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« LA MINUSCA N’A PAS ASSEZ DE MOYENS LOGISTIQUES POUR AGIR A TEMPS » : QUELLE INSULTE POUR LES CENTRAFRICAINS ET QUELLE HONTE POUR L’ONU ?

août 8, 2016

 

La Minusca est-elle réellement une force de maintien de la paix et de la stabilité en Centrafrique ? Leur mission principale est-elle réellement de protéger les populations civiles ? Est-il vraiment possible qu’un responsable de la Minusca affirme, « La Minusca n’a pas assez de moyen logistiques pour agir à temps » ? Ce propos tenu sur les ondes de la RFI n’est-elle pas une insulte envers le peuple centrafricain et une honte pour l’ONU ?

Ce n’est pas possible qu’un responsable de la Minusca tient un tel langage, à trois (3) mois de la fin de l’Opération française dénommée Sangaris. C’est une insulte au peuple centrafricain. Donc la Minusca n’est pas déployée en RCA pour protéger les populations civiles. Elle ne fait que du tourisme militaire, pour reprendre les propos du démocrate Joseph Béndounga. Et nous donnons raison à ce leader politique centrafricain qui ne mâche pas ses mots. La Minusca a une autre vision de la crise centrafricaine. Elle est en RCA pour s’enrichir sur le dos des Centrafricains et non les protéger contre les exactions des groupes armés. Les Centrafricains doivent se protéger eux-mêmes et non penser à leur soi-disant protection par les Casques Bleus. La fuite de responsabilité de la Minusca est devenue réalité à travers ce propos. Et les combattants des groupes armés avaient raison de dire que le retrait de la Sangaris leur a ouvert un boulevard, puisque les Casques Bleus de la Minusca ne pèsent même pas un gramme devant eux. Car ils les connaissent ainsi que leur limite et leur force de frappe. Si aujourd’hui, on nous fait comprendre que la Minusca n’a pas assez de moyens logistique, donc les propos des groupes armés se justifient.

En outre, nous pouvons affirmer sans nous tromper que ce langage est aussi une honte pour les Nations-Unies. Comment une organisation planétaire, telle que l’ONU qui regroupe plus de cent quatre-vingt-dix (190) pays au monde, peut se permettre le luxe de dire  qu’elle n’a pas les moyens de sa politique ? Et pourtant le nombre de véhicules des responsables de la Minusca dépasse ceux des Centrafricains. La Minusca a des chars, des véhicules de combat, des hélicoptères et au moins douze mille (12.000) militaires, gendarmes et policiers confondus qui sont sur le sol centrafricain. A quoi servent  tous ces engins et ces hommes en treillis qui envahissent chaque jour les rues de Bangui et de nos villes de provinces ? Nous pouvons affirmer aujourd’hui que la Minusca est un pur décor, un arbre de noël qui sert peut-être à rendre la ville de Bangui belle comme au temps du feu-empereur Bokassa 1er, paix à son âme.

Ce propos d’un responsable de la Minusca dépasse tout entendement humain. Car si nos mémoires sont bonnes et fraîches, un Casque Bleu de la Minusca gagne 100 fois plus qu’un militaire centrafricain. Si l’ONU réduit de 50% les dépenses de prise en charge de son personnel, nous osons espérer que cet argent pourra lui permettre d’acheter des matériels logistiques pour agir à temps réel sur le terrain. Mais quelque chose qui nous pique et nous rend malade est « la pleine capacité opérationnelle » de la Minusca annoncée tambour battant par Hervé Ladsous, sous-secrétaire des Nations-Unies pour les opérations de maintien de la paix, en avril 2015. Aujourd’hui, un responsable de la Minusca peut-il tenir un tel propos alors que son chef avait déjà parlé de pleine capacité opérationnelle ? A vrai dire, les responsables de la Minusca en particulier, et ceux de l’ONU en général, pratiquent la politique de l’autruche en Centrafrique. Ils tiennent des propos contradictoires qui énervent, fâchent un centrafricain lambda.

Peut-on vraiment croire à de telles personnalités qui ne tiennent pas le même langage ? Seront-ils considérés comme le Moise de Centrafrique ? Non et non. Même après vingt (20) ans d’existence de la Minusca en Centrafrique, la situation sécuritaire restera toujours la même puisqu’elle n’a pas assez de moyens logistiques pour agir à temps. C’est ridicule et honteux. Mieux vaut partir que de rester sans rien faire ou d’agir comme un sapeur-pompier après le déclenchement d’un incendie. Tôt ou tard, les groupes armés reviendront à de bons sentiments et nous pourrons reconstruire notre pays. Car dans toute chose, il y a un début et une fin. Que les responsables onusiens cessent de tromper le peuple centrafricain et de le rouler dans la boue avec leurs propos mensongers qui n’ont ni queue, ni tête. Prêter oreilles à leurs dires, c’est laisser libre cours aux malfrats. Mobilisons-nous pour protéger notre pays.

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA.

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