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DE LA TRANSITION A UN REGIME DEMOCRATIQUEMENT ELU : LES GROUPES ARMES ONT-ILS PACTISE AVEC LE DIABLE EN RCA ?

juillet 26, 2016

Dans presque tous les Etats du monde, la crise est inévitable. Même les pays démocratiques, considérés comme les puissances au monde, ont traversé des moments de crises les plus graves. C’est le cas des Etats-Unis, de la France, de l’Allemagne, de l’Angleterre et bien d’autres pays. Après la crise, le temps est à la réconciliation et à l’unité pour la sécurité et la paix. Le Rwanda a vécu un cauchemar plus pire que celui que nous venons de traverser. Certains compatriotes centrafricains qui étaient partis au Rwanda, de leur retour ont témoigné que le Rwanda fait aujourd’hui parti des pays émergents, d’une beauté extraordinaire. Un tel témoignage confirme qu’après les moments les plus durs que les Rwandais ont traversé, ceux-ci ont choisi définitivement la voie de la paix, en enterrant définitivement la hache de guerre. Malheureusement, ce n’est pas le cas de la situation que nous continuons de vivre en RCA, depuis que la crise a éclaté en décembre 2012.

Michel Djotodia n’a su maîtriser les milles et un (1001) seigneurs de guerre qui l’ont accompagné à prendre le pouvoir le 24 mars 2013. La Séléka était répandue comme une traînée de poudre sur toute l’étendue du territoire. Tout le monde était général et commandant, et décidait comme bon lui semble. En un laps de temps, les populations civiles centrafricaines ont soufflé le chaud et le froid, des exactions de tout genre commises par les ex-combattants Séléka : carnages, tueries, viols, braquages à main-armée, pillages, incendies de villages et de maisons et que savons-nous encore ? C’était de cette manière que les Anti-Balaka ont jugé mieux de rentrer dans la cause, pour soi-disant libérer le peuple centrafricain du Tsunami Séléka. Mais c’était encore un autre son de cloche, car les Anti-Balaka ont remporté la médaille des charcutiers humains. La Communauté internationale, par le biais des chefs d’Etat de la CEEAC, était obligée de contraindre Michel Djotodia à la démission, pour changer les donnes.

L’élection de Catherine Samba-Panza par les conseillers nationaux à l’époque, pour diriger la transition devrait marquer un tournant décisif dans la crise centrafricaine. Mais hélas, la transition a échoué sur toutes les lignes. Les groupes armés ont failli disparaître la RCA de la carte du monde avec les plus graves violations des droits humains. Les évènements des 26 septembre et 29 octobre 2015 resteront gravés dans l’histoire politique de la RCA. A cela, s’ajoutent des tueries et incendies dans l’arrière-pays. Une fois de plus, la Communauté internationale, témoin oculaire des souffrances du peuple centrafricain, a décidé de mettre un terme à la transition, en poussant à fond la barque électorale dans un climat sécuritaire très précaire. Malgré tout, le peuple centrafricain a démontré sa ferme volonté de tourner la page sombre de l’histoire de son pays.

Aujourd’hui, le pays s’est doté de nouvelles institutions, démocratiquement élues. Force est malheureusement de constater que depuis la transition jusqu’à ce jour, c’est toujours le statu quo sur le plan sécuritaire. C’est de cette manière que nous sommes obligés de poser la question suivante : les  groupes armés ont-ils pactisé avec le diable en RCA ? Une interrogation qui dépasse l’entendement humain, car un être humain créé à l’image de Dieu, et qui jouit d’une bonne moralité ne peut plus se livrer à des actes horribles pendant plus de trois (3) ans. Tant que les groupes armés ne reviennent plus à de bons sentiments pour déposer les armes, rien ne va changer. Une chose est sûre et certaine, les Centrafricains doivent comprendre que c’est à nous même de faire la paix. Cette paix ne peut devenir une réalité qu’à travers le programme DDRR dont les chantiers sont en cours. Les groupes armés doivent saisir cette opportunité pour déposer les armes. Seules les personnes entourées, guidées par de mauvais esprits démoniaques n’ont ni pitié de leurs compatriotes et de leur nation. C’est que nous observons avec l’UPC d’Ali Daras, le FPRC de Nourredine Adam et le MPC du chef d’Etat-major, le soi-disant le général Alkhatine.

 

Bénistant MBALLA. 

 

 

 

 

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