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« LE TEMPS DUR NE DURE PAS, MAIS CE SONT LES HOMMES DURS QUI DURENT », DIT-ON  

août 4, 2016

Cet adage, « le temps dur ne dure pas, mais ce sont les hommes durs qui durent » n’est-il pas entrain de se concrétiser en Centrafrique ? Il ne fait aucun doute. Car depuis quelques temps, l’accalmie précaire règne sur toute l’étendue du territoire national en dépit du regain de violences observé au mois de juin dernier, avec l’affrontement meurtrier entre les hommes de Zoundeko et ceux d’Ali Daras à Bambari, y compris la prise en otage des six (6) policiers au KM 5, sans oublier les affrontements entre les peuls et les hommes du FPRC et du MPC, à Batangafo, Ngaoudaye, Ouandango.

C’est pour autant dire que la paix se pointe à l’horizon après ce regain de violences. Et « le temps dur ne dure pas » est devenu une réalité. Le KM 5 qui n’était pas fréquenté ces derniers temps grouille de monde. Les commerçants musulmans étalent leurs marchandises et les acheteurs viennent en surnombre pour s’en procurer. De l’autre côté, la vie reprend peu à peu mais sûrement à Bambari, Batangafo, Ngaoundaye, Ouandago, très mouvementées ces derniers jours. Aussi, les détonations d’armes lourdes et légères se font rares. A part quelques tirs sporadiques qu’on entend par-ci et par-là, mais qui n’empêchent pas les Centrafricains de vaquer à leurs occupations habituelles. De plus, les cultivateurs vont aux champs, les pêcheurs à la pêche et les chasseurs à la chasse. Dans la Lobaye, les gens vont à la cueillette des chenilles qu’on peut les retrouver aujourd’hui sur tous les marchés de Bangui et ailleurs.

En outre, les déplacés internes qui se sont entassés dans des sites de fortune et qui vivaient comme des animaux commencent à regagner leurs domiciles. D’autres rentrent dans leur village natal. C’est le cas des déplacés du Grand Séminaire Saint Marc de Bangui-Bimbo et ceux de la paroisse Saint Luanga, dans la commune de Bégoua. Les musulmans et non musulmans qui se regardaient en chien de faïence mangent ensemble, s’assoient ensemble autour d’une table et se parlent. Donc la cohésion sociale se met en place. La colère, le désespoir, l’inquiétude qui se lisaient sur le visage des centrafricains se dissipent. Raison pour laquelle nous avons dit que « le temps dur ne dure pas ». Mais pourvu que cela perdure car il y a des brebis galeuses qui tentent par tous les moyens à remettre à plat les efforts entrepris par les uns et les autres.

Mais s’agissant de l’autre partie de l’adage, qui stipule, « … mais ce sont les hommes durs qui durent », nous osons croire que celui qui a conçu cet adage ne s’est pas trompé. Car nous avons vu des hommes durs qui ont duré. Nous citons entre autres Mobutu SéséSéko, Kadhafi, Houphouet Boigny, De Gaulle et tant d’autres qui ne sont pas de ce monde. En RCA aujourd’hui, il y a certaines personnes qui croient être des hommes durs. C’est le cas de Nourredine Adam, Zoundéko, Ali Daras, Force, Aroun Gaye, Kapi alias « 50 – 50 », Abakar Sabone … et la liste n’est pas exhaustive. Ces hommes pensent qu’ils sont plus forts, plus durs qu’une barre de fer et se croient tout permis. Mais ils doivent comprendre que les « hommes durs qui durent »finissent toujours par être des hommes fragiles. Car le lion qui est plus fort et en même temps roi de la jungle finit par trépasser. L’éléphant qui est plus gros qu’une case construite, c’est une petite tourterelle qui le tue. Donc, dans toute chose, il y a un début et une fin. Et la fin de ces hommes durs est toujours tragique. L’exemple de Mobutu, de Kadhafi, de Samuel Doe, d’Hitler est édifiant. Car à la fin de leur vie sur terre, ils errent d’un lieu à un autre, à la recherche d’un abri sûr comme leurs victimes d’antan. Et quand ils sont attrapés, capturés comme un poisson, ils paient les actes barbares qu’ils ont commis sur leurs concitoyens quand ils étaient encore des hommes durs. Donc, tout se paie ici-bas. Et aucun individu, qu’il soit dur ou flexible, ne peut échapper à cette règle.

Les Centrafricains d’aujourd’hui doivent prendre leur mal en patience concernant les crimes commis par ces hommes durs. Car, tôt ou tard, ils finiront par être arrêtés et la justice triomphera sur les forces du mal. Qui a cru un jour que les Centrafricains allaient se promener la nuit et que les tintamarres des grenades, des obus, des kalachnikovs et d’autres engins de guerre baisseront d’intensité ? C’est désormais chose faite car le temps dur ne dure pas. Mais en qui concerne, « ce sont les hommes durs qui durent » cela est d’actualité. Et nous le verrons au quotidien. Mais prions Dieu pour que ces hommes durs disparaissent à jamais sur la terre de nos ancêtres pour que nous vivions en paix. Ainsi soit-il.

 

Denis LOUGOU-NGOUVENDA

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