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DEPECHE RJDH-RADIOS COMMUNAUTAIRES

juillet 26, 2016

 

 

« JE PARS EN LAISSANT UN PAYS LARGEMENT APAISE », DECLARE CHARLES MALINAS

L’Ambassadeur de France en Centrafrique, Charles Malinas, a déclaré lors d’une interview exclusive au RJDH, que son départ laisse une Centrafrique apaisée, après le moment de chaos que le pays avait connu.

Le diplomate Français garde encore les souvenirs d’une Centrafrique plongée dans le chaos en 2013, « quel souvenir je conserverais le plus ? Il y a des souvenirs forts, des souvenirs heureux, des souvenirs moins heureux. Les premières images qui m’ont frappé lorsque je suis arrivé ici, c’étaient des images de chaos et de désolation ».

Pour Charles Malinas, au moment de son départ, la Centrafrique est apaisée, « au moment où je pars, je laisse un pays où il y’a encore beaucoup de problème, mais un pays largement apaisé. Lorsqu’on traverse Bangui, on rencontre des embouteillages, c’est-à-dire la vie qui reprend », confie-t-il au RJDH.

L’ambassadeur français dist avoir gardé une image de la population centrafricaine, « ce que je conserverais d’abord et avant tout, c’est l’image d’une population qui a tout fait pour que les choses changent dans le bon sens, et qui s’est mobilisée au moment des élections et bien avant les élections, pour que sa volonté soit faite. C’est-à-dire que la paix revienne, que les dirigeants soient élus, bien élus et aujourd’hui c’est le cas », a-t-il témoigné.

Charles Malinas a été nommé ambassadeur en République Centrafrique le 29 novembre 2013, à quelques jours d’un vote au Conseil de sécurité de l’ONU qui devrait  accorder un mandat de six mois à Paris et à la Misca pour rétablir l’ordre dans le pays, fragilisé par les violences. Le successeur de Charles Malinas, Christian Bader, nommé le 15 juillet 2016, prendra ses fonctions le 9 août 2016 après le départ de Charles Malinas le 2 août 2016.

 

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GINA SANZE FUSTIGE LA FORMATION DES FACA PAR EUTM

Gina Sanzé, députée de Dékoa et vice-présidente de PATRIE a fustigé la formation des FACA par la mission d’assistance opérationnelle de l’Union Européenne et exige l’implication sans réserve des Forces Armées Centrafricaines (FACA) dans le processus de sécurisation de la République Centrafricaine. Elle l’a exprimé lors d’une interview accordée au RJDH.

La députée de Dékoa n’est pas trop optimiste au sujet de la formation envisagée par la mission européenne, «excusez-moi, vous parlez des FACA c’est-à-dire des gens qui sont supposés déjà être formés et on va les former à nouveau ou bien vous parler des nouveaux recrus ? C’est ça qu’il faut savoir. Nos FACA actuellement, il y a déjà un travail d’identification qui a été fait sous la transition », a-t-elle martelé.

« On sait à l’heure actuelle ceux qui sont capables et ceux qui ne sont pas capables, ceux qui sont aptes à travailler. Qu’on leur donne les moyens pour protéger et pour travailler. Mais si vous me parlez maintenant de formation c’est-à-dire qu’on  va rester sans armée ? Quel est un pays qui est resté sans armée et pendant deux ans, c’est quel pays dans le monde, vous pouvez me le dire ?» se demande-t-elle.

En réaction à la demande de la société civile de voir la Minusca se retirer de la RCA, Gina Sanzé a politiquement tranché en ciblant les insuffisances de la mission onusienne,« nous demandons à ce que la Minusca joue pleinement sans rôle », a-t-elle persisté en pointant du doigt les limites de la mission des Nations Unies, « comment expliquez-vous que les groupes armés qui sont cantonnés et supposés être gardés par la Minusca  arrivent à circuler comme ils veulent ? », se demande-t-elle.

Pour elle,  il faut « absolument » au côté des forces onusiennes des gendarmes, les policiers et les FACA pour sécuriser la population.

Parti allié du Pr Faustin Archange Touadera, Gina Sanzé n’est pas totalement satisfaite du bilan des 100 jours et l’appelle à l’autoévaluation, « je pense qu’après trois mois, le président doit faire le bilan lui-même de ce qu’il a fait, des avancées et peut-être rattrapé ce qu’il n’a pas pu faire en trois mois. C’est vrai que tout ne peut pas se faire en trois mois, mais cela permet de déceler les faiblesses », a-t-elle ajouté.

La députée de Dekoa a en outre salué l’approche du Pr Faustin Archange Touadera et souhaite une prise en compte des revendications des groupes armés, « ce sont des enfants du pays, on doit écouter leurs doléances et peut être répondre à cela. C’est de cette manière qu’on peut aller de l’avant », a renchéri l’élu de la nation.

Cette réaction intervient quelques jours  après  l’entrée en vigueur des forces de l’EUTM et un jour après la demande de la société  civile du retrait des Nations-Unies.

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LES CONDUCTEURS DES MOTOTAXIS DE BOUAR EVALUENT LES EFFETS DE LA SENSIBILISATION CONTRE LES DROGUES

Trois cas d’accident des taxi moto ont été enregistré cette semaine à Bouar, la prise de conscience face à  la consommation de la  drogue serait à l’origine de la réduction des accidents, selon Riva Sanga, président de l’association des taxi moto de  Bouar.

Cette prise de conscience a réduit considérablement les accidents  depuis un mois, « deux à trois cas d’accident sont signalés la semaine, tandis qu’avant, cela se comptaient en dizaine », a fait savoir Riva Sanga.

La grande campagne de sensibilisation de la lutte contre la drogue, organisée par la police des Nations-Unis à l’intention des conducteurs des moto-taxis en mai 2016 à Bouar, a eu un impact positif, selon la même source.

Riva Sanga confie que  certains de ces collaborateurs ont témoigné leur engagement de cesser avec ces stupéfiants, « nous pensons que ces stupéfiants étaient  une source d’énergie pour mieux travailler mais maintenant nous savons qu’ils nuisent à notre santé » a-t-il rapporté.

Cette réduction  s’explique aussi par l’accentuation des  contrôles de  routine, «les efforts déployés par le gouvernement à travers les contrôles de routine pour saisir et détruire les drogue ont contribué à réduire le taux qui était  élevé des cas d’accident dans cette localité », a ajouté Riva Sanga.

Une grande campagne avait mobilisé 380 conducteurs des moto-taxis pour leur faire comprendre les dangers de la drogue. Le phénomène des moto-taxis a augmenté les cas d’accidents dans le pays.

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GROGNE A BAORO DES EX-COMBATTANTS ENGAGES DANS LES TRAVAUX A HAUTE INTENSITE DE MAINS D’ŒUVRE

Les ex combattants engagés dans les travaux à haute intensité de mains d’œuvre à Baoro déplorent le retard que la Minusca accuse dans leur rémunération et pour leur ration alimentaire.

Les responsables locaux en charge du suivi se disent aussi préoccupés  par l’impatience qui se fait sentir au sein des ex combattants Anti-Balaka  de  Baoro, engagés dans l’une des activités identifiées par le comité à savoir : le dégagement, l’aménagement des routes  en état de dégradation sur  l’axe Baoro-Bozoum, Baoro Bossemptélé et Baoro-Carnot,  qui mobilisent déjà  40 ex combattants.

Paul Chaba Bagaza, sous-préfet de Baoro et président du comité local de suivi des activités pré-DDR a précisé au RJDH que ces jeunes réclament la ration alimentaire et un peu d’argent pour leur survie, « la section DDR de la Minusca avait annoncé un traitement individuel et journalier de 2.500F et la ration alimentaire hebdomadaire », a souligné l’autorité administrative de Baoro.

Le sous-préfet  invite la Minusca à être plus «  active pour éviter le relâchement de ces ex combattant qui n’en peuvent plus ».

La ville de Baoro est vulnérable et le chômage a pris une dimension inquiétante. 120 ex combattants sont déjà identifiés pour se voir offrir un emploi contre argent dans le cadre des activités pré-DDR.

 

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LA MATERNITE DE PISSA MANQUE DE MATERIELS, LE CHEF DU CENTRE APPELLE A L’AIDE

Le centre de santé de la commune de Pissa éprouve des difficultés pour son fonctionnement. Marcel Etienne Mbalanga, chef de ce centre sanitaire interpelle le  gouvernement et les ONG à venir à l’aide car, selon lui, la maternité manque de tout.

Marcel Etienne Mbalanga, chef de centre sanitaire de Pissa énumère quelques difficultés que rencontrent son centre,  « le centre de santé de Pissa ne peut pas s’approvisionner en médicaments parce que nous n’avons pas un véhicule ni une ambulance.  Nous utilisons des mototaxis pour évacuer des cas graves vers Mbaïki ou vers Bangui et même pour chercher des médicaments», a-t-il précisé.

Le chef de centre a aussi souligné le fait que la maternité ne dispose pas de lit « nous n’avons pas des lits commodes pour accueillir les femmes enceintes. Ce dernier temps, on s’est lamenté auprès de la mairie qui nous a aidé et  l’ONG FAIRMED qui a promis nous envoyé une table d’accouchement. Les femmes accouchent dans des conditions très déplorables », a-t-il déploré.

Le secrétaire particulier de la mairie de Pissa, Giscard Ngodomokoma, confirme les difficultés de ce centre en ces termes :« Le petit centre de santé de Pissa gère 29.000 habitants, c’est beaucoup. Il rencontre des difficultés qui freinent son bon fonctionnement. Parfois, le manque des médicaments soit le problème de transport pour les cas qui nécessitent une évacuation.  J’interpelle le gouvernement ou d’autres partenaires de voler au secours de ce centre qui aide les habitants de Pissa et ses environs».

Le centre de santé de Pissa est dans le système des soins gratuits, grâce à l’appui de l’ONG FAIRMED. Ce dernier temps, un problème des médicaments s’est posé dans ce centre, situé à 68 kilomètres à la sortie sud de la capitale.

 

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CENTRAFRIQUE : LES TROIS OTAGES DE BABOUA ENFIN LIBERES

Le sous-préfet, le maire de la ville de Baboua et un pasteur de l’Eglise apostolique de Abba, kidnappé par des hommes armés près de Baboua le 15 juillet 2015 sont enfin libre depuis vendredi soir. Selon des sources concordantes, les trois anciens otages suivent des soins à l’hôpital de Bouar.

Selon les sources hospitalières à Bouar, ces anciens otages sont en contrôle sanitaire, car, ils ont passé un an en brousse entre les mains de leurs ravisseurs, « pour le moment, ils sont en contrôle sous haute sécurité de la Minusca », a lâché un personnel de santé

Des membres de famille de ces anciens otages ont confié au RJDH qu’ils ne sont pas encore en contact avec eux, « la Minusca a empêché tout contact avec les libérés. Nous attendons la fin de la visite médicale », a dit au RJDH qui est  surplace à l’hôpital de Bouar.

Pour le moment, aucune déclaration officielle n’est encore faite.

Cette libération intervient une semaine après celle de 14 camerounais, kidnappés par les mêmes ravisseurs.

 

**** RJDH****

 

 

 

 

 

 

 

 

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