Skip to content

 DDRR : LE COMITE CONSULTATIF ET DE SUIVI CRISTALLISE L’INCOMPREHENSION ENTRE LE POUVOIR ET LES GROUPES ARMES     

juillet 26, 2016

Les groupes armés engagés dans le processus Désarmement, Démobilisation, Réinsertion, et Rapatriement (DDRR), facteur de paix, ont du mal à digérer le mot « consultatif ». Quand un professeur, en dépit de toutes les explications et les démonstrations, n’arrive pas à faire comprendre une leçon à ses élèves, il y a blocage. Il faut rechercher une autre voie pour faire entrer cette leçon dans la tête des élèves. Ensuite, ce sera un ouf de soulagement. Selon un expert que nous avons croisé au hasard des chemins, « les groupes armés se mangent le sang pour rien ». Le Comité Consultatif et de Suivi est le cœur même, la colonne vertébrale du processus DDRR. Le Comité Technique est un cadre administratif, purement technique, dont le rôle est de donner corps et forme aux attentes des groupes armés, pour les soumettre aux partenaires regroupés dans le comité stratégique. Le Comité Stratégique est une structure hautement politique qui englobe les bailleurs de fonds, dont les Etats Unis, les Nations Unies, l’Union Européenne, l’Union Africaine, la CEEAC, la CEMAC, la Chine, le Royaume du Maroc et bien d’autres partenaires.

Cependant, le Comité Consultatif et de Suivi joue le rôle central. La sensibilisation des combattants sur le terrain, leurs attentes, sont exécutées par le Comité Consultatif et de Suivi. Le regroupement des combattants, leur cantonnement, leur enregistrement et la délivrance des certificats d’enregistrement se font sous la coupe du Comité Consultatif et de Suivi. Le Comité Consultatif et de Suivi est permanent et rémunéré. Ce qui n’est pas le cas pour le Comité Technique et le Comité Stratégique. Le Comité Consultatif et de Suivi a la lourde mission de superviser tout le processus du DDRR, en plus des modalités de la Réconciliation Nationale. La Reforme du Secteur de Sécurité est du domaine exclusif de l’Etat. Le Comité Consultatif et de Suivi est à cheval sur le DDRR et la Réconciliation Nationale, car les deux sont intimement liés.

Le mot « consultatif » est mystifié par les groupes armés qui l’assimilent à une marginalisation. Ils se croient à la périphérie des grandes décisions, ce qui n’est pas le cas. Ce sont les groupes armés qui sont les émetteurs et la Comité Technique et le Comité Stratégique ne sont que des récepteurs pour canaliser et faire avancer le processus dans l’intérêt des groupes armés, pour que tout se passe à la grande satisfaction de tous. La population centrafricaine place tout son espoir d’une paix définitive dans le processus du DDRR, afin d’avoir le cœur net. Elle peut aller et venir sans inquiétude. Elle peut vaquer librement à ses activités champêtres, commerciales, minières, quotidiennes. Elle peut penser à des projets, à des innovations, à des révolutions technologiques, bref, elle peut entreprendre quelques choses. Les enfants peuvent reprendre le chemin de l’école et l’autorité de l’Etat peut s’implanter aux quatre coins du pays. Et l’unique défi sera celui du développement économique et social.

Le pays est par terre. C’est aux Centrafricains de le relever, pour tenter de combler notre retard sur les Etats voisins. La main tendue de Faustin Archange Touadéra demeure et sa porte grandement ouverte à tous les groupes armés. Il reste attaché au dialogue. La paix n’ayant pas de prix, les groupes armés doivent prendre en compte la souffrance de leurs compatriotes, les populations déplacées, les populations exilées et le monde rural qui vivent en dessous du seuil animal, dans la précarité absolue. Touadéra est un non violent, c’est le dénominateur commun de ceux qui s’engagent dans le métier d’enseignants, d’éducateurs, de protagonistes. Aucun protagoniste de cette grave crise n’est au pouvoir. C’est un régime sorti des urnes qui incarne la souveraineté populaire. Celui qui a des problèmes peut les poser et il aura une réponse, une solution. C’est la Constitution qui ferme la porte d’entrée au gouvernement aux groupes armés et non un individu. Et cette Constitution a été approuvée par tous par référendum sur l’ensemble du territoire national.

L’UPC, le FPRC, le MPC n’ont aucune raison de tergiverser, dans la mesure où le Forum National de Bangui a tout ficelé et qu’il ne restait que l’exécution par les nouvelles autorités légitimes du pays. A moins que la France comme d’habitude, tire les ficelles. Les Centrafricains étant des esclaves qui n’ont pas droit à la vie, depuis l’indépendance à ce jour. Les Etats francophones sont loin derrière, pauvres, misérables, à cause de la politique française esclavagiste. Malheureusement le peuple centrafricain n’a pas un sang chaud, un sang révolutionnaire, pour secouer le joug de l’impérialisme français. Ce n’est qu’une question de temps, cela arrivera un jour et aucune entreprise française ne restera en Centrafrique. La guerre de (Congo Wara) en dit long dans l’histoire du peuple centrafricain, sous la colonisation. Les Centrafricains se débarrasseront un de ces quatre matins de la servitude. Après cinquante (50) ans, les archives sur la mort de Barthélémy Boganda, ne sont pas déclassées. Les biens de Bokassa pillés à Béréngo par la France, ne sont pas encore restitués. Ces biens ont été achetés a prix fort et non volés comme les français l’ont fait hideusement, devenant un Etat voleur et receleur des biens appartenant aux centrafricains. Regarde-les ! Une puissance qui doit se bâtir sur des richesses volées, pillées, n’en est pas une.

Julien BELA.

Publicités
No comments yet

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :