des rats circulent partout. Nous demandons aux gens de bonne foi de venir enlever ces ordures entassés ici depuis plus de trois mois, pour nous permettre de bien respirer. Car, nous sommes exposés à plusieurs maladies », a constaté cette fille.

Les déplacés accusent les habitants du secteur qui viennent aussi déposer leurs ordures. Alors qu’à quelques pas du site, se trouve un bac à ordures de la mairie. Un habitant du secteur venant avec une pousse bien remplie, nous dit avoir suivi les instructions de la mairie qui leur demande de déposer au lieu indiqué, « je n’ai jamais déposé les ordures sur la poubelle du site mais plutôt ici. Mais si la mairie n’enlève pas ce n’est plus notre problème sinon, où allons-nous déposer les ordures ? La mairie a des difficultés bien sûr mais, nous ne pouvons pas rester ensemble avec les ordures non plus», a-t-il soutenu.

De SICA, nous sommes à Pk12. Après la barrière sur la route de Damara, à première vue, nous apercevons une pile d’ordures entassées à hauteur de 1,40 mètre sur 200 mètres qui dégage une odeur nauséabonde.

Des vendeurs sont séparés par des ordures, jalonnent les deux côtés.  Pauline vendeuse des tomates affirme qu’elle est obligée de supporter les ordures car, elle ne sait où aller pour s’installer, « nous sommes au bord de la route entourés des ordures. Des personnalités empruntent aussi cette voie, ils nous voient sans réagir. Si les gens achètent nos produits c’est parce qu’ils sont habitués et qu’ils veulent se nourrir. Bien que nous balayons nos places, mais, je reconnais que ce n’est pas hygiénique », a confié Pauline.

La dernière crise en Centrafrique a fait augmenter le nombre de la population dans certains quartiers de Bangui d’où les ordures sont devenues énormes et posent un sérieux problème de ramassage. Pour pallier à ce problème, le gouvernement avait initié une campagne de lutte contre l’insalubrité dénommée « Toumba Zendé » dont l’impact est encore moins visible.

Le Maire de Bangui,  Emile Gros Raymond Nakombo, nommée le 5 mai 2016 avait placé la lutte contre l’insalubrité priorité des priorités et la nécessité de faire de Bangui une ville verte.

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CENTRAFRIQUE : L’OFFICE NATIONAL DU MATERIEL TENTE DE SAUVER LE PONT SAINT CHARLES EN DEGRADATION

Les travaux de réhabilitation engagés par l’office Nationale du Matériel   pour tenter de  sauver le pont Saint Charles de l’érosion sont en cours. Selon le directeur des travaux Marie Bernard  Ngollo, les travaux entamés prendront fin le 30 juillet 2016. Il l’a dit lors d’une interview accordée au RJDH.

Selon Marie Bernard  Ngollo, directeur des travaux à l’Office Nationale du Matériel, le respect du premier délai d’exécution a été respecté  « la première phase qui consistait à renforcer  les culés et à les réparer a été faite dans les délais prévu », a –t-il confié.

Il a expliqué l’origine de ce délabrement en ces termes : « La  dégradation accélérée de ce pont est due  aux flux d’eau du fleuve qui remonte jusqu’au niveau de l’ouvrage et l’eau qui redescend également se rencontre au niveau du pont et crée ces problèmes d’érosion régressive qui risquerait de causer  son écroulement et également la concession de l’école Saint Charles, si les travaux n’avaient pas été faits très rapidement».

Entamé au mois de Mai pour une durée d’exécution de deux mois  compte tenu de l’avancée de la dégradation, le coût des travaux est estimé à 139 millions et prendra fin ce 30 juillet.

Le pont de Langbassi qui relie le 2ème et 6ème arrondissement situé sur l’avenue David Dacko au quartier Sapeke qui s’est écroulé depuis octobre 2011 va être reconstruit,  selon l’annonce faite par le Président de la République Faustin archange Touadera lors de son bilan des 100 jours au pouvoir.

Le coût de reconstruction du pont  Langbassi est estimé  à   5 milliards 500 millions fca montant revu à la hausse compte tenu de l’érosion qui a considérablement dégradé l’emplacement du pont depuis  son délabrement avancée en  2008.

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UNE VICTOIRE SUR TROIS COMBATS POUR LES CENTRAFRICAINS EN DEBUT DU TOURNOI DE LA ZONE3 DE BOXE A BANGUI

Quatre (4) pays au lieu de quinze ont répondu au tournoi de Boxe de l’Afrique centrale à Bangui après plusieurs reports. Ce tournoi de boxe de la zone3 est qualificatif au championnat d’Afrique qui à son tour prépare le championnat du monde. Trois combats ont marqué cette première journée après la cérémonie d’ouverture à l’issu desquels la Centrafrique a perdu deux.

La RCA pays hôte, le Cameroun, le Gabon et le Tchad sont les pays qui prennent part à ce tour sous-régional. La RCA présente une équipe de huit boxeurs et constitue la forte composition en termes d’effectif. La salle du palais de sport à Bangui avec une capacité estimée à 11.000 places a servi de cadre à ce tournoi.

Après le combat d’exhibition qui a mis aux prises les centrafricains Junior Dassinou et Adamou Kohauto, les choses sérieuses ont commencé avec la défaite du centrafricain Davy Nimbougui devant le gabonais Junior Mikamou et 2e round chez les 52 kg.

Fort de la défaite de son compatriote, Martial Ngoko est venu avec beaucoup d’envie et a dominé les 3 rounds devant le tchadien Rodrigue Bambo dans la catégorie des 64 Kg. Le fair-play du tchadien a marqué le public. A la fin du combat, Rodrigue Bambo a porté sur ses épaules son adversaire et fait le  tour du ring,  « c’est la victoire de l’Afrique centrale. Centrafricains et Tchadiens sont des frères, il n’y’a pas de différence entre nous», a-t-il répondu au RJDH.

A la clôture de cette première journée, Bienvenu Sélébangué s’est incliné à domicile devant le Lion Indomptable Atouba Akono du Cameroun, chez les 75Kg. Le combat  a été interrompu au 2nd round. Bienvenu Sélébangué accuse une mauvaise préparation et un moral en berne. Selon lui, la fédération centrafricaine de cette discipline ne les a pas mis dans les bonnes conditions de préparation.

Cette compétition prendra fin dimanche 24 juillet. Ce sont les arbitres centrafricains qui officient la compétition sous la supervision des arbitres internationaux, notamment les algériens. Ces centrafricains ont bénéficié de deux jours de formation de remise à niveau avant le tournoi.

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LE NOYAU DE PAIX INSTALLE DANS LA COMMUNE DE PISSA

L’ONG Jeunes et Femmes pour le Développement et le Droit de l’Homme (JFDDH) a installé samedi 16 juillet 2016 le Noyau de Paix dans la commune de Pissa, située à 68 Km dans la préfecture de la Lobaye. Les participants affirment leur volonté de tout mettre en œuvre pour consolider la cohésion existante dans la commune.

Le Noyau de Paix, consiste à sensibiliser la population sur les notions de la démocratie, de la bonne gouvernance, de la Paix, de l’autorité de l’Etat et sur la cohésion sociale.

Selon Viviane Gokouzou Longago, présidente de l’ONG  Jeunes et Femmes pour le Développement et le Droit de l’Homme (JFDDH), il s’agit d’une extension à l’intérieur du pays, des activités du Noyau de Paix, « à la fin de l’installation dans la capitale et à Bimbo, nous avons pensez étendre, sur nos propres frais, les activités à Pissa. Ce Noyau de Paix vise à rechercher la Paix à travers les Droits de l’Homme, la promotion de la jeunesse, de la femme et le développement », a-t-elle justifié.

Pour elle, beaucoup d’information manque à la communauté en terme des  droits,  « notamment la notion de nationalité, de citoyenneté, de civisme, du respect de l’autorité de l’Etat. C’est notre combat », a-t-elle promis.

Viviane Gokouzou Longago a précisé que le Noyau de Paix consistera à faire du plaidoyer, des médiations en cas de conflit et de sensibiliser la population de ladite commune pour consolider les acquis du vivre ensemble qui règne dans cette commune, malgré les fractures sociales dans certaines villes du pays.

Etienne Anipkidou, responsables des Affaires Sociales à Pissa pense que les thématiques développées viennent combler certaines carences, « les notions de démocratie, droits humains, civisme, développement viennent combler nos carences. Après la mise en place du Noyau de Paix, il sera question de sensibiliser les communautés sur ces notions », a-t-il projeté.

Les activités liées à la mise en place des Noyaux de Paix dans les huit arrondissements de Bangui et Bimbo ont été clôturées le 17 mai 2016.

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CENTRAFRIQUE : FORTE DEMANDE DE SANG AU CENTRE NATIONAL DE TRANSFUSION SANGUINE DE BANGUI

Les fréquences de livraison de sang ont augmenté depuis deux ans au Centre National de Transfusion Sanguine. Environ 1.400 poches de sang sont livrées par mois au lieu de 1000 dans les années précédentes. C’est ce qu’a indiqué Théophile Nzagui-Mboyo, biologiste à ce centre dans une interview accordée au RJDH.

Selon Théophile Nzagui-Mboyo, cette forte demande s’explique par le taux élevé des cas d’anémie, des accidents et la gratuité de soins. Cette situation a fait augmenter le volume du travail des agents, « aussitôt fini, les même agents repartent à la banque de sang pour traiter le sang prélevé sur le terrain Nous faisons des descentes tous les jours pour atteindre un nombre suffisant alors qu’avant on avait des jours précis par semaine pour les prélèvements », a-t-il expliqué.

Il a ajouté à cela l’effectif réduit du personnel de santé, « ce travail devrait être fait par des infirmiers mais nous sommes obligés de faire recours aux stagiaires pour cette opération » a déploré la même source avant de souligner que pour répondre aux besoins énormes de sang, des sites supplémentaires ont été créés afin de faire plus de prélèvement.

Depuis deux ans, l’organisation Mondiale de la Santé appui le Centre National de Transfusion Sanguine en matériel consommables et en réactifs qui ont permis de faire cette gratuité. La banque de sang  de ce centre est la seule  qui sert toute la Centrafrique.

****** RJDH ******

 

 

 

 

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