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Centrafrique : l’aide alimentaire des humanitaires repond-elle aux attentes des beneficiaires ?

août 4, 2016

 

Un pays en voie de développement, pour ne pas dire sous développé ou pire encore un pays pauvre comme la RCA, a besoin sans condition d’un appui des ONG internationales pour bien vivre. Cet appui est constitué parfois des produits de première nécessité, des matériaux de construction, voire des fournitures de bureau telles que les ordinateurs, les photocopieuses, les imprimantes…, la liste est longue. De ce fait, dans le domaine de l’alimentation, plusieurs organismes internationaux ont volé au secours de la population centrafricaine en situation alarmante. On peut citer entre autres le Programme Alimentaire Mondial (PAM), l’Action Contre la Faim (ACF). Ils donnent souvent des vivres, des semences accompagnées des outils agricoles notamment les houes, les râteaux, les arrosoirs, et nous en passons.

En effet, l’on se pose la question suivante : « l’aide alimentaire des humanitaires répond-elle véritablement aux attentes des centrafricains et centrafricaines en situation de crise » ? Nul n’ignore que tant de ménages ont laissé tout pour se déplacer ailleurs dans un lieu désert à cause des évènements militaro-politiques qui ont secoué le pays, orchestrés par les combattants, milices et mercenaires. Du coup, il y a les maladies, la faim et autres. Force est heureusement de constater que l’épidémie ne s’y ajoute pas. Donc, ces déplacés internes reçoivent à bras ouverts ces dons constitués du riz, soja, petit pois… En consommant ces denrées alimentaires, cela ne répond pas à leur goût. Il vaut mieux leur chercher des produits locaux. C’est pour cette raison que la Communauté musulmane du Km5, lors d’une grève à ciel ouvert, est obligée de prendre le risque et de sortir hors de leur camp à la recherche des produits locaux.

En provinces, les produits distribués par les humanitaires  reviennent encore à Bangui. Car les populations de l’arrière-pays n’y consomment pas et préfèrent les vendre aux commerçantes venues de Bangui, communément appelées « Ouali gara ». Voilà en quelque sorte ce qui se passe. Malgré tout, les partenaires internationaux sont toujours optimistes face aux défis de réduire l’insuffisance alimentaire en République Centrafricaine. A titre d’exemple, « le PAM assiste environ 500 à  600 000 personnes (déplacés internes) chaque mois, à travers les distributions générales des vivres et des coupons alimentaires », a déclaré Abdou Dieng, directeur régional du PAM pour l’Afrique centrale après une visite de quatre (04) jours dans le pays.

Ainsi, nous interpellons le gouvernement de Sarandji de prendre cet aspect en main en achetant les produits locaux pour les distribuer aux déplacés internes. Car l’appui humanitaire fait partie intégrante des éléments pour la consolidation de la paix en Centrafrique en collaboration avec l’institution onusienne.

Il y a de l’espoir tant que nous vivons.

 

Urbain Simplice BAÏTI

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