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LA VILLLE DE NDELE DANS LA GUEULE DES BRAQUEURS MALGRE LA PRESENCE DES CASQUES BLEUS DE LA MINUSCA

août 4, 2016

La ville de Ndélé, Chef-lieu de la préfecture de la Bamingui-Bangoran, située au nord de la République Centrafricaine vit au ralenti. La psychose gagne les habitants. Il ne se passe pas un jour sans que l’on signale un cas de braquage. La dernière en date fut le braquage de l’enceinte de l’ONG  Conseil Danois pour les Réfugiés (DRC). Plusieurs biens de grande valeur ont été emportés par ces malfrats spécialisés dans cette pratique. Ne pouvant supporter ces cas d’agressions, l’ONG DRC a plié bagage ce mardi 02 août 2016 et se retrouve aujourd’hui à Bangui alors que l’acte s’est produit le lundi 1er août 2016.

D’où viennent ces braqueurs lourdement armés qui écument la ville de Ndélé en particulier, et la préfecture de la Bamingui-Bagoran en général ? Il est difficile pour le moment de connaître la provenance de cette bande armée qui ne vit que des braquages. Mais il ne fait aucun doute que ce sont les hommes du FPRC de Nourredine Adam ou ceux de Baba Laddé. Car, dans un passé récent, la présence de Nourredine était signalée à Ndélé, ainsi que celle des hommes de Baba Laddé, venus tous du Tchad, puisqu’ils sont originaires de ce pays ami et frère. Tout se passe aujourd’hui comme si la préfecture de la Bamingui-Bagoran est partagée entre les hommes de Baba Laddé et ceux de Nourredine Adam. A cela s’ajoutent les hommes du MPC, qui avaient investi aussi la ville de Ndélé. Et c’était grâce à la détermination des habitants de Ndélé et ses environs, des autorités locales et administratives, des responsables de la Minusca, que ces malfrats ont pu quitter la ville. Est-ce ces mêmes bandits de grand chemin qui sont revenus commettre ces braquages ? Attendons de voir un peu plus clair pour en dire plus.

Mais en attendant, où sont passés les Casques Bleus de la Minusca basés dans la ville de Ndélé ? Agissent-ils comme le contingent camerounais, installé dans la ville de Ngaoundaye qui assiste sans réagir et que le député de ladite ville a dénoncé leur passivité, attentisme, immobilisme ? La protection de la population civile s’est-elle volatilisée ? Et pourtant, le patron le patron de la Minusca, représentant spécial du Secrétaire général des Nations-Unies en Centrafrique, Parfait Onanga-Anyanga, sur les ondes de la Radio  Ndéké-Luka a signifié, le mardi 02 août 2016 que cette principale mission de la Minusca demeure intacte. Mais que se passe-t-il aujourd’hui ? Pendant la transition de Catherine Samba Panza, c’était la même chose. Le retour à l’ordre constitutionnel, caractérisé par l’élection du président de la République, des députés de la nation et la mise en place du nouveau gouvernement, c’est toujours le même son de cloche.

A quel saint le peuple centrafricain se vouera-t-il ? Saint Thomas ou Pierre ? Qu’on nous le dise.  La souffrance des Centrafricains a débordé le vase. Il est urgent de doter les forces intérieures (police et gendarmerie) des matériels adéquats de leur travail et de les déployer dans toutes les villes de la RCA pour pallier aux braquages, aux vols et autres actes barbares que nous observons aujourd’hui dans nos villes de provinces et même à Bangui. Car si nous nous tenons éternellement à ces forces internationales, sans pour autant prendre notre responsabilité, nous serons les valets de ces malfrats et leur grenier où ils viennent puiser leur richesse à volonté.

Tantôt on nous dit, « pleine capacité opérationnelle », « ville sans armes », tantôt, « désarmement urgent des groupes armés », mais rien n’a bougé sur toutes les lignes. C’est le statu quo, le laisser-aller. La Minusca nous roule-t-elle dans la farine ? Quelle est vraiment l’importance de leur présence en RCA ? Résolutions sur résolutions votées au Conseil de Sécurité de l’ONU mais qui demeurent sans suite. Les braquages, les tueries, les incendies des maisons et villages, les vols, les viols se poursuivent allègrement, au vu et au su de tous. Mais que faut-il faire ?

C’est tout simplement de rendre opérationnelles les Forces Armées Centrafricaines (FACA) pour appuyer les Casques Bleus dans leur soi-disant protection de la population civile que les Centrafricains ne se reconnaissent pas depuis presque deux (2) ans, alors que le mandat de la Minusca ne cesse d’être prolongé sans résultat palpable dont le peuple attend depuis belle lurette. En deux (2) ans, l’EUTM formera deux mille (2000) éléments des FACA. Croyez-vous qu’à cette allure, les FACA ne seront-elles pas opérationnelles au retour de Jésus-Christ ? A vrai dire, la fin du calvaire des Centrafricains n’est pas pour demain. Les braquages comme à Ndélé, les vols, les incendies, les tueries, les massacres, leur fin sera renvoyée aux calendres grecques à l’allure où vont les choses.

 

Denis LOUNGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

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