Skip to content

CM N° 2272 du vendredi 29 juillet 2016

juillet 29, 2016

EN ATTENDANT LA TABLE RONDE DE BRUXELLES, LE DEFI SECURITAIRE DOIT ETRE RELEVE, POUR DES INVESTISSEMENTS SURS ET DURABLES

 

La table ronde de Bruxelles, prévue au mois de novembre prochain, est un facteur incontournable pour la relance de l’économie nationale. C’est le point de départ même du développement de la RCA, car elle va réunir tous les bailleurs de fonds. Chaque bailleur de fonds choisira son domaine d’investissement : économique, social, éducatif, culturel, pour ne citer que ces quelques exemples. C’est souvent dans un climat sécuritaire stable qu’on peut parler d’investissement, et donc de développement. L’argent n’aime pas les bruits de bottes. Toute tentative d’investissement dans un pays où les bruits des armes continuent de se faire entendre au quotidien, est une peine perdue, car la moindre étincelle suffit à remettre le feu aux poudres. C’est pourquoi, en attendant la tenue de cette table ronde de Bruxelles, le défi sécuritaire doit être relevé d’abord, pour des investissements sûrs et durables.

Le tout premier défi sécuritaire à relever, est celui de mettre hors d’Etat de nuire tous les ennemis du peuple et de la République. Et c’est l’une des principales tâches qui incombe à la Minusca, car le gouvernement ne dispose pas encore de son armée nationale. Dieu merci que sur les onze (11) groupes armés en RCA, neuf (9) ont décidé de faire la paix en s’alignant derrière le processus Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement (DDRR). Il n’y a que deux (2) groupes minoritaire à savoir, le MPC et le FPRC, dirigés par le mercenaire tchadien Nouredine Adam, qui s’agitent. Nous attendons de voir cette fois-ci comment la Minusca va démontrer sa : « montée en puissance », comme l’a souligné Parfait Onanga-Anyanga. Ce sont les actes concrets qui nous intéressent, et non des paroles flatteuses. Hier c’est la « mise en garde » et « ville sans arme », aujourd’hui, c’est encore « la montée en puissance », demain ce sera quoi ? Pourtant que la Minusca est opérationnelle sur le terrain depuis plus de trois (3) ans, avec tous les moyens nécessaires, alors que des têtes continuent de tomber, et l’autorité de l’Etat défiée par les groupes armés. Qui peut venir investir dans ce cas d’espèce ?

Le second point touche à l’embargo qui pèse sur les armes à destination de la  RCA. Il est certes vrai que le processus de la réhabilitation des Forces Armées Centrafricaines (FACA) suit son cours. Mais, l’embargo doit être levé le plus vite possible, pour une armée républicaine digne de ce nom pouvant défendre son territoire. Une République couvrant une superficie de 623.000 Km² avec seulement quelques mille ou deux mille soldats pour défendre la population et ses intérêts, cela ne va pas tenir du tout. D’après la mission de l’EUTEM, elle formera au total, deux mille (2000) FACA, pendant ces deux (2) ans de séjour en RCA. Or, vu les défis de l’heure, il est indispensable qu’au moins quatre (4) à six mille (6.000) éléments des FACA soit réhabilités et redéployés sur l’ensemble du territoire. Mais en attendant, tous nos regards sont braqués sur la Minusca, afin de réduire au minimum la gâchette de ces deux (2) groupes armés récalcitrants qui ne veulent pas de la paix. C’est de cette manière que nous pouvons espérer sur la table ronde de Bruxelles, pour des investissements sûrs et durables.

Bénissant MBALLA   

 

 

« LES GUERRES NAISSENT DANS LES

ESPRITS DES HOMMES, C’EST DANS LEURS ESPRITS QU’IL FAUT ELEVER LES VERTUS

DE LA PAIX »

 

Mais comment s’y prendre en RCA, pour élever les vertus de la paix dans les esprits du peuple tout entier ? A cette problématique posée, suivez bien notre lecture des choses.

L’éducation est le socle du savoir vivre, du savoir être et du savoir faire des êtres humains, à travers le monde. C’est pourquoi la Bible déclare : « à cause du manque de connaissances, mon peuple périt ». Cela témoigne que Dieu, le Créateur, donne une importance particulière à l’éducation et à l’instruction de toutes les races et de toutes les nations. Car sans éducation et sans instruction, comment une nation, un pays, peut-il émerger et se développer ?

A l’évidence, dans le cas d’espèce de la RCA, notre pays est en proie à des crises militaro-politiques à répétition et il y a partage des responsabilités entre les familles et l’Etat, en matière d’éducation et d’instruction de nos enfants, pour ne pas dire de nos futures élites.

L’éducation de base commence dans les familles, dans les foyers. Un enfant qui a manqué son éducation de base, assurez-vous, qu’au fil des années, il sera un mauvais citoyen pour ses parents, pour ses familles, pour sa communauté. De ce fait, il sera inutile pour sa nation toute entière. Donc les familles, les parents, les tuteurs … ont un rôle déterminant à jouer dans l’éducation et l’instruction de leurs enfants. A cet titre, ils ont l’obligation de bien les éduquer et les instruire, en faisant la différence entre le bien et le mal, tout de même de leurs conséquences positives ou négatives, au sein de la société. Mais il ne s’agit pas d’éduquer et d’instruire que par des parole, il faut être exemplaire dans ses paroles, dans ses comportements et dans ses actes posés. C’est en agissant de la sorte, qu’on pourra élever les «  vertus de la paix dans les esprits du peuple centrafricain ». Mais combien de familles, de parents … consacrent-ils réellement leurs temps afin d’éduquer et d’instruire comme il se doit leurs enfants ? Méditons en ensemble.

Quant à l’Etat, ne nous voilons pas la face, car le système éducatif centrafricain est tombé plus bas que terre, depuis plus de trente (30) ans. A cet effet, pour y remédier, l’Etat à tout intérêt de revoir tout le système éducatif. Et ce, en réinstaurant les leçons de morale et d’instruction civique au niveau de la maternelle et du Fondamental 1. Et ceci, pour inculquer à nos enfants, les notions du patriotisme ; du respect de la valeur de la personne humaine ; des institutions et symboles de la République ; du sens de pardon et de la tolérance ; du recours au règlement pacifique et à l’amiable des différends ; du non recours à la violence pour régler des problèmes intercommunautaires ; et que savons-nous encore ? Tant que l’Etat ne revoit pas tout le système éducatif du pays, ne nous faisons pas d’allusion, il y aura toujours des crises militaro-politiques en RCA. « Les guerres naissent dans les esprits des hommes, c’est dans leurs esprits qu’il faut élever les vertus de la paix ». A bon entendeur, salut !

Le Petit YEKOA

 

 

LORS DE PAIEMENTS DE SALAIRE ET INTEMPERIES :

LES COMPORTEMENTS DES CONDUCTEURS DES TAXIS ET BUS LAISSENT A DESIRER

Les comportements qu’affichent les conducteurs des taxis et bus, ainsi que les receveurs, à chaque paiement de salaire ou d’intempérie (pluie), laissent à désirer. Au lieu de respecter la longueur, c’est le kilométrage habituel des lignes qu’ils empruntent, du point de stationnement du départ à celui d’arrivée ; ils préfèrent les sectionner en des raccourcis. Et dans le seul but d’avoir plus de recettes journalières. Et ce, même en présence des forces de sécurité intérieures (Police et Gendarmerie). Incroyable mais pourtant vrai.

Qu’à cela ne tienne, en plus de cela, ces conducteurs des taxis et bus narguent le plus souvent leurs usagers par des mots méchants, tout en se moquant d’eux, par les expressions suivantes : «  ville-croisement Sica ou Croisement Sica-Croisement Ben-Zvi » ; « Ville-croisement du 4eme Arrondissement ou croisement du 4ème arrondissement Gobongo, ou encore Gobongo-Pk12 » , pour ne citer que ces quelques exemples. Parfois on entend :  « course ! » Uniquement pour les taximen.

De ce fait, bon nombre d’usagers de ces moyens de transport urbain, n’ayant pas assez d’argent, sont obligés de parcourir à pieds de longues distances, afin de regagner leurs domiciles respectifs. Et ce, parfois à des heures tardives et sous la pluie battante. C’est vraiment intolérable et insupportable.

C’est pour autant dire qu’en dépit de la grave crise militaro-politique sans précédent qu’a connu le pays, bon nombre de nos compatriotes, en générale et surtout les conducteurs des taxis et bus, ainsi que les receveurs en particulier, n’ont tiré aucune leçon. Si bien que les Centrafricains ne sont pas solidaires les uns en vers les autres et vice-versa. Alors pourquoi s’en prendre aux étrangers ? A vrai dire, « le mal centrafricain, c’est le centrafricain lui-même ».

Fort de tout ce qui précède, le ministère des Transports a l’obligation non seulement de rappeler à l’ordre ces récalcitrants conducteurs des taxis et bus, mais aussi de leur infliger des sanctions exemplaires pour que de telles pratiques antisociales ne se reproduisent plus.

 

Le Petit YEKOA 

 

 

LA RENAISSANCE DE L’ITIE-RCA SE PRECISE AVEC LA 1ERE SESSION

ORDINAIRE DU CONSEIL NATIONAL PRESIDEE PAR LE PREMIER MINISTRE

 

 

Suspendue des instances internationales de l’ITIE (Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives) en avril 2013, la RCA cherche à regagner cette institution internationale. C’est dans cette optique que le Premier Ministre, chef du gouvernement, Matthieu-Simplice Sarandji, a présidé la première session ordinaire du Conseil National de l’ITIE-RCA, ce mercredi 27 juillet 2016, de 13 heures à 15 heures 40 minutes, dans la salle de conférence de la Primature, au 6èmeétage. Des ministres, des représentants de la société civile ainsi que les membres de l’ITIE ont pris part à cette session.

Voici les propos du Premier Ministre à l’ouverture de cette première session ordinaire du Conseil National de l’ITIE-RCA :

 

« Mesdames, messieurs les membres du secrétariat technique ITIE-RCA, c’est avec un réel plaisir que je préside ce jour les travaux de la 1ère  session ordinaire du Conseil National de l’ITIE-RCA, au titre de l’année 2016. Je saisis cette occasion pour féliciter les nouveaux membres du Conseil National de l’ITIE, en l’occurrence les membres du gouvernement qui siègent pour la 1ère fois dans ce Conseil National.

Mesdames et messieurs, distingués invités, notre pays, la RCA a adhéré au processus ITIE en mai 2007. Il a été reconnu, pays candidat à l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives, le 21 novembre 2008. Et enfin, pays conforme, le 1er mars 2011. Ces avancées rapides dans la mise en œuvre de l’Initiative, avaient fait valoir à notre pays, le trophée de la mise en œuvre rapide de réussite de l’ITIE en guise de reconnaissance internationale. Cependant, malheureusement, les conflits militaro-politiques de 2012 ont mis un terme à cet élan, anéantissant ainsi tous les efforts consentis et entraînant par décision du Conseil d’Administration de l’ITIE, le 10 avril 2013, la suspension de la RCA des instances internationales de l’ITIE. Le gouvernement que j’ai l’honneur de diriger, sous la très haute impulsion de son Excellence, le professeur Faustin-Archange Touadéra, président de la République, Chef de l’Etat va continuer à s’investir inlassablement, et ceci de manière irréversible, malgré les difficultés de parcours, à poursuivre nos efforts dans le cadre d’une politique audacieuse de bonne gouvernance des ressources naturelles.

Comme vous le savez tous, le Conseil National de l’ITIE-RCA a pour principale mission, la définition des orientations politiques et stratégiques de la mise en œuvre de l’Initiative dans notre pays. C’est pourquoi, nous sommes appelés aujourd’hui à nous prononcer sur deux (2) textes fondamentaux qui vont régir la mise en œuvre post-conflit de l’ITIE notamment le plan d’action biennale budgétisé pour les années 2016 et 2017, et ce projet de décret qui porte réorganisation des dispositifs institutionnels de la mise en œuvre du processus dans notre pays.

Dans un contexte particulièrement difficile, caractérisé par un environnement socio-économique volatile, consécutif aux crises récurrentes, la RCA a publié en octobre 2015, son 4ème rapport ITIE.

Le gouvernement vise à travers l’ITIE, la redynamisation des secteurs minières et forestiers qui représentent une part importante des ressources naturelles de la RCA, car constituant potentiellement une source de recettes d’exploitation.

Dans cette période de crise, l’ITIE constitue pour nous, un instrument pertinent et indispensable, destiné à renforcer la transparence et la gouvernance financière des secteurs miniers et forestiers, véritables enjeux pour favoriser la sortie de crise, la remise en place du système étatique et la reprise de l’économie de notre pays.

Je souhaite qu’au cours de cette session, la réflexion soit portée sur la mise en place d’une structure institutionnelle plus légère, axée sur l’impact de l’ITIE et de l’adaptation aux nouvelles normes ITIE et à la Constitution afin de piloter de façon efficace, la reprise progressive de ses activités en RCA. Ce qui permettra une couverture plus étendue des secteurs clés de l’économie de notre pays, notamment les mines, les hydrocarbures et la forêt.

Le caractère important de cette session se justifie par le fait qu’elle permet non seulement de définir les nouvelles orientations politiques et stratégiques de la mise en œuvre de l’ITIE dans notre pays, mais aussi d’indiquer à tous l’irréversible volonté politique du gouvernement de gérer dans la plus grande transparence les ressources naturelles du pays.

Je vous exhorte donc à vous investir pleinement, pour qu’à la sortie de cette session, l’ITIE puisse se doter de l’instrument juridique efficace afin de traduire dans les faits, la volonté politique du gouvernement et l’obligation pour lui d’informer utilement la population.

Je tiens à rappeler qu’une population qui n’est pas informée de l’obligation de rendre compte par le gouvernement, de la gestion de ses ressources naturelles, ne la comprendra jamais même si l’Etat le gère bien. Je saisis cette occasion pour rendre un hommage mérité aux partenaires tels que la France, par le biais de l’Agence Française de Développement (AFD), la Banque Mondiale et la coopération allemande qui n’ont cessé de soutenir la RCA dans ses démarches relatives à la levée de la suspension lors des assises internationales de l’ITIE.

Je ne saurai terminer mes propos sans féliciter le secrétariat technique de l’ITIE-RCA qui a œuvré sans relâche, tant techniquement que diplomatiquement, pour éviter à notre pays, la radiation. Je vous remercie de votre bienveillante attention ».

Nous reviendrons dans notre prochaine parution sur les débats qui ont entouré la 1ère session ordinaire du Conseil National de l’ITIE-RCA

Propos recueillis par

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

 

ERADIQUER L’INSUFFISANCE ALIMENTAIRE EN REPUBLIQUE

CENTRAFRICAINE D’ICI 2021 : UNE REALITE OU UN REVE ?

 

 

A titre de rappel, c’était en septembre 2000, au sommet du millénaire que les dirigeants mondiaux se sont convenus d’un ensemble d’objectifs et de cibles mesurables pour lutter contre la pauvreté extrême, la faim, la maladie, l’analphabétisme, la dégradation de l’environnement et la discrimination à l’égard des femmes. Ces objectifs sont aujourd’hui dénommés Objectifs du Millénaire pour le Développement sous le sigle de (OMD). Les dirigeants des pays développés et en voix de développement ont entrepris d’appuyer la mise en œuvre d’un agenda de développement commun. Cette entente a été effective lors du sommet mondial pour le développement durable qui a eu lieu à Johannesburg en Afrique du Sud en août 2002. Il en résulte que réduire la faim constitue le numéro un qui fait partie intégrante des huit stratégies des OMD. Par définition, la faim désigne l’absence d’autosuffisance alimentaire. De même, une personne qui se nourrit insuffisamment n’a plus la force de travailler, elle se trouve dans l’incapacité de tout travail physique voire intellectuel. Ce qui signifie que dans la vie d’un être raisonnable, la santé est primordiale et la nourriture vient à point nommé en seconde position.

En effet, la population centrafricaine en générale et plus particulièrement celle de Bangui a connu une situation catastrophique d’insuffisance alimentaire sans précédent. Malgré les multiples évènements militaro-politiques, les gens mangeaient à leur faim. Il y avait l’autosuffisance alimentaire dans la capitale. Sous les auspices autocratiques de l’ex-empereur Jean-Bedel Bakassa, le peuple centrafricain ne connaissaient point la crise alimentaire grâce à son système intitulé « Opération Bokassa » qui obligeait le peuple à pratiquer l’agriculture. Egalement sous le régime du général d’armée André Kolingba, on organisait des fêtes de moissons dans le seul but d’introduire l’idée de se concurrencer au plan agricole afin de favoriser l’augmentation de la production vivrière. Durant le régime du président Ange Félix Patassé où, on a assisté à plusieurs mutineries et coup d’Etat à répétition, les populations mangeaient à leur faim. Force est cependant de constater à l’heure actuelle que la population est confrontée à de sérieux problèmes sur le plan alimentaire. La population centrafricaine en générale et plus précisément les Banguisois sont sous-alimentés en mangeant qu’une seul fois par jour. L’on assiste du jour au lendemain à une augmentation très élevée des prix des biens de première nécessité à savoir : le manioc (aliment de base par excellence des centrafricains) qui coûte environ 5000 francs CFA la demi cuvette appelée communément « Ngawi » en sango ; le sucre produit par Sucaf à 1200 frs CFA le kilogramme ; la viande boucanée, l’huile … connaissent une hausse des prix pour ne citer que ceux-là. Parmi les multiples stratégies et politique mises en place par le gouvernement notamment le fameux document de Stratégie de Réduction de la Pauvreté entendu (DSRP) qui est un document de référence pour toutes actions gouvernementales et des partenaires en matière de développement socio-économique en Centrafrique validé et demeuré en vigueur car c’est la continuité de l’Etat.

Face à cette situation déplorable ou plutôt alarmante, comment peut-on prétendre à l’autosuffisance alimentaire en Centrafrique si les gens continuent de mourir de faim alors que leur pouvoir d’achat reste le plus faible du continent africain, voire de la planète terre ? Et nul n’ignore que le salaire des agents et fonctionnaires de l’Etat n’a bougé d’un iota depuis plus de trois décennies. Aussi, il faut relever que bien qu’étant enclavée, la République centrafricaine possède sur le plan économique de sérieux atouts dont notamment : une grande disponibilité en terres cultivables de grande fertilité, un potentiel forestier et une faune très diversifiée, un potentiel en terre de pâturage, des conditions climatiques favorables et une bonne pluviométrie, un réseau hydrographique dense, une grande plaine pour des ressources pastorales.

En dépit de tout ces énormes potentialités, les performances technico-économiques sont restées faibles. Les superficies cultivées sont faibles (environ 1 ha en moyenne par ménage). Les productions animales régressent par rapport aux derniers évènements qu’a connus le pays. Et pourtant, l’agriculture reste une activité principale de la population centrafricaine. En conséquent, les productions connaissent une reprise malgré les niveaux de productions des cultures vivrières. Pour ce faire, le gouvernement du Professeur Faustin Archange Touadéra et le ministre de tutelle ont intérêt et une lourde tâche  de financer normalement le secteur agricole afin d’atteindre l’autosuffisance et la sécurité alimentaire de la nation centrafricaine d’ici la fin du mandat. Nous avons la foi avec la nouvelle équipe que les choses sérieuses vont débuter pour améliorer les conditions de vie du peuple centrafricain et d’atteindre l’excellence. Face à la crise que nous sommes entrain de traverser, la population centrafricaine est consciente et sûre d’atteindre ces objectifs dans un futur proche. D’ailleurs, il y aura la sécurité alimentaire selon la stratégie du gouvernement qui va redéfinir son plan d’action en vue d’accélérer et d’accroitre la production agricole. Un accent particulier va d’être mis sur le monde rural et l’agro-industrie. Qui vivra, Vera !

 

Urbain BAÏTI.

 

 

LA MINUSCA FINANCE LA REHABILITATION DES CASERNES CENTRAFRICAINES

La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) a remis aux autorités centrafricaines du matériel de construction d’une valeur de 41.556.650 FCFA pour la réhabilitation de bâtiments du Camp Kassaï (est de Bangui), a-t-on appris mercredi auprès de l’Etat-major général des Armées.

Ce don s’inscrit dans le cadre de l’apport de la Mission à la Réforme du secteur de la sécurité et du soutien aux Forces armées centrafricaines (FACA).

Les travaux visent notamment la réhabilitation d’un bloc administratif du Bataillon des services et de soutien, de trois salles de cours d’une capacité de 50 places assises chacune, ainsi que de deux dortoirs de 126 places chacun.

Les travaux qui vont débuter incessamment dureront plus de deux mois.

Constitué d’outils de maçonnerie, de plomberie, de menuiserie et de quincaillerie, le matériel a été acquis par la MINUSCA sur fonds propres, tirés du budget dédié à la Réforme du secteur de sécurité en RCA.

APA

 

 

DEPECHE RJDH-RADIOS COMMUNAUTAIRES

 

LA SITUATION DES DROITS DE L’HOMME PREOCCUPANTE, LA LCDH EXIGE LA LEVEE DE L’EMBARGO SUR LES FACA

La question des Droits de l’Homme en République Centrafricaine reste encore préoccupante, selon Joseph Bindoumi, Président de la Ligue Centrafricaine des Droits de l’Homme. Une situation qui s’explique par l’insécurité dans une partie de la capitale et dans certaines villes du pays. Il envisage pour sa part un dialogue véritable et sincère entre le peuple centrafricain. Un souhait exprimé dans une interview accordée au RJDH.

RJDH : Monsieur Joseph Bindoumi, vous êtes le Président de la Ligue Centrafricaine des Droits de l’Homme. Quelle lecture faites-vous de la question des Droits de l’Homme en République Centrafricaine ?

JB : Vous savez que nous avons connu des violences graves dans ce pays. Tout est mis en œuvre pour que nous sortions de ces violences. Mais il faut reconnaitre que la RCA reste encore préoccupante par l’ensemble des violations des Droits de l’Homme. Dans la capitale ces derniers temps, il y a la prise d’otage au km5, à l’intérieur du pays surtout à Bambari, des affrontements ont opposé les belligérants, à Kaga-Bandoro, et à Abba au niveau de la frontière, il y a des groupes armés qui sévissent en ce moment au nom des peulhs. Et donc, la situation des Droits de l’Homme est toujours préoccupante.

RJDH : Quelle est la position de la Ligue Centrafricaine des Droits de l’Homme face à la montée de la criminalité en République Centrafricaine ?

JB : La Ligue Centrafricaine des Droits de l’Homme n’a jamais quitté ce pays, ni s’absenté de toutes les violences qui se passent jusqu’aujourd’hui. Nous sommes sur toute l’étendue du territoire national, et elle dispose plus de 7.000 membres. Malgré que certains bureaux de cette institution aient été saccagés pendant les crises, mais au moins nos militants rapportent ce qui passent du jour en jour. Nous sommes entrain de mettre en place plusieurs projets avec les organisations internationales comme, Cordaid et la Fédération Internationale de Ligue des Droits de l’Homme et autres pour essayer de rapprocher les victimes de conflits afin de faire la cohésion sociale entre les groupes armés. Nous restons très vigilants de peur que les violences qui se déroulent maintenant ne puissent pas être perdues de vue au moment venu où les bourreaux auront des comptes à rendre.

RJDH : Aujourd’hui est-il nécessaire de passer par le dialogue pour rétablir la sécurité sur l’ensemble du territoire national puisque les groupes armés détiennent encore des armes?

JB : Vous savez, les violences arrivent comme une maladie, mais elles repartent tout doucement. En principe dans un pays, c’est le dialogue, il faut savoir dialoguer. Je veux entendre l’autre, c’est le principe dans une république.

RJDH : Mais monsieur Joseph Bindoumi, plusieurs dialogues ont eu lieu dans ce pays et  demeurent encore sans réponses.

JB : Moi en tant que défenseur des Droits de l’Homme, je privilégie le dialogue. Je sais qu’il y a des gens irréductibles qui pensent que  pour être entendu, il faut tirer des coups de feu.

RJDH : Alors en ce temps-là, des personnes perdent leurs vies, Monsieur Joseph Bindoumi ?

JB : Ouaih ! Des gens meurent c’est vrai, mais nous, nous disons que le dialogue tel qu’on le fait, c’est le dialogue franc. Le dialogue, ce n’est pas la faiblesse. Donc, il faut dire à quelqu’un que sa position n’est pas la bonne et qu’il doit arrêter ça. Le dialogue sera bon. Mais si on dit bon comme il a des kalachnikovs, il est fort qu’il faut qu’on lui donne une enveloppe pour qu’il se calme, et on va lui faire le DDR. Si on parle aux gens de cette manière, on donnera l’impression aux groupes que le seul moyen de leur communication, ce sont les armes.

RJDH : En date du 04 juillet 2016, une trentaine d’organisations nationales de la société civile ont signé un document dans lequel vous demandez au gouvernement de réagir en toute urgence sur la question sécuritaire !

JB : La Ligue Centrafricaine des Droits de l’Homme fait partie des signataires de ce document. Nous avons remarqué qu’on commençait à s’installer dans les violences avec ce qui s’est passé au km5 et dans certaines régions du pays et nous avons dit que le gouvernement doit hausser le ton en sortant les militaires centrafricains pour qu’ils protègent le peuple. La RCA est un pays membre des Nations-Unies. S’il y a un problème, pourquoi doit-on maintenir la RCA indéfiniment sous embargo ? Aujourd’hui, si on répète à chaque fois et on met la RCA dans l’impossibilité d’exister en tant qu’Etat, cela ne devient plus une sanction mais une punition.  A  partir de ce moment-là, l’Etat se révolte contre le système des Nations-Unies. Aucun Etat n’a le droit de punir l’autre. Cet embargo doit être levé. Si l’embargo n’est pas levé, il sera violé par la force du peuple centrafricain. Et nous de la société civile centrafricaine, nous demandons au gouvernement de demander la levée de l’embargo en urgence.

RJDH : Joseph Bindoumi merci

JB : c’est moi qui vous remercie.

**************

 ABDOU DIENG PLAIDE POUR UN ACCOMPAGNEMENT DE LA CENTRAFRIQUE ET LA CONSOLIDATION DE LA PAIX

Abdou Dieng, directeur régional du Programme Alimentaire Mondial (PAM) pour l’Afrique Centrale et de l’Ouest, lors d’un point de presse qu’il a animé au bureau de cette institution, le mardi 26 juillet à Bangui, a plaidé pour le financement des actions humanitaires en Centrafrique. C’est un plaidoyer lancé après une visite de quatre jours dans le pays.

« La communauté humanitaire a lancé un appel au début de l’année pour demander  environ 600 000 dollars pour régler le problème humanitaire dans le pays et malheureusement cet appel n’est financé aujourd’hui qu’aux alentours de 25%. Et ça je le dis pour rappeler aux différents partenaires qui veulent appuyer la Centrafrique que les problèmes humanitaires demeurent », c’est en ces termes que Abdou Dieng a lancé son plaidoyer.

Préoccupé, Abdou Dieng interpelle les partenaires: « L’appui humanitaire fait partie des éléments pour consolider la paix bien entendu ».

Le directeur régional est optimiste face aux défis  et formule le vœu de voir s’attaquer au problème de fond, « il faut commencer à régler les questions du développement, il faut que les travailleurs retournent dans leur lieu de travail, dans les préfectures, les sous-préfectures et les villages. Que les écoles continuent, il faut que les hôpitaux fonctionnent. Donc, il y a encore des défis mais il y a de l’espoir », a-t-il martelé.

Il a en outre salué l’amélioration de la situation sécuritaire et condamne les violences perpétrées contre les humanitaires dans le pays, « nous condamnons toute forme de violence. Il faut se dire que ces violences n’ont pas leur place. Les humanitaires sont dans le pays pour aider les populations à sortir de la situation dans laquelle nous nous trouvons aujourd’hui », a-t-il lancé.

Le PAM entend aider le gouvernement dans le domaine agricole en faisant la promotion des achats locaux auprès des petits producteurs et le renforcement de leur capacité, selon une source proche de cette institution onusienne.

Cette visite de quatre jours lui a permis de rencontrer les différents partenaires de la République Centrafricaine et le chef de l’Etat. Le PAM assiste environ 500.000 à 600.000 personnes chaque mois à travers  les distributions générales de vivre et de coupons alimentaires.

 

***  RJDH  ***

 

 

 

APE : L’UE REFUSE LA MAIN TENDUE DE L’AFRIQUE CENTRALE

 

Parlement européen

Les chefs d’Etat de la CEMAC se retrouvent ce 30 juillet à Malabo pour trouver un avenir à l’Accord de partenariat économique régional actuellement bloqué. C’est une douche froide que les ministres de l’Afrique centrale en charge de l’Accord de partenariat économique avec l’Union européenne ont reçu à Libreville, le 22 juillet dernier. Ils étaient réunis dans le cadre de la 15è session du Comité ministériel des négociations de l’APE (Comina) dans la capitale gabonaise pour l’adoption du projet d’APE régional complet préparé du 18 au 21 juillet par les experts de l’Afrique centrale. Les participants à la rencontre étaient optimistes quant à l’aboutissement heureux du conclave puisqu’un consensus était annoncé autour de ce projet de texte, signe d’une évolution considérable pour la signature d’un Accord avec l’Union européenne pour éviter une désintégration de l’espace douanier communautaire. Les témoins racontent que la ministre gabonaise du Commerce, Madeleine Berre, qui dirigeait les travaux, a sollicité l’accord de chaque ministre représentant les pays de la configuration négociante Afrique centrale.

Tous ont marqué leur approbation au texte proposé par les experts, qui est une version améliorée de l’APE du Cameroun, avec une proposition d’ouverture des frontières de 73%, une dimension développement contenue dans le Prada (Programme régional de mesures d’accompagnement dans le cadre de l’APE) et l’engagement de l’UE à financer l’impact fiscal net dû au démantèlement tarifaire. Ce projet d’accord dont était même déjà fier le président de la Commission de la CEMAC, Pierre Moussa, était destiné à être soumis à l’approbation des chefs d’Etats, qui se réunissent en sommet extraordinaire ce samedi 30 juillet à Malabo en Guinée Equatoriale. En pleine réunion du Comina, le coup de théâtre s’est produit. Saisie par la commission de la CEMAC, le 28 mai dernier pour une reprise des négociations avec la configuration négociante Afrique centrale, l’Union européenne a scié les espoirs des plénipotentiaires réunis à Libreville. Pierre Moussa a reçu la réponse de Bruxelles signée des commissaires européens au Commerce et au Développement.

Cecilia Malmström et Neven Mimica écrivent : « Votre lettre fait part du souhait de la partie Afrique centrale de revenir à la table de négociation en vue d’un APE complet régional. (…) Cependant, force est de constater aujourd’hui que les progrès accomplis jusqu’à présent sont très peu nombreux, que la liste des questions restant ouvertes est longue, que les points de désaccord sont importants et, par conséquent, que l’issue d’une reprise des négociations est tout à fait incertaine » Les deux commissaires européens poursuivent : « Les récents courriers et analyses de la partie Afrique centrale au sujet de l’APE en négociation et les positions de l’Afrique centrale qui y sont mentionnées, tant en ce qui concerne le taux d’ouverture du marché de l’Afrique centrale, la clause de non-exécution et la clause de la nation la plus favorisée, que la demande d’un engagement additionnel chiffré de l’Union européenne sur la dimension développement, montrent à l’évidence que les conditions pour parvenir à la conclusion d’un accord ne sont pas réunies. »

La correspondance se termine par une invitation adressée aux autres pays de l’Afrique centrale à adhérer à l’APE existant entre le Cameroun et l’Union européenne. Mais Cecilia Malmström et Neven Mimica laissent une lucarne : « nous proposons que soit organisée une rencontre entre nos services respectifs, afin de préciser ces modalités d’adhésion à l’accord régional existant et éventuellement d’établir un plan de travail ». Traduction : l’Union européenne n’est plus disposée, treize ans après l’ouverture des négociations, à discuter un APE régional complet et tient l’APE d’étape du Cameroun non pas comme un document de travail, mais comme l’accord sur lequel les autres pays doivent se greffer. C’est à prendre ou à laisser.

 

Africatime

Parfait N. Siki

 

 

PREMIERE CONFERENCE DE PRESSE MENSUELLE DU HCR :

PRESENTATION DES STATISTIQUES ET DES DOMAINES D’INTERVENTION.

 

Dans la salle de conférence du Haut Commissariat pour les Réfugiés (HCR), s’est tenue une conférence de presse animée par Monsieur Magatte Guisse, chef de la sous-délégation du HCR de Bouar, le jeudi 28 juillet 2016 de 10 heures à 11 heures. L’objectif de cette conférence de presse est de présenter les statistiques et les domaines d’intervention du HCR en RCA.

Selon l’orateur, c’est une première fois que le HCR organise une conférence de presse mensuelle. Dans son propos liminaire, Monsieur Magatte Guisse a souligné que : « Au 30 juin 2016, la RCA abrite 11.173 réfugiés et 403 demandeurs d’asile. Pendant cette même date, la RCA compte également 391.433 personnes déplacées internes. Dans la ville de Bambouti, une mission d’enregistrement menée en juillet 2016 a pu collecter les données de 4.058 individus (dont 2.932 mineurs). Le HCR dispose d’une sous délégation à Bouar, et des bureaux de terrain à Paoua, Kaga-Bandoro, Bambari, Zémio et plus récemment à Bambouti. Pour l’année 2016, les principaux partenaires pour la mise en œuvre des activités du HCR sont : du côté gouvernemental, la Commission Nationale pour les Réfugiés, du côté des ONG internationales (ACTED, ASA, COOPI, DRC, Mercy Corps …) et des ONG nationales (Idéal, JUPEDEC …) ».

En ce qui concerne les domaines d’intervention, « le HCR s’occupe de la santé de l’alimentation, de l’éducation pour la gestion des déplacés internes. Il met l’accent surtout sur les mineurs et les personnes de troisième âge qui constituent des personnes vulnérables. Le retour des déplacés internes est subordonné à la construction des logements », a-t-il expliqué. Toutefois, il est à relever que, « le HCR a la tâche de rechercher activement des solutions durables pour les Réfugiés, c’est-à-dire des solutions qui leur permettent de débuter une nouvelle vie dans un environnement sûr, que ce soit dans le pays d’origine si les conditions le permettent, ou dans le pays d’asile, ou la réinstallation dans un pays tiers ».

Ainsi, Monsieur Magatte Guisse et ses assistants ont répondu aux multiples préoccupations des journalistes. C’était dans cette ambiance que cette conférence de presse a pris fin.

 

Urbain Simplice BAÏTI.

 

 

UN LIEUTENANT D’UNE MILICE CENTRAFRICAINE ABATTU PAR L’ARMEE CAMEROUNAISE

 

Le ministère camerounais de la Défense a indiqué mercredi qu’un lieutenant de la Séléka, un mouvement rebelle en Centrafrique, a été abattu à la frontière entre les deux pays, au terme d’un accrochage avec des éléments de cette rébellion.

Les heurts se sont déroulés dans la localité de Ngaoui, à l’Est du pays, un arrondissement situé à la frontière avec la République Centrafricaine lorsque le nommé Hassane Bouba a été abattu par des éléments du Bataillon d’intervention motorisée (BIM).

D’après les mêmes sources, «les éléments du 31e BIM patrouillent le long du fleuve Ngou, sis dans l’Arrondissement de Ngaoui qui sépare la République centrafricaine du Cameroun. Soudain, un coup de feu retentit. La réplique est immédiate.

Après quelques minutes d’échanges de tirs bien nourris, Hassane Bouba, né en 1981 à Bangui en RCA, est abattu ». Sur lui, les éléments du 31e BIM récupèrent une arme AK 47, un chargeur, 20 munitions, plusieurs téléphones et des couteaux.

Après une fouille minutieuse, l’on découvrira que ce dernier était un lieutenant du groupe rebelle centrafricain Séléka puisque «sa carte d’identification de membre de la Séléka, délivrée le 18 avril 2013 par le général Nourdine Adam indique qu’il appartenait à la section CIM», précise le communiqué.

A en croire une source militaire, Hassane Bouba était à la tête de plusieurs éléments dont certains ont été arrêtés tandis que d’autres ont pu s’enfuir.

Pourtant lui comme certains autres éléments de la Séléka vivaient dans le camp des réfugiés de Borgop (Est), où il avait réussi à se faire recenser comme un réfugié.

APA

 

 

NEUF GROUPES POLITICO-MILITAIRES ADHERENT AU PROGRAMME DDRR : QU’EN EST-IL DU RESTE ?

 

La majorité des groupes politico-militaires ont compris désormais que la sécurité et la paix valent mieux que toutes autres choses. C’est ainsi que sur les douze (12) groupes politico-militaires en RCA, neuf (9) se sont adhérés au programme Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement (DDRR), dont les chantiers sont actuellement en cours. Il n’y a que quelques groupes, plus minoritaires qui maintiennent leur position. C’est le cas patent de l’UPC d’Ali Daras et du FPRC de Nourredine Adam. Qu’attendent-ils pour suivre l’exemple des autres ? Si les leaders de ces groupes réticents ne veulent plus s’aligner derrière le programme DDRR, il revient aux éléments combattants de se libérer du joug esclavagiste des seigneurs de guerre, pour réintégrer une nouvelle vie.

Après trois (3) ans de misère et de pauvreté, le moment est venu de rompre définitivement avec la culture des armes comme solution aux problèmes sociaux. Dans n’importe quel pays au monde, les armes constituent la source déstabilisatrice des tissus socio-culturels, économiques, éducatifs, freinant tout processus de développement. Nos enfants sont privés d’éducation depuis plus de trois (3) ans. Les structures scolaires ont été détruites par des groupes armés, empêchant les enfants d’aller à l’école, d’étudier comme les autres enfants de la planète. Pourtant, ces combattants armés ont même des enfants qui ont besoin d’être formés et éduqués. Nos vieux papas et nos vielles mamans, continuent jusque-là de mener une vie ultra-précaire dans les sites des déplacés. Ils sont exposés à toutes sortes de maladies, notamment le paludisme, la fièvre jaune, le choléra, en cette saison pluvieuse. Les activités agropastorales sont bloquées dans l’arrière pays, car la présence des hommes en armes font peur aux agriculteurs. Faut-il continuer de prendre le peuple en otage dans ces cas que nous venons d’énumérer ?

Les neufs (9) groupes armés viennent de donner la marque des patriotes dignes de ce nom, en adhérant au programme DDRR. Toute chose a son temps. Il y a un temps  pour faire la guerre et un temps pour faire la paix. Et la majorité des groupes armés en RCA ont choisi dorénavant la voie de la paix. A travers le programme DDRR, chaque citoyen centrafricain est libre de vaquer à ses occupations quotidiennes. Ceux qui sont braves pour le métier de l’armée seront intégrés dans les corps de l’armée nationale. Les autres seront réintégrés dans la vie sociale et peuvent par la suite devenir des entrepreneurs, des chefs de garage, des ingénieurs, des informaticiens, des agronomes, pour ne citer que ces quelques exemples, car il y a autant de formations professionnelles qui leur seront offertes. C’est de là qu’on peut parler de la relance économique, car toutes les filles et fils du pays, se mettront résolument au travail. Personne n’est jamais vainqueur avec les armes. Hitler dans son projet machiavélique, n’a jamais conquis le monde entier. Au sein des groupes armés, il n’y a aucun extraterrestre. Ce sont tous des hommes créés à l’image de Dieu, et qui peuvent comprendre la souffrance de leurs compatriotes.

Les déplacés internes, les personnes exilées, ne peuvent regagner leurs domiciles, que lorsque le reste des groupes armés vont s’aligner derrière le programme DDRR comme les autres. Nous lançons un vibrant appel à l’endroit de ces chefs rebelles qui maintiennent encore leur position, de déposer simplement les armes pour suivre la voie du dialogue, afin que la paix revienne définitivement en RCA. « La paix n’a pas de prix », dit-on.

 

Bénistant MBALLA.

 

 

VERS L’OUVERTURE D’UN BUREAU HUMANITAIRE DE L’OCI EN CENTRAFRIQUE

 

L’Organisation de la coopération islamique (OCI) va ouvrir un bureau humanitaire en Centrafrique, a annoncé mercredi à Bangui son envoyé spécial en Centrafrique, Cheikh Tidiane Gadio.

L’ancien ministre des Affaires étrangères du Sénégal qui s’exprimait au sortir d’une rencontre avec le président centrafricain Faustin Archange Touadéra, a souligné qu’il partageait avec le pouvoir les mêmes réponses apportées à certains groupes armés qui se réclament de l’islam mais se livrent à revendications fantaisistes.

Cheikh Tidiane Gadio a en outre promis qu’il allait, une fois de retour à Djeddah, plaider en faveur de Centrafrique auprès des pays membres de l’OCI qui disposent de beaucoup de ressources.

Pendant le ramadan, l’OCI a fait plusieurs dons de vivres aux musulmans défavorisés de Centrafrique.

APA

 

 

Advertisements
No comments yet

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :