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CM N°2274 du mardi 02/08/2016

août 3, 2016

DESARMER LES GROUPES ARMES RECALCITRANTS, LEVER L’EMBARGO, OPERATIONNALISER LES FACA, C’EST FAVORISER LE RETOUR DE LA PAIX

 

O ! Centrafrique, pays de feu président-fondateur Barthélémy-Boganda, qu’as-tu fait pour mériter un tel sort ? Difficile de le dire. Mais nous osons croire que la terre de nos aïeux nous reviendra de droit. Et ce retour ne peut passer que par le désarmement des groupes armés récalcitrants, la levée de l’embargo et l’opérationnalisation des Forces Armées Centrafricaines (FACA).

Désarmement

 Le retour de la paix et de la sécurité sur toute l’étendu du territoire national ne sera possible que par le désarmement des groupes armés récalcitrants qui ne veulent pas s’aligner sur le processus Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement (DDRR). Nous pouvons citer entre autres les groupes armés tels que le FPRC de Nourredine Adam, le RPRC de Joseph Zoundéko et tant d’autres. Ce désarmement peut être pacifique, surtout pour les 09 groupes armés qui ont adhéré au processus DDRR, ou forcé pour les autres qui s’entêtent encore. Car, si le mot désarmement existe, il faut absolument le mettre en pratique pour permettre aux populations civiles de respirer un nouvel air après plus de trois (3) ans de souffrance.

Mais quand on parle de désarmement des groupes armés, on rencontre sur son chemin le fameux mur de Berlin qui est l’ONU en Centrafrique, à travers la Minusca. Aujourd’hui, les responsables de cette institution disent que le désarmement des groupes armés est urgent. Demain, ils parlent de dialogue comme solution à la résolution de la crise centrafricaine. Après demain, c’est un autre son de cloche. Mais que veut réellement la Minusca ? Et que cherche-t-elle ? Concernant exclusivement le désarmement , les Centrafricains que nous avons pu croiser dans les rues ont clairement fait savoir ceci : «  tant que les groupes armés récalcitrants ne seront pas désarmés et le regain de violence surviendra toujours en RCA. Nous allons mourir ensemble avec les Casques Bleus et leurs responsables. Nous fermerons l’aéroport et les voies terrestres. Comme ça, personne ne sortira. Les Casques Bleus qui ont dit qu’ils ne sont pas venus pour mourir à cause des Centrafricains, mourront ». Nous pensons que ce message est clair comme l’eau de roche. Et les responsables de la Minusca, principalement le représentant spécial du Secrétaire Général des Nations-Unies en Centrafrique, le patron de la Minusca, Parfait Onanga-Anyanga est bien averti. Il doit comprendre aujourd’hui que le désarmement est la condition sine qua non pour le retour définitif de la paix en RCA.

L’embargo

L’embargo sur les FACA et les armes à destination de la RCA est plus destructif que les armes elles-mêmes. Car à cause de cet embargo, les FACA ne peuvent être opérationnelles. Seuls les combattants des groupes armés ont le plein pouvoir de détenir des armes par devers eux. Les Centrafricains considèrent cet embargo comme l’épée de Damoclès qui est suspendue sur leur tête. Le Conseil de Sécurité des Nations-Unies à l’obligation de le lever avant qu’il ne soit trop tard. L’embargo a trop duré et joue en faveur des rebelles. Les têtes tombent et continuent de tomber sans que cela n’émeuve personne. Il est temps de mettre fin à ces désordres dont la cause est l’embargo. Car un embargo ne peut être imposé aux forces loyalistes pendant que les forces non conventionnelles se réarment au point de devenir très puissantes comme certaines puissances du monde. C’est vraiment inadmissible et intolérable. L’embargo sur les FACA et les armes à destination de la RCA doit être levé totalement et non partiellement.

Opérationnalisation des FACA

Aujourd’hui, les Centrafricains savent que c’est l’embargo qui empêche les FACA d’être opérationnelles. Mais cela ne peut perdurer ainsi. Le vœu des Centrafricains, exprimé lors des Consultations Populaires à la Base, puis au Forum National de Bangui doit se concrétiser. La Communauté internationale avait apprécié à sa juste valeur ces Consultations Populaires à la Base. Qu’en est-il aujourd’hui ? Rendre opérationnelles, les FACA en les déployant sur toute l’étendu du territoire national, était et demeure l’une des recommandations fortes du FNB. Donc , la fameuse mission européenne dénommée EUTM, censée donner une formation opérationnelle aux FACA, doit les rendre opérationnelle après leur formation. C’est ce que le peuple centrafricain attend de pied ferme. Les  FACA doivent être dotées de leurs outils de travail. Une erreur de l’EUTM ne sera tolérée par les Centrafricains car ils prêtent leurs oreilles à tout ce qui se passe aujourd’hui dans cette mission européenne de training.

Au finish, désarmer les groupes armés récalcitrants, lever l’embargo et opérationnaliser les FACA, demeurent les attentes du peuple centrafricain. Et c’est cela qui favorisera le retour de la paix définitivement en Centrafrique et de la réconciliation nationale.

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA 

 

 

CERTAINS MEMBRES DU GOUVERNEMENT SARANDJI ROULENT DANS LES VOITURES DE COMMANDEMENT SANS PLAQUE D’IMMATRICULATION …

 

Plus de trois (3) mois après la formation du gouvernement du Premier ministre, Simplice-Mathieu Sarandji, certains membres de son tout premier gouvernement post transitionnel et démocratique, roulent dans des voitures sans plaques d’immatriculation. Et ce, au vu et au su des banguissois et banguissoises, y compris des étrangers. Est-ce possible sous d’autres cieux ?  Et combien coûte la confection ou la fabrication d’une ou des plaques d’immatriculation pour le gouvernement centrafricain ? Faut-il toujours tendre la main à l’extérieur pour que ces voitures de commandement des ministres en question, soient dotées de plaques d’immatriculation ? Autant d’interrogations qui dépassent tout entendement humain.

Des ministres de la République qui roulent dans des voitures de commandement sans plaques d’immatriculation, c’est incroyable dans un Etat souverain et surtout dit de droit. Mais, il n’y a qu’en RCA, où tout est permis et tout est possible. Ces ministres là ont-ils la conscience tranquille ? Ne peuvent-ils pas mettre la main dans la poche pour confectionner les plaques d’immatriculation ?

En roulant, en circulant dans des voitures de commandement sans plaques d’immatriculation, quel exemple donnent-ils aux propriétaires des voitures privés, aux conducteurs des taxis et bus ? C’est le nœud du problème. Car, un ministre au même titre qu’un citoyen lambda, n‘est pas au-dessus des lois de la République. Alors comment comprendre qu’après plus de trois (3) mois, certains ministres continuent de rouler dans des voitures de commandement sans plaques d’immatriculation ? Sommes-nous aujourd’hui, retombés dans la jungle au Moyen Age ? C’est vraiment impensable, et pourtant, c’est la triste réalité que nous constatons avec le gouvernement du Premier ministre Sarandji. C’est bien dommage pour l’image de marque de l’Exécutif légitime et démocratique du pays. La transition se poursuit malheureusement avec son désordre et sa anarchie.                              Le Petit YEKOA

 

 

DE LA DEMONSTRATION AERIENNE A LA MONTEE EN PUISSANCE : QUE PEUT-ON ESPERER DU NOUVEAU MANDAT DE LA MINUSCA ?

 

Plus de onze (11) milles Casques-Bleus, avec des chars, des hélicoptères, des armes de tout calibre, qui n’arrivent pas à maîtriser le minimum de la situation sécuritaire depuis plus de trois (3) ans, cela nous paraît très ridicule. La démonstration aérienne qui avait eu lieu à Damara, entre la Sangaris et la Minusca, a démontré bel et bien que les Casques-Bleus déployés en RCA sont les purs produits du hasard. Quelle différence existe-t-il entre les formations militaires qui se font en Europe aussi bien qu’en Afrique ?  Pourtant il y’a autant de généraux au sein de la Minusca. Comment ont-ils été formés dans leurs pays ? Dans tout Etat au monde, l’armée de l’air fait partie intégrante des différents corps de l’armée. Est-ce à dire que parmi ces nombreux Casque-Bleus, n’y a-t-il pas certains qui maîtrisent le domaine aérien ?

En plus de cela, Parfait Onanga Anyanga vient de souligner que : « la Minusca va monter en puissance ». Ce propos donne immédiatement raison à la population centrafricaine en général, et la presse en particulier qui ne cesse de dénoncer l’hypocrisie et l’incompétence avérée des Casques-Bleus de la Minusca, face à l’attaque des groupes armés. Quels sont les actes concrets que les Casques-Bleus ont posé, si, ce n’est que maintenant que la Minusca va monter en puissance ? Nous sommes fatigués d’entendre ces genres de propos fabriqués de toutes pièces, et qui ne font qu’enfoncer le clou. « Pleine capacité opérationnelle », « Mise en garde », « villes sans armes ». Quels sont les véritables changements opérés par la Minusca, si les populations civiles continuent de mourir comme des mouches, de vivre dans les sites des déplacés comme des animaux sauvages, en menant une vie ultra précaire ?

Même qu’il pleuve, qu’il vente ou qu’il neige, ce nouveau mandat de la Minusca n’aura aucun impact dans la vie des populations civiles centrafricaines. Ce qui est sûr, ce sont les mêmes spectacles que nous allons vivre au quotidien. Ce ne sont ni les populations civiles soudanaises et congolaises qui nous démentiront. Elles en ont vu de toutes les couleurs quant à l’inefficacité et l’incompétence des soldats onusiens. Les Casques-Bleus sont là, alors que des têtes tombent et continuent de tomber jusqu’à l’infinie. Dans ce cas d’espèce, que peut-on espérer du nouveau mandat de la Minusca en RCA ? La RCA ne sera jamais une nation souveraine à l’allure où vont les choses. Dans quel pays au monde un Etat souverain ne dispose t-il pas de son armée nationale ? Les nouvelles autorités du pays sont roulées dans la farine par les Nations Unies qui bloquent tout processus de développement à travers l’embargo qui pèse sur les armes à destination de la RCA.

Bénistant MBALLA.

 

 

Sa Majesté le Roi Mohammed VI, roi du maroc, s’est adresse a son peuple  à l’occasion de la Fête du Trône le 30 juillet 2016

 

 

 

Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste, a adressé, le samedi 30 juillet 2016, un discours à la Nation à l’occasion de la Fête du Trône, qui coïncide cette année avec le 17ème anniversaire de l’accession du Souverain au Trône de Ses glorieux ancêtres.

Voici le texte intégral du discours royal:.

« Louange à Dieu,.

Paix et Salut sur le Prophète, Sa Famille et Ses Compagnons.

Cher peuple,.

Les années se suivent et se succèdent depuis que, avec l’aide et la bénédiction de Dieu, Nous avons assumé la charge de présider à tes destinées. C’est une mission exaltante à la mesure de l’honneur qui Nous échoit de te servir. Elle est considérable au regard des responsabilités qu’elle implique pour Nous devant Dieu et devant l’Histoire, colossale au vu des engagements qu’elle induit à l’égard de l’ensemble des Marocains.

Nous célébrons aujourd’hui le dix-septième anniversaire de la Glorieuse Fête du Trône, encore plus fiers des liens indéfectibles de la Beia et de la parfaite symbiose qui nous unissent, plus déterminés à poursuivre le travail engagé pour concrétiser tes aspirations légitimes.

Ce que Je souhaite pour tous les Marocains, où qu’ils soient, dans les villages comme dans les villes, ou dans les régions enclavées et éloignées, c’est de faire en sorte qu’ils puissent mener une vie digne au présent, envisager l’avenir avec sérénité et confiance, vivre dans la sécurité et la stabilité constantes, en gardant à l’esprit que la jouissance des droits va de pair avec l’accomplissement des devoirs.

Cher peuple,.

Nous avons réussi, au cours des dix-sept dernières années, à réaliser des réformes politiques profondes, des chantiers économiques majeurs et des projets de développement humain qui ont changé la physionomie du Maroc.

Toutefois, beaucoup reste à faire, surtout en cette période où nous sommes au seuil d’une nouvelle étape qui s’amorcera avec les prochaines élections législatives.

Ayant la charge de veiller au respect de la Constitution, au bon fonctionnement des institutions et à la protection du choix démocratique, Je ne participe à aucune élection et n’adhère à aucun parti. Car Moi, Je suis le Roi de tous les Marocains, candidats, électeurs et aussi ceux qui ne votent pas.

Je suis également le Roi de toutes les formations politiques, sans discrimination ou exclusion. Comme Je l’ai affirmé dans un précédent discours, le seul parti auquel Je suis fier d’appartenir, c’est le Maroc.

Partant, la personne du Roi jouit d’un statut particulier dans notre système politique. Tous les acteurs, candidats et partis confondus, doivent, donc, se garder de l’instrumentaliser dans quelque lutte électorale ou partisane que ce soit.

Nous sommes face à un tournant décisif pour remettre les choses à leur place: En passant d’une étape où les partis se servaient des élections comme mécanisme d’accès à l’exercice du pouvoir, à une autre étape où le dernier mot revient au citoyen qui doit assumer ses responsabilités pour ce qui est de choisir les élus et de leur demander des comptes.

C’est le citoyen -et non les partis et les candidats- qui est l’élément le plus important de l’opération électorale. Il est la source du pouvoir qu’il leur délègue. Il a aussi le pouvoir de leur demander des comptes ou de les remplacer en fonction de leur prestation pendant la durée de leur mandat.

Aussi, Je lance un appel à tous les électeurs pour qu’ils écoutent leur conscience et gardent à l’esprit l’intérêt de la Nation et des citoyens au moment du vote, loin de toute autre considération, de quelque nature qu’elle soit.

J’invite aussi les partis politiques à présenter des candidats remplissant les conditions de compétence et d’intégrité, et animés par le sens des responsabilités et le souci de servir le citoyen.

En effet, les partis de la majorité sont tenus de défendre le bilan de leur action pendant la période de leur exercice du pouvoir. En revanche, les partis de l’opposition doivent formuler une critique constructive et proposer des alternatives raisonnables, dans le cadre d’une compétition responsable pour trouver des solutions concrètes aux préoccupations et aux problèmes réels des citoyens.

Pour sa part, l’Administration, qui supervise les élections, sous l’autorité du Chef du gouvernement, et la responsabilité du ministre de l’intérieur et du ministre de la justice et des libertés, est appelée à remplir le devoir qui lui incombe de garantir l’intégrité et la transparence du processus électoral.

Si certaines irrégularités devaient se produire, comme c’est le cas dans toutes les élections, elles devraient être traitées, conformément à la loi, par les autorités judiciaires compétentes.

Mais ce qui est étonnant, c’est de voir certains se livrer, dans leur quête des voix et de la sympathie des électeurs, à des pratiques qui sont contraires aux principes et à l’éthique de l’action politique, proférer des déclarations et utiliser des termes préjudiciables à la réputation du pays et attentatoires à l’inviolabilité et à la crédibilité des institutions.

Je saisis cette occasion pour attirer l’attention sur des agissements et des dépassements graves commis en période électorale. Il faut les combattre, et en sanctionner les auteurs.

En effet, dès que la date des élections approche, on assiste à une frénésie quasi-résurrectionnelle où règne le chacun pour soi, et où personne ne connaît plus personne. Tous, gouvernement et partis, électeurs et candidats, perdent la tête et sombrent dans un chaos et dans des luttes qui n’ont rien à voir avec la liberté de choix incarnée par le vote.

Là, Je dis à tout le monde, majorité et opposition : Assez de surenchère patriotique dans des règlements de compte personnels ou la quête d’intérêts partisans étriqués!

Cher peuple,.

La représentation des citoyens au sein des différentes institutions et des diverses instances est une lourde responsabilité. Elle requiert la sincérité, le sens des responsabilités et la volonté de servir le citoyen, en plaçant ce devoir au-dessus de toute autre considération.

Comme Nous l’avons souligné à maintes reprises, assumer une responsabilité exige de chacun de respecter le nouveau concept d’autorité que Nous avons lancé dès Notre accession au Trône.

Notre conception de l’autorité est une doctrine de pouvoir qui, contrairement à ce que pensent certains, ne se limite pas uniquement aux walis, aux gouverneurs et à l’Administration territoriale. Elle concerne aussi quiconque détient un pouvoir, qu’il soit un élu ou qu’il exerce une responsabilité publique, quelle qu’elle soit.

Le nouveau concept d’autorité signifie l’interpellation et l’exigence de reddition des comptes, qui s’opèrent à travers les mécanismes de régulation et de contrôle et l’application de la loi. Pour les élus, cela passe par les élections et la quête de la confiance des citoyens.

Notre concept d’autorité se fonde aussi sur la lutte contre toutes les formes de corruption: dans les élections, l’Administration, la Justice, etc. Le manquement au devoir est aussi une forme de corruption.

Par ailleurs, la corruption n’est pas une fatalité, pas plus qu’elle n’a fait partie un jour du caractère des Marocains. Or la notion de corruption a tellement été galvaudée et quasiment normalisée dans la société.

En fait, personne n’en est exempt, hormis les prophètes, les messagers et les anges.

Il faut souligner ici que la lutte contre la corruption ne doit pas faire l’objet de surenchères.

Nul ne peut y arriver tout seul, qu’il s’agisse d’un individu, d’un parti, ou d’une ONG. Mieux encore, personne ne doit s’aviser de chercher par ses propres moyens à éliminer la corruption ou à redresser les travers, hors du cadre de la loi.

La lutte contre la corruption est l’affaire de l’Etat et de la société : l’Etat avec ses institutions, à travers l’opérationnalisation des dispositifs juridiques de lutte contre ce phénomène dangereux, la criminalisation de toutes ses manifestations et la répression sévère des prévaricateurs ; la société dans toutes ses composantes, en réprouvant cette pratique, en dénonçant ses auteurs et en inculquant le devoir de s’en démarquer, tout en gardant à l’esprit les principes de notre sainte religion et les valeurs marocaines authentiques que sont la vertu, la probité et la dignité.

Cher peuple,. 

Nous avons la conviction que le progrès politique, aussi avancé soit-il, restera insuffisamment productif s’il ne s’accompagne de la dynamisation du développement.

Pour Nous, le développement se fonde sur la complémentarité et l’équilibre entre les dimensions économique, sociale et environnementale.

De même, la volonté de relever les défis multiples et interconnectés en matière de développement, nécessite de la part de tous les Marocains, individuellement et collectivement, d’adhérer au combat économique décisif qui est en cours dans le monde.

De fait, le progrès auquel Nous aspirons pour notre pays ne se résume pas uniquement à des indicateurs qui, souvent, méconnaissent la trajectoire et les spécificités propres à chaque pays. Nous voulons plutôt que cet essor se traduise par une véritable transformation économique et sociale, dont les fruits profitent à tous les citoyens.

Si nous sommes en droit d’être fiers des acquis engrangés en matière de développement, tous les acteurs des secteurs public et privé doivent, néanmoins, redoubler d’efforts pour hisser le Maroc à un nouveau seuil de progrès parmi les pays émergents dont Nous avons défini auparavant les caractéristiques.

Ceci requiert un travail sérieux pour relever la compétitivité de l’économie nationale, et assurer l’évaluation objective des politiques publiques et la mise à jour continue des stratégies sectorielles et sociales.

En dépit des contraintes liées tantôt à la conjoncture internationale, tantôt à l’économie nationale, le Maroc, Dieu en soit loué, avance continuellement, sans pétrole ni gaz, mais bien grâce à la vigueur et au labeur de ses enfants.

La meilleure preuve en est le nombre croissant des sociétés internationales comme Peugeot, des firmes chinoises qui réalisent le projet stratégique de la zone industrielle à Tanger sur une superficie variant entre 1000 et 2000 hectares, et des compagnies russes et bien d’autres encore, qui ont décidé d’investir au Maroc et de débourser des millions pour financer leurs projets.

Ces sociétés ne peuvent risquer leur argent sans avoir la certitude de faire de bons placements. Mieux encore, elles connaissent et apprécient à leur juste valeur la sécurité et la stabilité dont jouit le Maroc, et les perspectives qu’il offre à leurs investissements.

En outre, de nombreuses firmes mondiales ont exprimé l’intérêt d’investir dans le projet « Noor-Ouarzazate », considéré comme la plus grande station d’énergie solaire au monde.

Il y a aussi de plus en plus d’étrangers qui choisissent le Maroc pour y résider et s’y installer, plus particulièrement des Français et des Espagnols, dont certains créent des sociétés privées.

Ces étrangers vivent en toute sécurité et en toute quiétude, sous la protection du Commandeur des Croyants et la responsabilité de l’Etat marocain. Les Marocains les accueillent et les traitent avec cordialité et beaucoup d’estime.

Avec la même volonté et la même détermination, Nous œuvrons à garantir la sécurité et la sûreté des Marocains, à préserver la stabilité du pays et à maintenir l’ordre public.

Cher peuple,. 

Le maintien de la sécurité est une grande responsabilité qui s’étend au-delà du temps et de l’espace. C’est une charge suprême qui nous incombe à tous.

A cet égard, Je tiens à exprimer aux différents Services de sécurité Notre considération pour les efforts inlassables et les sacrifices énormes qu’ils consentent dans l’accomplissement de leur devoir national.

Je salue également l’efficacité qui caractérise l’action qu’ils mènent pour anticiper et mettre en échec les menées terroristes qui tentent désespérément d’effrayer les citoyens et de porter atteinte à la sécurité et à l’ordre public.

Nous avons conscience des conditions difficiles dans lesquelles travaillent les femmes et les hommes de la Sécurité, en raison de l’insuffisance des moyens à leur disposition. En effet, ils sont à pied d’œuvre de jour comme de nuit, vivent sous pression et s’exposent au danger dans l’exercice de leurs fonctions.

Aussi, Nous invitons le gouvernement à assurer à l’Administration sécuritaire les ressources humaines et financières qui lui sont nécessaires pour remplir ses missions comme il se doit.

Il importe également de poursuivre la moralisation de l’Administration sécuritaire et de l’assainir de tout ce qui est de nature à écorner sa réputation et à ternir les efforts considérables que ses éléments déploient au service des citoyens.

La crédibilité des opérations sécuritaires requiert de la rigueur et de la fermeté envers les criminels et les apologistes de l’extrémisme et du terrorisme, et ce, dans le cadre du respect de la loi, des droits et des libertés, et sous le contrôle de la Justice.

Face à la multiplication des défis sécuritaires et des complots ourdis contre notre pays, J’appelle à la mobilisation et à la vigilance constantes.

Par ailleurs, J’insiste sur la nécessité d’assurer la coordination entre les Services de sécurité, internes et externes, avec les Forces Armées Royales dans toutes leurs composantes et avec les citoyens. Car chacun est responsable lorsqu’il s’agit des Causes de la Nation.

En effet, la sécurité du Maroc est un devoir national qui ne souffre aucune exception, pas plus qu’elle ne doit être l’enjeu de luttes byzantines ou l’objet de négligence ou de laxisme dans l’accomplissement du devoir qu’elle implique. Elle exige plutôt de l’émulation constructive dans la préservation de l’unité, de la sécurité et de la stabilité de la patrie.

Il n’y a, en effet, aucun mal à ce que l’Etat soit fort de ses hommes et de sa sécurité, et que les Marocains soient mobilisés pour défendre les Causes de leur pays.

Sur le plan extérieur, la coopération et la coordination des Services sécuritaires de notre pays avec leurs homologues dans un certain nombre d’Etats frères et amis, ont contribué à déjouer de nombreux attentats terroristes et à épargner de grands drames humains à ces pays.

Cher peuple,. 

Notre intérêt pour les questions qui préoccupent les citoyens à l’intérieur du Maroc, n’a d’égal que l’attention que Nous réservons aux affaires des membres de la Communauté résidant à l’étranger.

En effet, Nous apprécions à sa juste valeur leur contribution au développement de leur pays et à la défense de ses intérêts supérieurs.

Nous sommes fier aussi de leur attachement à leur patrie et du nombre croissant de ceux qui, chaque année, se font un devoir de rentrer retrouver les leurs, en dépit de la fatigue et des désagréments du voyage et des difficultés qu’ils rencontrent.

Nous leur renouvelons et réaffirmons, chaque fois et en toute occasion, nos remerciements et soulignons la nécessité de s’occuper comme il se doit des questions qui les touchent, que ce soit à l’intérieur de la patrie ou dans les pays de résidence. En cela, il n’y a pas d’exagération de notre part car, en réalité, ils le méritent amplement et bien plus.

Il Nous a déjà été donné d’insister sur la nécessité d’améliorer les prestations qui leur sont fournies et de nous enquérir de certains modèles de services adoptés à cette fin.

Mais, en dépit des réformes et des dispositions qui ont déjà été prises, celles-ci demeurent insuffisantes. D’où la nécessité de faire preuve d’un plus grand sérieux et d’un engagement plus fort de la part des consuls et des fonctionnaires pour être au service de la communauté et de ses affaires.

Cher peuple,. 

La politique extérieure de notre pays s’appuie sur la diplomatie de la parole et de l’acte, tant en ce qui concerne la défense de la marocanité du Sahara que pour ce qui est de la diversification des partenariats ou de l’implication dans les questions et les problématiques internationales d’actualité.

Si certains ont tenté de faire de 2016 « une année décisive », le Maroc a, pour sa part, réussi à en faire « l’année de fermeté » concernant la préservation de son intégrité territoriale. En effet, forts de notre foi en la justesse de notre Cause, nous avons fait face, avec la plus grande fermeté, aux déclarations fallacieuses et aux agissements irresponsables qui ont entaché la gestion du dossier du Sahara marocain. Nous avons également pris les mesures qui s’imposaient pour stopper ces dérapages périlleux.

Nous continuerons à défendre nos droits et nous prendrons les mesures nécessaires pour contrer tout dérapage à venir. Nous ne céderons à aucune pression ou tentative d’extorsion dans une affaire qui est sacrée pour tous les Marocains.

Néanmoins, le Maroc restera ouvert et constamment disposé au dialogue constructif pour parvenir à un règlement politique définitif de ce conflit artificiel.

A cet égard, Je tiens à inviter à nouveau tous les citoyens à rester vigilants et mobilisés pour contrecarrer les manœuvres des adversaires du Maroc, rendus enragés et fous furieux par le développement et l’essor que connaît le Sahara marocain.

Toutes les conspirations, masquées et dévoilées, ne réussiront pas à entamer notre détermination à poursuivre la mise en œuvre du modèle de développement suivi dans nos provinces du sud.

En effet, les projets de développement que Nous avons lancés dans la région, et les opportunités offertes par la régionalisation avancée pour favoriser une implication effective des populations dans la gestion de leurs affaires, feront de la région du Sahara un pôle économique intégré. Elle pourra ainsi jouer le rôle historique qui est le sien en tant que trait d’union et de plaque-tournante pour les échanges entre le Maroc et sa profondeur africaine, et aussi avec les pays du Nord.

Cher peuple,.

La diplomatie de l’acte joint à la parole que poursuit notre pays n’aurait pas, à elle seule, donné les résultats escomptés, sans la crédibilité dont jouit le Maroc dans ses relations internationales.

Voilà pourquoi le pays a entrepris de diversifier ses partenaires. Il ne s’agit pas d’une posture conjoncturelle ou d’une réaction à chaud dictée par des calculs et des intérêts passagers. C’est plutôt un choix stratégique qui est en phase avec l’évolution du Maroc, et qui tient compte des mutations qui s’opèrent dans le monde.

Ceci reflète la place qu’occupe notre pays en tant que partenaire respecté et sollicité. Cette position, il la doit à son modèle politique et développemental et au rôle qui est le sien en tant qu’acteur majeur dans la consolidation de la sécurité et de la stabilité dans la région, et dans la défense des causes qui intéressent l’Afrique.

Comme Je l’ai dit précédemment, le Maroc n’est la chasse gardée d’aucun pays. Pour autant, cette ouverture ne signifie nullement un changement de cap. Elle ne se fera jamais au détriment de ses partenaires. En effet, le Maroc reste fidèle à ses engagements, attaché à ses alliés historiques.

C’est dans ce contexte que s’inscrit le Sommet qui Nous a réuni, en Avril dernier, avec les dirigeants des Etats du Conseil de Coopération du Golfe. Cette rencontre a permis de consolider le partenariat Maroc / Etats du Golfe en tant que rassemblement stratégique unifié, tout en posant de solides fondations pour un modèle unique d’alliance arabe.

De même, le Maroc ne ménage aucun effort pour renforcer le partenariat stratégique solidaire sud/sud, surtout avec nos frères africains, tant au plan bilatéral qu’au niveau des communautés régionales des Etats d’Afrique de l’Ouest.

Et c’est précisément pour conforter cette politique africaine sincère que Nous avons annoncé au cours du 27ème Sommet africain, la décision du Maroc de réintégrer sa famille institutionnelle africaine.

Il est évident que cette décision ne signifie en aucune manière le renoncement du Maroc à ses droits légitimes, ou la reconnaissance d’une entité fictive dénuée des attributs les plus élémentaires de souveraineté, et qu’on a fait entrer au sein de l’Organisation de l’Unité africaine, en violation flagrante de sa Charte.

Le retour de notre pays à sa place naturelle traduit notre volonté de défendre nos intérêts et ceux de l’Union africaine, et de renforcer les domaines de coopération avec nos partenaires, tant au niveau bilatéral que régional.

Il permettra, en outre, au Maroc de s’ouvrir sur de nouveaux espaces, surtout en Afrique orientale et équatoriale, et de conforter sa position en tant qu’élément de sécurité et de stabilité, et en tant qu’acteur œuvrant en faveur du développement humain et de la solidarité africaine.

Je saisis cette occasion pour adresser mes plus vifs remerciements à tous les Etats frères qui se sont tenus aux côtés du Maroc dans la défense de son intégrité territoriale, et qui ont favorablement accueilli sa décision de regagner sa famille institutionnelle. Il s’agit en particulier des Chefs d’Etat des 28 pays ayant signé la motion, et des autres pays amis qui ont apporté leur concours à cette initiative.

Nous tenons également à exprimer Notre considération et Notre reconnaissance à la République du Rwanda qui a accueilli ce Sommet, et à son Président, Son Excellence Monsieur Paul Kagamé, pour le soutien et la coopération qu’ils nous ont apportés.

Outre l’ouverture sur des espaces politiques et économiques majeurs, comme la Russie, la Chine et l’Inde, nous œuvrons au renforcement de nos partenariats stratégiques avec nos alliés que sont la France et l’Espagne. Parallèlement, nous nous employons conjointement avec l’Union Européenne, à poser des fondations solides pour le développement du partenariat traditionnel qui nous unit.

Notre option pour la diversification des partenariats se fonde sur le respect mutuel et l’engagement à œuvrer au renforcement de la coopération sur une base gagnant-gagnant. Cet esprit est reflété dans les accords stratégiques qui ont été signés et qui couvrent des domaines vitaux comme l’énergie, les infrastructures, le développement des échanges agricoles, la lutte anti-terroriste, la coopération militaire et bien d’autres.

Cher peuple,.

Le souci qui anime le Maroc de diversifier ses partenaires n’a d’égal que sa ferme volonté d’être partie prenante dans les différentes questions et les diverses problématiques de l’heure.

En effet, le Maroc est un partenaire efficace dans la lutte anti-terroriste, que ce soit au niveau de la coopération sécuritaire avec un certain nombre de pays frères et amis ou à travers son modèle singulier en matière de gestion de la question religieuse.

C’est ce qui l’a habilité à co-présider avec la Hollande le Forum mondial de lutte contre le terrorisme.

Par ailleurs, notre pays est fortement impliqué dans les efforts internationaux destinés à faire face aux changements climatiques. A cet égard, il abritera en novembre prochain la vingt-deuxième Conférence des Etats membres à la Convention des Nations Unies sur le changement climatique.

C’est une occasion de mettre en évidence l’engagement du Maroc à travailler pour la mise en œuvre de l’Accord de Paris et à continuer à soutenir les pays en développement en Afrique et les petits Etats insulaires, qui sont les plus affectés par les retombées du changement climatique.

En tant que pays agissant dans le domaine de la coopération triangulaire, le Maroc place en tête de sa politique la volonté d’orienter l’action internationale dans un sens permettant de porter plus d’intérêt aux questions de développement, plus spécialement en Afrique.

Cher peuple,.

Notre travail ne se focalise pas trop sur le bilan et les réalisations, mais plutôt sur l’impact qu’il laisse sur les conditions de vie des citoyens en vue de leur amélioration.

De fait, Nous plaçons la dimension humaine en tête des priorités. Car, en définitive, ce qui importe pour Nous, c’est le citoyen marocain, et l’Homme en général, où qu’il soit.

Nous rendons grâce au Très-Haut de nous avoir permis de faire du Maroc ce qu’il est aujourd’hui: un espace pour les chantiers de construction et de développement et une oasis de sécurité et de stabilité, et ce, en dépit des contraintes d’un contexte international marqué par la multiplication des crises et la montée des tensions.

En cette glorieuse occasion, Nous tenons à exprimer Notre considération et Nos remerciements à toutes les forces vives et à tous les Marocains libres et jalousement attachés à leur patrie, pour leur implication forte, à Nos côtés, dans l’édification du Maroc de l’unité, de la liberté et du progrès et pour leur opposition ferme aux complots abjects orchestrés contre notre pays.

Nous rendons, également, hommage aux Forces Armées Royales, à la Gendarmerie Royale, aux Forces Auxiliaires, à la Sûreté nationale, à la Protection civile et à l’Administration territoriale pour leur dévouement et leur mobilisation constante en vue de défendre l’unité et la souveraineté du pays et pour veiller sur sa sécurité et sa stabilité.

Nous prions le Très-Haut de nous accorder aide et soutien dans la conduite de la mission que Nous ont léguée Nos Ancêtres, dont Nous invoquons avec une grande déférence et un profond recueillement la mémoire immaculée, avec à leur tête, Notre Vénéré Grand-Père, Sa Majesté le Roi Mohammed V et Notre Auguste Père, Sa Majesté le Roi Hassan II, que Dieu ait leurs âmes, ainsi que le souvenir de tous les valeureux martyrs de la patrie.

Nous poursuivrons notre marche collective, avec beaucoup de rigueur et de détermination, pour la grandeur du Maroc et au service de ses enfants.

Tu me trouveras, cher peuple, comme tu M’as toujours connu, Ton premier Serviteur, faisant miennes tes préoccupations et tes Causes et réceptif à tes aspirations, en tout temps et en tout lieu.

« Dis, voici mon chemin. J’en appelle à Dieu, moi et ceux qui me suivent en toute clairvoyance. » Véridique est la parole de Dieu.

 

Wassalamou alaikoum warahmatoullahi wabarakatouh ».

 

 

 

ALI DARAS, NOURREDINE ADAM, AROUN GAYE, « 50-50 », FORCE …

SONT-ILS DES SEIGNEURS DE GUERRE OU DE VULGAIRES PERSONNAGES ?

 

La crise centrafricaine, déclenchée par la nébuleuse coalition Séléka, a fait naître des hors-la-loi, des malfrats des bandits de grand chemin. Ils ne se comptent plus au bout des doigts, car nombreux comme le sable au bord du fleuve Oubangui en pleine saison sèche. De Bambari à Kaga-Bandoro, en passant par Bria, Ndélé, Birao pour arriver enfin au Km5 en pleine capitale, les noms de Nourredine Adam, Ali Daras, Aroune Gaye, « 50-50 », Zoundéko, Alkatim, pour ne citer que ceux-là sont sur les lèvres des Centrafricains. Même un bébé qui se trouve encore dans le ventre de sa mère connait d’avance ces va-t-en-guerre avant de voir la lumière du jour. Et Centrafric Matin s’interroge en ces termes : Ali Daras, Nourredine, Aroun Gaye, Kapi Alias « 50-50 », Force Alkhatim, Zoundéko … sont-ils réellement des seigneurs de guerre ou des personnes vulgaires ?

La réponse à cette question revient à qui de droit. Mais pour notre part, nous osons croire que c’est nous les Centrafricains qui les avons élevés à ce stade. C’est nous qui leur avons décerné ce titre honorifique, raison pour laquelle ils se croient tout permis et au-dessus de la loi centrafricaine. Car, chaque jour qui passe, on leur tend des micros par-ci, par-là. Ils s’expriment sur des ondes comme bon leur semble, reléguant même les autorités élues démocratiquement par le peuple centrafricain au second rang. Ils leur dictent des lois et des voies à suivre. Tout se passe comme s’ils sont devenus les maîtres de la République centrafricaine. Même pour dialoguer avec eux ils posent certaines conditions. La Communauté Internationale qui est censée aider la République centrafricaine à sortir dans cette crise larvée, se plie aussi à leurs exigences. Elles les bercent, les dorlotent comme un bébé.

Quand les Nations-Unies organisent une réunion ou une rencontre avec ces malfrats dans une région du pays ou dans la capitale Bangui, ils exigent de cette organisation qu’ils soient acheminés en avion, en TGV  ou en métro au lieu des rencontres. Alors qu’avant cette crise, aucun d’entre d’eux n’a voyagé ou fait un déplacement en avion, en TGV ou en métro. Et à chaque fois leurs exigences sont prises en compte, au détriment des attentes du peuple centrafricain. Certaines ambassades à Bangui leur délivrent des visas, leur paient des billets d’avion aller-retour, ainsi que des titres de séjour. Ce n’est pas l’ambassade de France à Bangui qui nous démentira à ce sujet car les témoignages des habitants du Km5 qui nous parviennent en disent long. Et c’est triste pour une grande puissance qu’est la France.

Tous ces faits évoqués ci-dessus ont fait que les bandits de grand chemin cités nommément ci-haut, se croient être des seigneurs de guerre, alors qu’en réalité, ils ne valent absolument rien. Ce sont des coquilles, des tonneaux vides qui s’enrichissent sur le dos des Centrafricains et exploitent la naïveté des hommes de troupes, avec la complicité de leurs acolytes dont certains occupent des postes de responsabilités dans l’administration centrafricaine. Avant le déclenchement de la crise, beaucoup d’entre eux étaient nus comme un ver de terre, de véritables clochards. Même des fous vivaient mieux qu’eux. Aujourd’hui, ils sont des millionnaires, des milliardaires par l’argent du diamant de sang et de bois de sang. Ils ont des gardes de corps et leur domicile est hautement sécurisé par leurs combattants, comme si c’est le Pentagone aux Etats-Unis. Ils ne reçoivent que sur rendez-vous et haussent le ton devant des personnalités légitimes.

Ayant des armes par devers eux, ils se disent seigneurs de guerre ou se font attribuer ce titre. Mais pour notre part, ce sont de vulgaires personnes. Car une fois qu’ils seront mis sur le banc de touche, ils ne représenteront rien et ne pèseront même pas un gramme. Et à ce moment-là, ils abandonneront les armes au profit d’un métier noble. Mais tant que nous continuerons inlassablement à nous approcher d’eux, à les caresser dans le sens du poil, à les déplacer en métro, ils se considéreront comme des seigneurs de guerre, des  intouchables, des dieux sur terre, alors qu’ils sont des êtres humains comme nous et non des anges sataniques aux cieux.

Donc Aroun Gaye, Ali Daras, Nourredine ,Alkhatim, Zoundéko, « 50-50-« , Force … ne sont pas des seigneurs de guerre. Si nous nous arrêtons de les élever, ils seront rabaissés en une fraction de seconde et la crise prendra fin. Ils ne méritent pas autant de considérations.

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA.

 

 

DEPECHE RJDH-RADIOS COMMUNAUTAIRES

 

DES GROUPEMENTS DE BANGUI ET BEGOUA APPUYES PAR L’ONG AMI D’AFRIQUE

L’ONG Ami d’Afrique a mis en place un programme d’appui aux groupements de Bangui, Bimbo et Begoua qui œuvrent dans le maraichage, l’assainissement et les volailles. Ce projet est développé pour aider les groupements à relancer des activités génératrices de revenu, selon Ida Fabienne Daccoh, Agent de terrain à l’ONG Ami d’Afrique.

Renforcer ces groupements dans leurs activités, c’est l’objectif de ce projet selon Ida Fabienne Daccoh, agent-terrain à Ami d’Afrique, « pour cette activité, nous avons appris au groupement « Pika Yanga Da » comment faire l’élevage de volailles. Nous avons remis également des kits composés de brouettes, de bottes, de pailles et d’outils pour le nettoyage de la ville de Bangui, Bimbo et Begoua aux groupements » a-t-elle précisé.

Selon le superviseur des activités THIMO et de l’Association d’Epargne et de Crédit, Éric Beorofeï, l’ONG a appuyé 42 groupements dans le cadre de ce projet. Les résultats, selon la même source, sont satisfaisants, «les résultats des programmes étaient impressionnants pour la simple raison que nous avons assisté 26 groupements dans le domaine de la volaille, 10 groupements qui font la grande culture et les 06 autres groupements qui font le maraichage. Pour le moment tous ces groupements sont en phase de production », a présenté Éric Beorofeï.

Madeleine Yagoule-Tekpé, présidente du groupement «Pika Yanga Da si mon wara», un des bénéficiaires est satisfaite de ce programme, « nous avons décidé de nous réunir en groupement dans le but de nous lancer dans des activités génératrices de revenus. C’est ainsi que nous avons mené un plaidoyer auprès de l’ONG Ami d’Afrique et maintenant les activités se déroulement bien contrairement à l’année dernière», reconnait-elle.

Ce projet est mis en œuvre par l’organisation Ami d’Afrique avec l’aide de FAO en République Centrafricaine depuis février 2016.

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800 FEMMES RELIGIEUSES DE NEUF PAYS FRANCOPHONES, INITIEES A LA RESOLUTION DE CONFLIT

800 femmes leaders religieuses prennent part depuis lundi à la Faculté de Théologie Evangélique de Bangui (FATEB), à une conférence sur leur implication dans la résolution des conflits. Ces femmes sont venues de neuf pays francophones.

« Le rôle de la femme dans la résolution du conflit », est le thème de cette conférence. Ce thème a été choisi à la fin de la précédente conférence qui s’est tenue en Amérique en 2014. Pour Léa Ngaïdama, vice-présidente du présidium de la conférence des femmes religieuses, « il est mieux que la femme sache résoudre un conflit à partir de son entourage, par le moyen de dialogue, et aussi par l’initiation aux activités génératrices de revenu. La pauvreté fait partie des causes des différents conflits, qu’il faut combattre ».

La présence massive des femmes à cette conférence a marqué Antoinette Gassiro Zacko, une des participantes centrafricaines, qui s’est réjouit de l’enseignement sur la lutte contre la pauvreté, « nous avons appris les nouvelles approches de lutte contre la pauvreté. Je sais, maintenant transformer l’arachide en sirop, quelque chose que je ne savais pas. Je me réjouis de cela » a-t-elle confié.

La RCA abrite cette conférence suite à la crise qu’elle a connue, « cette rencontre est organisée expressément en Centrafrique parce que le pays a connu des moments difficiles. La couche sociale a été déchirée, il est important de compatir avec les Centrafricains, par notre présence dans le pays », a expliqué Léa Ngaïdama, vice-présidente du présidium de la conférence des femmes religieuses.

La conférence des femmes religieuses a été initiée en 2000 aux Etats Unis d’Amérique.

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LE RAPATRIEMENT, UNE SOLUTION EFFICACE POUR LE RETOUR DE LA PAIX EN CENTRAFRIQUE, SELON ARMEL SAYO PRESIDENT DE LA RJ

L’ancien ministre et président du mouvement armé Révolution Justice (RJ), Armel Ningatoloum Sayo appelle au rapatriement des combattants étrangers. Pour lui, le retour de la paix dans le pays dépend de cette opération. Il l’a dit lors d’une interview accordée vendredi dernier au RJDH.

RJDH: M Armel Ningatoloum Sayo (ANS), bonjour.

ANS : Bonjour !

Dans quel état se trouve aujourd’hui votre mouvement Révolution-Justice suite à la division qui l’a minée ces derniers temps ?

ANS : Révolution-Justice se porte à merveille. Il attend comme tous les groupes armés inscrits dans le processus DDRR, la réalisation de ce processus. Il n’ya pas division en notre sein mais quelques éléments égarés, se sont permis d’entretenir le désordre et le flou. Mais tout ceci n’a aucun effet sur la RJ qui se porte à merveille.

Comment vous vous organisez déjà pour le processus du DDRR ?

ANS : Depuis la signature des accords de Brazzaville puis du forum inter centrafricain de Bangui, tous les groupes armés sont censés se cantonner en respectant l’esprit de ces accords-là. Et bien, RJ est cantonnée en attendant la réalisation de ce processus comme je venais d’évoquer. N’empêche qu’il y ait des mouvements de gauche à droite parce que les gens sont dans leur zone de juridiction et dans leur région. Mais RJ reste prompte en ligne et attend vivre ce processus en toute sincérité et réalité.

Beaucoup de groupes armés sont hostiles au dernier R du DDR qui vise le rapatriement, qu’en pensez-vous ?

ANS : Je pense qu’il ne faudrait  pas qu’on se trompe d’analyse, parce que le pays a subi une crise et nous amorçons la résolution et donc ce R qui s’inscrit dans la suite logique du DDR est essentiel. Il ya eu beaucoup de combattants étrangers. Pour le retour de la paix, il faut que ceux-ci soient rapatriés.

Beaucoup sont ceux qui pensent qu’il y a des intentions cachées derrière cette hostilité !

ANS : Justement avec tout ce qui se passe dans le pays, nous n’arrivons plus à comprendre, si nous voulons la paix ou non.

Si nous voulons la paix, nous devons accepter de marcher avec les propositions qui nous ont été faites. Alors quand on est réticent devant ces propositions, on se pose des questions sur les intentions des uns et des autres.

Le président Faustin Archange Touadera envisage un dialogue après le processus DDRR, qu’en pensez-vous ?

ANS : Il n’a pas tord, je pense. Ce sera pour lui l’occasion de lancer un message de consolidation de paix dans le pays. C’est un engagement, c’est beaucoup d’investissements et d’implications également et donc maintenant, c’est prier toute la nation à vouloir consolider cet acte.

Le Conseil de Sécurité des Nations Unies vient de prolonger le mandat de la Minusca jusqu’au mois de novembre 2017, quelles sont vos attentes ?

A.S : L’importance de la présence de la Minusca est palpable aujourd’hui malgré les plaintes enregistrées. Prolonger son mandat n’est pas une mauvaise chose à partir du moment où nous n’avons pas encore notre armée.

Je vous Remercie

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 UNE CENTAINE DE DEPUTES REMET LEUR DECLARATION DE PATRIMOINE A LA COUR CONSTITUTIONNELLE DE TRANSITION

Une centaine de parlementaires ont à ce jour fait la déclaration de leur patrimoine à la cour constitutionnelle de transition. Cette information a été confirmée au RJDH par des sources bien informées au sein de la cour.

Selon les données en notre possession, cent trois (103) députés sur cent trente neuf  (139) ont déjà déclaré leur patrimoine à la cour constitutionnelle de transition. Il y a trente six (36) parlementaires qui, à l’heure actuelle, ne se sont pas encore soumis à cette exigence constitutionnelle. Le RJDH a tenté en vain d’avoir des précisions sur l’identité de cette trentaine de députés. « Il n’est pas possible que je mette à votre disposition la liste des députés ayant fait la déclaration de patrimoine. Sachez seulement que cent trois ont déjà fait cet exercice, nous attendons le reste », a confié un membre de la cour.

La déclaration de patrimoine des députés de la nation est une exigence constitutionnelle consacrée par l’article 66 de la loi fondamentale du 30 mars 2016 qui exige des parlementaires, la déclaration de leur patrimoine « dans les trente (30) jours qui suivent l’installation du Parlement, le Député et le Sénateur font, chacun en ce qui le concerne, une déclaration écrite de patrimoine déposée au greffe de la Cour Constitutionnelle qui la rend publique dans les huit (08) jours francs ».

Le nouveau parlement est installé depuis le 03 mai 2016. Selon la constitution, les députés avaient jusqu’au O3 juin pour se soumettre à cette exigence.

Selon les informations du RJDH, tous les membres du gouvernement Sarandji ont, au jour d’aujourd’hui remis leur déclaration de patrimoine à la Cour Constitutionnelle de Transition. La dernière déclaration est celle de la ministre des Affaires Sociales, Mme Virginie Baïkoua, déclaration enregistrée, selon nos sources, au greffe de la cour, le jeudi 28 juillet dernier.

Le Premier ministre qui jusqu’en mai dernier, n’avait pas encore déclaré son patrimoine, l’a déjà fait, selon des sources concordantes généralement bien informées.

Investi le 30 mars, le président Faustin Archange Touadéra a fait sa déclaration de patrimoine le 06 mai 2016. Selon l’article 39 de la constitution, le président de la République est astreint de déclarer son patrimoine au plus tard trente jours après son investiture tandis que le premier ministre et les membres du gouvernement, sont contraints par l’article 58 de la constitution de déclarer leur patrimoine avant leur entrée en fonction.

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 148 DEPLACES DE LA PAROISSE SAINT CHARLES LUANGA DE BEGOUA QUITTENT LE SITE

Les déplacés du site de Saint-Charles Luanga dans la commune de Begoua ont reçu des kits, le jeudi 28 juillet 2016 de la part du Haut-Commissariat des Nations-Unies pour les réfugiés. Un geste pour favoriser le retour dans les zones respectives de 148 déplacés rescapés sur le site de cette paroisse.

Dans l’enceinte de la paroisse Saint-Charles Luanga de Begoua, les endroits occupés par les déplacés sont quasiment vides. Toutes les tentes ont été enlevées et les locaux sont libres.

Tout est parti selon le Curé de la Paroisse, Père Anicet Senganambi, de plusieurs démarches menées auprès des organisations humanitaires et le gouvernement qui ont permis le retour de 148 personnes dans leurs zones respectives.

« On était en pourparlers avec le coordonnateur des déplacés, les organismes internationaux en charge des déplacés, principalement le HCR, y compris le département des affaires sociales. Et donc, c’est dans une ambiance fraternelle avec les déplacés, que le HCR a présenté les kits pour permettre aux déplacés de retourner dans leurs vies actives », a expliqué le Curé de la Paroisse.

La journée du jeudi 28 juillet 2016 a été marquée par la cérémonie de la remise des kits à la paroisse Notre D’Ame D’Afrique dans le 4ème arrondissement de Bangui en présence des responsables de la paroisse et la Ministre des Affaires Sociales.

Ces kits offerts par le Haut-Commissariat des Nations-Unies pour les Réfugiés sont constitués des bâches, des seaux d’eau, des ustensiles des cuisines, des nattes, et des couvertures.

Une somme symbolique de 500.000 francs CFA, de la part de la Députée de Begoua, Nadia Bea, a été remise pour encourager les déplacés de l’intérieur du pays à assurer leur transport.

Le site des déplacés de la paroisse Saint-Charles Luanga dans la commune de Begoua a enregistré plus de 24.000 déplacés en décembre 2013.

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 UN RETRAITE RELANCE SON ECONOMIE A TRAVERS LA PISCICULTURE ET LA CULTURE DES BANANES A BABOUA

La culture des bananes plantains et la pisciculture constituent un moyen de relance de l’économie familiale dans la ville de Baboua. Un agent de l’Etat admis à la retraite a témoigné sa détermination à en  faire une promotion après avoir tiré profits de ces activités.

Pierre Bouboudou, cet agent de l’Etat admis à la retraite, s’est lancé dans les activités de la pisciculture et de la culture des bananes plantains à Baboua. Pour lui, c’est une manière de combattre la pauvreté et l’insécurité alimentaire dans la région.

Après un an d’activité, cet homme témoigne avoir équilibré son économie familiale. «Mon objectif, c’est de répondre aux besoins de ma famille, d’abord à travers ma détermination. Je tiens le coup et voilà, mon économie est stable, même en étant à la retraite, je nourris les autres», a-t-il témoigné.

Il a par ailleurs relevé que la pisciculture est encore une autre activité qui lui rapporte de l’argent. « Tous les jours, je ravitaille une partie des habitants de Baboua avec du poisson. Malgré que l’insécurité demeure grandissante dans certaines villes, nous agissons afin d’écarter la famine », a expliqué  Pierre Bouboudou.

L’église Luthérienne de la ville de Baboua pense appuyer Pierre Bouboudou dans ses activités. « L’élevage de porcins, de caprins et des volailles entre en ligne de compte du projet qui sera financé par l’église Luthérienne», a fait savoir Pierre Bouboudou.

Les activités agricoles et d’élevage restent toujours fragilisées à Baboua suite à la présence des groupes armés.

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UNE NOUVELLE BOULANGERIE POUR LES HABITANTS DE BOUAR

Les habitants de Bouar se félicitent d’une boulangerie qui est désormais opérationnelle dans leur ville. Selon le propriétaire de la boulangerie, ce service sera d’offrir des pains industriels à la population. La ville ne dispose pas de boulangerie depuis plusieurs années.

Cyriaque Mamadou, propriétaire de cette boulangerie explique sa motivation.  « Avant, la ville de Bouar disposait de bons pains, mais toutes les boulangeries de la ville avaient disparu. Personne ne produisait du pain ici en dehors des gâteaux. Donc pour aider la population à avoir des pains de qualités et aussi pour me permettre d’avoir une source de revenu, j’ai décidé d’investir dans cette activité ».

La population de Bouar félicite cette initiative, mais demande une réduction sur le prix afin de permettre au revendeur d’avoir des bénéfices, « le pain ressemble au pain de Bangui et le prix aussi de 150FCFA, mais la seule différence est que c’est un peu lourd contrairement à celui de Bangui. Avant, nous mangeons des gâteaux communément appelé ‘’dô na guéré’’ qui sont le plus souvent pétri à pied par les propriétaires. Mais je suis très contente et satisfaite de ce nouveau pain et j’exhorte tous les habitants de Bouar à les consommer », a témoigné Catherine Monsongo, habitante de Bouar.

L’ouverture de cette boulangerie crée déjà des mésententes entre les fabricants des pains traditionnels et le nouveau boulanger.

Cette boulangerie est implantée après la disparition des autres comme Delpi, Cargo, Jolie bébé et la Boulangerie les Amis, depuis plus de 4 ans.

 

****** RJDH ******

 

 

RCA: LA CEMAC DEBLOQUE 04 MILLIARDS DE FRANCS CFA POUR

LE PROCESSUS DDR

 

 

Aider la Centrafrique sur le chemin d’un retour à une paix durable. C’est l’objectif affiché ce dimanche 31 juillet par les chefs d’Etat des six pays de la Cemac (la communauté des Etats d’Afrique Centrale) en conclusion d’un sommet qui se tenait à Malabo, en Guinée équatoriale. Les pays de la Cemac ont décidé de mettre sur la table 4 milliards de francs CFA (soit environ 6 millions d’euros) pour aider à financer le processus de DDR, désarmement, démobilisation, réinsertion.

Quatre pays ont promis de mettre la main à la poche : le Cameroun, le Gabon, le Congo, et la Guinée équatoriale. Seule exception : le Tchad, lui-même dans une situation économique difficile.

L’idée avec cet argent est de permettre aux autorités centrafricaines d’amorcer leur programme de désarmement. L’enjeu est capital pour le nouveau président investi fin mars. Chacun sachant parfaitement à Bangui que l’échec des précédents processus DDR est l’une des causes de la dernière guerre et de l’instabilité récurrente dans le pays.

Or, pour l’instantle nouveau programme DDR est au point mort, par manque de moyens financiers, d’où la décision des chefs d’Etat à Malabo, mais aussi en raison de blocages politiques. Certains groupes armés refusent pour le moment de prendre part au processus au motif notamment que le nord du pays est selon eux marginalisé dans l’actuel gouvernement.

Des tractations sont actuellement en cours. En attendant, depuis le mois de juin, la Centrafrique connaît une recrudescence des violences. Avec des « régions entières » contrôlées par des groupes armés, la Centrafrique est toujours « en danger », a d’ailleurs prévenu Faustin-Archange Touadéra le 10 juillet dernier à l’occasion des 100 jours de son arrivée au pouvoir.

Les pays de la Cemac ont également décidé d’octroyer une avance de prêt de 9 milliards de francs CFA à la Centrafique par l’intermédiaire de leur banque centrale régionale.

 

RFI

 

 

 

 

 

 

L’AFRIQUE CENTRALE AU CHEVET DE LA CENTRAFRIQUE

 

 

Six pays d’Afrique centrale ont pris plusieurs mesures pour participer au financement du retour de la paix en Centrafrique lors d’un sommet samedi, à Malabo en Guinée-Equatoriale, dont les conclusions ont été publiées dimanche.

Les six membres de la Communauté économique et monétaire d’Afrique centrale (Cemac) ont notamment décidé « d’apporter un soutien supplémentaire de quatre milliards de francs CFA (environ six millions d’euros), à la charge du Cameroun, du Congo, du Gabon et de la Guinée-Equatoriale », indique la Cemac dans un communiqué reçu dimanche par l’AFP.

Cette enveloppe servira à financer le lancement en Centrafrique du programme de désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR), est-il précisé.

Les Etats-membres (Cameroun, Centrafrique, Congo, Gabon, Guinée-Equatoriale, Tchad) ont aussi décidé « de l’octroi, par la Banque centrale, d’une avance exceptionnelle de neufs milliards de francs CFA » à la Centrafrique.

Les présidents Ali Bongo (Gabon), Teodoro Obiang (Guinée-Equatoriale), Denis Sassou-N’guesso (Congo) ont félicité leur homologue Faustin-Archange Touadéra « pour sa brillante élection » il y a quelques mois.

La Centrafrique a basculé dans la guerre en 2013 après le renversement du président François Bozizé. Des violences communautaires entre rébellion Séléka et milices anti-Séléka ont conduit la France a lancé l’opération militaire Sangaris fin 2013, Paris redoutant alors « un génocide ».

Une mission des Nations unies (Minusca, près de 12.000 militaires et policiers) prend le relais de l’opération Sangaris dont la France a annoncé la fin pour octobre.

AFP

 

 

 

RCA : SIX ATHLETES REPRESENTERONT LE PAYS AUX

JEUX OLYMPIQUES DE RIO

 

 

La délégation olympique centrafricaine a décollé en direction des Jeux olympiques de Rio. Ils sont six athlètes, hommes et femmes, à partir représenter le pays sur le continent sud-américain. Envoyer une délégation de RCA aux JO n’a pas été chose aisée.

Une délégation de six athlètes, mais une délégation quand même. « Très sensible aux problèmes qui sévissent en République centrafricaine, le président du Comité international olympique a décidé d’attribuer six places au pays. Nous avons ainsi pu avoir des invitations. En athlétisme et en natation, nous avons deux garçons et deux filles, en boxe, une fille, et en taekwondo, nous avons eu notre champion national et vice-champion d’Afrique, qui est aussi invité pour ces Jeux », raconte Gilles Gilbert Gresenguet, le président du Comité national olympique.

La crise militaro-politique qui a frappé le pays, ces dernières années, a gâché l’occasion pour de nombreux sportifs de participer aux compétitions internationales et donc de se qualifier pour les Jeux olympiques de Rio. Le manque d’argent dans les caisses n’a pas non plus aidé à l’envoi d’une délégation. Mais les six sportifs invités n’y vont pas que pour participer.

Une chance pour le pays

« Je suis très contente d’y aller au nom de mon pays pour ramener une médaille. Malgré l’état de crise, je suis prête à défendre les chances de notre pays aux Jeux olympiques », a notamment déclaré Judith Bouyade, la boxeuse de la délégation.

Représenter la Centrafrique et donner de l’espoir à tout une nation, c’est peut-être déjà la première victoire de la délégation centrafricaine.

 

RFI

 

 

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