Skip to content

CM N°2268 du lundi 25 juillet 2016

juillet 26, 2016

TESTAMENT DE LA RCA : POUR INVESTIR DANS CE PAYS EN RUINE, IL FAUT GRAISSER COPIEUSEMENT LES PATTES DE TOUS LES RESPONSABLES CONCERNES PAR LE CIRCUIT DU DOSSIER

 

Il s’est instauré en Centrafrique, en tout cas depuis le régime de feu président Patassé, une culture ultra-suicidaire, pure asphyxie du pays. Les audiences du chef de l’Etat sont marchandés à un prix fort, en cas de refus, l’investisseur peut moisir aussi longtemps que possible dans un hôtel de la place. Découragé, il quitte le pays et va investir sous d’autre cieux. Si un chef d’Etat avait les capacités de Dieu pour voir ce qui passe autour lui, bien des choses changeraient. Le chef de l’Etat est non seulement pris en otage par un circuit mafieux, afin de prendre tous les partenaires, tous les investisseurs dans leur filet pour en faire une vache à lait. Pour une signature, une griffe, une virgule, l’investisseur doit débourser de l’argent depuis le plafond jusqu’au plancher. Chacun y va pour son ventre, ses intérêts personnels, au mépris de son propre pays. Ce qui donne un champ libre à tous les mafieux de la planète. Connaissant la mentalité, la moralité et la faiblesse des cadres centrafricains pour l’argent, il suffit de distribuer à tour de bras des billets de banque craquants et il a tous les dossiers en quelques fractions de seconde. Avec la complicité de ces mêmes cadres devenus ses amis, il va piller à volonté les richesses du pays, balançant les miettes à gauche et à droite.

Cette culture ultra-suicidaire a atteint son apogée sous le régime Bozizé. L’investisseur est pris en chasse depuis l’aéroport jusqu’à l’Hôtel. Ils lui promettent de lui faciliter l’audience avec Bozizé, moyennant un montant faramineux. Ils lui demandent d’ouvrir un compte, d’acheter un véhicule, ou plusieurs, tout cela sans voir le chef de l’Etat. Quand il se rend compte qu’il est roulé dans la farine, il devient dangereux, il est expulsé manu-militari à l’aéroport Bangui-M’Poko, sans ménagement. La clique des mafieux met la main sur son compte en banque et récupère ses véhicules. La clique attend un prochain gibier qui va tomber dans leur filet. Aurafrique a attendu plus de huit (8) ans sans avoir son agrément afin de devenir opérationnelle. La RCA a perdu l’industrie aurifère qui devait s’implanter à Ndassima, à cause de la cupidité insatiable d’un (1) seul individu. Des jeunes de Bambari ont déjà été recrutés et travaillaient sur le chantier. Aurafrique était obligé de les mettre au chômage, les déverser dans la misère. La RCA a perdu une occasion en or. Aurafrique, reviendra ou reviendra pas, il est difficile de le dire.

Les cadres centrafricains chassent les investisseurs du pays par leur comportement. Au bout du compte, c’est le chef de l’Etat qui paie les pots cassés. Cette culture d’autodestruction est très ancrée dans l’administration centrafricaine, un vrai sac à crabes. Ceux-là, les mafieux, une fois limogés, deviennent les pires ennemis du pouvoir. Ils sont les champions toute catégorie des dénigrements, des campagnes d’intoxication, de vrais marchands de la mort. Ils ne voient jamais leur bosse, mais celle du régime en place. Pour avoir l’Uranium de Bakouma, URAMIN a déboursé un dessous de table éblouissant. Quelle a été la suite ? Areva achète à un prix très fort une bourse et black-out. Qui a perdu ? Ce sont les Centrafricains et leur pays. Les jeunes au chômage, ont-ils ces informations ? Le chômage est le résultat de la mauvaise foi de certains cadres véreux qui hantent l’administration centrafricaine. Les cas sont si nombreux que nous ne pouvons les citer tous. La RCA ne serait pas ce qu’elle est aujourd’hui, si les dirigeants avaient la volonté de la développer. Le régime Bozizé a condamné et crucifié la jeunesse au chômage. Des ministres, des magistrats et tant d’autres se sont envolés à la chute de Bozizé sous d’autres cieux en multimilliardaires. Et pourtant, les Centrafricains sont aussi pauvres qu’un chat d’église.

Touadera a du pain sur la planche, s’il veut faire bouger le pays. Ce n’est pas gratuit que tout le monde se bouscule pour être ministres. C’est facile et rapide de s’enrichir au détriment de la masse populaire. Les Centrafricains adorent les mauvais exemples, les pratiques suicidaires qui asphyxient le pays. Nous voyons déjà quelques signaux rouges de ce genre dans ce gouvernement démocratiquement élu. Cela donne à la presse la chair de poule. A cela, il faut ajouter les avocats et les magistrats qui s’entendent pour prendre en étau, les investisseurs et leur prendre de l’argent, dans un procès fabriqué de toutes pièces. Les ennemis du développement de la RCA, ce sont les Centrafricains eux-mêmes. A l’époque de Bozizé notamment, beaucoup de ministres vivent au crochet des projets pour leur entretien au quotidien. Ce sont les projets qui supportent la réparation de leurs véhicules, y mettent du carburant, pensent au vendre du ministre. Des pratiques éhontées au vu et au su de la Société civile qui n’est que l’ombre d’elle-même. Certains s’adossent aux entreprises d’Etat et offices publics. La RCA est pourrie. Quand un Directeur Général (DG) ose dire non, il est dans la seconde qui suit, relevé de ses fonctions. Il doit ramper, graisser impérativement les pattes des ministres et sa longévité est garantie. Pire encore, les DG sont piochés dans le cercle tribal et le tandem est scellé. La compétence, l’intégrité, sont des slogans sataniques pour tromper le peuple. Ces sociétés et offices publics étaient, sont et demeurent de pure vache à lait. Aucune obligation de résultat n’est imposée : Centrapalm, Enerca, Sodéca, sont éternellement dans la zone rouge. Alors que la CNSS, l’ONI, pour ne citer que ces exemples, dirigés aussi par des Centrafricains, se portent bien. Pourquoi pas les autres ?

Touadéra, Karim Meckassoua et Sarandji doivent briser cette légende maléfique, qui permet aux cadres de l’administration d’asphyxier le pays sans se faire démasquer. « A malin, malin et demi », s’ils veulent faire bouger les lignes. Les mentalités sont contre-productives en RCA. Elles se sont développées durant vingt (20) ans et même plus et veulent encore se perpétuer aujourd’hui. Si les investisseurs, les bailleurs de fonds doivent éduquer les Centrafricains comme une peste noire, qu’adviendra-t-il du pays ? A quoi sert-il d’aller à Bruxelles ? Les comportements sont exécrables, dès qu’il est question d’argent. Certains hauts responsables roulent trop bas. Ce qu’ils ignorent, c’est qu’il n’y a pas de secret dans le monde, et tout finit par se savoir.

Au Cameroun, dès qu’un investisseur se présente, la préoccupation essentielle des autorités, après avoir pris connaissance de son dossier, c’est de lui trouver une place pour qu’il s’installe. Et une entreprise installée ne peut plus fuir. Elle peut se mettre en conformité avec les lois et règlements du pays. C’est pourquoi, le Cameroun est une destination prisée par les investisseurs. Quand les crabes centrafricains se mettent en boule, les investisseurs préfèrent le Cameroun. Misère ou pas, pauvreté ou non, le sort de la RCA ne préoccupe outre mesure les vrais cadres du pays. Touadéra, Karim Méckassoua et Simplice-Sarandji doivent faire preuve de vigilance. C’est sous leurs pieds qu’il y a des termites qui rongent leur fauteuil. Demain, ce sont ces mêmes rats qui vont quitter le navire pour devenir de farouches opposants à Touadéra. Bien des gens à qui Touadéra a fait confiance sont des hypocrites. Ils lui mettent les bâtons dans les roues. Comme on le dit, « la confiance n’exclut pas le contrôle », à bon entendeur, salut !

 

Julien BELA         

 

 

LES HUMANITAIRES RECLAMENT AUX NATIONS-UNIES « LA PROTECTION DES POPULATIONS CIVILES » : SERONT-ILS ENTENDUS ?

 

Dans une lettre ouverte adressée au secrétaire général adjoint des Nations-Unies pour le maintien de la paix et de la sécurité, Hervé Ladsous, les humanitaires œuvrant en RCA ont réclamé, « la protection des populations civiles », écrite noir sur blanc dans le mandat de la Minusca. Cette réclamation est faite par rapport à la prolongation du nouveau mandat de la Minusca dont les chantiers sont en cours. Seront-ils vraiment entendus par Hervé Ladsous, et autres responsables des Nations-Unies ? C’est là l’interrogation de toute la population centrafricaine en général et plus particulièrement des mineurs et femmes, souvent victimes des abus sexuels commis par les Casques-Bleus de la Minusca, et les forces françaises de la Sangaris.

Les humanitaires ont joué et continuent de jouer un rôle crucial dans la grave crise militaro-politique que traverse la RCA. Sous les coups de feu, dans la fraîcheur et sous le chaud soleil, les humanitaires sont toujours présents sur le terrain, pour assister les populations civiles en détresse. Certaines personnes blessées par balle furent transportées par le personnel de la Croix-Rouge, et déposées aux centres de soins des MSF qui leur offrent gratuitement des soins. Le HCR et autres organismes internationaux assistent des personnes déplacées et exilées en vivres, en eau potable et autres objets. Les humanitaires sont des témoins oculaires des souffrances que traversent les populations civiles centrafricaines. Si la voix des humanitaires se lève aujourd’hui pour réclamer aux Nations-Unies de « protéger les populations civiles », comme le stipule le mandat de la Minusca, c’est qu’ils en ont marre de l’hypocrisie des Nations-Unies à travers la Minusca envers les populations civiles centrafricaines. Le commissaire de la police de la Minusca a déclaré au cours d’une  conférence de presse hebdomadaire que : « l’origine de la crise centrafricaine n’est pas la Minusca ». Cela prouve à suffisance que la Minusca est en RCA pour un autre but que celui de protéger les populations civiles. C’est ce que les Casques-Bleus font en face d’une attaque des bandes armées contre les civiles innocentes. Des têtes continuent de tomber, alors que les Casques-Bleus disposent des moyens sophistiqués de combat. Pendant que les groupes armés tuent, pillent, violent, incendient des villages et maisons, les Casques-Bleus rentrent tranquillement dans leur coquille et observent le film des horreurs qui se commettent sous leur barbe. Quand l’acte est consommé, c’est à ce moment-là que sortent les démagogues, les hypocrites, les fourbes, bref les mille et un (1001) diables du système des Nations-Unies pour faire des condamnations et des mises en garde. Hervé Ladsous a lui-même déclaré les villes de Bambari et Kaga-Bandoro : « villes sans armes ». Qu’en est-il aujourd’hui dans ces deux (2) régions ? A notre humble connaissance, ce sont les Nations-Unies qui manipulent les groupes armés contre les populations civiles. Les Nations-Unies ne veulent plus que la guerre termine en RCA, pour leur permettre de garnir leurs comptes bancaires. Certains personnels des Nations-Unies qui étaient arrivés pauvres en RCA sont devenus des milliardaires avec l’argent de sang des centrafricains. C’est horrible, puisqu’« un bien mal acquis ne profite jamais ».

Les Nations-Unies doivent changer de stratégie dans le cadre de ce nouveau mandat de la Minusca en cours. Au cas contraire, ce serait un coup de balai dans la chaîne de commandement de la Minusca. Et la population centrafricaine est prête à déclarer les Nations-Unies, persona non grata dans leur pays. « Un homme averti en vaut deux ».

 

Bénistant MBALLA.

 

 

POURQUOI LA SOCIETE CIVILE SE DRESSE SUR SON ERGOT POUR FAIRE DES RECOMMANDATIONS ?

N’allons pas sur la planète Mars ou Jupiter pour chercher à savoir ce qui nous arrive et arrive à notre pays. Nous mangeons, buvons, dansons, dormons avec ceux qui nous font du mal. Et c’est la raison pour laquelle le pays ne peut avancer et la crise perdure toujours. Les vrais ennemis de la RCA ne sont pas ailleurs. Ils sont sur le territoire national. Ceux qui sont sous d’autres cieux, ne sont que des manipulateurs à la solde de ces personnalités.

Comment comprendre qu’un pays comme le nôtre qui sort doucement mais sûrement de cette crise larvée, certains individus se permettent le luxe par tous les voies et moyens pour le replonger dans l’abîme ? Est-il normal ? Le sang des Centrafricains qui a coulé et continue de couler ne les émeut-il pas ? Au lieu de chercher à éteindre le feu qui brûle notre maison, nous cherchons à y mettre de l’huile. C’est inadmissible à l’heure actuelle. Demander aux gens de descendre dans les rues pour mourir encore comme des mouches, dépasse même l’entendement d’un animal. Même l’âne ne peut se permettre d’avancer de tels propos qui compromettront les efforts déployés par les uns les autres pour la paix et la sécurité dans notre pays. Si la société civile veut se hisser sur la lune, ce n’est pas de cette manière qu’elle doit se comporter car la paix en RCA est très fragile. Et il faut savoir la conserver comme on protège un œuf.

Les Centrafricains d’aujourd’hui ne sont plus dupes comme ceux d’hier. Cette crise déclenchée par la nébuleuse coalition Séléka et Anti-Balaka a ouvert les yeux de tout un chacun. Beaucoup de combattants Séléka et Anti-Balaka ont amèrement regretté leur entrée dans ces deux groupes politico-militaires. La raison est simple : ceux qui les ont manipulés hier, sont aujourd’hui bien nantis. Certains ont été nommés ministre, d’autres occupent de hautes fonctions dans l’administration centrafricaine pendant que ces derniers moisissent comme des champignons dans la forêt de l’Amazonie. Les uns sont élus députés de la nation. A vrai dire, qui des personnalités qui ont manipulé les Séléka et les Anti-Balaka, a daigné un jour leur jeter un coup d’œil ? Que les combattants Anti-Balaka et Séléka qui ont renoncé à l’usage d’armes viennent vers nous pour faire leurs témoignages. Nous serons prêts à les accueillir et à publier leurs témoignages. Mais d’après nos investigations, bon nombre d’entre eux sont déçus et ont juré de ne plus suivre ces manipulateurs.

C’est pour autant dire qu’ils ont coupé l’herbe sous les pieds de ces ennemis de la paix et de la République. Et c’est une façon de dire à ces personnalités-là que la RCA est vaste et riche. Il ne s’agit pas d’être ministre ou directeur général pour dire qu’on est centrafricain. Si tous les centrafricains voulaient être nommés tel ou tel, mais qui sera cultivateur, éleveur, commerçant, pêcheur … ? Si hier, on était nommé ministre, directeur général, chargé de mission etc. et qu’aujourd’hui on n’est plus à ce poste, mieux vaut rester dans son petit coin au lieu de faire des tapages médiatiques. Tout ceci dans le but d’avoir un poste à la présidence, à la primature, et que savons-nous encore ? Cette époque est révolue. La rupture est consommée. C’est désormais le slogan, « l’homme intègre qu’il faut, à la place qu’il faut ».

Comment Touadéra qui vient à peine d’être élu président de la République, qui n’a pas son armée, et que les gendarmes et les policiers sont sous-équipés, peut-il opérer un miracle pour mettre un terme à une crise qui a duré plus de trois (3) ans, en un laps de temps ? Nous aurions aimé que la société civile se dresse sur son ergot contre les forces internationales (Sangaris et Minusca) qui voguent au gré du vent. En plus de cela, la meilleure des choses, c’est de demander au Conseil de Sécurité de l’ONU, principalement le Comité de Sanction de lever l’embargo qui pèse sur les FACA et les armes à destination de la RCA. Nous savons que la société civile a des muscles robustes avec lesquels elle peut affronter les Nations-Unies. Une fois qu’elle aura gagné cette lutte, elle verra les centrafricains s’aligner derrière elle. Mais dans le cas contraire, les manifestations qu’elle a projetées, n’aboutiront jamais.

Mais sans se voiler la face, la société civile ne fera rien, ni contre la Minusca, ni contre la Sangaris, encore moins contre leurs responsables car elle est dans leurs poches. Si la société civile est manipulée aujourd’hui par certaines puissances de ce monde pour déstabiliser le régime actuel, elle retrouvera les Centrafricains sur leur chemin. Car leur vœu est connu. Trop, c’est trop !

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA. 

 

 

 

L’ASSOCIATION DES FEMMES JURISTES DE CENTRAFRIQUE, SOURCE DESTABILISATRICE DES FOYERS CONJUGAUX ?

 

 

L’Association des Femmes Juristes de Centrafrique (AFJC), a pour missions, entre autres, de protéger, de défendre et promouvoir les droits des femmes en RCA. C’est une Organisation Non Gouvernementale qui milite contre les traitements rétrogrades et inhumains dont sont victimes les femmes de la part de leurs époux. À cet effet, l’AFJC leur sensibilise, leur donne des conseils sur leurs droits conjugaux, tout en leur apportant son assistance judiciaire et financière en cas de procès.

Aussi, l’AFJC fait de la protection de la défense et de la valorisation des droits de l’enfant dans les foyers l’un de ces chevaux de bataille en RCA.

Théoriquement, ce sont de bonnes initiatives de la part de l’AFJC pour faire respecter par les uns et les autres, les droits fondamentaux humains en général, et ceux des femmes et des enfants en particulier, qui sont les deux catégories de personnes, les plus vulnérables. Mais dans la pratique, il y a des manquements, des failles et des ratés constatés au niveau de l’AFJC. Surtout ses « immixtions trop partielles » dans les affaires conjugales, entre l’homme et la femme.

Bon nombre d’époux nous ont témoigné ceci : « pour de moindres et petites affaires conjugales, qui peuvent être traitées et réglées même par un chef du quartier ou par la police, leurs épouses préfèrent plutôt aller consulter les femmes juristes qui font de ces affaires les leurs. D’où nos épouses n’ont plus d’égard envers nous, ni aucun brin de respect et ont fait à leur tête. Et ce, parce qu’elles ont une puissante couverture, une protection discriminatoire, qu’est l’AFJC ? Et c’est regrettable de voir des foyers conjugaux se disloquer, se séparer avec des conséquences néfastes, qu’on ne pourra imaginer ». Et ceci nous amène à nous interroger de la manière suivante  : l’AFJC est-elle une source déstabilisatrice des foyers  conjugaux ? La réponse à ces questions revient à qui de droit.

Seulement, nous faisons signaler que l’Assemblée Générale Elective (AGE) des nouveaux membres du bureau exécutif de l’AFJC, qui a été organisée le samedi 09 juillet 2016, à l’Hôtel Ledger Plaza à Bangui, s’était terminée en queue de poisson. Pour quel motif …? Devinez donc le reste.

 

Le Petit YEKOA

 

 

 

LES LEADERS COMMUNAUTAIRES, INFORMES ET MOBILISES SUR LA SITUATION DES PERSONNES VULNERABLES, TOUCHEES PAR LES CONFLITS

Du 19 au 20 juillet 2016, s’est déroulé à l’Ecole Lakouanga, sise dans le 2ème Arrondissement de la ville de Bangui, un atelier organisé par ONU-Sida, en partenariat avec la Mairie de Bangui. Ont pris part à cet atelier, les chefs de groupes et de quartiers, les Conseillers municipaux venus du 2ème Arrondissement de la ville de Bangui. L’objectif de cet atelier était d’informer et de mobiliser ces leaders communautaires et les responsables des sites, sur la situation des personnes vivant avec le VIH/Sida et qui sont touchées par les conflits qui ont secoué le pays.

La crise militaro-politique que traverse la RCA a eu un impact négatif sur les personnes vivant avec le VHI/Sida. Quarante trois pour cent (43%) des structures qui offraient des services de prévention de soins du VIH/Sida et des prises en charge ont été détruites. A cela s’ajoute l’insécurité qui a obligé la plupart de personnes à fuir leurs lieux de prévention. D’où l’organisation de cet atelier, qui a pour objectif général de faire un plaidoyer, pour l’adhésion et l’implication des leaders communautaires et responsables des sites, pour des prises en charge, d’informer et de mobiliser les communautés pour renforcer la recherche active des patients sous ARV perdus de vue; de protéger avec les responsables des Formations Sanitaires (FOSA) les points forts et faibles, ainsi que les opportunités dans la mise en œuvre du projet.

Dans son discours prononcé pour la circonstance, le Président de la Délégation Spéciale de la Ville de Bangui, Emile-Gros-Raymond Nakombo, a précisé que, « le Sida est une maladie comme toutes autres maladies. C’est par la honte que certaines personnes qui ne veulent plus prendre des médicaments, finissent par rendre l’âme. Je demande à chaque citoyen centrafricain d’aller se faire dépister … ». Certains participants qui ont pris part à cet atelier se sont réjouis des leçons qu’ils ont tiré sur le VIH/Sida. Ils ont promis de sensibiliser leurs frères et sœurs, dès qu’ils seront de retour dans leurs lieux de résidence.

 

Bénistant MBALLA

 

 

DE LA MINUSCA A LA MONUSCO, MEME SON DE CLOCHE : LES MAISONS INCENDIEES, LES POPULATIONS CIVILES MASSACREES SOUS LEURS YEUX

 

Le Haut Commissaire aux Droits de l’Homme des Nations Unies, a effectué une mission en République Démocratique du Congo (RDC), pour s’enquérir de la situation des Droits de l’Homme dans ce pays voisin. Son constat est sans appel : « les maisons sont incendiées, les populations civiles massacrées sous les regards indifférents de la Monusco, c’est inadmissible… ». A Bangui, l’ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique a déclaré le 1er Juillet 2016, à l’occasion de la fête nationale de la Première puissance du monde, « il faut châtier les hors la loi … Au moment où je parle tous les acteurs sont là …». A qui s’adressait-il ? A Touadéra ou à la Minusca ? L’unique force en Centrafrique, c’est la Minusca. Que veut-elle ?

Les Etats Unis, c’est le principal contributeur au budget de la Minusca. « Qui paie, commande », or la Minusca est demeurée sourde à cette injonction. Nous savons que bon nombre de contingents qui composent la Minusca, sont de confession musulmane. Une certaine complicité latente est perceptible dans les actions de la Minusca, notamment une complaisance ahurissante, devenue une pesanteur dans le processus de paix en Centrafrique. Malgré la bonne volonté de Touadéra, malgré la main tendue, quelques groupes armés jouent les irréductibles avec la caution de la Minusca. Le constat fait par le Haut Commissaire aux Droits de l’Homme dans l’Est de la RDC, est le même en Centrafrique. La MInusca devient de plus en plus négative, impopulaire, détestable au plus haut point. Ce qui est gênant, c’est que ce sont des Africains comme nous et c’est une honte pour l’Afrique. Cela n’arrive pas qu’aux autres. Les Burundais ne nous démentiront pas, encore moins les Rwandais.

Qui pouvait croire que la Côte d’Ivoire allait vivre l’apocalypse ? Et pourtant, elle est passée par là. La RCA s’en tirera un jour. Les Camerounais qui sont partiaux dans l’Ouham-Pendé, pensent-ils à l’après Biya ? L’après Mobutu-Sessé-Séko aurait dû servir de leçon aux Africains. Mais hélas, certains pensent que cela ne leur arrivera jamais. La Libye du tout-puissant colonel Kadhafi, n’est aujourd’hui que l’ombre d’elle-même. Les Centrafricains ne sont pas les seuls dans ce cas de piètre figure. Le diamant de sang, l’or de sang, les bœufs de sang ne profiteront jamais à leurs auteurs. Tout bien acquis par la mafia, ne profite jamais. C’est le sang des innocents que la Minusca laisse massacrer qui la suivra jusque dans son pays et plus tard dans sa tombe. L’Union Africaine de la bourgeoisie éclatera un jour comme l’Union Européenne, puisqu’elle est très loin des aspirations des peuples du continent.

Le Soudan du Sud par la voix de son président, a rejeté catégoriquement les propositions de l’Union Africaine visant à envoyer des Casques Bleus, en plus des douze mille (12.000) hommes déjà présents sur le théâtre des combats entre les partisans du président et ceux de son vice-président. C’est une claque pour l’Union Africaine, un couac retentissant pour la réputation de cette organisation continentale. Si douze mille (12.000) Casques Bleus ont assisté impuissants aux massacres des populations civiles, une addition numérique n’est qu’un pur encombrement. Ce sont des milliards jetés par la fenêtre. Vaut mieux s’occuper des miséreux qui meurent de faim, de maladies, comme les populations déplacées,  comme celles qui sont en exile. La pauvreté a atteint un seuil inqualifiable dans les pays en crise.

Les ONG humanitaires internationales font de leur mieux pour soutenir ces populations désespérées. Que peuvent-elles sans un concours substantiel de la Minusca ? Les médicaments sont pillés, les véhicules braqués, le personnel humanitaire froidement abattu dans leur noble mission pour assister et sauver des vies humaines : hommes, femmes, enfants, vieillards, trépassent faute d’assistance multiforme (médicaments, nourriture, habits, eau potable, bref, le minimum vital). Les ONG Humanitaires savent que l’Etat centrafricain n’a pas les moyens de les sécuriser. Et pourtant, les autorités légitimes du pays sont en place. Mais rien ne bouge, rien a évolué dans le bon sens, malgré que Touadéra est ouvert à tous, disponible pour examiner leurs revendications, s’il y en a. Il est question d’aller au DDRR, déjà ficelé par le Forum National de Bangui. C’est une fuite en avant que de parler d’un dialogue qui n’a aucun objet, aucun sens. Les groupes armés ne sont pas constitués d’extra-terrestres. Ce sont des Centrafricains comme tous les autres. Pourquoi prendre les compatriotes en otage, pendant que la misère, la pauvreté gagnent du terrain ? L’UPC, le MPC et le FPRC n’ont-ils pas de sang dans leurs veines, ne respirent-ils pas, ne réfléchissent-ils pas ? Abakar Sabone a quitté Moundou au Tchad pour revenir faire du chantage, en prédateur patenté qu’il est, sans avoir honte. Abakar Sabone sera parmi les premiers rapatriés. Chassé comme un malfrat par le MLCJ, il est persona non grata à Birao. Il fait de la diversion. Depuis quand est-il le porte-parole de l’UPC ? C’est un oiseau de mauvais augure. Il y a des Centrafricains jaloux de leur pays, c’est le cas du groupe armé MLCJ. Faire la paix n’est pas une affaire du gouvernement, c’est donné une chance aux enfants d’aller à l’école ; à nos parents de se soigner, de vaquer à leurs occupations de survie quotidienne. C’est au peuple dont émanent les groupes armés, qu’ils font le plus de mal, de peine. C’est une torture pour toute la nation. Il faut du temps pour enrayer la stigmatisation, une question de patience et de courage.

 

Julien BELA

 

 

DEPECHE RJDH-RADIOS COMMUNAUTAIRES

 

« JE PARS EN LAISSANT UN PAYS LARGEMENT APAISE », DECLARE CHARLES MALINAS

L’Ambassadeur de France en Centrafrique, Charles Malinas, a déclaré lors d’une interview exclusive au RJDH, que son départ laisse une Centrafrique apaisée, après le moment de chaos que le pays avait connu.

Le diplomate Français garde encore les souvenirs d’une Centrafrique plongée dans le chaos en 2013, « quel souvenir je conserverais le plus ? Il y a des souvenirs forts, des souvenirs heureux, des souvenirs moins heureux. Les premières images qui m’ont frappé lorsque je suis arrivé ici, c’étaient des images de chaos et de désolation ».

Pour Charles Malinas, au moment de son départ, la Centrafrique est apaisée, « au moment où je pars, je laisse un pays où il y’a encore beaucoup de problème, mais un pays largement apaisé. Lorsqu’on traverse Bangui, on rencontre des embouteillages, c’est-à-dire la vie qui reprend », confie-t-il au RJDH.

L’ambassadeur français dist avoir gardé une image de la population centrafricaine, « ce que je conserverais d’abord et avant tout, c’est l’image d’une population qui a tout fait pour que les choses changent dans le bon sens, et qui s’est mobilisée au moment des élections et bien avant les élections, pour que sa volonté soit faite. C’est-à-dire que la paix revienne, que les dirigeants soient élus, bien élus et aujourd’hui c’est le cas », a-t-il témoigné.

Charles Malinas a été nommé ambassadeur en République Centrafrique le 29 novembre 2013, à quelques jours d’un vote au Conseil de sécurité de l’ONU qui devrait  accorder un mandat de six mois à Paris et à la Misca pour rétablir l’ordre dans le pays, fragilisé par les violences. Le successeur de Charles Malinas, Christian Bader, nommé le 15 juillet 2016, prendra ses fonctions le 9 août 2016 après le départ de Charles Malinas le 2 août 2016.

 

***********

 

GINA SANZE FUSTIGE LA FORMATION DES FACA PAR EUTM

Gina Sanzé, députée de Dékoa et vice-présidente de PATRIE a fustigé la formation des FACA par la mission d’assistance opérationnelle de l’Union Européenne et exige l’implication sans réserve des Forces Armées Centrafricaines (FACA) dans le processus de sécurisation de la République Centrafricaine. Elle l’a exprimé lors d’une interview accordée au RJDH.

La députée de Dékoa n’est pas trop optimiste au sujet de la formation envisagée par la mission européenne, «excusez-moi, vous parlez des FACA c’est-à-dire des gens qui sont supposés déjà être formés et on va les former à nouveau ou bien vous parler des nouveaux recrus ? C’est ça qu’il faut savoir. Nos FACA actuellement, il y a déjà un travail d’identification qui a été fait sous la transition », a-t-elle martelé.

« On sait à l’heure actuelle ceux qui sont capables et ceux qui ne sont pas capables, ceux qui sont aptes à travailler. Qu’on leur donne les moyens pour protéger et pour travailler. Mais si vous me parlez maintenant de formation c’est-à-dire qu’on  va rester sans armée ? Quel est un pays qui est resté sans armée et pendant deux ans, c’est quel pays dans le monde, vous pouvez me le dire ?» se demande-t-elle.

En réaction à la demande de la société civile de voir la Minusca se retirer de la RCA, Gina Sanzé a politiquement tranché en ciblant les insuffisances de la mission onusienne,« nous demandons à ce que la Minusca joue pleinement sans rôle », a-t-elle persisté en pointant du doigt les limites de la mission des Nations Unies, « comment expliquez-vous que les groupes armés qui sont cantonnés et supposés être gardés par la Minusca  arrivent à circuler comme ils veulent ? », se demande-t-elle.

Pour elle,  il faut « absolument » au côté des forces onusiennes des gendarmes, les policiers et les FACA pour sécuriser la population.

Parti allié du Pr Faustin Archange Touadera, Gina Sanzé n’est pas totalement satisfaite du bilan des 100 jours et l’appelle à l’autoévaluation, « je pense qu’après trois mois, le président doit faire le bilan lui-même de ce qu’il a fait, des avancées et peut-être rattrapé ce qu’il n’a pas pu faire en trois mois. C’est vrai que tout ne peut pas se faire en trois mois, mais cela permet de déceler les faiblesses », a-t-elle ajouté.

La députée de Dekoa a en outre salué l’approche du Pr Faustin Archange Touadera et souhaite une prise en compte des revendications des groupes armés, « ce sont des enfants du pays, on doit écouter leurs doléances et peut être répondre à cela. C’est de cette manière qu’on peut aller de l’avant », a renchéri l’élu de la nation.

Cette réaction intervient quelques jours  après  l’entrée en vigueur des forces de l’EUTM et un jour après la demande de la société  civile du retrait des Nations-Unies.

******

LES CONDUCTEURS DES MOTOTAXIS DE BOUAR EVALUENT LES EFFETS DE LA SENSIBILISATION CONTRE LES DROGUES

Trois cas d’accident des taxi moto ont été enregistré cette semaine à Bouar, la prise de conscience face à  la consommation de la  drogue serait à l’origine de la réduction des accidents, selon Riva Sanga, président de l’association des taxi moto de  Bouar.

Cette prise de conscience a réduit considérablement les accidents  depuis un mois, « deux à trois cas d’accident sont signalés la semaine, tandis qu’avant, cela se comptaient en dizaine », a fait savoir Riva Sanga.

La grande campagne de sensibilisation de la lutte contre la drogue, organisée par la police des Nations-Unis à l’intention des conducteurs des moto-taxis en mai 2016 à Bouar, a eu un impact positif, selon la même source.

Riva Sanga confie que  certains de ces collaborateurs ont témoigné leur engagement de cesser avec ces stupéfiants, « nous pensons que ces stupéfiants étaient  une source d’énergie pour mieux travailler mais maintenant nous savons qu’ils nuisent à notre santé » a-t-il rapporté.

Cette réduction  s’explique aussi par l’accentuation des  contrôles de  routine, «les efforts déployés par le gouvernement à travers les contrôles de routine pour saisir et détruire les drogue ont contribué à réduire le taux qui était  élevé des cas d’accident dans cette localité », a ajouté Riva Sanga.

Une grande campagne avait mobilisé 380 conducteurs des moto-taxis pour leur faire comprendre les dangers de la drogue. Le phénomène des moto-taxis a augmenté les cas d’accidents dans le pays.

******

 

GROGNE A BAORO DES EX-COMBATTANTS ENGAGES DANS LES TRAVAUX A HAUTE INTENSITE DE MAINS D’ŒUVRE

Les ex combattants engagés dans les travaux à haute intensité de mains d’œuvre à Baoro déplorent le retard que la Minusca accuse dans leur rémunération et pour leur ration alimentaire.

Les responsables locaux en charge du suivi se disent aussi préoccupés  par l’impatience qui se fait sentir au sein des ex combattants Anti-Balaka  de  Baoro, engagés dans l’une des activités identifiées par le comité à savoir : le dégagement, l’aménagement des routes  en état de dégradation sur  l’axe Baoro-Bozoum, Baoro Bossemptélé et Baoro-Carnot,  qui mobilisent déjà  40 ex combattants.

Paul Chaba Bagaza, sous-préfet de Baoro et président du comité local de suivi des activités pré-DDR a précisé au RJDH que ces jeunes réclament la ration alimentaire et un peu d’argent pour leur survie, « la section DDR de la Minusca avait annoncé un traitement individuel et journalier de 2.500F et la ration alimentaire hebdomadaire », a souligné l’autorité administrative de Baoro.

Le sous-préfet  invite la Minusca à être plus «  active pour éviter le relâchement de ces ex combattant qui n’en peuvent plus ».

La ville de Baoro est vulnérable et le chômage a pris une dimension inquiétante. 120 ex combattants sont déjà identifiés pour se voir offrir un emploi contre argent dans le cadre des activités pré-DDR.

 

********

LA MATERNITE DE PISSA MANQUE DE MATERIELS, LE CHEF DU CENTRE APPELLE A L’AIDE

Le centre de santé de la commune de Pissa éprouve des difficultés pour son fonctionnement. Marcel Etienne Mbalanga, chef de ce centre sanitaire interpelle le  gouvernement et les ONG à venir à l’aide car, selon lui, la maternité manque de tout.

Marcel Etienne Mbalanga, chef de centre sanitaire de Pissa énumère quelques difficultés que rencontrent son centre,  « le centre de santé de Pissa ne peut pas s’approvisionner en médicaments parce que nous n’avons pas un véhicule ni une ambulance.  Nous utilisons des mototaxis pour évacuer des cas graves vers Mbaïki ou vers Bangui et même pour chercher des médicaments», a-t-il précisé.

Le chef de centre a aussi souligné le fait que la maternité ne dispose pas de lit « nous n’avons pas des lits commodes pour accueillir les femmes enceintes. Ce dernier temps, on s’est lamenté auprès de la mairie qui nous a aidé et  l’ONG FAIRMED qui a promis nous envoyé une table d’accouchement. Les femmes accouchent dans des conditions très déplorables », a-t-il déploré.

Le secrétaire particulier de la mairie de Pissa, Giscard Ngodomokoma, confirme les difficultés de ce centre en ces termes :« Le petit centre de santé de Pissa gère 29.000 habitants, c’est beaucoup. Il rencontre des difficultés qui freinent son bon fonctionnement. Parfois, le manque des médicaments soit le problème de transport pour les cas qui nécessitent une évacuation.  J’interpelle le gouvernement ou d’autres partenaires de voler au secours de ce centre qui aide les habitants de Pissa et ses environs».

Le centre de santé de Pissa est dans le système des soins gratuits, grâce à l’appui de l’ONG FAIRMED. Ce dernier temps, un problème des médicaments s’est posé dans ce centre, situé à 68 kilomètres à la sortie sud de la capitale.

 

*******

CENTRAFRIQUE : LES TROIS OTAGES DE BABOUA ENFIN LIBERES

Le sous-préfet, le maire de la ville de Baboua et un pasteur de l’Eglise apostolique de Abba, kidnappé par des hommes armés près de Baboua le 15 juillet 2015 sont enfin libre depuis vendredi soir. Selon des sources concordantes, les trois anciens otages suivent des soins à l’hôpital de Bouar.

Selon les sources hospitalières à Bouar, ces anciens otages sont en contrôle sanitaire, car, ils ont passé un an en brousse entre les mains de leurs ravisseurs, « pour le moment, ils sont en contrôle sous haute sécurité de la Minusca », a lâché un personnel de santé

Des membres de famille de ces anciens otages ont confié au RJDH qu’ils ne sont pas encore en contact avec eux, « la Minusca a empêché tout contact avec les libérés. Nous attendons la fin de la visite médicale », a dit au RJDH qui est  surplace à l’hôpital de Bouar.

Pour le moment, aucune déclaration officielle n’est encore faite.

Cette libération intervient une semaine après celle de 14 camerounais, kidnappés par les mêmes ravisseurs.

 

**** RJDH****

 

 

 

 

 

 

 

 

L’OMS FAIT UN DON DE MEDICATIONS AU SERVICE DE SOINS

DE L’ASSEMBLEE NATIONALE

 

Dans la salle de banquet de l’Assemblée Nationale, s’est déroulée aux environs de 15 heures, la cérémonie de remise de dons, composés de médicaments de soins de première urgence, offerts par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), au service de soins de l’Assemblée Nationale.

La cérémonie s’est déroulée en présence du président de l’Assemblée Nationale, de certains parlementaires et cadres de l’Assemblée, ainsi que des représentants de l’OMS à Bangui. Selon Michel Yao, représentant de l’OMS, que nous paraphrasons, « nous avons trouvé opportun de répondre favorablement à l’appel de l’Assemblée Nationale, pour animer la structure de soins, qui permet d’apporter des premiers soins aux honorables députés qui se dédient à la population, pour leur permettre d’accomplir sincèrement leurs tâches. Nous nous réjouissons d’apporter ce petit paquet, composé de médicaments essentiels, pour prendre en charge la plupart de maladies courantes, notamment les fièvres, les migraines… Mais, nous prêtons une oreille attentive à la requête qui a été faite, et qui a aussi d’autres composantes, notamment la composante d’équipement de l’infirmerie de l’Assemblée Nationale, et la composante d’équipement en terme d’ambulance, pour évacuation, en cas d’urgence … ».

Un parlementaire que nous avions interrogé a déclaré que, «  le président de l’Assemblée Nationale est soucieux de la santé des députés. Nous disposons d’un service de soins, totalement démuni par manque de médicaments. C’est pourquoi, le président de l’Assemblée Nationale a sollicité de la part de l’OMS ces médicaments, pour le bon fonctionnement de ce service de soins à l’endroit des députés. Vu la tâche qui incombe aux députés, il est nécessaire que l’état de santé de ceux-ci puisse être contrôlé à tout moment ».

Sur invitation du président de l’Assemblée Nationale, les participants ont passé à tour de rôle jeter un coup d’œil sur les cartons de médicaments, installés dans la salle. C’était de cette manière que la cérémonie a pris fin.

 

Bénistant MBALLA

 

 

RCA : 3.152 ex-combattants enregistrés par le programme

de desarmement (ONU)

 

 

Un total de 3.152 ex-combattants ont été enregistrés en un an en Centrafrique par le programme de désarmement et réinsertion dans la vie civile après les violences qui ont ravagé le pays en 2013, a indiqué vendredi un porte-parole des Nations unies.

« Le pré-DDR (Désarmement, démobilisation, réinsertion) a permis d’enregistrer 3.152 combattants », a indiqué à l’AFP un porte-parole de la mission des Nations unies en Centrafrique (Minusca), Vladimir Monteiro. Le programme a bénéficié à 2.702 hommes et 450 femmes, a-t-il précisé.

« Peut-être la moitié » de ces ex-combattants ont déjà accepté de déposer leurs armes, a ajouté un responsable DDR de la Minusca joint par l’AFP, Khaled Ibrahim. Environ 7.000 personnes au total pourraient bénéficier de ce programme, estime-t-il.

« Six millions de dollars ont été déjà été déboursés par la Minsuca pour la mise en oeuvre du programme », précise sur son site la Minusca (11.846 militaires et policiers, 760 civils).

Le programme doit permettre aux ex-combattants de revenir à la vie civile avec une activité rémunérée.

Lancé en juin 2015 à Bangui, étendu depuis à huit localités, le « pré-DDR » va être poursuivi par un « programme national de désarmement, démobilisation, réinsertion, rapatriement », organisé par un décret présidentiel du 2 juillet.

La Centrafrique est toujours « en danger », avec des « régions entières » contrôlées par des groupes armés, a prévenu le président Faustin-Archange Touadéra en tirant le 10 juillet le bilan de ses 100 premiers jours au pouvoir.

La Centrafrique a basculé dans le chaos en 2013 avec le renversement de l’ex-président François Bozizé par une rébellion à dominante musulmane, la Séléka, suscitant des représailles des milices chrétiennes anti-Balaka.

La France avait lancé en décembre 2013 l’opération Sangaris, redoutant un « génocide » dans ce pays de quelque 4,5 millions d’habitants.

Professeur de mathématiques, M. Touadéra a été élu en début d’année pour mettre fin aux violences intercommunautaires avec l’aide de la Minusca, alors que la France a annoncé la fin de son opération militaire Sangaris pour octobre.

Il doit relever d’autres défis immenses: désarmement des groupes armés toujours responsables de violences endémiques, reconstruction de l’armée, retour des 300.000 réfugiés au Cameroun et au Tchad, et des 415.000 déplacés internes.

 

AFP

 

 

LE CAMEROUN PREPARE LE DEPLOIEMENT DE 750 SOLDATS EN CENTRAFRIQUE

 

 

Ces soldats sont actuellement en préparation au le 21e régiment du génie militaire de Douala. Ils bénéficieront d’une revalorisation de leurs primes et seront soumis à la signature d’un contrat.

Le nouveau contingent camerounais auprès de la Mission multidimensionnelle intégrée de Stabilisation des Nations Unies en Centrafricaine (MINUSCA) comptera 750 soldats. C’est ce qu’a indiqué jeudi le Ministre en charge de la Défense, Joseph Beti Assomo, au cours d’une visite à ces soldats au 21e régiment du génie militaire de Douala.

«Les éléments choisis seront soumis à la signature de contrats individuels, en même temps qu’ils bénéficieront d’une revalorisation de leur prime mensuelle de l’ordre de 80%, passant ainsi de 250.000 à 450.000 FCFA», informe APA. Ce dernier aspect aura aussi un effet rétroactif sur leurs camarades d’armes actuellement sur le terrain en RCA, et dont la mission s’achève en fin août prochain, a-t-on encore appris.

Le 9 septembre 2015, quelque 200 militaires fraîchement revenus de la MINUSCA avaient bruyamment manifesté dans les rues de Yaoundé, la capitale camerounaise, pour exiger le paiement de 8 mois de primes impayées, pour la période allant de février à septembre 2014.

Dans la panique, le Président de la République, Paul Biya, avait demandé de faire procéder au paiement immédiat, et par anticipation sur la régularisation à venir de l’Union Africaine (UA), desdits arriérés à hauteur de quelque 6 milliards FCFA. Pour éviter pareille situation que les soldats du prochain contingent de l’armée camerounaise en Centrafrique seront soumis à la signature d’un contrat.

 

Cameroon-Info.Net

 

 

QU’EST-CE LA MISSION EUTM-RCA ?

 

Il est de notre devoir d’informer le peuple centrafricain sur l’évolution de la mise sur pieds des Forces Armées Centrafricaines (FACA). Car depuis la prise du pouvoir par la Séléka le 24 mars 2013 et jusqu’au retour à l’ordre constitutionnel, beaucoup de choses ont été faites pour la mise sur pied de nos éléments des FACA. C’est ainsi qu’après la mission Eumam-RCA qui s’est achevée officiellement le samedi 16 juillet 2016, l’EUTM-RCA l’a relayée.

Aujourd’hui, l’Union Européenne (UE) conduit une mission de formation militaire en RCA (EUTM RCA), dans le cadre de sa Politique de Sécurité et de Défense Commune (PSDC), afin de contribuer à la réforme du secteur de la défense en RCA qui s’inscrit dans le processus plus général de Réforme du Secteur de la Sécurité (RSS). Il convient de signaler que ce dernier est encadré par la Minusca.

Mais l’EUTM-RCA, de quoi s’agit-il ?

L’EUTM-RCA est une mission qui contribuera à la réforme du secteur de la défense dans le cadre d’une RSS plus ample, en concentrant son action dans la zone de Bangui pendant ses deux (2) premières années de mandat. Elle travaillera aussi en étroite collaboration avec d’autres missions et activités internationales de soutien en RCA, notamment avec la Délégation de l’Union Européenne (EUDEL) et la Minusca.

S’agissant de l’Objectif de la mission, l’EUTM-RCA doit apporter : un conseil stratégique au ministère, de la Défense Nationale ainsi qu’à l’état-major des armés ; une formation au profit d’officiers et de sous-officiers sélectionnés au sein des FACA ; et enfin un entraînement opérationnel au bénéfice d’unités et de spécialistes éprouvés et sélectionnés des FACA. Les principaux sujets de l’EUTM-RCA se résument ainsi :

-la légitimité qui découle du fait qu’elle a été mise sur pied en conformité avec le droit international (Résolution 2134 du Conseil de Sécurité de L’ONU de 2014) et à la demande des autorités de la RCA. Son action est conduite en coordination avec les autres acteurs internationaux. Donc l’EUTM-RCA  donne une suite logique et cohérente à l’EUFOR-RCA et  à l’Eumam-RCA dont il assure la continuité ;

-l’impartialité, c’est-à-dire qu’elle s’interdit de prendre partie dans des hostilités ou d’entrer dans des débats de nature politique, raciale, religieuse ou idéologique. C’est un élément clé de cette mission visant à soutenir le processus de réconciliation.

-l’indépendance, elle agit en toute indépendance vis-à-vis des objectifs que peuvent avoir d’autres acteurs dans les divers domaines de la mission EUTM-RCA.

L’approche globale de l’UE est que l’EUTM-RCA tire parti des réussites de l’EUFOR-RCA et de l’EUMAM-RCA. Son action est totalement coordonnée avec les autres instruments d’action extérieure, notamment avec la Délégation de l’UE à Bangui.

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA.

 

 

 

 

Publicités
No comments yet

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :