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 RCA : LE SECTEUR BOVIN APRES LA GRAVE CRISE MILITARO-POLITIQUE

août 5, 2016

 

Boeuf 3L’ élevage du gros bétail en RCA se pratique en situation de monopole ou presque par la communauté peuhle « Mbororo ». Finalement, la récente crise militaro-politique et ses effets pervers confessionnels ont impliqué cette communauté de pasteurs nomades, au point de désorganiser littéralement le secteur. Beaucoup de ces nomades, pour des raisons de leur sécurité, se sont éloignés à plusieurs centaines de kilomètres de Bangui la capitale ; d’autres ont traversé la frontière pour se réfugier dans les pays voisins ; certains ont totalement perdu leurs cheptels et deviennent ainsi tributaires de l’assistance humanitaire.

Dans cette situation, les institutions en charge de l’approvisionnement de la ville de Bangui en viande de bœufs, n’ont pas tari d’imaginations et d’initiatives. C’est ainsi que progressivement, les alternatives mises en chantier et les stratégies en matière d’abattage se sont améliorées considérablement.

Pour docteur Patrick Ningata-Ndjita, Directeur général de la SEGA, « comme on le sait tous, le plat des Centrafricains est constitué en grande partie de la viande bovine, ce qui fait de nous, les grands consommateurs de cette protéine animale en Afrique, au Sud du Sahara. Ainsi, je puis vous dire qu’avant la crise, la SEGA abattait deux cents (200) à deux cent cinquante (250) têtes de bœufs par jour, ce qui donne une consommation annuelle allant de soixante mille (60.000) à soixante quinze mille (75.000) têtes abattues.

Je dirais malheureusement que la crise de 2013 a facilité le dysfonctionnement total du secteur bovin. En cette période, on constatait qu’il n’y avait plus de Marché à  Bétail, et les cinq (5) camions bétaillères mis à la disposition du ministère de l’Elevage étaient plutôt utilisés à d’autre fins. Il a fallu beaucoup de temps et de négociations pour que les activités des services de l’élevage reprennent au niveau du PK 13, plus tard en août 2013. Ainsi, la SEGA a du fonctionner que quatre (4) mois sur toute l’année. Ici, les statistiques tournaient entre cent quatre-vingts (180) à deux cents (200) têtes de bœufs, et les activités étaient focalisées autour de l’abattoir de Ngola qui, entre temps, avait été fermé dans le cadre des réformes menées par le régime de Bozizé ».

Il est à préciser que le secteur bovin se relance progressivement, après le retour du pays à l’ordre constitutionnel, depuis le 30 mars 2016. « Toutefois, cela n’a pas été suffisant au regard de  la consommation qui était de soixante mille (60.000) bœufs par an, et avant la crise », a conclu le DG de la SECA.

 

Propos recueillis par Le Petit YEKOA 

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