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DEPECHE RJDH-RADIOS COMMUNAUTAIRES

juillet 27, 2016

 

LE HAUT CONSEIL DE L’ORDRE DES RELIGIEUX EST CREE EN CENTRAFRIQUE

Les chefs religieux créent leurs instances de régulation en Centrafrique. Ils sont au moins 35 chefs religieux des différentes obédiences à se regrouper au sein de cet organe. Noël Demongaï, président du Haut Conseil de l’Ordre des Religieux en Centrafrique a déclaré au RJDH que l’objectif de cet organe est de ramener la paix, l’unité et la réconciliation entre les religieux et la population.

Selon le pasteur Noel Demongaï, c’est à la fin du Forum National de Bangui que cette initiative de regrouper toutes les églises œuvrant en Centrafrique a commencé. Pour lui, c’était l’une des recommandations du Forum National de Bangui.

Toujours selon le pasteur, cet organe est créé pour contrecarrer les accusations qui laissent dire que le conflit en Centrafrique serait religieux, « cette instance aura pour mission de veiller à tout le travail que feront les églises et les plates-formes religieuses en vue d’éviter tout dérapage au sein de la religion en Centrafrique », a-t-il projeté.

Le pasteur Noel Demongaï souligne déjà des sanctions contre les églises qui s’implantent sans informer cet organe, « notre devoir est de veiller également sur les églises et nous avons prévu des sanctions pour les églises qui ne fourniront pas des documents qui justifient leur présence en Centrafrique ou encore le non-respect de la déontologie », a-t-il déclaré.

Des campagnes de sensibilisation des églises  sont en cours, selon Noël Demongaï, « nous avons été à Berberati pour informer les hommes de Dieu du travail à faire au sein de cet organe », a-t-il donné comme exemple.

Les activités du  Haut Conseil de l’Ordre des Religieux en Centrafrique ont été lancées le 13 juillet 2016 à Bangui.

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LES HABITANTS DE BOUAR DEPLORENT LA HAUSSE DES PRIX DU MANIOC

Le prix de manioc augmente du jour au lendemain sur les marchés de la ville de Bouar. L’abondance des pluies serait à l’origine de cette situation, selon les habitants de Bouar.

Louise, vendeuse de manioc au marché central de Bouar, donne les raisons de l’augmentation du prix de manioc sur le marché, « la cuvette de manioc passe de 1000F à 1.800FCFA. Cela s’explique par l’abondance de la pluie, ce qui ne donne pas la chance au cultivateur de bien sécher leur manioc. Et aussi la majorité des cultivateurs est entrain de cultiver leurs champs », a-t-elle expliqué.

Cette hausse des prix joue sur le panier de la ménagère, « cette hausse de prix a joué sur mes prévisions. Avant, j’achetais deux cuvettes de manioc à 2000FCA pour un mois, mais actuellement, le prix a doublé », a expliqué Nadège mère d’une famille habitant le quartier Bornou à Bouar.

D’autres raisons expliquent l’augmentation des prix de manioc à savoir l’état de dégradation des routes, qui ne favorisent pas l’écoulement des produits vers la ville.

Chaque année, en saison pluvieuse, le prix du manioc est toujours en hausse sur presque toute l’étendue du territoire Centrafricain, pourtant, c’est l’aliment de base des Centrafricains.

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LES CANDIDATS AUX LEGISLATIVES DE BIMBO1 DIVISES SUR L’ANNULATION DES RESULTATS PARTIELS

Les candidats aux élections législatives dans la circonscription de Bimbo1 sont divisés suite à l’annulation des résultats partiels par la Cour Constitutionnelle de Transition (CCT), le 20 juillet 2016. Pour Molomadon, la décision de la CCT est légitime car certains candidats n’ont présenté un dossier complet, tandis que Mokongouma, vainqueur de cette partielle souhaite que le gouvernement puisse se prononcer sur la circonscription de Bimbo1.

L’annulation des résultats partiels de l’élection législative dans la circonscription de Bimbo1 est un souhait pour certains candidats et non pour d’autres. Brice Rufin Molomadon s’est réjoui de cette annulation qui selon lui est légitime, « j’ai écrit à la CCT pour demander l’annulation de la candidature de ceux qui ont été autorisés à aller au deuxième tour pour la simple raison qu’après les vérifications, ils n’ont aucun titre de propriété », a-t-il justifié.

Le vainqueur de l’élection partielle de Bimbo1 Thierry Mokongouma, selon les résultats provisoires de l’ANE souligne une manigance totale au niveau de la CCT, « la Cour Constitutionnelle de Transition est incompétente car elle délibère par affinité. L’ANE avait proclamé ses résultats, il n’y avait pas de soulèvement. Je suggère au gouvernement de valider seulement les résultats de l’ANE car la circonscription de Bimbo1 ne peut pas rester sans député », a-t-il souhaité.

Quelque candidat dont leurs dossiers ont été écartés dès le 1er tour à cause des titres fonciers se disent prêts pour déposer une fois de plus leurs dossiers de candidatures si la demande de réouverture sera annoncée par l’ANE.

C’est pour la troisième fois que les élections législatives ont été annulées dans la circonscription de Bimbo1.

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LA COMMUNE DE PISSA, UN MODELE DU DEVELOPPEMENT LOCAL

Les activités municipales se déroulent bien à Pissa. Selon Giscard Godomokoma secrétaire général de la délégation spéciale de la commune de Pissa, cette commune représente un modèle du développement local.  Il l’a dit dans une interview accordée au RJDH dans la localité.

Giscard Godomokoma a expliqué comment fonctionne la municipalité de cette localité, «les événements qui avaient secoué le pays ont éventuellement touché aussi la commune de Pissa. Mais petit à petit, on essaie de la remettre sur les rails. Pour le moment, la mairie de Pissa fonctionne bien. Nos sources de revenu proviennent des recettes du recouvrement des taxes du marché, du droit d’exploitation communale et nous avons aussi le secrétariat particulier qui offre des recettes à travers les actes de naissance, les actes de mariage, de décès, les certificats de résidence et de vie ainsi que d’autres taxes communales », a-t-il expliqué.

Le secrétaire général de la délégation spéciale de Pissa a noté que sa commune fait beaucoup d’efforts pour son développement, « la commune de Pissa est l’une des communes de la RCA qui fait beaucoup d’efforts. C’est une commune qui incarne le modèle du développement local qui est dans la politique de la décentralisation et du développement local que le gouvernement pilote », a-t-il soutenu.

Pour lui, sa commune mérite l’attention particulière du gouvernement et des ONG du développement, « si le gouvernement pourra nous donner des subventions, renforcer les capacités des agents communaux et de la police municipale pour le bon fonctionnement de notre commune, cela nous arrangera », a-t-il dit.

Il a aussi souligné que malgré la reprise normale des activités, la mairie de cette localité éprouve quelques difficultés, « nous n’avons même pas un ordinateur, vous avez constaté vous-même, on utilise encore les machines dactylographiques et les manuscrits où nous pouvons facilement perdre», a-t-il souligné.

C’est depuis 1959 que la mairie de Pissa a vu le jour. Roger Okoa-Penguia, président de la délégation spéciale de la commune de Pissa totalise 25 ans de service et précède à 08 autres qui avaient servi cette commune.

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CHARLES MALINAS OPTIMISTE DU SUCCES DE LA TABLE RONDE DE BRUXELLES

Dans une interview exclusive accordée au RJDH, l’Ambassadeur sortant de France, Charles Malinas, se dit optimiste quant au succès de la table ronde des bailleurs de la Centrafrique, prévue en novembre à Bruxelles. Le diplomate français est largement revenu sur la configuration des forces françaises et de leur présence en Centrafrique et enfin la question de l’embargo sur les armes à destination de la RCA.

 

RJDH : Bonjour M l’Ambassadeur

Charles Malinas : Bonjour

 

 

 

Vous êtes en fin de mission diplomatique en République Centrafricaine après trois ans, sur quelle note quittez-vous la République Centrafricaine ?

Charles Malinas : Merci beaucoup, d’abord pour cet entretien. Effectivement, je vais quitter le pays dans deux semaines, après presque  03 ans au service de mon pays la France mais surtout au service de la République Centrafricaine et des centrafricains. Alors quels souvenirs je conserverais le plus. Il y a des souvenirs forts, des souvenirs heureux, des souvenirs moins heureux. Deux choses peut-être, les premières images qui m’ont marqué lorsque je suis arrivé ici, c’était les images de chaos et de désolation, et puis au moment où je pars, un pays où il y a beaucoup de problèmes bien sûr, mais un pays largement apaisé et où lorsqu’on traverse Bangui, on se rend compte de l’embouteillage, ça veut dire que la vie reprend.

Alors ce que je conserverais d’abord et avant tout, c’est l’image d’une population qui a tout fait pour que les choses changent dans le bon sens et qui s’est mobilisée au moment des élections notamment et avant les élections pour que sa volonté soit faite, si je peux m’exprimer ainsi, c’est-à-dire que la paix revienne, que les dirigeants soient bien élus et aujourd’hui, c’est  le cas.

J’emporte avec moi un pays qui se retrouve où il y a beaucoup de travail à faire pour la réconciliation, où il y a beaucoup de travail à faire pour désarmer les groupes armés, pour retrouver une paix réelle sur tout le pays, ce qui n’est pas aujourd’hui le cas. Mais, un très gros travail, de très gros progrès ont été accomplis et donc un pays qui est sur la bonne voie. C’est ce que je conserve.

 

Le décret vous rappelant précise que vous êtes appelé à d’autres fonctions,  vers quelle destination irez-vous ?

Alors comme ma nomination n’est pas encore agréée par le pays dans lequel je me rends, c’est-à-dire l’agrément est en cours, je ne l’ai pas encore, je ne peux pas donner le nom de ce pays. Mais ce que je peux vous dire, c’est que c’est une ville magnifique d’Europe Centrale qui va m’accueillir, donc je rentre en Europe, je quitte l’Afrique au moins provisoirement je l’espère, pas définitivement. Mais c’est un pays d’Europe centrale avec une capitale vraiment superbe qui va m’accueillir et il y a un grand fleuve qui passe par cette ville.

 

  1. l’Ambassadeur, là où vous allez être, quel rôle vous allez jouer pour le plaidoyer afin qu’on puisse lever l’embargo sur les armes en destination de la Centrafrique ?

La question de l’embargo sur les armes est une question effectivement très importante et qui suscite beaucoup de débats. En réalité l’embargo est fait de sorte que si une unité de la gendarmerie ou de la police ou une unité militaire est constituée, qu’elle a un encadrement, qu’elle a toutes les conditions pour agir de manière correcte, encadrée et disciplinée. Et bien, il suffit de demander la levée de l’embargo pour cette unité, c’est-à-dire qu’il n’y a pas d’obstacle. En réalité, l’embargo c’est une simple déclaration qui permet de le lever pour une unité quelle que soit sa taille dès lorsque cette unité doit intervenir et dans de bonnes conditions sur le terrain. D’ailleurs, ça déjà été fait pour certaines unités de la gendarmerie. La discussion un peu virulente qu’il y ait autour de l’embargo est largement en dehors des faits. La réalité aujourd’hui, si une unité par exemple de la gendarmerie a besoin d’armes, la Centrafrique avec la direction de la Minusca demandent la levée de l’embargo, elle obtiendra normalement sans difficulté.

 

C’est pour dire que vous allez toujours continuer à plaider ?

Ah ! Moi je continuerai parce que lorsqu’on a passé trois ans ici, il est bien clair qu’on ne ferme pas la porte derrière soi, ce n’est pas possible. La porte de la Centrafrique sera toujours ouverte dans mon cœur et dans mon esprit. Maintenant, vous savez que j’aurai un successeur qui est un garçon que je connais depuis vingt-cinq ans, qui est un diplomate de très-très haut niveau, excellent ambassadeur, mais c’est un ami, quelqu’un de très professionnel et efficace qui va beaucoup sur le terrain et qui est très proche de la population, qui a une belle expérience africaine. Vous verrez, il fera un très bon travail, je n’ai pas besoin de plaider, il le fera  très bien. Mais, s’il y a besoin que je fasse quelque chose, je le ferais très volontiers.

 

La France a été très active sur le plan militaire. La Sangaris se retire alors que les groupes armés reprennent leur position à l’intérieur du pays. Est-ce que le retrait de la Sangaris ne favorise-t-il pas le mouvement des groupes armés à l’intérieur du pays ?

Je ne sais pas si le retrait de la Sangaris favorise le mouvement des groupes armés. Ce que je sais, c’est que Sangaris avait une fonction qui était de ramener le calme dans le pays. Dans une situation où le chaos était majeur et cette mission a été accomplie et c’est la raison pour laquelle le président de la République a décidé de réduire puis d’arrêter l’opération Sangaris à partir du mois d’octobre puisqu’il l’a dit le 13 juillet dernier. Sangaris sera remplacée par une autre opération qui va changer de nom avec une présence militaire française réduite mais avec une capacité de réactivité comme disent les militaires, avec la capacité réelle…  En tout cas, la mission a été accomplie, le relai est passé à la Minusca, la Minusca est sur le terrain. Je crois que maintenant, il revient à la Minusca de réaliser la protection de la population, la sécurisation du pays. Je crois qu’elle va réussir sa mission en tout cas, moi je le souhaite de tout mon cœur.

 

  1. l’Ambassadeur, les élections sont terminées. Le grand défi qui s’impose aujourd’hui à la RCA est celui de sa reconstruction. Quel sera l’apport de la France à travers la table ronde que le gouvernement compte organiser d’ici le mois de septembre ?

Alors la reconstruction c’est le cœur du sujet, c’est indispensable puisque nous savons tous que tout est par terre. Le gouvernement de transition a commencé à reconstruire un certain nombre de choses. Il a remis les éléments de l’Etat  sur pied. Il a rebâti la fondation de la maison Centrafrique avec l’économie, l’éducation, la santé et la justice, bien sûr.  Donc, tout ce travail-là est devant nous. Voyez, je dis nous comme un centrafricain.

Ce travail est là et le gouvernement s’y est attelé. Alors, il y a plusieurs échéances : il y a la réunion du Groupe International de Contact (GIC) que je l’espère se transformer en groupe des amis de la RCA à la fin du mois d’août sous l’égide de l’Union Africaine et de la CEEAC avec la participation des Nations-Unies et d’autres partenaires. La France y participera et il y a surtout ce que vous évoquiez, c’est-à-dire la conférence de Bruxelles qui se tiendra à la mi-novembre. Elle doit permettre de réunir des donateurs, c’est-à-dire des partenaires qui vont décider de s’engager financièrement pour soutenir la reconstruction. Alors, il y a des partenaires qui sont déjà là. J’en fais partie en tant qu’ambassadeur de France, la France est là avec tous ses partenaires. Mais il y a des partenaires qui sont là, mais il y a des partenaires qui sont venus à l’occasion, qu’il faut peut-être faire revenir, je pense à l’Allemagne, au Pays Bas, qui sont dans le Fonds Bekou et qui donnent beaucoup d’argent. La Suisse également et le Japon qui sont présents aux travers les différents organismes. Je pense à des partenaires qui ne sont pas encore là, les pays du Golf, les pays du Nord, les pays d’Amérique autres que les Etats-Unis qui pourraient prendre une place dans la reconstruction de la Centrafrique. Ces partenaires, il faut les convaincre de venir. Il faut leur dire vous voyez, on a aidé la Centrafrique à tenir des élections, elle a tenu des élections dans des bonnes conditions. On a aidé la Centrafrique à rebâtir ou à commencer à rebâtir ses routes et bien voilà il y a des choses qui se réalisent. On a aidé la Centrafrique à rebâtir son aéroport, vous savez bien qu’il y a un programme pour l’aéroport aujourd’hui, ça fonctionne, il va démarrer, pareil pour l’énergie, Boali est en train d’être rénovée sur financement des divers partenaires.

Et bien, il faut convaincre les divers partenaires qui vont venir à Bruxelles, d’abord de venir, ensuite il faut les convaincre que ça vaut la peine d’aider la Centrafrique. Si on aide la Centrafrique, cela se traduit par des réalisations. Ce n’est pas de l’argent perdu, c’est pour le peuple centrafricain et ça marche. C’est ça la condition de la reconstruction. Je sais que le ministre de l’Economie et du plan est quotidiennement à cette tâche. Il y a d’autres partenaires, puisque c’est l’initiative de l’Union Européenne et de la Banque Mondiale, les Nations-Unies nous rejoindra. Nous, nous y sommes également, les Français mais y a d’autres partenaires, et donc moi je suis persuadé que ça va marcher mais il faut y travailler beaucoup.

 

Vous qui avez consacré une partie de votre vie à la RCA, est ce que vous allez faire ce plaidoyer là en informel ?

Ah oui, bien sûr, j’ai toujours plaidé pour la RCA et je vais continuer !

 

Monsieur l’Ambassadeur, je vous remercie

 

**** RJDH ****

 

 

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